CHAPITRE III
SCEAUX, LAI, BERNY , CI mvv), AILNAY. BIEVfeR.
tiv-aMaws-
Seeaux est un bourg bien bâti, situé à deux lieues et demie sud de Paris, non loin de la grande roule d'Orléans.
Les premiers titres qui font mention de ce bourg ue remontent
pis nu- 'cl.i do xii* *n'*flr. H s'appelait, en lati», C'Iltr; l'abbé I .■!. mi v» ut que. LUIt/iBCluimÉI à ce mol, un ccuve tenus, et MM S faux: et il cite en preuve d'ancien» litre» qui t'crm-nl Ciaux; niais l'usage a prévalu : et non» nuis y conformons.
l.a rélél rite de ce bonru a commci ce, eu 121 1, nvic les reliques de KtU Mnmmcs . maiiyri é en Lappiolore, qui y fiucnl a. portée» de la Pa)J»atfMe |ar le rhcva'ier A lum </« Cti~ lu; on les conservai dans l'égide : elles liait ut. d.l-on, trèstflieaccs pour gu-rir la colique.
I. i l ne de sceaux fut achetée, en I ô S» 7 . p >r t.o is Potier de Gesvres. qui y baiu le prrmii r cl àbnu ; i Ile lu éri.éc eu cl àtclleuie, |«ar letlres-pat> u>r» du lu janvier lOtï. en fa>eur d Antoine Potier, rc -tétairc d'Etat la* sciguein avant é e lué au siège de Monlauban. eu t«3i, et n'ayant (Miint laissé d'euf..nis. Sceaux passai a son free Ru é Pot er duc de T résine et | P .h di- Krauce. En 10*4, la ». urie de Sceaux lui i ruée eu 1 baronnie. Ri-ne Pnl er de Cesvr.s litelahlir a .Sceaux les foiics et marciut qui étaient auparavant a Uniirg-la-lt< ine.
Gilbert ttrquii, en ir>70, ■ es hcrideis nu duc <<e Tresme, la tenc <lc Sceaux, «lonl il Ht démolir le ehaicau pour < n n construire un veau beaucoup plus iiiagmllquc; le crlébic Lebrun l'embellit pwr -e» peintures; I. s jardins, le pare el 1rs bosquet» lurent des»iués pa> l.e Notre, et le» sci Ipteurs Girardnn <t Pujet l hv aillc<enl à 1rs dicocrct a ks embellir. Dés ce moiiieiit, ci lle maiS 'ii de| labanci', objet de l'adunr lion général'1, devint le séto.ir lav.oi île ce i/r ml pi oie. leur de» ai ts cl des lettres, qui pré était la campagne a Pans. C'est laqu il médita ces grand* projeis d ndiuioisiratioti qui ont jeté sur sou nom tant de gloire, «n donnant au eumiin ice français une si grande i'lu»tnUion. et a l'un usine uue impulsion qui ues élcuail guère au-delà d>- su vie.
Gilbert se plaisait à rassembler souvent à Sceaux les savants de tous les genres; il reçut aussi, a d<-ux fois d il. ie t s, ilims son ehotcau, la visite de Louis XIV. 1rs letes qu'il y donnait, a celte oea»ion, rivalisaient en magnificence avec celle» de Muily ou de Versailles. Im pnmiè e Toi» que le souverain vint le vi i- « ter, Cmbeil lli assemblr les Inibltiiiiis de Sceaux, qui devai. ni payer, à celte occnsi'ii. une année de taille au roi, et leur annonça qu'ils songeassent se ule.in ni à saiisfuire aux six picniuis mois, et qu'il paierait le reste pojr eux.
Ijt lils du ministre, le marquis de Scignelay. tueceda à son père dans In terre de Sceaux, ei ajouta encore de nouveau x embellis ements à ce séjour enebautcur ; lui-même y teçut la visite du roi en 1683.
Leduc «lu Marne, devenu possesseur du el àleau de Sceaux, en 1700, le lit encore augmenter; il y consacra des sunim s immenses, qui lurent toujours employés par le goût. I n llnà- Ire y fut construit. Des mineurs anilnlicu-cs amenèrent le duc et la •uichrsse à la Bastille. Aptes que la liberté leur fut rendue, ils M riti éieut dans ee lieu de déliées, qui devint • es lors le rendez-vous des savants et des Ih. mines de lettres le» plus distingués. C'e-tlaque Voltaire, Fonleneile, Ijiiiiut e. Saint -aula r-, 1 li. m i' u. C.enest, Maié/icu, et une lonl. d'aulru» littérateurs, venaient appoiler le tnl ut de leur e«| rit, « t • ouiribu r, pai 1 agré - enlde curcouversalmn, a I amuse meut d'une Société nombreuse et elioi»ie.
