CHAPITRE H
VILL«-D'*VRAY, M4KSKS, LE CIIKIUÏ, KOCOUeNCUlHT, VAUtRfc*OS CHAVILLI, VIKOFLAT. L1ÏY.
| I" -TIM«-d A*r«T.
Yill-'-d'Avray est un village situé à l'extrémité du pan* de Saint -Cloiul, sur une colline a*seï escarpée, qui regarde le levant et le nord h deux lieues i l demip d* Paris, à une lieue et •1 mie de Versatile» . et à une deml-Iicue du bourg; de Saitit- Cloud,
Ce \illnge re commence a figurer dans le* acte* publics que vers le nu* siècle; il ye*r nommé Vïlla-Davren, Ville-d'Avray , ou A il le- On» ré. Dès-lors on rtwnalt des seigneurs de ce lieu; mais il y a apparence qu'il était encore bien peu important, car re n'est' que rlans le xv« siècle qu'on le voit classé rarml les cures du dloei-se de Paris : jusque-là, ce ne fut «ans doute qu'un hameau dépendant de Sèvres ou de Saint-CInud. A peu près vers ce même temps, la terre de Ville-d Avray se trouvait dans le» mains de la famille Dnnpenu: mai* un Milon de Dançrau, doyen de Chartres et chanoine de Paris, légua en mourant ( t» novembre i4Jt), pour le repos de son aw«' et «le celle d'un de ses frères. In terre de Vîlled'Axray aux célcsllns de P«riB.
Ces derniers firent bâtir l'église du lieu, dont l'arcliileciure rappelle exactement celle du xv' siècle. I.a construction de ferlée et l'érection de la cuie datent sans doute de la même épo«pie.
\ ille-d'Avray est célèbre dans la campagne de I8t5. l.cs Prussiens, poussés par le général Excelmans, qui se portait sur Ver.-a lus,' se replièrent sur ce vtllate. mais ils y furent reçus par le général Piré. et essuyèrent a bout portant une fusillade qui enleva à la Prusse les deux régiments de Brandebourg et de Poinéranic, les plus beaux de son armée.
Ville-d'Avray est dan* une position des plus agréables; on j voit des ma sons rte empanne charmantes, entre autres un trèsbrau château l»Ati dans le siè.-le dernier par M. Thierry, valetdc-chambrc des deux d<-rnicrs rois; sot» parc est arrosé pard-s eau» qui en font le | rinciir l ornement. On voit aussi à Villed'Aviay une outre nommée la fontain* du roi. Cette fontaine est Mtuée nu bout du villa- c; ses eaux furent jugées les nicilleurt-s de tous les environs Je Versailles; Louis XIV !a faisnit reverser i our son usage particulier, et ses successeurs ont suivi cet exemple lusqu'à la Résolution.
Ville-d'Avray appartient au canton de Sevrés. Sa population était dr» 80 feux en no», de 6e, en 1745 ; elle est aujourd'hui de <i.jO habitants.
9 il.— Mmrm—,
Ce village est situé sur la prnte lrc«-douce d'une petite colline, è deux lieues et demie a l'ouest de Paris a l'extrémité du pa c de Saint Ooud ; son territoire e>t pesque tout couvert de bois. On y voit aussi quelques étants qui arrosent des champs tenus en pà urage.
l.e vil age de Marnes fut jusqu'au xin" siècle un simple liant au de la p«mi>se Saint-Cloud. ail n'en aurait peut être o p s été parlé, dit l'abbé Lebeof, s'il n'eût appartenu A « lEglse.»
Il paraît que le lieu où fut bâti ce village n'était qu'une forêt, etqnccest à Eudes de Sully, é^éque de l'aris, qu'on doit sa fondation. I. al-be Suger avait d^jà hati Vauetvs-on; Eudes voulut i\e\ er un second » lllage tout auprès ; il lit arracher la forêt et en distribun «les portion» de terre aux paysans qui en délirèrent ; chaque père de famille reçut l uit arpents de terre labourable et un arpent pour remplacement de sa maison : l'évêquc se retenant, pour ce dernier arpent, indépendamment de- re.ievances exigées pour les huit autres, un setier d'avoine payable à la nativité «le la Vierge, six deniers de cens a la Saint-Remi, et, à la fête des MorU, une demi-mine de froment- ou une paire de chapons*.
