‹ Histoire physique, civile et morale des environs de ParisChapitre 59 sur 144 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

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le uasnn.

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Village situé a deux lieues au nord de Paris, à une demi-licue au-deia de Pantin, et dans la même plaine

Le uom latm de Baubigny est ttattiiniaeum. Vers l'an 700, la dame brmùiélhrude dont II esl souvent question dans ITIts-

HISTOIRE DES ENVIRONS DR PARIS

loirr de Paris à cette époque, légua a son cher fils la moitié de ce qu'elle possédait à Rauhigny et à Latini'. r'es-à-dire la moitié des habits, de» ustensiles «le hbourage et des bœufs.

Il y eut deux llcfs dans la terre de Baubiunv : l'un relevait de l'abbaye de Sah.t-Dcnis, l'autre du seiuncur de Li»ry. I.e plus aneien des scigm urs connus de Baubigny était un gentilhomme commensal de l'abbé Suger.

Il existait a Baubuny un château qui a été détruit; prés de son emplacement se trouvent les trois sources du ruisseau nommé le Au de Montfort.

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Ce village est situé a trois lieues de Pans, prés de la forêt de Bondy, entre le ruisseau de Uul.iux, unan • I ■ ■ Ville|iiiite, et celui de Moree, qui prend sa source près de Vautours et passe à Sésran.

Il y axait anciennement à Aulnay un prieuré immé liatement attaché A I abbaye de Cluny, qui detait renre<mer, avec le prieur, de. ix moines charges de dire tous les jours la me-sc et les vêpres. Le plus ancien litre que l'abbé Leheuf dit avoir vu, tonelvaut ce prieuré, est de 1333. • Ce*t vraisemblablement, « dit-il, tn ce même prieuré uni p»r le Pape à la meuse de a l'abbe de Cluny. qu'était retiré ('•udlaume de Pnntoi-ic, ahbc o deGlunv, vers l'an 1250, lorsque Prunace, poète italien, vint « l'y trouver, cherchant à faire fortune eu France, ainsi qu'il o est rapporté dans Roccace. »

Cette maison était fort endettée en 1 334, au rapport du moine de Cluny qui, parmi les religuux, avait la fonction de cliambrler de France.

L'union du prieuré à la mense abbatiale de Cluny. cessa d'avoir lieu au commenceTtenl du xvu* siècle.

L'église d'Au'nay. qui sertit plus lard de paroisse, renfermait plusieurs tomba n marquantes.

Le roi Philippe-lc-Bcl donna, en 1239. a l'un de ses chambellans un revenu de deux cent onze livres qu'il avait sur Aulnay. l^e chambellan devait tenir ces biens en tief du seigneur de Chantilly, |iour les tenir du roi en accroissement du lief de l.ivry, et à la charge de payer tous les ans au roi une paire d'eperons dorés.

La terre d'Aulnay fut, au commencement du xvm* siècle, érigée en marquisat.

D'après le dénombrement de l'élection de Paris, il y avait à Aulnay 130 feux, et 410 habitants.

8 III. -Tlllrplnle.

Village situé à quatre lieues au nord-est de Paris, à une lieue et demie à l'est de Pantin.

L'antiquité de ce village, dit l'alil*» Lebeuf. remonte au moins jusqu'au ix* siècle: on le nommait alors Villa Picia. Il appartenait à l'abbaye de Saint-Denis; cependant il ne fut érigé en paroisse que \trs la lin du xm* siècle. Avant celte époque, il faisait partie de la paroisse du Tremblay.

Il est probable que les abbés île Sainl-Dcnis cédèrent leur terre en M aux Bouleiilers de Senlis ; car ceux-ci en jouissaient dans les xu* et x m* siècles.

Le village de Villepinie est très, peu considérable; on y voit cependant un château et quelques malsous de campague. Sa population, dans le dénombrement de l'élection de Paris, est poike pour 57 feux et pour 100 liabi ants

g IV - KrMd-TrrmbUj

Village situé à cinq lieues de Paris, du côté du nord-est.

Du temps de Charlcs-le-Chau\c, on écrivait en latin le nom de ce village Trimlitlum, par altération de Trtmulttum, nom qui avait rapport aux trembles ou peupliers blancs qui, sans doute, cou vrai ni son terri ioire, lorsque Tes forêts occupaient tous les environs de Pans. Cette terre, daus un titre de l'an 863, est compté au nombre de celles qui appartiennent à l'abbaye de Snint-Dciiis.

Le Tremblay se divise en deux parties, le grand et le petit Tremblay. Le grand Tremblay est le chef-lieu qui a été autrefois forliiie; c'est la qu'est l'église principale; le petit Tremblay est presque CaOtigM au grand. Il eut aussi son église.

Du temps de LouU-lc-Jeuue, le comte de Dammartln levait

' Lalinl. t-iiiBii'»», Mail tint doute une ferme, uu Prwdium, dont ou ne toauail pli» i»t <mi(t*

dans ce lieu des tailles considérables, et y exerçait toutes sortes de vexations. Suner, i our ne pas laisser !<•* vaosaux de l'abbaye a la discrétion de ce comte, aima mieux lui faire payer, chaque année, la quantité île cini| nnrds de f, muent. Par ce moyen, il remit ce village dans un bon état, et lit bâtir a l'entrée, du côté de Pans, un nouveau châtciu et une nouvelle granee. « Ccitc terre, ajnute.-t-il, ne produisait que quatre- « >ingl dix mulds de grains, et le maire «lu lieu nous en donne « à présent cent quatre-vingt- lix. outre ce que le fermier cm» « ploie pour ta semeuce, et outre la de|>ense poar le> bruis, le» « hou>icts et les charrues ; a raison de quoi lis ont le revenu du « four, et nous, nous avons nos droits de cens, de teneinenl . de « maiii-mnrle,de forf iilel la taille que noosimposons comme bon u nous semble. Nous avons aussi fait entourer de mors l'ancien « château, et nous avons fait construite^ attenant A l'ézlise, une « maison dans Inquelle nos successeurs iieuvrii' lU'ttre. n sûreté « leurs personnes et leurs bien» contre toutes sortes d'ennemis. »

Le droit de justice, appartenant a l'abimye de Siint-Henis, sur le territoire du Tremblay, fui attaqué par le prévôt de Paris, du temps dr saint Louis. Il y ut une enquête au sujet des fourche» |Mtihiilairctf, que les religieux y avaient fait dresser; mais, comme ou ue put rien prouver pour la prétention du prêtât, la cour du parlement décida, en 1247, que les moines restera ont en pos ession du droit de fourches.

Chailcs IX, par leltr s de 1506, permit d établir deux foires au Tremblay, et un marche les lun 3* M mardis rte chaque semaine; ces foires et ces marchés n'existent plus nu ouid'lml.

Le Tremblay, situé dans une plaine feilile et aureahle, a un cliàtc iu antique et plusieui s jolies maisons de campagne, entre autres celle dite de la Queue.

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