CHAPITRE UI
BfcLLEVII.LE, PMt-SjUST-CEBVAlS. rmi* , ROMMNVILLI, NOtST- LE-sEC BONDY, I.1VBY, VaCJOIBS.
g i -BUWivtW».
Village situé sur le plateau J un des coteaux qui dominent le vaste bassin do la Seine, au nord-est et a une forte lieue du centre dr Paris.
Ce \lllage portait anciennement le nom de Saregium, Snria. Satie. Les rois de la première race avaient daus ce lieu une maison, et l'on trome des pièces de monnaie frappées dans ce heu, et portant l'inscription Sari. Il reste encore, dit on, des vestiges de cette ancienne maison dans une ferme située sur le haut de la montagne, et qui relient le nom de Ferme de Sivie.
Le village prit plus tard le nom de Poilronrille. C'est ainsi qu'il est nommé dans une description des environs de Paris, faites sous Charles VI. On y lit ; Poitro*vtlle dit BelUrille. Sa position sur une bulte qui domine tout Parts lui a sans doute valu son nom actuel.
Ce lieu, autrefois séparé de Paris par des champs, y e>l attenant aujourd'hui p r une continuité de mai ons nùlies récemment des d ux coté- de la route. En suivant la rue du faubourg du Temole, après avoir franchi le canal Saint-Vlartin, ou arrive à la barrière ; on traverse le boulevart exte.ieur, et toujours daus la mémo direction on se trouve daus la large rue du lira appelé la CourlilU, lieu peuplé de guinguettes; puis ou monte et l'on arrive à Beileville, sans s'apercevoir qu'on est hors de Paris.
La partie la plus ancienne de ce village avoisine l'église ; et ce n'est pas là que In Grande-Rue est le plus large et que les maisons sont le mieux bâlie«. Ihms cette Crnnde-Rue qui mené aux Prés-Saiut-Gervals et n Borna nville, etc., se voit une guio uet e fameuse, appelée \ Ile d'Amour. Cette rue est tiaversée par des ru s et des ruelles bordées d. b Ile- maisons, de jardins, et qui nbo'itissent à des vignes, à des champs coinerU de groseillers, de lilas, de ro<i* rs, etc. On s'y promené par des sentiers ombragés. Des b< rds du plateau de B PeviMc-, on jouil des vues les plus gracieuses et d< s plus magnifiques ; MM d<ïnière épithète convient princlpa'enient a a vue qui s'oiTre du côté de l'Ouest ; elle présente i ne parte de Paris, le bassin de La Yilleile, le ranal de Salat-llenis, la plaine ue ce nom, et une intitulé de mai>ous de campagne, de villages et de vides.
HISTOIRK DES ENVIRONS Dl. PABIS
Anciennement, Brl lévite était une dépendance spirituelle de la paroi -se de Saint-Merry, a Pari»; mais depuis longtemps ce village s'clant considérablement accru, a formé une paroisse particulière.
Le village de Belleville fut, en 181 ». témoin du courage des Français contre les alliés. L'auteur d'un Dictionnaire to/mgraphiqw. et militaire des environs de Paris a donné h^aucou,» de !Oin à la partie de son travail destiné»* à retracer à la mémoire les généreux efforts de nos armées pour disputer la possession de la capitale à l'ennemi. Mous lui emprunterons L> passage suivant :
» Le plateau de la colline sur lequel est assis le village était
* une i osition trop avantageuse pour que les généraux chargés « de la défense de la capitale ne s'empressassent point de l'oc- « cupi-r. Aussi, le 29 mars 1814, l'armée française avant cop- « centré ses lignes, la droite fut placée sur lu hauteurs de « Belleville, Ménilmontant et la butte Snint-Lhaumout. s'np-
* puyanl sur Ymoeniies.
i Pendant que le roi Joseph (qui la veille avait dit dans une
* proc-iamat ii >n aux Parisiens : Je ne fout quitterai point')
■ | .accourait tout?* les lignes de défense, l'ennemi combinait < •><•>. opérations (l'attaque, et le général Baycfski était chargé ' d'attaquer Helleville. Instruit de ces dispositions, le due de
* Baguse se hâta de placer la plus grande paitie de ses forces « sur les hauteurs du village.
« Le 30. a hait heure* du matin, le général Bayefsfci s'avança > v,;r trois colonnes, soutenu par les gardes et "les réserves de
I année russe, et forma l'attaque du village. Aussitôt le duc « de Uauusc, furieux d'être prévenu, je le dans la plaine ses
■ tirailleurs, et engage un combat terrible, où d'abord les bra-
- ves troupes qu il commandait ont l'avantage. Mais chaque « victoire partielle n'est obtenue qu'au pris (U s plut grands
* saci iflt'cs, cl pa.- les efforts d'un courage qui se erov.-.it in\in- I cible. Les soldas français s'étalent tellement animes du « désir de triompher, que, malgré le feu continuel et vif des a batteries ennemies, ils se précipitaient des hauteurs, la
■ baïonnette en avant, et chargeaient les pn-des avancés des
* allies avec la rage du désespoir.
