‹ Histoire physique, civile et morale des environs de ParisChapitre 87 sur 144 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

MONT-ROUGE, BAGNEns, CBATILUIKSOUS-BAGKKUX, FONTENAÏ- AUX-BOSBS, UOl RG-LA IlEISE.

$ l.-M*nl-lla«a;e.

Village si'ué dans une belle plaine, sur la grande route d OH- ans, à une demi- li« ue au sud îles barrières de Parla. •

I.C» his oriens ne sont pus d'à -cord sur rcyninloj e du nom de M. nu Hiuige : M. <te \ alors dit que • e heu a été aiu i n .miné à cnloie mon tu rt $nli »ui; m ds cet e opinion est e> ronce, car le t r.am n'y isl pas plus ronge que celui des en» irons I. 'opinion de l'abbé' Obcuf parait plus fondée a On «ail, il t cet hislo- « rien', qu'il y a ou à la fin du xi* siècle un Guida R*iien*. fil» « deCniv, premier du nom s» igneurde Mou > Iherv . el mentionné

dans les écrivains d alors. En ces tnnps-1*. la eo deu«- iiu « pu.l -ervail a designer les entants, même dans les fami In « de distinct on ; et petsinnr ne tegnniatt comme une injure • d'eire surnommé /« r -•« » ou le rouqe- • Ce lieu dut beaucoup »ouffrir, en i »Co, du voisinage de l'armée anglaise el ni roi d'Angeicrrc, qui logeait â (Jour::- la-Reine, ei iiulamiiient de I entr pri»c île Gauthier de Mauny qui. par la permis»ion de ce roi étranger, vint avec ses chevaliers, esearmi uelier jii»i|u aux portes de Paris; d dut aussi b a coup s iiilTrir. lor»qu'eu i4»i» H- uri IV mit le siège de»aut Paris, et oci'uu i avec son armée le» eux iro..s de celte ville.

I. église de ce village, tres-petite dm» l'origine, fut agrandie §mm Frai.cots l«', • u là «8, Elle fui firuiée vers la (in du xvi« Mècle, larce quille menaçait dé j i ruine, et Unit par être démo ie. En ITOU, on • n cm-lrul-it mie nouvelle, sous I titre de Suinl-Jurifue» lu-Majeur rt Saint-ChriHnjihe. Il |>ui> dix ou doute ans, • Ile était fermée pour les méincs. motif* que la première; e le a elé démolie depui» i eu.

Is Guilleuilns nu ermites de Saint Guillaume, espèce de moin s venus d'Italie, s'etal hrent à Mont-Rouge. v»r» li lin du xii» sièxde ; on les np >cla t tes frer s ermites de S i ni -Guillaume, quoique l« règle qu ils ubseï vineut lût ce,|- de s.iint Réunit. Eu HàH. Raoul de l'aey, bourgeo s de Paris, et S «bille. ta femme, leur xen. hrent. pour lu somme de deux renis livres p ris-s, une maison s.seau même heu de Mont-Rouge hiqnelle, axic toutes s«s dépend mee-, coiilcn.it mviron epl arpents, plii'ippc-le-llar.ii leur lit un legs de vingt livres tournois, en iîmi, p.ir un «ni le de son tistimenl. Fn i J'J«, h s Blancs. Manteaux, imeien or Ire de mco iams. ayant été abolis n l'ans , Pbilippc-L-lkl doiina dur mai on aux cruiit.s de Mont-Rouge ; •

I Eu»! i*r Im ftnfrmpki» mintra'nf^wf. if oi-iron» it Parti, i ai XIM. Cuxirr 'l l'.r...,.n. "i. (.«ri lia. r. s loi.

• ffuteiri Wm iwctu 4* Paru, lame il, p>ge tïi.

et une partie d'entr'eux % alla demeurer. Les manie,iux-b an -s furent ainsi c!iang'> en mante us noir»; nu s l'am ien nom eoat nua d'« tre eu usage. Oui qui restèrent a Mont-Kouge l iaient si pauvres qu'a p. in - leur revenu pouvait-il eu eut'Cienir un ou deux. Le dernitr de ces m«iues (.m lem.m mourut en 1680.

Les jé uiles du noviciat avaient autiefois une maison a Mont- Roikc. el en tnriS, il leu- fut permis d'y btVir une chapelle, à enn litinn qu'elle ne serait publique que le jour de la Kéte- DImi et le jour de l'Oetave.

Kn l h 1 4 . le* Jésuites, «près soixanle-deux d'absence, furtivement i >t ndui's m Frnuee, cachant leur nom odieux sous celui de /Vre< de la Foi . parvinrent . par des moyens qui leur sont propres, a rentrer dans In maison qu'ils avaient occupée. Os je>uite» ont aujourd'hui les principes, qui I. ur furent jadis reprœhés par l'avocat Pa«quier, le ee.èhre P.iM-al. et pur des mi liers d'autres écrivains, et qui.cn I7«i. les lirent chasser •le France pour la secon te 'ois, ainsi que de Home et de presque mu les étals de l'Europe. Aujour 'hul , c -mme autrefois, leur but est le mé ne : celui de s'emparer de l'espnl des souverains pour gouverner les peuulesà leur gré. Qu .ni aux moyens immoraux ou criminels qu'ils cmploi- nt pour y parvenir, ils s'autorisent de celte maxime : la fin jwlifi* fe< mnymi.

\a plnine qui environne Mont-Kougc offre des lerres labourables el une grande quantité de cari is-res tcès-prof •ndcmi nt exploité s. La communi' e-l du dêp irtcuetit de la Stiue et du Muton de Sceaux, r^stte commune se comno»e du bourg de Moat- Rouge, du Petii-Mont-Rouge, dont je vais parler, du li mue. n de Mont-Souris, et autres lieux peu considérables. Sa pom lition est d'environ i,2uo habitants.

Près itc remplacement de l église qui a été démolie , se trouve l'ai e en cimetière, où l'on remarque le mausolée de Jean-François llubrcuil, ancieu maire de Moiit-ltuuge , qui terniiua sa carrière le su janvier (8io,et sur lequel Du lit :

Il exerça pendnni \XVI années, ' snns iiilemiplion, les ruiiciimis iuiiniri(Mles:

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