CHAPITRE IV
CBfcCY, COUILLT, FABIMOl TIKR, LA CILLS, COULONMIEHS, ftOlSSY- LS-C1ATEL, k BIAIS, U rMTI-CACCHll.
g I«—Créey
Petite ville du département de Seine-et-Marne, située dans
une vallée agréable, sur la route de Paris à Coulominiers et sur le grand Marin, h trois lieues au sud de Meaux, à dix au nordest de Melun, et dix et demie à l'est de Paris.
Créer était anciennement le siège d'une seigneurie étendue, dont les possesseurs portèrent d'abord le titre do vicomte, puis celui de comte. Leurs noms paraissent dans plusieurs actes relatifs à des fondations pieuses et datés des premiers règnes de la troisième dynastie, line chapelle avait probablement existé en ce même lieu avant qu'ils y eussent établi leur résidence ; ils l'erigèrent en une collégiale, dont il est fait mention dans un titre de 1 1 33. Dans les siècles suivants, Crécy appartenait à la maison de Çliatillon ; et divers membres de cette famille s'attachèrent à enrichir l'édite dédiée a saint Georges, ainsi que plusieurs autres du pays. Plus tard, la stigneuric fut tenue immédiatement par les comtes de Champagne, comme comtes de Rrie,
Ça I4fi5, Loaii XI donna cette seigneurie en échange A Antoine de Chabannes, comte de Dammartin.
Au xiii* siècle, un Hotel-Dieu existait à Crécy; et quelques titres de cette époque prouvent que cette maison était dirigée par des religieux. Une maladrerie, plus ancienne encore, existait à l'une des portes de la ville; cl le souvenir en u été conservé par une chapelle de Saint-Michel qui en faisait partie, au xvn* siècle, et celte maladrerie fut réunie à l'hôpital.
A l'époque des troubles religieux, le château seigneurial de Crécy était un des plus forts de la contrée; et la ville était flanquée de quatre-vingt-dix-neuf tours, dont il re-te encore quelques vestiges. Une garnison royaliste la défendit contre les efforts des .igueurs.
Au commencement du xvn* siècle, sous le règne de Louis XIII, il fut établit a rnme dans plusieurs autres lieux
de France, des communautés religieuses des deux sexes. En 1641, le roi donna son château de Crécy aux pères de la Mission.
Crécy était lo siégo d'un bailliage, d'une sénéchaussée et d'une ml et fnièts. ( 'est un chef-
lieu de canton de l'arrondissement de Meaux II y a une justice de paix et une brigade de gendnrmeric.
Il se fait dans cette ville un commerce assez considérable de laines. Il s'y tient deux foires annuelles : le premier jeudi de mai, et le jour de Saint-Michel, le 30 septembre : celle-ci est la rtble. l e m ir lié a lieu le jeudi de chaque semaine, il y a des tanneries, des chamolserics. Une manufacture de lacets est dans l'ancien couvent des Minimes.
Crécy est entouré de prairies et de vignobles. On y compte environ 1,1 oo habitants.
S\i\r-MAi>Ti.«t-SLB-CnKCV et Voulamois. Ce village existait déjà ou commencement du xu' siècle, et on l'appelait lo Vieux-» Cr<ry. En IHS. l'évéque de MeAUX, Iturchard, donna à l'obbaye de Saiul-Martin-des-Champs de Paris l'église de ce lieu, dédiée au mémo patron. Di s donations subséquentes permirent d'y former un prieuré. La cure fut dans la suite transportée au ham< au voisin, appelé Voulangis, puis replacée a Saint-Martin, ce qui a fait confondre les deux lieux en un seul. Le plus considérable aujourd'hui est Voulangis, La paroisse avec le hameau qui l'entoure est à une très-petite distance de grand Morin.
La (oui i lî i;-snn-Cnte.ï était une dépendance du p > dont il vient d être | le chapelle, dédiée n Notre-Dame,
fut. en 1303, érigée en église collégiale et paroissiale. La cure embrassait, comme on l'a dit plus haut, une partie de Crécy. Un pont établissait dans cet endroit, dès le.xin» siècle, la communication entre les deux rives du Morin.