Ce» mêmes personnes se réunissaient à Paris, deux lois par semaine, chez ma unie «'e Lambert, dont I n niable lia. ha umont, son heau-pere. avait lornv I • sprit et le a gemeul.
Apre» la niorl ■ u duc du Maine, In leire de Sceaux de. lut la p-oprieie du rou ir d°Ku. sou li s. Eu 17 7.'». elle pas n nu . hilaiitjiropc duc de Penlbiév e, qui ne semblait se plaire qu a faire d<s beureux : le cours de sa vie fol rempli par une Con'i nuilé d'acies île biemo sauce. N. n mon. s ami de» le lies que son père, il rass. initiait également a S eaux les li ter.. leur» de sou liiiips; il avad attaché n sa per om.e l'aio ab'e cl sentin cnlal l'Tunao. Celai leur a fait >cs ouvrages les pl.. s gracieux n Sceaux, et il y t< riuina sa vie lan^i issante en 1701.
Une longue n»enue partant de ta giande roule conduisait au cbàteau: on y iHITOtnit <u traversant une place nuiuméc demi- L ue, une vaste avant-cour q •> « s. m a la cour d honneur, et i.n prucl ni co. ii» de luïlimcul qui, situé <ur In partie In plus éu v. e de In colline, ''omii.ail euucreo <-ni te pare.
I e p i'0, qui c.'iitenn t no? a p nt , >e coinpo-nii tjt plusi urs pa t ms. Ivusqucl», nttM de verdure, aile. s. labyiin lie, etc., enrichis de bassins, de jeis d'euu et d'vu vaste caual loug dv
575 toise». A gnuelie, en longeant la rive orientale de ce canal, on rencontrait le bas-in o io^one du milieu du pn-l un jrl d eru s'éevnii a une gian.le bnuleur. Ce bn»sin formait de» <a»endes qui, pir leur éicudue et pi vatiélé de leur jeu, offraient le tnbliau le plus n.-he, le p'us ravis»ant, et attiraient aS.iaux un giand iiurnbre de eu ieux.
Uecriren.e - det.il un . liât- au et des jar lins qui ne sont plus, ee ferait exeil. r des reg els sup rllus cl fatiguer l alteution i!es lecteurs : il su lit d'avoir indi né l- s ma »es de eitte ma-.-nili pM propriété. J'ajouterai s< u em< n qur les partern s. les bassins, les salles de verdure étaient pnsp.e tous décores de t>.roujh s et de belles statues.
Je parlerai bien nt du jardin de la ménagerie, séparé du grand pare, e» . xis aul euc< rc aujourd'hui.
La Révolution eut alna la ruine du château et du parc de Se» aux, emliellis p.niianl i n sbe e p r In hommes bs pins illustre- de la naih n. Avant la ven'c de ce d main-, des pié- • alitions furent prises pour conserver ks obets de sciences et d'ans qui pouvaient >ed p'a -er ; une commission, eninpesée de savants et d'aitisles, dont !e zèle infatignb e regardait comme une > oni|uéle tous les monuments quVPenrrnchait à l'htitoraucr, li. Oaiisporter au jardin du l.uxembouri' et aux Pe i s-Auuustins l'Ilercu'e gaulois, ouvrage du célèbre Pujet. La statue rie Diane, eu bron/.e, donnée à Servjen par la reine de S aède : le groupe de» lutteurs . eu marbre blanc, le Si éne élevant Bacclms, l'Antinous,. furent également conserves; rt la bibliothèque, qui rcuf.rmait desé lilions du premier âge de l'imprimerie, d nuLuit plus precieu-e» qu'elles sont lo-t rares, fut poilée dans un des neuf dépôt» de Paris qui existaie. t alors '. Plusieurs groupes et statues furent transférés uan» les jard.ns du Luxembourg et des Tuileries.
En t "Os, le cha'caucl le parc de Sceaux furent vend us comme biens nationaux , et les a.-quéreurs, à l'effet de pouvoir paver le prix de leur achat, firent nbatlie le château et détruire le parc, pour en rendic la terre à l'iigncu'lurc. Tout fut détruit, excepté le janiiii de la ménagerie, le logement du jardinier, la cuisine et les écuries.
