‹ Histoire physique, civile et morale des environs de ParisChapitre 86 sur 144 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

COUP D Cf IL GENBSAL SUS LA SlPEUFICIg ET LA NATURE DU SUL.

La partie des environs de Paris que nous ail >ns décrire, siiuéc au sud de cette capitale, est désignée par la direction de la grande roule de Pans À Oiléaus. Les rivières qui l'arrosent

sont:

La Zfirire, qui coupe cette route au pont d'Antony. et, après avoir parcouru di>cr>es prairies, traverse une partie du quartier nomme laubourg Saint- Marceau, d'où elle se jette dans la Soinc :

L' YteiU, qui coupe à l.ongjumeau la grande route, et s unit à l'Orce, près de Vilemoisson ;

L'Orge qui, grossie par la Remarde, traverse la grande route ù Arpji.on, reçoit |ilus 'uiu les eaux du l'Yvette, et se jette dans la Seine au dessous d'Atlas;

Enlin, la Juin*, qui ba.gne Elampcs, et qui, en sortant de cette vide, revoit le nom d' Eu»*nt, traverse le bourg qui porte ce nom et se jette dans la Seine, en fat c de Corbeil.

Ce- rivierts sont viviliées, daus leur cours, par de nombreutes usines, sources de travail et d aisance p»ur lis habitants; et le» vallons qu elle- ont formes sont fertiles et bien cultives.

On cul ivcla vigne dans |es terrains qui en sont susccp'lbles; I mais leurs pro luils. peu estimés, se consomment dans le pays.

Dans les parties de cette direction, le» plus voisine- de Pan», le sol est criblé et tristemcpt déformé par les uomlneusis exploitations «le < arrière» depierres calcaires destinée* aux con-iruclions de la (.randc ville; leur nombre diminue a mesure qu on t'en éloigue.

cés sur d'autres routes, est peu garnie de bois ; on n'y compte que le bois de Verrières, la forêt d Ksugny et le bois des Charmeaux, près de Bri.yères-le-Chntél.

Quant a la minéralogie du s I que nous avons indiqué, nous rapporterons ce qu en ont dit MM. Cuvier et Brongniart Ce sol offre une vaste étendue de terrain qui appa lient a la formation gyp;eusc; ou n'y trouve pis de p'àtre sur tous le» p mit», nuus partout on y volt les marnes vertes, les cristaux de télenites, souvent même des huîtres, et les masses de stroniiane sulfatée qui caractérisent cette formation, laquelle est superpos e au caleaire'niarin. Oitesupi rposldonest sensible, lorsqu'on monte a llagucux, à Chatillon, à Clamait, vil âges où I on trouve des plalnères. Une d'elles, qui tessem'dr aux autres, offre d'abord des marnes griset et {«Mes, sablonn'-u-cs, renfermant des coquilles fos il s d'huîtres, puis une masse de gyp»e qui varie beaucoup d'épaisseur : elle est à tii meircs vers le mil en du coteau : c'est ce qui a é é connu par le creusement d'un puits, à Konlenay-aux-Hoses. Apret avoir traversé une couche de tables de trois mètres, des marnes sablonneuses, renfermant des huîtres, d'un mètre, en»uile quatre à cinq mètres de marne verte et du mauvais nyp e, on trouve des couches nombreuses et épaisses de marne, pu>» encore du n> pse ; puis se montre le calcaire t ndre qu'on nomme maucait motllnn ;t i enfin, à cwquante-six mètres de profondeur, le calcaire dur, cnjuiliier, appelé roekê.

Une pareille recherche fut faite dans une des carrières de

pierre c ...-aire la plus voisine de Bagneux ; les savants qui s'en oc utièm.t «jouirent une preuve nouvelle et plus précise rte la superpo-ition du gv pse au calcaire marin. Apre» plusieur» bancs alternatifs de marne calcaire blanche et de marne argileuse feuilletée, il fut reconnu un petit lit de gypse 'ur. de deux a trois centimètres d'épaisseur, qui portait sur une de ses surfaces, des empreintes de coquilles marines. Avant d'arriver au calcaire marin, on t -un va un ban.* de sable uv pseux, d'en* ron ciiin. dé- < uiietres d'épaisseur, qui contenait aussi des coquilles marines, notamment ues cénle- luberculces; il était soutenu par une courbe de wypse impur, épaisse d'un décimètre euvlron, et reposait pr.squ'eiilièrement sur le calcaire marin, caractérisé p*r des coquilles, cérites. «mpulaire», lucines et bueardes.