La Chapelle, y compris quelques hameaux qui en dépendent, est aujourd'hui un gros bourg d'environ 1,300 habitants. On y remarque un ancien manoir féodal et de beaux jardius dessinés par Le Nétre.
S II CmIIIj.
Village sltné dans une vallée près du grand Morin, à une lieue et demie au nord-ouest de Crécy et à neuf lieue* A l'est de Paris.
Il existait dans ce llcu.au xi* siècle, une église déjà assez ancienne, située en face d'une seconde église qui se trouvait de l'autre côlé du grand Morin. Celle-ci, ayant été donnée vers la lin du même sio.le a l'abbaye de Saint Gcrmain-des Prés de Pa-H, en prit alors le nom. Le village qui l'entoura prit aussi
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I1IST01RE DES ENVIRONS DE PARIS
te nom de Saint-Germain ou Saint Germain-sous Couilly, à cause de sa position, relativement a ce premier village. Peu après, l'abbaye | arisienne, ayant reçu d'Fspagne la plus grande |>artie du corps du bienheureux saint Georges, eu lit la distribution dans tout le pays et mil en urand renom le culte de ce tauit. L'église de Gouilly prit alors le titre de Saint-Georges. Le ront qui Taisait communiquer en cet endroit les deux bords du grand Morin Tut pendant quelque temps appelé pont Saint- (iroT'jet. Plusieurs paroisses furent honorées de ce même nom.
La paroisse de Saint- Germain était fort étendue-, et il en fut détaché dans la suite quelques cures. Quant à celle de Couilly, elle devint, au commencement du xtii' siècle, remarquable par un des principaux établissements religieux de la contrée. G'cst
l'abbaye de filles de l'ordre de Glteaux, nommée d'abord l'abbaye du pont, ou du pont Sotre-Uame, ensuite du pont aux Daines. Elle avait été d'abord établie très-près du pont de Couillv, dans une de ces anciennes Maiion*-l)itu, si nombreuses dans ce pays. Trois ans après, elle fut transférée au hameau de Rue, distant d'un quart de lieue et appartenant à la terre de Grécy. dont le seigneur était titulé qardtur et avoué de l'abbaye dans quelques titres de cette époque '. La fondation de l'abbaye Un Pout-aux- Dames te rapporte à l'année 1236; et Hugues de Ghatillon, comte de Blois, plus tard af pelé le comte de Saur- Paul, en fui le fondateur. L'acte qui institue le monastère men tionne diverses concessions foites en sa faveur par ce Chatillon celle-ci est digne de remarque: « Pour l'entretien dc^
uiaieau (te
« religieuses j'ai donné, du crr.srntement de tous les hommes a de Couilly, les fours dudit lieu à l'abbaye, de telle sorte que a nul laie, demeurant à Gouilly, ne pourra cuire que dans 1rs a fours upparienant au monastère, et que personne n'y pourra ■ pos-édrr des fours, si-ce n'est lesdiles religieuses*. » Là, comme ailleurs, les seigneurs laïques ou ecclésiastiques avaient envahi le monopole de toute esj éec d'industrie.
I.cs successeursde Hugues ajoutèrent n ses dons, et fondèrent dans h- tiii ilr r ibhaye diverses chapelles auxquelles fuient attachées des religieuses du même ordre pour assister les saintes tilles dans l'exercice de leurs devoirs. L'église de l'abbaye devint la sépulture de cette famille. La réputation de ce couvent s'accrut chaque jour; et il eut pour nbbrsses 1ns filles les plus distinguas par leur naissance. Il ne parait pas que ce monastère ait jamais subi de réforme.
Détruit pendant les troubles auxquels le royaume fut en proie sous les premiers Valois, il fut rétabli wprès l'expulsion totale des Anglais et la pacification du royaume. Il a éléde nouveau démoli à la Ilévotuion.
