PARC DE VERSAILLES
Le parc de Versailles se divise en yrand et en petit pares, qui, réunis, forment environ vingt lieue» de circuit.
I>e petit parc, le seul dont nous parlerons, renferme le* jardins planté» pttr Le Nôtre. C'est la que cri artiste a epui-é toutes le» ressources de son art; c'est là surtout qu il fnut être pour bien juser hi eomcaraison qu'a faite l'auteur des Jarjint entre Kent, qui le premier dewina le genre libre, et Le Notre, qui a excellé dans le genre régulier.
Je ne déride point ealrtKrnl et Le Noire :
Ainsi que leur» bramé», lou» le» deui ont leurs lots.
L'un e»l faall pour briller chr» le» grand», ehei les roi» :
|.es mi» sont rondomne» a le magnia«Tnee;
On «liend autour d'au» t'rlbrt de le puittanee ;
On j vaut admirer, enivrer te» retard*
De» prodiaet dn line el da latte det tria.
L'Art pent donc subjuguer It Ktiure rebella :
Hait c'eel loujaur» en grand qu'il doit triompher d'elle.
Son éclat fait te» dmlit : r'etl ua usurpa leur
Qui doit obtenir grate à força de grandeur.
SI l'art est excusable, e*t>*t surtout dans les jardins de Versaille», on il m* montre avec tant d avantage.
Les 'Ma Is de ces jardins étonnent, par leti' variété, par les riches effet» de leurs eaux, et par la beauté 'es sculptures qui j >ont répandue» avec la plus magnilique profusion.
La grande terrasse, ou le parlent dV««j, se rencontre vis b-tïs la urande façade do pa aU. Ce parterre est formé par deux I pièces 'l'eaux trés-vastes, bordée» de plusieu s groupes de nymphe», de naïades, d'amours et de tép-yrs, fondus, les uns par Aub y et Roger, le» aulres p >r le* Keller.
De la, on descend par de magnifiques escaliers, on par des
T' L'oaii-de-Sonrf, ta chambra do lit da l*ai» Ilf , taa cabinet et toot le re*ie de l'appartrmrol rojal; ea aatre U Bibliothèque, le aalon dos Porcrlaiae», la Mlle de Sl'lerd, etc.
S* Le cabinet de» Gouache* da régna de Louit XI.
»• L» toile detcrolwde».
to* La «eue det tittt-Oénéreux.
l'ail» at tro coireatt» :
Au m de-chaïuujé».
to Doute telle* coaseerées au «onveair de Rapoléna tab eeut qui rarté-enieni let depuis 171» Jua>(*'eo ttlt.
t» Une telle d* Mat**» et S» La Mlle de Hareng*.
*• dm galerie de tulue» at botte* depuh I7S» Jutqu'eo i SU.
al mt w**-m floa l a e* * t M et *
afjaB) a»l ■aaattrT rwmufmft
I* La graade galerie de» batailles, depuis Tolbiac Jusqu'à Tagram. t» u telle de I ISO.
te Cae galène de tculplure depnit le »vi» tMcte Jutqa't «Ttt.
À* dtuzitmt éiop», de portraiu bi-iutlque», depuis 47tt Juaqu't ne*
L'atLt pu nom co>rtEHD :
et revtermeni |rt
pu
im rei-do ehaaafét.
te on» «érle de lableto* repreteaUat Ici éiénement» le* plat rrnra'qsabte» de noire histoire, depuia l'arigiac de la moaarcbie juiqu'au tégoo de l.»uit XVI, iurin>i«emrnl.
t* Uae galerie de itataea , balle» et UMnbeeui .
du prtmitr éloge.
t* La tuile de» tahleenx hitlnrtque» du rei-de-chaaaiée, depult le cornmrrveemeiil de la a»«eliiil»B Jo-qa'é t^wi» -Philippe
t» Ua* galerie de tlaluct. buaic» et tombeau».
Au tfaufième élag*.
Une galerie de portraits hUtocIqoe» antériear» t t ttt.