Au moment de la vente du château et de ses dépendances, M. l)es<:Muges, maire de Se. aux. aidé de quelques riches particuliers du pays, lit l'acquisition du jardin de la ménag -ne séparée du parc. Ce lieu, embelli par ses acquéreurs, a été destine par eux à l'amusement et a ia promenade des habitant» du bourc. I.fl, tous les dlman bc. et fêtes, durant la b- Ile saison, se tient le bal champe re le plus fréquenté et le mieux rom pose des environs de Paris. Sur la porte d'entrée ou lisait celte inscription supprimée depuis peu :
De l'amour du pays ee jardin est le g*fe : Qurli|urs-uns l'uni acquis ; tous rn aur.inl l'ustge.
Ce joli jardin con'imt 14 arpents 15 perches.
L'église de Sceaux, qui primitivement était dédi e a stint Maiumes, fut rebâtie sous Louis M, en 1470. p.xr Jean Baillet, seigneur de ce villnge; deux ceuts ans après, Colbcrl In lit encore n bàiir. Du temps de Louis XI. elle se trouvait au un leo du village; mais l'a 1 >ert ayant fait abattre un ia i t nom re île maisons pour agrandir sou pire, elle est malii'enant a IVutr e un lieu et comme i*o ce. tx'llc église se re*s< nt d* l'époque île ta dernière eoustitii'tioii : elle est d'une élégante simpli lté.
Dans le nouveau cimetière de Sceaux : m >cs dépouilla
mur elles de l'au eur de .Yui'ia, recouvertes d une simple pierre sur laquelle on lit :
Rrpose le rorps M fLoaui», homme tic leures.
■■■cita.
Non li in A la r- i Caill.ava. qui, aprèi Mollèrr et n.-.'nant.
1 A rrll* rpoqur. Il fui deidr, par oMn «iporiour <|os loua Ira livret dr itirulogir, driuiian mau.rr. wrairm ratayr» à l'irvital pour ra faire de,
g n(ruu.4ra la. l.o.i.|uin'*n*. .|u< dr.ii.l drpui* tirUa libraire, aprrrud. I-- 3 (rrr-
ii r n VI. qu'on,/. Iraospoilrr Ir dr-ndi dr Scraui S I o rnjl : il pat I pnnr
rr rl.al. au. »'■ nii ti l avrr Ir «o luii. r rharf du lr>n>|».ri dr- I >r.-» ; rl an l.*u d'r rr irmi« à l'Ar-rnal. it> furent poriraihr» lui. I ra li.rr» n larder al pat à fnc rtprdo-a t ..... l'Ai.» rirnr, • u l'oa «n rrliia .!«•» ..un... i ■ m n-< || rai ><ai que Ir lM>u.|uiniatr rntoja tu rrltanfa daa raart d« naii»au papier, astri uusuai ucawuoiui puai ua»; - caaaa.
HISTOIRE Hl" S ENVIRONS DE PARIS.
trouva à glaner cl** Plaute et Anstoph in . Un trstc < y. res. piaulé par «i fille adoptive. que s-s >crlu« firent nnmm r la modem* Ant'goit. prête »on ombre au» cendres de son père.
Kulre Sceaux et Antony, sur I» rouir de Pari*, on remarque un monument funèbre, élevé sur le lieu où reposent h s rote* d'un jeune homme mort malheureusement en cet endroit ; à rote est une peiile cbaj file : le tout est entouré de cyprès et environné de mura.
En 1678, ^olbert, ainsi que nous l'avons dit â l'article Poissy, avait fait transférer à S'-eau* le srand marché de brsliaux qui au* cette première ville: et, quoique depuis 1701, XIV l'ait ren lu aux habitants d-- Poissy, cependant celui de Si-eaux ne Tul p dot supprimé. Il >e tient nu pied de la col line sur laquelle est bâti le bourg, à gauche de la grande avenue du château, pn-s pie à U suite de Boum-la- Reine. L'enceinte des bâtiment», â son u*aî»e, forme un carre parfait de 160 toises en tnus Mns. La façade d'entrée contient 1rs logements; 1rs Stables sont sur les cotés de la cour, et au fond est une chapelle dont la décoration, d'un style simple et correct, est en harmonie avec les autres parties de l'édifice.