Le terroir de Gouilly se compose de terres labourables et de vignes. Ge village est traversé par la route de Paris à Couloin-
• D t>upl«=»i», Hùtoin du fHotiu dtUtaux, piècri Jtutilkaluri o. STI ■
Ticrrefonds.
miers. Il appartient nu dépar ement de Seine-et-Marne, arron- ''issinient de Meaux, canton de Crécy. Réuni à plusieurhameaux des environs, Il présente une | opulation de 850 habi-
tants» <Awsfc ifc-ay **
Bourg assex crAVldérable, situé sur le petit Morin, à environ cinq lieues au sud de Menu et doute de Paris.
Ce lieu, comme plusieurs autres du royaume, doit son existence a une abbaye célèbre, dont la fondation lui est antérieure, et par conséquent autour de laquelle il s'est formé. L'origine de cet établissement se rapporte au commencement du vu' siècle ; et il eut pour fondatrice sainte Fare, dont le frère, saint Faron, occupa le siège épiscopal de Meaux. Ges deux personnages avaient pour auteur tin seigneur de la cour d'Austrasie. originaire de la Bourgogne *. Fare était encore dans l'âge le plus tendre, lorsque saint Columban, obligé de quitter ce dernier pays, vint se réfugier chez son père, dans les environs de Meaux .
• DDuplr"i<. Hiittrirt du iiattu dt Mraur, lomr I , p»f« tes.
1 8ainlF Parr rtt nnamirr Iturgurdofjra diaa pluaieun tfwsqirnli aariraa ;
nr, rr mul fara ral un mol truioaiqac aigalftaat, aaitaal >rnagr, twyayrr, tmijrtr, ou pour Ira Lombard*, rorr, liauit, uoublr ira* qui t'arrorderail éfatrmrnl a»rr l'ortglar indiquer Di<tio»—ir» H$n>tofiun4, art. Faraaua.
HISTOIRE DES ENVIRONS DE PARIS *R9
En le quittant, Chommede Dieu bénit sa maison 011 il nv.til reçu l*hospitaliti> et voua d'avance à Dieu Burgundofaram qu<r infra infantile» anno» erat '. Sainte Fare, ayant atteint l'âge nubile, se sentit destinée à réaliser les espérances de Columban, et refusa opiniàtrémcnt de se marier. Persécutée par son père, elle quitta la maison paternelle. L'évéque de Meaux, Condoald, lui fit prendre le voile. Le père, vovant qu'il n'y avait plus de remède, te réconcilia avec elle et lui fournit même peu après une somme d'argent pour liatir un uionnstère. Ce monastère fut donc édifié sur un terrain à lui appartenant et occupant toute la poiu'c «le terre renferméeen- Ire les petites rivières d'Aubertin et du grand Morin.
Onappelaitcelieu, ainsi qu'une forêt des environs, du nom de Brige. Ce nom signiliait pont en langue celtique; et il était donné à cette étendue peu considérable de sol à cause d'un pont existant des lors sur le Morin. Ce nom de Brige n'est point formé de celui de Brie qu'a porté depuis la petite province dont Menux était la capitale. Il est vrai qu'à celte époque on commençai appeler la contrée Brii/emit sallut, igia tylva ou pagu» Briegiut.
I. 'abbaye fondée par sainte Fare, qui fut d'abord appelée Brige ou le pont, et qui a conservé assez longtemps ce nom latinisé Kbnriiieum ou Ebrineum », a pu contribuer, partes accroissements ellu grande considération qu'elle acquit, •à étendre cette dominât ion jusqu'aux limites qu'elle n'n pas dépassées * ; maisil fautdirequc tous les auteurs ne font pas d'accord sur cette étymologie, d'ailleurs peu importante.