Eudes de Sully avait fait construire une église a Marnes, et y avait établi un curé de sa seule autorité. Les chanoines de Saint- Cloud réclamèrent ; ils prétendirent qu'a tux seul» appartenait le droit de présentation à une cure située sur leur paroisse, et
• Tt— tr»e«B|», GUnairt, mol hetpu.
surtout l.i dime qui en provenait : cette demande leur fut
acivrdoe.
Ainsi «c ferma le village de Marnes. En ITOî, il (rit beaucoup d'aecroi sèment pur la n union qu'y fit le cardinal de Noailîes des châteaux i\<- I f.tati;; et de Villeneuve; mais, en tîOO, lors de lYt.-ihlisscinent d«*s communes, les choses furent remises dans le mémo ct.it. et les châteaux rendus au villaye de Gatehes, d'où ils a> aient été démembrés.
Malgré cette nouvelle di>trihulion, on voit toujours, sur le territoire «le Marnes, un château appelé le Crand-l'Élang, appartenant au duc de Da'matic, et le chdleau Je Marne*, édifie, antique 1 1 assez mal bali.
Mario s fait partie du canton de Sèxres. Le nombre de ses habitants n'allait qu à itOcn IÎ26. Il est aujourd'hui de lia.
Ce village, qui dut son nom aux Irais de chênes qui l'entouraient, est situé à quatre lieue* a l'ouest de Paris à peu rie distance au nord de Versailles, dans un terr itoire fertile en grains et en vignes. On y voit aussi quelques prairies.
On ne sait que peu de choses sur l'origine de ce village. L'abbé Lebeuf s'est jeté dans de longues discussions pour prouver qu'il n'est qu'un démembrement de celui de la Celle, o On ne peut révoquer en doute, dit-il, qu'il n'y ait eu autre- « fois deux églises sur le territnlie de ce dernier village; car a alors la paroisse de Celle était beaucoup plus étendue vers « le midi qu'elle ne l'est aujourd'hui. L'une de ces églises était « sous l'invocation e saint Pierre; l'autre étilt dédiée à saint « Germa-n ; celle de Saint-Pierre forme la paroisse de Celle : a où donc retrouver celle de Saint- Germain, sinon au Chenay « qui est contïguî »
Sans prononcer sur cette question, dont la solution demanderait quelque chose de plus positif que des conjectures , nous ferons observer que l'abbé Lebeuf eût pu appliquer A tout autre village qu'au Chenay, à Rocquencourt par exemple, tout ce qu'il allègue à l'appui de son opinion ; u'aiileurs, il est obligé
qu'il allègue à l'appui <
lui-même, dans sa supposition, rte reconnaître que l'église de Saint -Germain de la Celle était d'abord plus pr«vs de l'église Ue Saint-Pierre; mais que, pa=- la suite, elle tut transportée un pvu plus loin, c'est- à-dire a un quart de lieue tiers le midi : d'où nous conclurons que sa longue discussion ne prouve rien, sinon que l'origine de ce lieu est enveloppée dans l'obscurité du moyen-âge.
Toujours c-t-il certain que, lors des ravage* des Normands, les moines de Saint-Geimain-des-Prés se virent obligés de donner le Chenay à di s seigneurs puissants qui pussent ks protéger contre ces pirates. Cette terre appnrlcna t, nu xi* si<> cle, A la maison des comtes de Moutfort, fameux dans l'histoire de cette époque.
Ce n'é'att pas dans l'église de Saint- Germain, brûlée sans «loute par les (Normands, mais dans une chapelle du titre de Saint-Sulpi. e, bAtic entre le Chenay et Versailles, que s'assemblaient les habitants de ce premier village (car Versailles aussi était alors un village). Mais bientôt après, en 1 181. un certain foulques, abbé de Saint-Germain , donna aux habitants une pla. e au centre de leurs demeures, pour y bAtir une église qui dut être consacrée sous le litre de Saint-Germaln-de-Paiis, circonstance qui a sans doute amené la confusion dans laquelle (jeut cire tombe l'abbé Lebeuf
Celte église était déjà, au xvi* siècle, tellement délabrée, que les habitants lurent oblig»* une seconde fois de recourir à la petite chapelle qu'on n'a pelait plus de Saint-Sulpire. mais de Saiut-Antoiiii du Buisson. Le curé et les habitants du Chenay reçurent, en 1685. la faculté «l'y établir une confrérie de Saint-Sébastien et de Saint-Koch, confrérie qui devait les préserver ou les guérir «le la peste.