- Flou nées il une résistance aussi opiniâtre, les troupes du « gé. éral Kayctski s'effraient et lâchent pied : la va'cur frnn- « çnise s'en accroît, et les sol mis, se rroyaot vainqueurs, » *'i branlent pour poui suivre l'enn- mi qui recule. Le prince « Kugèue de Wurtemberg accourt alors poui soutenir le géné-
* rai llayefski. Les deux corps réunis recommencent une nou- « s elle attaque, et le combat devient plus terrible.
c A son tour, le corps des grenadiers russes, sous le com- « mniiihm; nt du liculenani général Lambert, s'avançait au « pas de charge pour attaquer Billcville. Le duc de Baguse
* ne pouvait p'us op -oser qu'une poignée de braves à des « troupe- il i x l'ois supérieures en nombre : la résistance deve- « naii impossible.
• Cependant, profitant habilement de l'ardeur rnartialcqu'un
■ |> emier avantage avait inspirée au corps qu'il commandait , . le duc de Baguse ose encore tcirer une attaque en avant de
- IVellev il lo . contre l'ennemi nomb eux qui se porte sur lui. . Mais les rt Tinrent s ru-scs, prussiens, etc., s'avancent en •• éptùsses ..I i es et protégés par une artillerie formidable. « line mêlée hornblca lii u aussitôt. Le» soldats desdeux par is « a'allaquenl i la baïonnette avec un ar liarncrnenl égal de part « et d'autre. Le-. F ramais étaient un contre dix ; et cependant a Ils prolongent longtemps encore celle mêlée meurtrière. Enfin, » tournes et cernés par l'ennemi. ils se replient dans le village « même de Belleville; et, prés d'être massacrés, ils ne deman- « dent plus qu'à vendre rhèrement leur vie. Le carnage aug- « meute; et plusieurs grenadiers sont tués à coups de baioti- « nette a côté du duc de Baguse lui-même.
« Il était trois heures du so'r ; et le duc , se voyant accablé ,
* «ans nul espoir de délivrance, envoya un officier d'ordonj nance au prince de Schxvartzcnberg, pour demander une susu pension d'armej , avec promesse d'abandonner à cette con- « dlion tout la terrain qu'il occupe encore hors des barrières, « et s'engage de souscrire à la reddition de la capitale. L'orfl- « eier. renvoyé devant Alexandre, obtient celle trêve ; et h-sor-
* dre* sont donnés pour suspendre 1rs c»mbat* sur toute la ligne, a Alexandre et le roi de Prusse s'étaient, aussitôt l'armistice
* uccuv.il ■T..n-,;.ortés auprès du duc de Baguse a BrlltviUt,
« C'est la que ces deux monarques reçurent les députés qu'en- « voyait la ville de Paris, pour demander à capituler, et qu'il* « signèrent la convention du 30 mars, arrêtée «litre les auro- «c rites françaises et le comte de ÏNesselrode, plénipotentiaire des « puissances coalisées.
« Aussitôt cette capitulation signée, le duc de Baguse évacua « les bailleurs de IMlcville; et il fut remplacé par le corps d ex I « grenadiers russes, qui s'y établirent, b
Kn tsi.), Rcllcvlite fut encore un des pnin's où les Français tentèrent de défendre les approches de Paris ; mais, celte fois, le vjtlaze ne fut pas même attaqué , l'ennemi avant pris si marche par un autre côté.
Mmilmontant, village situé au sud-est et à coté de Belleville.
et la Co nidt, placée au bas de la montagne, près de la i -
rière do Paris, font partie de la commune de Belleville.
g n rri .siiliil l.mil.
Village situé à une demi-lieue des barrières de Paris, également à une demi-lieue vers le sud-ouest de Punlm, et a un quart de lieue de Belleville.
Ce petit village ou hameau qui. avant la Bévolutinn, formait encore une annexe de Pantin, en est aujourd'hui séparé.
Son nom de Pré-Saint-Gervais vient, selon toute apparence, d'une prairie située anciennement dans ce lieu, et de la cha pelle du titre de Saint* Ger vais, bâtie au centre de celle prairie. Son existence ne parait pas remonter au-delà du xn* sicele. Il e»t nommé dans les titres Pratum nantit Gtrxatii.
Ce village , où l'on trouve plusieurs jolies maisons de campa-ne . a des environs ircs-pittorcsqiieç. Le sol, dont les accidents irés-vanés offrent a c haque pas des tableaux rianU et nouveaux , est cultivé avec beaucoup de soin ; les arbres et les arbustes y nhnndeut. On n'y jouit pas d'une vue aussi étendue ] qu'ji Bellev illc : tuais I s objets , plus rapprochés de l'œil , pre- ] sentent les paysages les plus gracieux. Le Pré-Saint-Gervais est, ; dans la be le saison, tres-frcqucnlé par les Parisiens, t Fit dès le 28 mars, les troupes françaises occupaient e> village; le lendemain les ennemis furent en présence. I^e Pré- Saint-r.ervais foi mail le point d'union entre Pantin cl Romainville; il fui. par un petit no nbrede Français, défendu avec opiniâtreté ; cis Français, débris de corps, étaient des vétérans, ui s infirmiers et quelques tirailleurs.