Quoique fort jeune encore, Fare fut placée a la lû!c delà communauté, que son exemple avnit rapidement formée : c'eut le premier monastère de filles qui ait été établi au pays de Meaux. Saint Eusthase, qui avait puissamment contribué à déterminer la vocation résolue de la jeune fllle, fut chargé, comme chef du monastère, de diriger la vie spirituelle des saintes filles. La règle de saint Columban avait d'abord été introduite ; et ce n'est que quelques années après que celle de saint Benoit vint la remplacer. Une des pratiques de l'institut était de se confesser troit foii par jour à l'abbesse du monastère. L'extrême dé-
1 Jouai, Art. SS. Htnt !., tome il, ptgt IV ' tri», Hiil.Ançl, m, cap vin.
* Duftmii, tome i, noie 17, pqe «SS.
Ermanormlle. — Tombetu de J.-J. Rousseau.
votion de Fare et de ses compagnes fut récompensée par une inlinilé d? miracles dmt le monastère devint le théâtre : plu sieurs eurent pour témoins oculaires diverses personnes étrangères au couvent, telles que ce Jonas déjà cité, lequel, dit l'historien de Meaux, n'ai jamaii patte pour un imbécile. Il nous en a laissé le récit de quelques-uns ; et c'est à lui que nous devons de savoir que l'âme de sainte Siselrude fut renvoyée du cief pour reprendre fon corps et passer trois jours encore avec lui sur la terre, afin de faire pénitence et de reparaître plus pure encore aux pieds du souverain juge ; que sainte Cibitrude ressuscita pareillement , vécut six mois, après lesquels elle «mourut, laissant sa cellule remplie d'un parfum drlirieur :
que sainleBlililde.
au moment où elle attendait l'instant qui allait l'unir pour jamais à ion eéletle rpotw, c'estl'i-dire l'instant de la mort, vit se changer en lait, l'eau qui remplissait le fond de la lampe, et l'huilese multiplier à tel point qu'elle en dépassa promplcrncnt ies bonis, i t une foule d a . 1res parlicularitésaussi remarquables.
I.einonaslèreeut à supporter quelques persécutions de la part d'Ega, maire du palais , sous Clovis II. On n'en sait pas précisément les motifs ; mais il y a lieu de penser que la règle, de saint Columban, sous la quelle vivaient encoïc les religieuses, en était la cause ; car certaines pratiques de cette règle rencontraient alors de fortes contradictions. Elle nous sembleraient maintenant ridicules; mais elles avaient beaucoup d'importance dans ce siècle superstitieux. Demander la bénédiction toutes lis fois qu'on entrait dans un lieu ou qu'on en sortait; couper ses cheveux sur le devant et les laisser croître derrière ; faire en mangeant le signe de la croix ttir ta cuilUre : tels étaient les points sur lesquels cet institut trouvait un grand nombre d'adversaires véhéments et de défenseurs entêtés.
Fare mourut. Quarante ans après sa mort, l'évéque de Meaux fit exhumer son corps, et le renferma dans une chà<tc pour l'exposer à la*vénératiou des fidèles, non sans quelque contradiction de la part des assistants ; car un pareil emploi du corps des bienheureux était encore d'un usage assez récent. Quoi qu'il en soit, cette chAsse fit, dit-on, dans la suite un si grand nombre de prodiges et de guérisons merveilleuses, qu'un appartement de l'intérieur, où elle avait sans doute été déposée,
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HISTOIRE DES ENVIRONS DE PARIS
[Wall le nom de tkamhn des miracles- La célébrité dont jouH des lors sainte Fart» lit donner son nom à l'abbaye qu'elle a\ait fondée ; et on ne l'appela plus que Fare-Moustier ou Faremoutler.