Sceaux, anciennement nommé Sceaux du- Maint, et ensuite Sefiiur-Pen hiti re, nom que la reconnaissance de* hantants se plaît a lui conserver, est un bourg fort bien bâti, peuplé de 1 ,40u habitants. Il est le chef-lieu du deuxième arrondissement du déimrterwnt de In Scne ; lequel est divisé en quatre cantons renfermant 43 communes.
Les quatre cantons de cet arrondissement sont :
Sretai, qni a 43 cou Ville-Juif, 4 S
Charnuon-le-Pool, 44
i ei 49.927 luailMiU.
Total.
Il *e tient a Sceaux une foire d'un jour, établie en 1814. On y voit une ma> u facture de faï nec dont l'élablis-ement date de 1743, et une fabrique de < olle forte, élevé - en 1830.
I e territoire «le celte commune e»t consacré à la petite culture; le» grains font la i rincipa e rict esse des habit m's. Quelques parties du leintn're sont aussi cul ivé.s en vignes, en i>é pmiéres rl en nrbies à fruits; cl In vallée qui est «n bas du » are eonlienlde bilks prairies et quelques bucages épars tics-
Lai, l'Hay ou Lahi, est un petit village situé sur nne montagne, an pied de aqoelle mul In Biè\re, vls-â-vis de Bourrin R iue. h 2 1 eu. s s/4 sud de Par s.
Dans tous les titre» anciens qui font mention de ce lieu, son nom »st et rit m latin Laiarum. L«-s [ I <s anciens monuments qui pirtent de Lai sont la charte «tu tx« siècle, où sont dennm mées tontes es principales terres du cha'pil c de Pari*, et mie du x*. qui est de* rois L»thaire <t Louis, dans laquelle on nti ou»e les noms de ces même» terres.
La terre de Laï fut une des prem ères que Louis VII exempta de corvées et de tilies, afin de n'en pas grever le* liabit>nts. Sous saint Louis, le <b«p tre «le Saint-Marc» I de Pa<is, p «ssisseur d une partie de la *e uncurie de Lui. y a»alt des »crfs nu'il affranchit en 1338. Mutihieu de Marlv, deuxième du nom, est le | remier qui ail été qualifie de «ei^neur de Lai, dans des ne es coneerunnt la fondntiou de l'nbbnve de Port-Royal, de 122...
Le châ eau, que l'on voit encore à l'es» de Lai. a san* doutp appartenu à ceux qui ont eu une pirti^ de la seigneurie: il est auj«urd'bui la propriété d'un h»bik agronome, qui peut tirer un parti avantageux • c son endos.
A i ô é <lu cliâ'cau e«t une baule tour carrée ou donjon, dont le jjenre de construction ntpiele le xn* siècle; cette mur, qui domine tout le vidage, est entièrement bâtie t n plerie» de laille et fl.ninuée de qunt e toun lies terminées en rul-dc-lam|sr, et surmontes par une couverture d'ardoise en c6ne Sa construction parait être I eauroup plus ancienne que ci lle du château qu'ei'c ai e unpngue- L'escalier est construit en dehors, du coté niéri liuual.
Ln po»it on de ce \ilb>ce est agréable ; la Mie du coté de l'otiet est belle el fort étendue; sou territoire e>t .-.impose de te-rts laLourablea, de vignes tt de prairie," Il appartient au dépatte-
de Se. aux. Sa po-
mi ut ne la Se ne. arrondissement et pu.alion est de 330 habitants.
6 m -Beray.
Berny est un hameau situé à 3 lieues sud de Paris, sur la grande route d'Orléan*.
(le hameau n dû *a formation â un des plus notables châteaux des environs de P iris, bail pour la maison de Pui*ieux. Il était une drs plus belles produrlion* de l'architecte François Mansard. I.'arehitei-tiire et In distribution en étaient admimb'es: de* canaux remplis d'eau \ive, des jardins maimifhtucs rt des vergers bien riantes, ajoutaient un charme larticulier à cette belle habitation, détruite dan- le cours de la Révolution.
Le château de Berny passa de In maison de t>ulsl< ux au chancelier de B. llic»re, qui se plut à l'emhclir; Hug--esd* Lyonne le posséda, en IfiOS; enm l'abbaye de Sainl-Germnin desl'res de Pari* l'achela, ainsi que là seigneurie de F«esnc, en I68K: et ce fut en sa qualité d'abbé de Snint-Ormain que le prince de Clermont l'occupa pendant trente-six ans.
I es ambassadeurs de Siam y furent loyés par ordre de Louis XIV, en 1676, et y demeurèrent jusqu'à leur entrée publiqre à Paris.