Deux régiments ennemis se présentent la baïonnette en avant pour s'etnii irer du village ; mais les tirailleurs , qui s'y étaient repliés, assaut *U concert avec les braves véténns, venaient ne se former en ligne; ils reçurent l'ennemi avec un feu s( \if el si bien nourri que les \\ urtembergeois lurent ohtr.es do reculer en desordre. Alors les Français s'élancent hoi'4 des retranchements qu'ils s'étaient formés à la hâte, el, malgré leur.» chefs, courent à la poursuite tics ennemis qu'ils croient vaincuv
Cette première décharge de mousquetrrie avait fait plus < e p?ur que de mal aux Wiirtcmbcrgcois : ré.onncmcnt que leur avait causé la résistance de ce petit nombre de Français qu'ils semblaient mépriser ayant cesse, ils revinrent à lu Charge, au moment où 1rs liraiPeursen de-ordre volaient à leur poursuite. A la vue de l'ennemi , ceux-ci sentent leur imprudente ; mais il n'était plus temps: il n'v avait plusdcsalul pour eux ; et tonjurèrent de mourir plutôt que de lâcher pied.
Aussitôt ils se rallient et reculent jus |.i'au village; «à, ils s'arrêtent, présentait un front encore form-dable aux Wnrtcmbf rgeois, et les reçoivent avec intrépidité. Le combat, commence : il est honible. IjT* Français, furieux, combatUiienl en désespérés : mais , bientôt épuisés par leur Intrépidité même, accablés par le nombre , iU tombèrent presque tous sous le fer ennemi. Les Wurtembergrois entrent dans le village et s'en emparent. Cepcntlant, les Français échappes au carnage se réunissent à d'autres Français, viennent assaillir le village, et tombent sur les deux régiments. Au premier choc, l'ennemi effravé s'ébranle; mais bientôt il se défend avec bravoure; et les rues da village sont couverte! de cadavres des deui partis. Enfin , les ennemis, désespérant de tenir leur position, reculent une seconde fois et vont chercher des secours.
Le général Compans, à la suite d'un combat non moins sanglant , venait lui- même de re prendre Pan'iu. L'enuemi sentit qu'il était urgent d'npp iser des masses d hommes a des guerriers qui ne songeaient plus à la vie. Les généraux prussien » | Klelst et York, a la tète de leur troupe, marchent eux-mém
HISTOIRE DES ENVIRONS UK PARIS
îfil
t-ontrele vi lice qucdé'end cueo eh bravo. ire française. A la > ne de ce* bataillons entier*, el qui n'ont poi'-l eiforc ronilinllu, I s Français poussent un cri de desspoir, mai* restent toujours termes a leur poste, et attendent l'ennemi avec sang iroid. I. 'horrible mêlé* se renouvelle; les Français, m semant partout la mort, allaient périr eux-mêmes, quand le général Compans, s'apercevani que l'ennemi, maître de Pantin tt de Romainvillc, «liait le eouper, fait sonner la retraite, arrac hant, par cette mesure, ses braves compagnons d'armes à une mort certaine. Paris avant capitulé quelques heures après. Pantin et le Pré- Saint Gênais rcslèrt nt au pouvoir des alliés.
Ainsi, ces champs si fleuris, si fcnilcs, si gracieux, devinrent l>' théâtre des combats et de la fureur des étrangers qui attaquaient la France, et des nationaux qui la défendaient.
I.a proximité du bois de Romaioville contribue beaucoup aussi à l'empres émeut que mettent les Parisiens a se rendre au Prc-Saint-tieivais.
I.e Pre -Snint-Gervals, en général bien bâti, est en grande partie composé de guinguettes. La belle cl fameuse Gabrit-lle <l rMrees. qui avait tant de maisons dans les environs de la capitale, en povéïlail une au Pré-Saint-Gervnis ; «t I on voit encore , dans un,' des rues de ce village , une maison bourgeoise sur lti porte de laquelle est le buste de Henri IV : les habitants du lieu reconnaissent dans cette maison celle de Gnbrirllc.
C'est au Pré-Saint-Gena-s qu'est l'aqueduc le plus ancien de tous ceux qui fournissant de l'eau à la capitale; il y conduit les eaux des diverse» sources rassemblées entre les villages de Paulin etde Romainvillc.
#lll.-FMlla.
Village situé dans la plaine , traversé par la grande route de Paris en Allemagne, et proche du canal de I Ourcq, prés du bois de Romainvillc et du Pré-Saint-Gcrvais, à trois quarts de lieue au nord-est des barrières de Paris. I.c< plus anciens titres qui fassent menlion de Pantin sont du xu siècle; ils le nomment Penlliinum. Il y avait alors une église. Il est parle de Pierre, curé de l'rnim, dans un aeic de 13-10
Une partie île ce village situé, rar la grande roule , se compose d'aulx rges et de fermes ; l'autre partie , au sud-est de la route, contient l'église paroissiale, des maisons d'agriculteurs et des maisons de campagne.
Kn IH06. la garde Impérla'c, après In campagne terminée par la bataille d'Austerlitt, vint . avant de faire son eutrée dans l'an», camper dans la plaine et dans le village de Paulin.
Kn ihoh, le canal de l'Ourcq qui passe à côté du village, inonda p> nJant I ete toute la plaine de Pantin , les légumes qui couvraient cette plaine se putréfièrent ; des exhalaisons pe»tilentielles s élevèrent de ce marais , et causèrent dans Pantin une maladie contagieuse qui Ut perir un grand nombre de personnes.