Ainsi qu'on le voit par celte cnurl» notice, pre-que lou» le* appartements du rittteeu rerifirtneni det ublcam, de» butte* et de» titiue». Crpeadaat queliiae» pièce» ont été laissées telle» qu'elles étaient »ou« Leoi» XIV , atet le* meubles, le» porlraiu « t Ip» tab'eaux du temps
Aprè. avoir el» oublié rend.nl pré» d'un demi llWe , e* m»tnill,,oe pallie est destin" t de nouvelle» »| I odeui». qal ajoutent » l'éclat de «a mejetté bis. lacune Fermé par le teioluiion. ce rh*ire>i ne Lu rau«ert que par la main de Napoléon Tout foi. 1'Ko.peretir ne Viol r»» l'habiter: le» déU'lrr» de Mil l'en eni|iétliéienl. Loutt Xi lit , mtèie ea cela aux Iradtuen» de l'onricnne n»oarcliie, vo-ilul lui rendre te» vieille» pompe* en } iciibli-tani la cour; mai» ta prudrn e ri-ula de» s m l'énoniiite de. detirnse» qu'un pareil téjnui ,dl occationnées- On sait qoe I» Bémlutioii de l»SO trouvt ( b'rlet X t Salnt-Clood el non t Versallle». C'est donc t Loult FhlIippe qu'était réservé I* mérllt d* itmnritav le pelel» da Loul» XIV el laa projet» d* "apoléoa (B).
-■nmpcs de -mon. dans les jardins qui s'étendent de tous cotes auiour de cette magnifique terrasse.
C'est la que s'offrent, en tous genres, des richesses dont l'œils est ébloui autant que l'esprit étonné.
Le parterre de Lalone. le bassin d'Apollon, la Salle du bal, ou bo'quet de la Cascade, le bosquet dt la Colonnade, l'Ailée d'eau, le bassin de Neptune, l'Orangerie surtout, sont admirés des curieux : les bo$quel$ dt l'Obélisque, ou les cent tuyaux d'Encelade, les bosquets des Démet, méritent la même attention, mais c'est plus particulièrement les bains d'Apollon ou le Rocher qu'admirent les connaisseurs.
Cet bains sont un des chefs-d'œuvre du célèbre Girardon ; on y voit trois beaux groupes, couverts par autant de baldaquins, et exécutés sur les croquis de Perrault, que Lebrun dessina en grand, sans presque y rien changer. Le groupe du milieu représente Apollon chez Thétis, assis et environné de six nymphes, qui s'empressent de le servir, f
Ces trois groupes avaient été primitivement placés dans une grotte décorée, qui faisait partie de l'aile septentrionale du château; transportés sous Louis XVI où ils sont aujourd'hui, on les plaça dans une grotte représentant l'entrée du palais de Thétis; cette grotte est percée dans une masse de rochers, arrangés d'une manière pittoresque.
Lorsque les eaux jouent, la scène est animée par une nappe considérable qui tombe en cascade dans un grand bassin.
Nous pourrions étendre considérablement cette description ; mais les beautés du jardin de Versailles demandent à être vues : il est impossible d'en donner dans quelques lignes une idée
Nous ne voulons pas quitter Versailles sans parler de ces charmants châteaux ou maisons de plaisance que renferme son parc, à peu de distance l'un de l'autre s le grand et le petit Trianon ; mais ils feront l'objet d'un article particulier. Concélèbres au;
Séjour des rois de France depuis Louis XIV, Versailles devait voir naître dans son sein plusieurs des princes de cette maison royale. Nous parlerons de ceux dont les noms n'ont pu trouver p'ace dans le cours de ce chapitre.
Louis, dauphin de France, si connu sous le titre de duc de Bourgogne. Ce prince, (Ils du grand dauphin, c'est-à-dire petit- Cils de Louis XIV, naquit le 6 août I6S3. Il était à peine âgé ne sept ans, qu'un seigneur de la cour lui ayant demandé qu i litre il ambitionnerait le plus entre ceux qu'avaient reçus les prédécesseurs de son aïeul : Celui de père du peuple, répondit-il vivement. Le duc de Beauvilliers et l'illustre rénelon furent chargés de diriger ces heureuses dispositions : on sait quel fut le résultat de leurs efforts. Ils préservèrent le moral de ce jeune prince des nombreux dangers où il était exposé dans la fastueuse cour de Louis XIV. Son caractère, qui semblait destiné a devenir violent, n'offrit plus qu'un modèle de douceur; et le lui- de Bourgogne promit a la France un second Henri IV. Son r.miiur pour le peuple ne se démentit jamais. Le génie de l'énelon lui avait Inspiré le désir de grandes et utiles réformes dam l'administration ; une économie sévère présidait â ses dépenses. Les sujets, disait-il, ne tont assurés du nécessaire que lortque les princes se privent du superflu. Il aimait à s'éloigner de ces vains plaisirs dont les cours sont toujours si avides. Le fpectacle du dauphin, répétait-il à cette occasion, c'est l'état île* provinces. Sa vie entière eut pour base cette maxime si remarquable dans une bouche royale : Let rois sont faitt pour les peuples et non let peuples pour les roit. Ce prince avait fait la guerre en not et 1702, comme général des armées françaises ; il fut enlevé h la France, le 18 février 1713. Six jours après, Marie de Savoie, son épouse, dont il avait eu Louis XV, le suivit dans la tombe.