Berny appartient à la commune de Fresnes-lès-Runeis; il fait partie du département de la Semé , arron liss.-ment de Sceaux, canton de Villcjuif. On y trouve un relais de poste.
g lV.-Cbaicaay<4«»Bac««<*s.
Châtenay est un joli village d mt le nom latin Ctisianrlum vient prnhuhlenv nt des châtaigniers qui croi^saienl sur son territoire. Il e*t aareablem nt >i ué, à trois lieue», sud ouest de Paris, sur le penchant oriental d'un coteau couronné ne bots, plajitc de » unes et d'arbres fruitiers, qui domine une • om( a^ue fertile et bi< n cu'ii»ée.
II n'est pas dou'eux que Châtenay ne soit fort ancien, puisque Irminon. nbbe de Saint-tiennaln-des-Prés, sou* Char em»L:ne. en Tait me >iion ; il est au moiu» eer'aiu que son ai Uquité ev| éunlc à c Ile de Magneux. dont II par..lt a»oir été une dépendance, avant que Sceaux, le Boiirg-1 i-lieineel le. l'Iei-ls- Picqnet, qui l» séparent aujourd'hui e»igta w n ;cnr. dans un
• itre du i\* i."cb-, Ch.àt .nay est nommé Cattantlum, comme un beu voisin de Verric e*.
I c- Templier» pusse 'nient, au xin* siècle, ln feigneurle de Châtenay. Ils la vendirent à Jean de Reri-eiico»rt, qui en lit p.é em au chap tre de Notre Bain»- >ie Paiis Un trait de la \ie «le la reine Rl nc'ie. mère de -aint l.oui*. cité dans les chroniques dut mns, i ons en fournit la p e ive'.
«i Kn 1345. pendant la prem « t.- expéditon de saint lattis « dan- l'Orient, le cba.otre de Paris fit mpitre en i ri*on tous « les h^inme» serfs qu'il avait à C- àten -y, p«rcc qnecesmal- « heureux , écrases d'impôts n'axaiei t |oint payé la taille « attachée à le ir et-.t de servitude. Quelques-uns d'entre eux,
• qui n'avaient point été saisi», vinrent se jeter aux pieds de «i la renie BU che, qui uouvcrn.it en qualité de rêvent* du « roy urne pendant l'iitisence de son I1U. et la sunt lièrent de « s'interes er au sort de leurs malheureux compatriote-. Celte « r. iue, A qui une piété solide ins. i*ni' une jiéi.éreusc scnsl-
bil té. fut tou *hée de leurs l.irnns, rt fit prier le chapnre de
■ r. lâcher ses prisonniers. Malgré celte p icre, i|ui eût du être « un ord e po.ir eux. les chanoines n'en voulurent rien faire ;
• 1 1. redoublant au contraire de cruaul*. Il* firent encore saisir « tes femmes et b s enfants, et les plongèrent dans les cachots, « où deja uémissai nt les i p mx et les péri s. Ce» ca chois étaient « si infects, et c s misérables tietimes d* l'avarice mimas i-
• qu- y élnieut ic!l -ment e ta-s» e*, que plusieurs y mourment
■ KufT.iquees p <r lu trop urande chaleur. Instruite du meptis « qu'on avaii fait de sa prière, la reine Blanche, irritée d'atl-
• leurs de la mort de c»-s prisnnniers, se prescu'a en personne au « chapitre a\ ce des gens armés: elle-même frai pa la première à a la port • d* la prison avec un bâ on, et la fit rom* rc n cou.>sde
■ haches. Mie lit aussitôt sortir les prison n ers. les mil en liberté, « el se saisit du temp irel •terédisc.jusqu'acequelesrhanoines « eussent dédommatcé les habi ants de-Cbâtenay des mauvais
■ traitements qu Ms leur av-.ient Tait éprouver. »
Qu.lques années après, saint Louis, solhcilë par ta mère qui
.: . • ,■ . .- , •• .i-.. .;V. rp ; .il
« HMoir* ttduivtiq*: to»« t, NftSt*.
HISTOIRE DES ENVIRONS DE PARIS
avait oppris que, dans d'antres paroisses, le* piysnns étaient exposé- ad-s vexations semblables, engagea tous le seigneurs de sa cour a accor 'er la manunik«lnii à leur* serfs: ceux île Chatemy l'obtinrent vers Tannée 1 306. moyennant 'a somme, très-forte pour ce t mps-là. de 1,400 livres tournois. Dès l 155, les habitants de Chatetwy avaient été exemptés, pnr Louis-'e- Jeuue. des droits de gîte, ainsi que toutes le» terres du chapitre de Paris.