Pantin fut l'un des lieux voisins de Paris, ou, en m-t. se signala le plus la bravoure des troupes françaises.
l e corps commandé par le général Compans se posta n Pantin le ai mars; et le lendemain, dés la pointe du jour, les étrangers parurent et éttblireul leurs avant postes dans Icsdehorsdu village, que les Fran. ais avaient laisses libres.
Le 30, le combat commença sur toute I étendue de la ligne, depuis Vincenncs jusqu'à Montmartre.
» I.a disposition du terrain ne permettant point a la cavalerie « ennemie de se déployer, les tirailleurs français, protégés par « les maisons et les murs des jardins de Pantin, font un feu « vif sur les avaul-postts russes, et poitent, presque à bout •< portant, la mort dans tous leurs rangs. Ils combattaient avec « tant d opiniâtreté et de succès, que le général Ruvcfski fut ■> obligé de renouveler ses tirailleuis détruits par ^artillerie « française.
« Ces troupes, fraîches et animées par la vengeance, s'elan- « ernt. In baïonnette en avant, dans le village, et sont reçues <« t'.e la mèiiu* manière par les Français ranges tu bataille. Une u lutte rauglanie commence. Combattant, pour ainsi dire, ■ homme a homme, le suig ruisselle de toutes parts; et la u mort vole du rang en ra»K avec une r<ipidtié tllravantc a Chaque parti redouble dilïoil*, les uns ptHW attaquer, 1rs u autres pour se défendre. Kniin. après plus de deux heures a d'une inelee horrible, pendant laquelle les rues avaient été « jon-héesde cm lavres. Pantin. | ris et repris plu*ieuis fois avec
« une intrépidité égal*, reste au pouvoir des liouprs fr**« I çnises; et h s Russes, écrasé' par les batteries des Inu- « leurs, liilent eu désordre, et se replient vers le gros de leur a armée. ■
Le duc de ttaguse venait également de repouser les ennemis de sa position de Uclleville. Animes parce double succès, le* Français altnqucul à leur tour, et font un adieux carnage des fuvards. Mais derrière les pli- langes vaincues éta eut des troupes innombrables de sol la s et les itrenaiiers russes de la réserve; les gardes prussiennes et badoises marchent contre le gênerai Compans, encore posté en avant de Pantin. Celui-ci rentre dans le village, el tente encore de s'y défendre, lu nouveau combat s'engage avec un nouvel a -liarncmcnt. • Les
* Français, furieux, semblaient ne plus crain Ire In mor'. Ils a* se précipitaient tête baissée dans le, baïonnettes ennemies; a et, en mourant, ils avaient du moins la gloire d'itnni 1er a « leur vengeance un uraud nombre de leurs adversair- s. I.r. « prince hugène de Wurtemberg, irrite d'une résistait *e aussi a opiniâtre, envoie à chaque minute de nouveaux renfort*, et « miiliiphc tel'emeut le nombre des assaillants que le général a Conn nns, desespérant de triompher de leur nombre toujours u renaissant, fait sonner la retraite, vt lais*' au pouvoir de u l'ennemi ce village de Pantin, ou il vient de s'immortaliser.
a Beplié sur les hauteurs de l'est, il attend les ordres du duc n de Rnguse: celui-ci lui envoie quelques renforts, composes i eu grande partie de tirailleurs parisiens, et lui ordonne de u recommencer l'attaque, t endant que lui-même tient l'ennemi « occupé à Belleville. Coupons s'élance avec ses gue tuts
* infatigables, et retombe sur le vilUue de Pantin.au moment « où l'ennemi s'occurait de l'attique de Montmartre. Rapide c comme la foudre, il enfonce les bataillons tusses, mal&u leur « rérisLiuee, et s'empare de nouveau du village. Piote.. par ■ le feu meurtrier des batteries parisiennes, couvertes et nanti quees de fossés profonds, il garJe pendant quelque temps sa « conquête, el organise de nouveau ses moyens de déi^use. « Mais bientôt l'ennemi, qui venait d'obtenir un succès du coté
* de Romainville, revient a la ch«rgc; et, inondant la plaine a de ses uouiiireux balai Ions, il n'offre, aux troupes du général u Compans, que la perspeclive d'une mort certaine. Ce|a-ndniit « leur grand cœur ne s'en émeut point : décidées n périr i>lu- « tôt que de céder, elles attendent lièremenl I C nenu qui les « brave. Aussitôt les gardes prussiennes et badoises se jettent « la baïonnette en avant dans Pantin; ils ce nent pour ainsi a dire de tous côtés les guerriers français, et ce n'est qu'après « les avoir tués pie<que lous qu'ils demeurent, pour la seconde a fois, maîtres du village. »
Le lendemain fut signée la capitulation de Pnris.
Le 31 mais, l'empereur de Russie et le roi de Prusse se reu- « dirent a Pantin, avec leur étal major respectif, tt tout le brillant cortège qui les accompagnait. Ils y reçurent les maires de Paris; et c'est I» que l'empereur Alexandre leur adiissa ces « parûtes : <■ t\npolcon est mon seul ennemi ; je promets ma a protection spéciale a la \iile de Paris : je protégerai, je coua servei ni tous sis é agissements publics ; je n'y ferai séjourner
« que de» troupes d'élite , etc. » 11 a tenu cette fois sa
parole; que u a-l-il fait de même l'année d'après? ... L'empereur de Russie et le roi de Prusse partirent de Paulin, à muli, pour faire leur entrée triomphale dans Paris. L ur cortège était précède par Us cosaques de la garde impériale russe ; et les deux monarques étaient < nlourés par une foule de princes el de généraux, tout fiers d entrer en vainqueurs dans relie capitale superbe, qui, d>puis vingt-cinq ans. dictait des lois a l'Europe.