Lis savants mm- ralog ste.** dont nous extrayons l'ouvrage d'wnt qu'ils ont reconnu, près de l'emplacement du château de S i . ix. des huîtres dans les sables argileux ; que. de llagncux • A ilOOf, il n existe point d'i xploi talion régulière de gypse; que lu- « arrières à plâtre de ce dernier vi|>nge,dont l'entrée est située à dix un: res au dessus du fonddi la vallée, offrent, api ès la terre franche et quatre bancs de marne de due ses espèces, un premier bane de gypse, et, après deux bancs de m une différents, un second banc de gypse, puis un banc c marne blanche qui repose sur un troisième banc de gypse; suivent cinq bancs de m.irnc. dans l'un desquels se sont trouvés de* os fossiles. Après cinq lits de marne, on a rencontre la masse de gypse ou se

trouve un plus grand nombre d o» fost les.

Au-deh de la vallée de la marnes vertes renfermant les grands cristaux de uypse. | masse» volumineuses de stroutiane sulfa êe, à retraits pr tiques; c'est à celte vallée que se terminait les lit» de gypse susceptible» d'exploitation.

La vallée de l'Yvette offre sur «es flancs des masses conside rables d'un sable qui contient en ab >ndancc du silex ; des meulières d'eau douce, dans lesquelles on trouve «le» plju'obes, des Iv innées, des potamides et aulr- s coquilles fluvial île», en outre des empreintes de tiges do végétaux et des grainet même n».sei bien conservées ; on y trouve aussi des bois chaulés en silex.

Dans la partie inférieur d un table jaunâtre, veiné de blanc et de cramoiv, on voildseoquiliesdesgrnres telliucs, luciues, eorbules. cet îles, et même de» huiires, des balan s. des dents de squale. Celle cou. lie, car su position et p ir les fos»iles qu'elle contient, correspond év Idemment aux bancs de table du Sommet de Montmartre, de Meml-Moulaut, d'tirgemont, près Saonois etc.

Viennent ensuite de petites h > lires noirâtres, au-dessous

desqu -Ile- une dent de squale a été trouvée ; et uu lit d ■ marne blau hc, de vingt-deux centimètres d épaisseur, percé de v»jrmiculaires; puis une nouvelle couche a'buUres d'une grande

Cette étendue de pays, comparativement à «eu» qui sont pla- dimension.' potée sur un lit de sable gris-jaunatre, renfermant

HISTOIRE DES ENVIRONS DE PARIS

de» moule* île ro'|"iltes très-nombreux ; enfin, parafent les marnes .'e diverse, es| èi-es.

A Loiu-jumeau. nu luis •!<• 1 1 ''cs-ente du chrmln voimnl de Paris, on trouve à peu près les n <■ m - couche1, q e nous venons de décrire: on y a M des fouilles pour y exploiter legvpse: il en existe en «fît: mus l'eau, qui n onde dans le fond de >a vnllce, uc primcltrait ia-.de I explorer saii*.de grandis dep-nses.

Au sud d- la Sein", le sable et le grès recouvrent la plus grande partie du tarifai i s foi ment tout le sol de la II nin-e, Mluée no-dcl'i d'Klau ne», sol dont la supeificie, i>i tristement nivelée, si pauvre en p anta'ions. eu armes, si ri< be eu mn'is- (•ons el qii on nomme i>our eilii /« grenier de Paru, 'oulicut. nu-dtssi>usdii 'ai'leitdu g<ès, une couche de glaise qui indique la i lései'ce du gypse- Ce très commence a pmilre à IVaiseau ; le premier e»l homogène, liés-blanc, rt r^nu-imp de» bines de grès puissants Ot fiirt ( tendus, qui couronnent |ireM|ue toutes les c limes, et notamment celle de IbiHinxi liers. île Marcoussv , .'c Mon Ihèry: «n les Mut encore près tl'Ec'xarco'i, sur le co taux qui bordent la liviere d'Essnne; et rnfin en arrive a In forêt de Fontainelilrnu dont le -n c«t prrsqu'entiereaient composé de grès dur et très homogène1.

Tel est en tusbtnnee IVtit de la superficie et de la nature du sol de la partie de* en» irons de l'aus, qu'il nous reste a parcourir.

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