L'ég'i*e sous l'invocation de Seint-Germaln-i'AoxerroK est un édinee Toit an ien ; du moins, des colonnes que Ton remarque dans l'intérieur annoncent le goût du x* siècle ; cep mlant plu ieors de se* parties ont été rei>à"le« nouvellement. La tour est solidement construite et fort élégamment travaillée. Le savant Malézieti et l'un d* ses (ils ont été inhumés au milieu de la nef de crue église, en I7J7.
V- 1 aire, l'un di s hommes le« plus célèbres du siècle dernier, ee génie presque universel, qui a eu une influence si rn»rquée sur les hotnmi s de s «n temps, e-t né à ChAienay, le JO février I 694, dans la maison que pns-ede aujourd'hui M"' la comtesse île Doiitnes Quelques biographes, cependant, ne sont pas d'arcord -ur le jour de sa naissance; mais le passage suivant, extrait d'un" lettre de Voila re lui-même, éc i'C le JO février i7«6. à M. de lideville, lève tous les doutes à a t égard : «J'enlreau- « jourd'hui d>na ma soixnute-dou>leme année; car je suis né • en l «su . le 10 février, et non le 20 de novembre, comme le dio sent les commentateurs mnl instruits, s
La beauté du ile de Chatenay, 'a variété de ses points de vue, y ont fait construire un grand nombre de maisons de plaisance. Celles de M. Mouette, maire du heu , et de M. Bauvals. propriétaire, sont particulièrement remarquables par leurs charmant- jardina. Une autre, située au Ptlit- Chamboré, hameau de cette commune , se fa<t aussi remarquer , de la mute <J'Orléans par sa position avantageuse. De la même route, on voit encore celle dite de la Vatl $-au-Loup, et, plus loin, celle du Pavitton-de-Matabru, qui possède de superbes jurdins enclavés dans le fintunn dt Verriiru.
Cbat^nay offre I heureux tableau d'une population laborieuse; son active industrie a doublé ses revenus, surtout depuis dix ans; et cepcnaanl il n'y existe pas d'établls-ement industriel. Le* produitions du territoire sont peu importantes en grain*; elles se rédubenl aux produits de la vigne et des arbres fruitiers.
Le village de Chàtrnav-les-Bagneux appariant au département de la S<ine, arrondissement et canton de Se aux. Sa pnpulauon. y compris les hameaux d Aunay, de Malabr», du Prtit- Chatobord, et les maisons isolera dues le Prltt-Chàtenatf. la Vallée a»- Loup, et le Pacilton Malabry, est de :>7S habiiants.
Aunay-ttë Chitnwif «st un joli hameau dépendant de la commune de Chalenay-les Saunera, situé à peu de distance de cet endroii. au p.ed d'un coteau boisé qui s étend jusqu'aux boi* de Me .don et de Verrières.
S'il faut eu croire la tradition, ce hameau formait autrefois un village assez considérable, détruit dans les guerres dnnt les environs de Paris ont été le théâtre à diverses épo tues. En 1284, l'abbaye de Sainte-Geneviève y exerçait un droit de justice ; et il et rait mention d'Aunay, sous l'hdippe-le Bil, dans le nécrologe de I église de Paris.
Auuny se compose aujourd hui d'un peut nombre d'habitations et de quelques maisons de campagne tres-gracieuses ; au bas on trouva la Vallrt-tm- Loup, vallon étroit, compUimeot entouré de bois, et célèbre par un édifice singulier que II. Chateaubriand a fait revêtir des formes gothiques, avec des créneaux, d<s meurtrières, des fenéires ceintrérs en ogive, et jusqu'à l'antique poterne des vieux ca-tel-. Le parc, trè-bean, a été desinc par l'auteur de l'Itinéraire de Paris à Jérusalem, qui. dit-on, a essayé d'y reproduire quelques perspectives de la Palestine. On assure <pie les Martyr» ont eié composé* à Ir Val ée-eu- Loup. Malheurt u-ement cette maison a cessé d'appartenir à son fondateur, dont elle a cependant gardé le nom. Cet auteur célèbre, qui a consa.i é à la défense de la cause sacrée de» Grec-, et à c. Ile non moins sacrée de la liberté de In presse, toute la puissance d'un beau nient, et toute In chaleur d une âroc généreuse, se trouva dans la nécessite Je vendre sa mai son de»ch«mps.quii avait cultivée et embellie de ses propres munnaiquil avaUorn^- 8 <JJJ|ds rrni». Marbres et de plantes
L'illustre propriétaire voulut esmyer cependant de tirer un mci'l.ur puti de cette charmante ret ait.-, en la mettant eu loterie. Il se contentait de qualre-vinst-dix bil ets de nnlr fr mes rhaque: et n'en a< ant pu placer que trois, il fal ut bien chercher des acheteurs. Il ne s en tMuvapasun seul qui voulut paver autre chose que la valeur matériels du ler<ain. Use vente aux enchères fut arrêtée. Le propriétaire lui même fut obligé d'offrir la mise à prix de 50,ooo francs. Un receveurgéné'il en offrit al, 000, et la maison de* champs lui fut a 'jui.ée : e le passa ensuite au vicomte Matthieu de Mnntnwreney, puis a M. Sosthène de Larochefoueauld, qui la possède actuellement.