Kn ihi.s. Pantin ne futpointexpoéaux terribles suites d'une ' bataille ; m i< il fut pendant trois mois occupé par des troupes anglo-écossaist s et exposé à tous les désastres d'une occupation militaire.
Paulin possède un grand nombre de maisons de campagne qui, en général, bien bâties, n'ont point ces vastes dépendances qui caractérisent les riches habitations. Peut-être cela tient il a sa proximité de la capi aie.
$ av.— ■ÉaMtawMa
Village situé à une lieue et demie au nord-est de Paris, et ù une demi lieue au sud -est de Pantin.
Quoique le nom de ce village annonce une origine antique les monument* historiques n'offrent aucune preuve «le eelt*
HISTOIRE DES ENVIRONS DE PARIS
antiquile: et ce nV»t i|u'an xiu* siècle qu'on trouve ce lieu mentionné sous le rom di Bcmana Y,lla.
l a terre de li «ma1 n ville était pos-étee, en Ia80, p;ir Jacques de Romcy. valet -de-cliatnbre it porte- manteau du roi. l' Ile passa ensuite en différentes mains et tomba, en 1634 , ' ans celles de M. de Maeh mit, conseiller du roi. et. en 1740 , dans celles du marquis de Ségur. qui la vendit, en t7.»i, a M. Morand ; celui-ci y lit bâtir une très-belle maison, à laquelle il joignit uu parc d'une grande étendue.
le 29 mars isu, l'ennemi s'empara sans résistance des hauteurs de Komaiuville: et ce fut pour lui un grand avantage pour les combats qui allaient s'engag-r. Le due de Raguse fil fortifier ce village, et plaça dans le. bois une forte division des troupes qu il avait a Itellev tlle ; le lendemain l'attaque, déjà engagée sur d'autres pointe, commença à Belleville; la mêlé* devint générale.
Les Français ont d'abord l'avantage; et le duc de Raguse. ayant repoussé l'ennemi à Believi le, se joint aux troupe! de Romainville |Our le poursuivre. Bientôt l'ennemi qui ne fuyait que pour cbercher du renfort, revient plu> nombreux, et renouvelle le combat dans le bois même de Romainville : il devint si terrible, que, de part et d autre, il fallut filust urs fois l'aire revenir de nouveaux tirailleurs. Cependant le village île Roretninvillç, pri-et repris, resta au pouvoir des troupes françaises. Mais les alliés déployèrent des forces si imposantes , que les Français se résolurent enfin a opérer leur retraite et a abandonner le village.
Le so r, après la capitulation de Paris, les Russes établirent leur qufirtiei -général a Romainville; et une partie de bon troupes y bivouaqua pendant cette nuit qui précéda leur entrée dans Pari».
ISous av. -us parlé du château de Romainville. Ce château, placé sur une éminence, est surtout remarquable par cette position qui lui procure une <le> plus belles vues ries environs de Paris. I>e pare, planté dans le genre paysagiste, renferme une cobftiioii presque eomp'èle de tous le-» m bu s et arbustes étrangers que l'art et la patience îles naturaliste- sont parvenus à acclimater en France. Il est en outre, embelli parties eaux liès-aboudantes, qui, distribuées dansdes canaux ci des bassins, lui donnent le pi émit r agrément que le» amateurs exigent dans un jardin paysagiste.
Ce rhàt au n'e»t pas la seule habitation remarquable de Romainville. Ce village, placé dans la posit on la plus riante, et l'un des plus fréquenté» «les environs de Paiis, devait être aussi l'un des mieux bâtis. H faut surtout remarquer la maison dite le Moulin dr R, mainrillt.
Le bois de Romainville est célèbre parmi une nombreuse classe de Par si' ns qui vont s'y délasser pendant la belle saison; il e»t célèbre tuxsi par des couplets fort connus, dont ou peut Citer ces deux vers:
Ce bois rharmiinl pour les Est ..•m, i d'agrément*.
Village situé à deux lieues de Paris, vers le nord, un peu audelà de Romainville, dans la plaine.
Le village de Noisy-h- Sec est très-ancien. On le trouve mentionné, dès l'an 8-12, dans une charte de l'empereur Loibaire, où il est nommé Nucidum. On compte dans les environs de Paris cinq vil ag. s qui poilent le nom de Noisy.