L'n autre fléau fatal à l'humanité, l'ignorance, fut, sans doute avec plus d" suwcs, combattu dans ce lieu, eu ir».1»!, par les soins de M. Pierre l.epelletier, au.liteur des comptes, qui fonda une école au Chenay, « t paya un prêtre pour y instruire le« enfant-. C'etausM dans ce village que se relièrent on • paitie des s»lit''ires .le Port-Royal, lorsque leur maison fut «'étruile.
La terre du Chenay fut. en 1083, achetée par Louis XIV aux béncd.ctins de Saint-Germain, pour être compii-rdans le grand i parc de Versailles.
Il y a dans ce village, du coté le plus rapproché dé Versailles,
niSTOlRE DES ENVIRONS DE PARIS.
un t' es beau chameau. Il cM situé dans une position charmante, ses jardins sont délicieux cl son pure immense.
Le village du Ch<nny fait panic de l'arrondi sèment et du canton de Versailles; mi population formiiit 8ï feux en I7ri9. 129 en 1745. y compris Rocqucncourt : elle est Aujourd'hui de S00 habitants.
g IV.-RMfMaeMrt.
Ce village est du granl nombre de ceux qui appartinrent d'abord à l'abbaye de Saint-Denis; il est situe à une lieue de Versailles, entre celle ville et Saint-Germain, daos la plaine qui se prolonge jusqu'auprès de Marly.
Les étymologistes ont vu, dans le nom latin de Rocquencourt. Rotronù cwtit, une expression désignant une m*Uon de caropngne d'un nommé Roccoo, d'où ils ont conjecturé que cette terre, qui appartenait, au commencement du x* slècie, an monastère de Saint-Denis, lui venait de Roecon, l'un des grands du royaume sous le roi Thierry.
Quoi qu'il en soit, on volt que Rocqurncourt était une paroisse au xiii* siècle, et que la cure était pf#iio jur« s In nomination de l'évéque de Paria ; ear alors, et dès tr xit* siècle, des seigneurs laïcs avalent succédé à l'abbaye. Il existait même plusieurs seigneurs dans ce village. Au xvi» siècle, la seigneurie appartenait è la famille Sanguin ; vers le milieu du siècle dernier, cette terre fut vendue i un bourgeois de Paris, qui y fit i>at!r une maison dont il ne conserva pas longtemps la possession : car elle fut rasée en 17M par Madami, et reconstruite sur un pion plus vaste et plus élégant.
Le t« juillet 1815. le village de Rorquencourt fut témoin d'un combat acharné entre les troupe» françaises et prussiennes. Les Prussiens, maîtres de Sainl-Cloud , se portaient sur Versailles; les troupes françaises cantonnées à Versailles, voulenuespar quelques gardes nationales, marchent à leur rencontre; le général Excelmans. insiruit dece mouvement, quitte Chav ille, fait embusquer se* soldats dans le< bois qui entourent ce vi toge, et ordonne aux troupes de Versailles de recevoir seules le feu de l'ennemi. Le mouvement s'exécute : les Prussiens, forts de leur nombre, s'avancent avec confiance . ils font un feu qui est rendu a l'instant; un combat 1res -vif va s'engager, quand le» cris île la troupe embusquée viennent les avertir qu'i<»tont a peu près cernés ; ils se forment en b.'itnillon ca<ré ; ils son' attaques avec impétuosité, se défendent avec couraxe ; mai*, igno aut la force du général français, et voyant leur, rangs s' éclairer a chaque instant, ils mettent bas les armes, sont conduits au quartier-général de Vandamme. et le soir amené* en triomphe à Pari*.