Les autres maisons de campagne remarquable* d'Aunay sont : celle de M. de Chàleau-Gi-on, où l'on trouve de fort lie le - ea.it ; Celle de M. Acloque de Saiut-Andre, et celle que possédait «ulrtfois M. Lcnoir de La Hoche.
|».-Blève«*
Village situé à trois ligues et demie sud-ouest de Paris, sur
le penchant méridional d'un coteau, au pied duquel coule la Bièvres, qui. dans cet endroit a 1 16 pieds d'élévation au-dessus du niveau e l'église Notre-Dame de Paris.
Ce village doit son n>ma celui de la p«th> rivière qoti'avoiMne. Son origine ne remonte guèreau-delè du xi i* siècle: il fut é^rigé en seigneurie par leltrasdu roi Otaries V.dalées< lu boit.de Vmc nnés. le 30 novembre 1 37 7 . en fav egr de Pierre de Chev reuse. N en le milieu de xv* siècle, cette seiirneu-ie était possédée par CMrlri Donnai!*, sous-secrétaire du roi Charles IX, qui permit IVmb'iv sèment de deux foires a Rlèvres. le f l juin et le 6 décembre, et un marché tout le* lundis. La terre de Bievres fut 6 iiiée par Louis XV en un marqui-at dont le premier posse-scur a été Ir fameux marquis de Bievres, auteur du S ■durlmr, quis'tslfai. une réputation par ses nonthmix calembourgs. M. le iomk de Vatilgr« naud e-t aujourd hui pmpr etaire du château.
L'égtise est s»us l'mvocat'ou de Samt-Martin. KHe est petite, rt n'a point d ailes : cela prouverait une haute antiqu té. si le chœur était couronné par une tour ou par un elociier de pirrre ; mais ici le coct erest a côté de l'église, et bâti en pierr s de gt es : ce qui laisse des doutes sur l'époque de sa construction.
Ce qui a principalement conti ibie a faire connaître autrefitle village de Bièvrei, c'est l'aocunne abbaye de Vnlp o'ond. située sur son territoire, dont lu fondation r« monte au-delà du xii* siècle : elle était de l'ordre aneien de Saint-Benoit, et établie avant l'ordre de (liteaux. Cette abbaye souffrit i eaucoupsons les guerres de Louis XI. Kn i . rli'- fut. en p «rt e. ruinée par l'armée du pt iuce d«- Conde; et les religieuses furent obligées de se retirera Saint-Paul de Beauvais. La situation de cette abbaye, dans une gorge piofonde, lexp«sant à de fréquente* inondations causées par les orages d'été, ce eouvent fut, en Mit, transféré* Paris, au faubourg Saint-Jacques; et, en I6J«, il fut permis aux relig-euses de faire d molir leur ancienne demeure de Bievres, et même de la vendre.
On voit a Bièvres une belle manuf«cture de toiles peintes, dont le* proiiuits riva isent avec ceux de la célèbre manufacture de Jouy. Il s'y tient dru* foires chaque année, les il juin rt 6 décembre.
1-e villaice de Bièvres appartient au déparlement de Seine-<t Oise, arrun lissement de Versailles, cant <n de PaUiseau. Ss population est de 907 habitants, y compris les hameaux des Rithtn et de Kaubayea, les maisons' de Momtertaire, de Btl-Ah, de f A bbaye-aur- Bon, du Val Profond, et d autres habita ioas iso'é. s, dans l une di-squelle- on trouve une fontaine dV«u minérale ferrugiueuse. Le terroir est en labour, en prairies et en vigues.