Au commencement du xi* siècle, il fallut presque partout réformer les mœurs des monastères qui s'étaient singulièrement corrompus pendant tous les troubles auxquels le royaume était depuis si longtemps en proie. L'abbaye de Fttremoutier n'avait point su se préserver de la contagion ; et les religieuses y vivaient dans un dérèglement tel, que Philippe I", roi de France, écrivant, vers l'an 1099, à Bernard, abbe de Moyen-Moutiers, pour l'invitera réformer ce monastère, dit que la religion et la règle monastique y sont mises en oubli, (et. quod miserabilius tst, prostibulum faetum ente,) et, ce qui est le plus affligeant, qu'on en a fait un lieu de prostitution. La lettre d'Vvcs de Chartres à l'évcqucde Meaux, relative au même objet, n'est p.<s moins expressive : « J'ai été Informé, dit-il. de la conduite in- « fàme des religieuses de Fa remoutkr. Ce lieu n'est pas habité « par des v ierges du Seigneur ; il l'est par <!cs femim s di ibo- « liques qui en ont fait un repaire de debuuehe ; elles livrent, « sans pudeur, leur corps à tous les genres de dissolution ima- « ginnhles. »
Il ne s'agissait de rien moins que de chasser les relign uses du couvent ; cependant on se contenta de bannir celles dont la conduite avait oflerl le plus de scandale, et de ramener les autres aux anciennes règles de piété et de discipline.1
Au xii* siècle, le monastère était dans un éiat florissant ; et l'on y comptait un si grand nombre de religieuses, que le roi Louis le Jeune crut devoir le fixer à cent, et défendit séurement d'admettre aucune nouvelle religieuse jusqu'à ce que le couvent eût été réduit nu nombre détermine. Ce n'était plus alors, comme dans les premiers temps , une comimmaulé d'hommes qui était chargée de satisfaire aux besoins spirituels des saintes tilles, mais de simples elen s dont le même prince réduisit aussi le nombre à sept : cinq prêtres, un diacre et un sous-diacre.- Ces clercs se trouvèrent- dans la suite réduits à quatre. Us portaient le titre de chanoines cl de curés, parce qu'à tour de rôle ils desservaient la paroisse du lieu, placée sous l'invocation de saint Sulpi e.
Cet té cure de Farcmoulier donna lieu à de fréquentes querelles entre l'abbessc et l'évéque : eai eeli.i ci \oulait qu'elle fût soumise à la juridiction de I ordinaire, et l'autre prétendait l'en affranchir. Far un compromis, il fut décide que I obbcfse auraty le curé en son pouvoir; qu'elle le punirait, ni consultant les auties chanoines, s'il y avait lieu, niais qu'eu cas <!c persévérance dans une mauvaise e nduite, à l'évéque appartiendrait le droit de le juger et de le déposer.
Vers le milieu de ce siècle, un incendie consuma le monastère. Pour se procurer les sommes considérables qui étaient nécessaires à sa reconstruction, on usa d'un moven généralement employé alors : on fit une quête en promena 0,1 de x i Ile en ville les reliques de sainte Fare et le chef de sainte Agnès, dont les religieuses étaient aussi en possession. Ces reliques tirent des miracles et, surtout, produisirent une collecte au moyen de laquelle l'église et le monastère furent ichâtis. Ces poi ûurs. de reliques cl vendeurs d'indulgences, nu xv sièie, étaient, par leur charlatanisme et leurs escroqueries, tombes dans le dernier mépris : on It s nommait porteurs derngatons.
On village s'était forme autour de cette riche abbaye, l es étrangers qui y venaient fréquemment en pèlerinage concoururent n sa prospérité. Le monastère offrait un asile aux pauvret. Ainsi qu'a Saint-Faron et à Reliais, on distribuait du pain aux portes certains jours de la semaine ; et, au xiv* siècle, un liabitnrtl du bourg fit une fondation pour que cette distribution eût lieu tous les jours.
Nous passons rapidement sur une foule de discussions relnt ivt s à la juridiction, qui eurent lieu entre l'év éque de Menux et l'abbaye, pour ne nous anêter qu'aux particularités dignes d'attention. Cette vieille querelle du prélat et de l'abbessc se renouvelait t<utes les fois que l'un des deux >c trouvait avoir un esprit f nelin aux tracasseries ; alors il s'ensuivait toujours lin nouveau piocès. Vers la lin du xvr siècle, ou crut devoir encore
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