Parmi les seigneurs de .Noisy-le-Sec, il faut remarquer Engueirand de Marigny, auquel le roi Philippe-le-Rel lit don de la haute justice de ce lieu; Louis d Orléans, qui fut seigneur de Noisy, vers 1430; et ÎSUuias Balue, maître des comptes, sous Louis XL
Le village de Noisy n'a de remarquable que son église fort large et très-bien eclaiiéY. « Il arriva, eu 1707, dans le cime- « tiere, dit l'abbé L< beilf, une chose peu ordinaire : 0.1 y trouva, • en faisant une fosse >ous un arbre, le corps d une femme in- « hum e depuis près il. trente ans, dont la mere vivait eucore, ■ piesqu'en son emier, la peau seule lient desséchée. Comme a le peuple, sans autre formali'é. la ( renail 1 our une sainte, le « doyen iural, par ordre e l'archevêque, la lit rrinhumt r dans « I .Lise p >ur empêcher le concours. I* peuple fil un trou a la « fosse, et mit iiu-uessus une grille, au travers de laquelle ou t voyait le» pieds de la déluute. Ou y faisait toucher de* c ba-
ie pelets; on y disait Te* évangiles et on y faisait des offrandes.
« l.'arclicvè |ue lit défendre le tu-ut, et ordonna de publier au
■ prone sa défense, par laquelle il apprit au peuple que la eon-
« servation de ce corps pouvait venir d'une cause naturelle; et
« depuis, il n'en fut plus parlé. •
g VI - Bondy
Village situé à deux lieues et demie à Test de Paris, et à une lieue un quart à l'est de Pantin.
Bondy est nommé, comme ayant déjà une église, dans le testament <|e la dame Krmlnethrude. qui est d'environ l'an 70ode l'ère chrétienne On l'appelait alors B»ni$iet ou Doiuit*, Bonitiaea. Celte charte prouve qu'il se trouvait alors a Bondy une communauté de clercs ou de moines, pui-que celle dame donne un habit complet aux frerrs du bourg <ic Bonisiaca ; ad rie» lionitiaea fralibu* dari eonttttuo. Dans le même testament, on voit une donation d'une portion de vigne, faite par la même, en faveur d'une église désignée par ces mots tceittir Bnninriucente, située sur une montagne, in mcmle Buxald. Klb> donne aussi â la même église du Ivourg. qu'elle nomme Bonitiaerntii, des boeufs et un char, ave.- son attirail
S'il est certain que le lieu désinné dans ce testament est le même que Bondy, il en résulte que Bondy existait au commencement du vin* sircle.
Au xi' siècle, on trouve le même v illace nommé Dungeias.
Une ebose qui n'est pas indigne n'être remarquée, c'est qu'au xviCMècle. un M. Triboulet, marchand de vin, fut seigneur de Bondy, ou du moins propriétaire, et y fit bâtir le château qu'il laissa n son fils, trésorier de Fi ance.
La forêt de Rom!)' est célèbre dans les annales du crime. L'événement du chien qui découvrit le meurtrier de -on maître, et qu'on dit s'être battu publiquement «outre ce mi'iirlrier, passe pour être arrivé dans la forêt de Bondy. Autrefois cette forêt servait en effet de repaire a des bandes lormidab es de voleurs : mois, depuis que la police est devenue un art industriel, ce bois, jadis si appréhendé des voyageurs, n'offre p'us aujourd'hui le moindre danger. Cette forêt est encore fameuse par une Cérémonie qui s'y pratiquait avant la Révolution : c'est li que, luis les ans. au nu.is de mai, la basoche se transportait au pied d'un orme • onsacré i cet UMige, et qu'on nommait l'orme aux harawjurt. I.e procureur-général de ce;te confrérie prononçait un dis ours d'apparat, puis requérait les ofliciers des eaux et forêts de faire marquer deux arbres, dont l'un devait être posé, le dernier samedi du même mois, dans la cour du Palais, au son des timbales, des trompettes et .les hauiboi-, et l'autre dans la maison même où la basoche tenait ses st ances.
I e 27 mars 1814, le corps du vénérai prussien York en vint aux mains, dans la forêt de Bondy, avec les corps irançais qui se repliaient sur Paris. Le combat fut long et meurrier; les Français, appuyés sur la foret, y arrêtèrent longtemps les efforts de l'ennemi ; mais, leur destin dans cette g..erre étant d'élre en toute circonstance accablés par le nombre, ils lurent obligés de céder, et laissèrent le général prussien m. itre de Bondy,
Le lendemain 28, le général russe Rayefski vint occuper le village, et le quitta, le 29. pour se rendre en toute I nie soûles murs de Paris, où devait enfin se terminer cette sanglante querelle qui avait fait prendre les armes à p'us d'un million de combinants.
Le .tu mars suivant, l'empereur de Rnssieel le roi de l'ru*M\ qui marchaient à la suite de leurs armées, posèrent à Itondv leur quai tier-généial. C'est dans ce village que ee» deux limita qu es admiicnt a .eur présence le capi aine-ingenîeor IVyn attache a l'état-major général de Paris, et envoyé par le gouverneur Hullin pour connaître les motifs qui avaient fait refuse, les parlementaires.
Alex- mire lui fit parcourir toute la ligne des amées alliées, afin de le mettre à même de bbn apprécier les forces imposantequi aliment attaquer Paris, et le renvoya en lui disant que la capitale de la France n'avait qu'un moyen de salut : c'était de se rendre.
Immédiatement après la signature de la capitulation de Paris, i-erapereur de Russie el le roi de Prusse, qui s étaient portés a
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HISTOIRE DES ENVIRONS DE PARIS
Relleville pour y ■ < et w.ir les propositions drs Parviens, retourneront I Bond y, ou Hait toujours leur quartier-général.
le lendemain, 3| m irs, ils i|nittèrent Bon ly. pour faire, â la tète de leurs troupe*, leur entrée triomphale ilans Paris.