On ne volt aujourd'hui de remarquable à Rocquencoui t que le château presque entièrement environné de bois, et aimé sur une petite hauteur, d'où la vue domine une partie du pare de Versailles ; Ro.'queucourl fait partie de l'tirrondisse.neut tt du canton de Versailles. Sa population est de MO habitants.
Ce village, dont l'abbé Suger fut le fondateur, est situe â peu près a égale distance de Saint-Cloud et de Versailles c est âdire, à une lieue environ de celle dernière ville. Le gros du village est bâti sur la pente douce d'un coteau qui fait face au
midi.
I.e terrain offre une culture variée. Il est en général coupé de bois et de terres labourables. Il y avait des vignes vers le milieu du xvif siècle : elles ont disparu ».
A l'époque encore barbare où le ministre de Louis VII dirigeait le gouvernement de la Fiance. Vaucress >n n'offrait qu'une vallée in.-ulie dépendant de l'abbaye de Saint-Denis, et qui servait de retraite à des voleurs. Sng-r, qui l'appela dans ses lettres Vullû rruonû, chassa ces brigands. Fit labourer les terres et construire une église et des habitations ; puis, afin de peu 1er son village, il donna une chartre en uate de l'an 1 1 45 *, portant que tous ceux qui viendraient y habiter recevraient qua re arpents et demi de terre, moyennant un cens de douze deniers; qu'il ne retiendrait pour lui, sur l'arpent de terre Saint Denis , en sa qualité d abbé , que trois «eus et la dime ; que les habitante De seraient tenus d'obéir à
tion de prendre 1rs armes, qui leur serait faîte de la pari de foiHprin. esct seigneurs, et du roi lui-même, cl qu'ils ne seraient obligés de Se rendre A l'année que lor-que VaUbé leur rom-nnndnail de t'y rendre aetr fut. Celte chartre produisit des ré-ul at« rapi tes, car, du temps même de Suger. on y c unp ail <lé|T soixante feux. On voit combien était grande la puitsam-e féodale, puisqu'elle dispensait les hululants de céder aux sommitlons du roi.
L'église fut alors dédiée à saint Denis, et l'on croit nu-mi qu'elle fut d'abord desservie par des religieux. Quelque s tel qu< s du saint y furent transportées de I abbaye. Cette église a fait place S une autre bâtie il y a environ un siècle; et à siint l>or>is ont succédé , comme patrons, saint Leu et saint Gilles, après In destruction de l'église de La Marche.
Va h cresson se trouva donc a sa nais«snce et resta longtemps sous la domination de l'abbaye de Saint-Denis; l'évéque de Paris avait confirmé aux abbés te droit de nomination h ta cure, comme fondateur de l'église. Dans le dernier siècle, ce droit était échu aux daT.es de Saint-Cyr.
Deux lieux qui appartiennent à la commune d<* Vaurresann doivent être mentionnes ici > tt s'agit de ta Marche et de Jardy.
Lo territoire situé au sud de Vaucresson formait anciennement une paroisse. Cette paroisse avait, au commencement du xin« siècle, été fondée par Jean de Vimon, ahbé de Saint- Germain-devPrés. et l'église dédiée par lui à saint Leu et saint Gilles. Quelques donations enrichirent cette égli e; mais il ne parait ras que le village ait jamais été fort considérable. Au xvip siè le, en ICS5, on n'y voyait plus que le château et quelques faibles dépendances, L'église, située dan« un endroit marécageux, étant sur le point de s'écrouler, fut rebâtie. Plus lard elle se trouva enfermée dans le parc de l'Et-mg, appartenant au contrôleur-général Chamlllard. Alors, c'est-à-dire, en 1 7U2, la paroisse ne se composait plus que d'un feu. On résolut de la réunir à une autre, Après avoir hésité entre celles iic Jardy et de Vaucresson, on donna la préférence a celte d rnière; on dressa un autel aux deux patrons ; et, afln de ne p;n faire pcrJre entièrement à l'abbé de Saint-Germain le dr.iit de. nomination, il lui fut a?cordé de nommer h la cure de Vaucresson de Irois fuis l'une». Le château de La Marche exis'e encore.