Louit, dauphin de France, fils de Louis XV et de Marie Lccksinski, naquit en 1739. La vie de. ce prince forme un contraste frappant avec celle de son père. Elle fut un modèle d'austérités et de vertus chrétiennes. Il semblait avoir hérité de cette tendre et compatissante affection pour le peuple qui avait marqué la trop courte carrière de son oîeul, le duc de Bourgogne. Pour qu'un prince, disait-il à un ambassadeur espagnol, goûtât une pure tatitfaction à un fettin, il faudrait
qu'il pût y convier toute la nation. A la naissance de son fils :u'né le seeend duc île Boiiinoi;ne, il distribua M Mb6m| les sommes consacrées ordinairement aux réjouissances publiques; six cents jeunes tilles furent alors dotées et mariées. Le roi voulait, dans cette grande circonstance, que la pension du prince fût augmentée ; le dauphin demanda que le montant de cette augmentation fût ôté sur les tailles. Il envoyait ses enfants dans de misérables demeures, afin de leur apprendre à pleurer sur les souffrances des pauvres. On raconte qu'un jour, à la ( liasse, avant refusé obstinément de traverser une pièce de nié, il entendit un des assistants dire avec un vif sentiment de gratitude : Ah I voyez notre bon dauf>hin, il ne veut pat fouler not temenctt ! Il se tourna alors vers un des seigneurs de sa suite, et dit ces mots, qui doivent faire frémir tous ceux que le ciel a destinés à porter une couronne : Monsieur, ils nout tiennent compte de tout te mal que nout ne leur faisons pas! Ce prince 50 décembre 1765. Il avait montré du courage à la : Fontenoy. Son régne eût été glorieux ; toutefois, il qu'un zèle mal entendu pour la religion, et une prononcée contre l'esprit philosophique du siècle, en auraient diminué l'éclat et les bienfaits
Lazare floche, l'un des généraux les plus célèbres de la Révolution, naquit le 34 juin 1 768, aMontreuil, l'un des faubourgs de Versailles. Fils de parents pauvres, rt abandonné à lui-même dés l'.ige de seize ans. il s'engasea dans les parties-françaises ; c'est de la qu'il sortit officier en 1793. Il était adjudaut-genéral à la bataille d'Hondscotte ; et ses talents l'y tirent tellement remarquer, qu'il fut nommé presque en même temps chef de brigade, général de division, et général en chef de 1 armée de la Moselle; on connaît les succès de nos armes dans celte partie de la France ; Hoche en fut récompensé par >a mise en accusation A peine était-il iortNes prisons, qu'il courut pacilier la Vendée.
de l'expédition qui devait et plus tard le commandement de l'armée de Sambrc-et-Meuse.
Dans les divisions qui agitèrent le Directoire et les Consrils, Hoche prit un moment le parti des Directeurs ; ceu\-ci. voyant leur complot découvert par les Cinq-Cents, perdirent le général. Hoche en mourut de désespoir à la tète de ses troupes, au inili m de ses compagnons d'ormes. l/f jour de sa mort fut un jour du deuil général pour l'armée; des honneurs insinues lui furent rendus et par les Français et par les Autrichiens, justes appréciateurs de son mérite : il n'avait que vingt-huit ans '.
Apres ces noms, panni lesquels nous nous interdirons de placer ceux de personnages encore vivants, doit trouver place celui d'un homme honorable par ses écrits et par son caractère, celui de Ducis, na-uère encore le Nestor de notre lilté-
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