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Village situé a quatre lieues de Pari», sur la pente d'une montagne qui regarde le nord.
1-e village de Livry fut longtemps célèbre A cause de ses seigneurs et de son Abboy e. Les premiers litres où il fleure sont du xii* siècle.
Il n y avait originairement à Livry qu'une chapelle, et un château possède pal de puissants seigneurs. Du reste, le village n'était qu'un simple hameau. Cette chapelle était différente de celle du château, qui ne date que d'une époque postérieure, et a peu près du temps ou fut fondée l'abbaye, c'est-à-dire, vers l'an 1300.
On sait qu'en l'an I2H la chapelle de Livry était devenue une cure : alors le titre de chapelle n'appartint plus qu'à celle du château.
L'abbé Suger, dans sa vie de Louis-lr-Gros, écrit que le château de Livry était très-furtifié du t< mps de ce prince. Les fortifications furent lependantdé rutes en un seul mois; mais, d»ns le mois vivant, cl e» furent rétablies p us solidement que jain.-.is avec l'argent fourni par le roi d'Angleterre. Voici comm<nt la chose se pa-sa selon le même Suger : Il s'éleva une routes alion importante entre Louis-lc-Gros et Amaury de > Montfort. Etienne de Garlande, seigorw de Livry. prit le parti il'Amaury. Le roi d'Angleieire (t I lut nuit, comte de Champagne, hs appuyé eut de l.ureôlé: Louis eoudi isit prnmpleiiient une armée contre le cha eau de Livry ; et, l'attaquant avec toutes les machines de guerre usitées alors, il en devint
maitre; mais comme II; I. comte de Vrrmaudois, son cousin,
avait perdu un œil à cette attaque, et que le roi lui-même y avait ele blesse a la cuisse par un carreau lancé avec une machine de guerre, ce prince ordonna que le château fût absolument détruit de fond eu comble. Su.er appelle ce château en latin, Lirriacum; et les bulles de ce temps-là, lorsqu'elles parlent de la chapelle, lui donnent le même nom.
Liiennc de Car amie fit ree< nstruire, dans la suite, ce château de Livry Celte icrre n'était i as encore >ortie de sa famille au commencement du xiu* siècle. Guillaume de Garlande, en 1213, fonda une nouvelle chapelle à Livry. Ce village était. Ter* le milieu du put» siècle, entouré de murailles.
Au xvi" siècle, la terre de Livry était pa sec dans la famille des Sun., mu, de Paris: c'est en faveur de l.ouis Sam uln, premier mnllre-d'liôti I du roi. qu'en IC89 la terre de Livry fut érigée en marquisat. LeehiUiau eleve sur les dessins de l.cvcau consiste en un < orps-dc-logis et trois pavillons. Le parc contient quatorze cents arpents.
Il y eut sur le territoire de Livry unpriruté appelé Raincy. et une abbaye, dont il faut dire quelqurs mots.
Raincy. {je Raincy, un des p!us beaux châteaux des environs île Paris, est situé sur remplacement d'une ancienne maison religieuse.
« L'nbb ye de Tiron, de l'ordre de Saint-Uenott, au dioo u de Chartres, était, il y a six cents ans, en grande r< putation 1 u de régularité. I ne colonie de celte maison vint dem uier au « diocèse de Paris; on ne sait pas précisément le temps, mais « ce fut >ons doute au mi' siècle, lors de la ferveur de cette j u congrégation. Ils y élaliliirut un prieuré, dout on ignore les • fondateurs. Il f.tllaii que, vas le commencement du rèmede « saint Louis, leur établi-», nient fut déj» ancien. En 12311, ils « jouissaient d'un territoire n'unu certaine étendue. Il» avaient « uneceusive particulière; leur monastère s appelait en latin « Riiuiuevm. t
La construction d'un château, au xvn* siècle, et l'agrandissement du jardin, tirent disparaître l'égli-e ou chapelle du prieuré. Le Château de Raincy lut bâti pour Jacques Bordier, conseiller et secrétaire du roi. On assure, du l'ahie Leheuf, que la construction <te ce château lui coûta quatre millions i inqi i ut mille libres. Apres Jacques l'.»r i e-, ce château appai tint a la princesse Palatin. . d nt les héritiers ie vendirent à M. Sanguin.
En 1750, les Sanguin de Livry cédèrent leur terre à la maison d'Orléans. Le .lue d'Orléans, voulant faire do ce lieu une habitation dxgM de lui, lit disparaître l'ancienne distribu-
tion du parc de M Bordier, et la remplaça par un vaste jardin paysagiste. Il n laissa subsister qu'un* uran 'c et m.tjes'liiru e avenue de peupliers qui conduit au château ; elle est plantée h doubles rangs, et c'est une des plus belles que I on connaisse . elle a huit cents toises de long, et est toute formée par des arbres d'une hauteur et d'une grosseur consi lerables.
« Le parc, tel qu'il e-t aujourd'hui, est un des premiers qui u aient été plantés en France, dans le genre paysagiste ; aussi « y voit-on mu'tiplics, pour ainsi dire à l'excès, ces sortes « d'ornemens qui font le caractère de cette méthode nouvelle.