Au dessous de La Marche, c'est-à-dire, plus an sud, évitait un monastère dont on trouve le nom diversement écrit dans les tilies; il était situe au lieu appelé actuellement Jardy. t> monastère dépendait , dés le xii" siècle, de l'ab aye de Tir.m ; ulo s. le bol> et le pays environnant portaient le même nom : on voit, en Il2t>, Girbert, évéque de Pari», confirmer a l'abbaye tcdenam in ntoturt Jarù'l eilam*. On voit en-uile lis p- leurs de JanlUn sou» eut cités dans les actes d.s xiii' et \iv« siècles. Ce prieuré, ayant perdu avec le temps toute importance, n'étai plus, dans le siècle dernier, qu'une espèce de ferme, ou l'oit avait néanmoins eoiservé une chapelle. Il n fait place a une jolie maison de campagne.
Jardy offre en -ore une habitation où M. Mareleyrc entretient un des plus beaux troupeaux de mérinos qu'il y ait en Ki hmv.
Vaucresson dépend du cailon de Sèvres. Sa population est do 350 habitants.
Le village de Cheville est situé à trois" lieues de Paris, h h gauche du chemin de'Versailles, sur le penchant d'une • o \ k> qui regarde le couchant.
Ce villaiîc est nommé, dans les titres du xiii* si;cb\ pr mi i« monuments qui en fussent mention, CuUvlla et l 'harill.i, .1 t» l'abbé Lebeuf infère, un peu légèrement sans ou i , que ic n . » est une corruption de Chudi '- Villa ou lnrhadi-Y>Ita. ptep qu au ix" siècle 11 y avait » Paris un évéque. mm.iiiè liiL-hitd.is, qu'il regarde, sans aucun fondrroen', comme ayant donné »oit nom a Cheville.
Quoi qu'il en soit, Cbnville fut de bonne heure érigé en cure ; les revenus en étaient très-modiques et son église ires-petite.
On connaît plusieurs seigneurs de Chavi Te ; mais les seuls qui méritent une mention particulière sont ceux de la famille
< fH ri oirt t* Saint' * Otltia «Umiiom,
>.it«. pa|iP 2 7 3 »U, (llWM SS.
HISTOIKE DES ENVIRONS DK PARIS.
Le Telllcr, qui posséda cete terre vers In fin du xti* siècle. C'est surtout au chancelier Le Tcllicr que ce lieu dut la célébrité dont il a joui pendant quelque temps ; dès l'au 1651 , le roi lui donna la justice dans cette terre. Il fit construire le parc à grands frais ; Louvois, son fils, fit bâtir dans le bas, sur les ruiucs de l'antique manoir de ses pères, un château magnifique. Mais, en 16U6, Louis XIV acquit, par échange fait avec la veuve de Louvois, la terre de Cbavillc et quelques autres, dont il fit don au Dauphin.
Le château de Cbaville, qui se montrait pompeusement à gauche en arrivant de Paris A Versailles, n'était pas entièrement achevé; il ne fut jamais habité. Ce château et le parc, devenus propriété nationale, furent vendus à M. Gouly, qui, vers l'an tsoo, fit démolir le château.
Un vaste enclos, contigu au parc de Chaville, dépend d'un baras.
Chaville est dans l'arrondissement de Versailles, canton de Sèvres. Sa population s'élevait, en 1745, i 35 feux ; elle est aujourd'hui de 800 habitants. Il y a une poste aux lettres pour Sèvres. ,
g TII.-TIraaé « TlraStos.
Ce village est, comme on vient de le dire, situé près de Versailles, sur une colline qui fait face à Montreuil, dont 11 n'est éloigné que d'un quart de lieue, et à la gauche de la grande rou'e.
Les plus anciens titres qui fassent mention de ce lieu sont du xiii» siècle; kl y est nommé Villa-Ofieni ou Vit-Oflint d'où l'on a fait d'abord Viroflen, puis enfin Viroflé. Au xm* siècle, c'était un simple hameau dépendant de Montreuil; mais, comme ' le vallon qui tes séparait rendait presque toujours les communications difficiles, et qu'il y avait, dès l'an 1343, à Viroflé, une chapelle dédiée A saint Denis, ce hameau fut érigé en paroisse vers le milieu du xvr* siècle.