■ Cependant il faut le dire, sa vasto étendue masque un peu « I s défauts qu'on reproche avec soin aux jardins paysa- « cistes. Un parc de sept cents arpeus soufTre avec bien plus a de complaisance ces imitations forcées de la nntu'e. qu'un « espace étroit et borné; d'ailleurs, la présence réelle d'une « rivière dans ces beaux lieux a permis de donner un air naturel
• aux ponts, aux montagnes, aux rochers qu'on y a prodigues.
• Des eaux vives et pures embeLUsent et animent tout les « lieux qu'elles arrosent. On a surlout multiplie les allées o tortueuses le long du ruisseau qui prend sa source dans le
■ parc nicme. Les arbres, pressé» 1rs uns contre h s autres, a recouvrent, de la marne. c la plus pittoresque, l'onde limpide
• qui lesnouirit, et répandent sur son cours un ombrage frais
■ et romantique, auquel on trouve un charme dont on ne peut
■ se défendre. »
Onditque le poète des jardins avait en vue ce» aimables loux lorsqu'il (il les v«rs suivants, où il peint l'ueureui MM Ha des ai lires et des eaux.
... M, l'aime voir dan» l'onde
Se renverser leur rime, et leur* feuillages vert»
Trembler du mouvemenl rt «les ■ aux et des «1rs.
Irl, le (toi bruni fuit s..u» leur voûte obscure,
U, le jour pir filets pinelrc leur verdure:
Tantôt dans le courant Ils trempent leurs rameaux
El tuniAi leur racine embarrasse les flots.
Souvent d'un Imrd a l'autre étendant leur feuillage.
Ils semblent sYlanrer et changer de rivage.
Ainsi l'arbre el les eaui se présent leurs secours ;
L'onde rajeunir l'arbre, el l'arbre orne «on ours;
Et luus dent, s'alliam sous des forme» sans nombre.
Foin un échange aimable et de fraîcheur et d'ombre.
Pendant la Révolution, le château du Raincy fut compris dans le décret qui ordonnait de conserver les maisot.s royales et de h s entretenir aux dépens de la républiqi e, pour *err /r ou.r jouhtanen du yruplt, el former dtt élablittemenh utilet <i l'agrirutturt et aux artt. Cependant ce château fut vendu, quelque temps «près, à un descendant de S' s seconds poss. sscurs, le nmrqui» Sanguin de Livry, qui, pendant le coins de la Révolution, y donna souvent des fêtes où brillèrent mesdames Tullieti et Récamier. si célèbres par leur beauté.
Cette teire passa ensuite a M. Perrin ex -entrepreneur général des maisons de jeu, en Fia ne.
AM>a>;* de ti'rry. Cette abbaye devait son o igine à une chapdlu située pies de Livry, que Guillaume de Garlande et sa femme, en l tafl, voulurent faire desservir par de» chanoines réguliers de l'abbaye de Saint-Vincent de Senlis. I* mi Philip|tc- Augmte accorda d'abord, eu 1 1 07. une somme de quarante livres, pour aider *i établir cette abbaye, et confirma les donations fuites par le seigneur de Livry, en sorte que, dès l'un 1200, l'abbaye se trouva fondée, et l'église élevée.
Les revenus de celte maison furent bientôt augmentés par la réunion des biens de la communauté des ermites de Mont-Fei ii" il, établis dans la me . e paroisse. Ainsi, un siècle o « tait pas encore écoulé depuis la fondation de l'abbaye, que déjà elle comptait de grnndes richesses.
Cette abbaye qui eut parmi ses abbés plusieurs hommes remarquables pour leur temps, fut détiutte peu Juitt la Révolution, et vendue comme bleu national.
g VllI.-V»oJ«tir*
Village situé sur le penchant d'une montagne, à quatre lieues au nord-est de Paris.
Le nom de Vau jours se trouve écrit «le «piaue on cinq manières, dans les titres des xn'el tttt siècles, mais pluscom tnunement Vallis joeo$a. Le village de Vaujours fut la pi-|>ri.-':
HISTOIRE DFS ENVIRONS DR PARIS
f! tin P'-nnrt nouhrede lHHWWi l' était, eu 173-1. po«séde par madame Kraiçoise d Arras, veuve de Ji se| h àf Nannn. qui mut d>ns son château bant* Dnm-s. Ilsaçntrpr du linrruu Hll>ograi>hiqut, espèce d ce le primaire a l'usage des enfant*. Hti Hri bcati-oup de mutue dm* son temps. I oui» Dama*, nourir an château de Vanjours, cl foi cnicrré dans l'église du heu, sou> une tombe de marbre, où Ion grava cette épitiphe :
Cj gl' LaiiI* Domii. IPencie en droit. également rerommamlablr par ■rs lumière» rt par se» vertu», Inventeur île I» iiii"ll>n le ilu bureau tjpographlmir, mort au chéeau Ha Vanimirs, le 19 juillet I7U.
Pleurez «a orrlf, Jeune» enfant», el verser sur sa tombe le» larme» que s» méthode vou» a épargnée*.
Ix château de Vaujours est dans une siltnt'on charmante sur une ro'line MM élevée, qui do nine la grande toute de Paris à Mcaux. Il est accompagné d nn très-beau parc.
|.e village est situé dans une valiée profonde, au pied de la montagne dite de Moutauban.