On ne remarque parmi les seigneurs qui ont possédé la terre de Viroflé qu'un seul nom connu, celui du chancelier Le Tellier, qui la vendit à Louis XIV.
Le village de Viroflé est dans une position agréable, et renferme quelques jolies maisons de campagne; les productions de son territoire sont principalement des bois. Sa population, qu'on portait à 56 feux en 1709, et à 109 en 1745, est aujourd'hui de 860 habitants. 11 y a une poste aux lettres pour Ver-
Le petit Viiioflb est un hameau dépendant de la même commune; on y remarque une belle maison avec une cave construite dans le roc, à l'instar de celles de Sèvres ; elle peut contenirde cinq à six mille pièces de vfn ; elle est divisée en huit rues ; deux sources alimentent un réservoir qu'on voit à sou entrée. Le petit ViroQé est situé tout près et au nord du village dont il
Ce petit village est situé A trois lieues un quart au sud-ouest de Paris, au sud, et à peu de distance de Viroflé et de Chaville. Son territoire, peu étendu, est cultivé en bois et en grains.
Velizy, qui n'était d'abord qu'un écart d'Ursines, lui succéda, il y a à peu près un siècle ; l'histoire de Velizy exige donc que nous disions d'abord quelques mots du village d'Ursines.
On le trouve cité pour la première fois dans un acte de 1084 ; Il est nommé Uneinœ ; mais, au xnr* siècle, on le trouve sous le nom de Urxina, Oncinte, Oeina.
L'église paroissiale d'Ursines, située A une demi lieue de Chaville, était entourée d'un presbytère et de quelques maisons, et placée dans un vallon.
Lorsque Louvois bâtit son château de Cbaville, la position du village d'Ursines lui fit naître l'idée de le remplacer par des étangs. Il fit en conséquence détruire l'église paroissiale et en construisit une nouvelle dans le hameau de Velizy, pour servir de paroisse aux habitants. Dès loi s Velizy prit rang parmi les cures du diocèse de Paris ; au temps où écrivait l'abbé Lcbeuf, on ne voyait plus sur l'emplacement d'Ursines qu'une seule ferme.
Jusque-là le hameau de Velizy était à peu près inconnu. Cependant on voit qu'au xui' siïvlc le chapitre de Paris jouissait de la terre de Velizy. En 1275, le pape Adrien V, ayant donné*
Notre-Dame de Paris, par son tc-tament, un doigt de saint Jean-Baptiste, le chapitre dcVlnra qu'on pren Irait, pour faire son obil, sis livres sur la terre de Velizy.
Ce village fut, eu 1813, le théâtre d'un combat assez vif entre les Français, commandés par le général Kxcclmans. et un corps de Prussiens. Les premiers, quoique bien inférieurs en nombre, coupèrent les rangs serrés de leurs ennemis, et le» mirent en fuite, non toutefois sans une grande perte d'hommes. La fortune changea : le village fut pris deux jour* après ; et les Prussiens le pillèrent sous prétexte que quelques paysans étaient sortis de chez eux en tirailleurs, et avaient fait fe'u sur les troupes alliées.
La commune de Velizy est peu étendue ; elle appartient à l'arrondissement et au canton de Versailles. Sa population était de 33 feux en 1709, de 18 en 1745 ; on y compte aujourd'hui 500 habitants, y compris ceux du village nommé Vtttaeoublay, dont nous allons dire un mot en passant.
Villacoublat . Ce village, on plutôt ce hameau, situé à l'est et à peu de distance de Velizy, figure dans les titres du xn* siècle sous les noms de Yilescobltn, Villa Eicobltn, Villeêtoublain : voilà A peu près tout ce qu'on sait sur les premiers temps de son histoire. Plusieurs écrivains ont réuni les noms des seigneurs qui possédèrent successivement cette terre ; le seul fait digne de remarque à cet égard, c'est que l'un d'eux fut un ami particulier du célèbre jurisconsulte Dumoulin, qui, dans une maladie qu'il lit en 1538, se retira A Villa coublay, où demeurait cet ami.