CÏÎAPITRE IV.
VBRRiéats, amblainvillierj, Airroirr, masst.
0 I.— Verrière».
Village asréable, avec un chàt au, voHn de la forêt de ce nom. à trois lieues et demie au sud-ouest de Paris, cinq lieue sud-est de Versailles.
t elieuc-t mentionné, sous le r^gne dé Charlemagne, dans un titre de l'abbaye de Saint Germ *in- les-Prés; il y est n .ninvf Fenfrari« ; et, dans un . diplôme de I0J7 du temps du roi
Robert, il porte un nom semblable. Ce dernier trie constate que les hnb'tnn's de Verrières et d'An'ony étaient soumis 1111 même vicaire ou vicomte app -lé Pipinel Garin, et que ce fonctionnaire accablait ses subordonnés de vexations et de mauvais traitements. Les moines de Saint-Germain-dcs-Prés, seigneurs de ces deux villages, portèrent leurs plaintes nu roi Itoltert, qui ordonna que Garin. pour établir ses droits, se battrai, en champclos contre les h mitants : ceux-ci avaient to it disposé pour le comhal; mais Garin refusa de s'y présenter ; et le roi Rubcit le • destitua «le «m emploi de vicomte.
C'était alors à grands coups de d'épée, a grands coups de bâton, qu'on établissait ses droits et qu'on plaidait devant les tribunaux.
Le roi Robert était si mal obéi, que Garin resta en place et continua ses relations, qui excitèrent contre lui de nouvelles plaintes.
Les moines de Saint-Germain-des-Prés ne portèrent aucun adoucissement an sort des malheureux serfs de ces villages, et exercèrent contre eux tonte la rigueur de leur pouvoir féodal. Dubreuil, dans ses antiqui*és de Paris, et, d'après lui, l'abbé Li bnut', en offrent un témoignage, et produisent, sur l'état des habitants serfs de Verrières, un document historique de l'an 13.14, duqu I il résulte que « Bertranl. fils de Hugues de Veniè- « res. qualifié homme de. eon>s de l'abbaye de Saint-Germain, « ne put >e maiier sans en obtenir la permission de l'ablié. et < sai s lui avoir promis <*e lui abandonner, en propre, comme « serfs et hommes de corps, la moitié oesenfints qui nnllraient • de son mariage. La raison pour laquelle Bertrand n était tenu « de donner que la nvitié de ses enfants à cet abbé, est que « la femme qu'il de* ai' épouser était du village de Vilceors, « que nous prononçons tri**»», et qu'étant, pur cette raison, « femme de corps de l'évèqne de Paris, l'autre moitié des enfants « dcvnit appartenir à ce dernier seigneur'. •
Comp ices de cette épouvant able tvrannie, de ces attentats contre l'humanité. lesévéques, les prêtres /eod aux, en violant si man.le tement les principes de leur religion, étaient-ils de véritables chrétien»? ils croyaient l'être ; et, par ignorance ou par intérêt, ils paraissaient persuadés que les praliquesdu culte étaient leur unique devoir, et devaient les absoudre de leur immoralilé habituelle. En traversant huit ou neuf siècles de barl aile, la nl.gion chrétienne éprouva de déplorables altérations.
En l J47 ou |J4«, Thomas de Mauléon, abbé de Saint-Gcrmnin-des-Prcs, lit en partie cesser ce scandale, en consentant a I a(fran,hi>semcnl des habitants de Verrières et d'Antony; mais cette conctss o ne fut pas gratuite : Il ne hur donna pas la liberté; il leur vrndil fort cher ce bi«-n qui appartenait aux arheirurs; les villagesde Verrières et d'Antony furent forcés de payer annuellement la somme de cent livics, somme exorbitant alors, pour des Heux faiblement peup-és, et a une époque où le ma c d'argent ne valait que û8 sous; de plus, il furent obligés de subir la banalré du four, celle des moulins et des pressoirs. De plus, l ab'ie devait, sur chaque muid de vin récolté par les habitants, prélever deux piutes de mère-goutte, ou du viu le plus pur, et la troisième pan le du vin sortant du pressoir; en outre, les habi'auts étaient assujétis à plusieurs corvées et servitudes ; enfin, ils devaient fournir des lits garnis à I abbé et aux moines, lorsqu'il leur plaisait de séjourner dans un de ces .villages. L'abbaye, en restituant aux habitants leur liberté, les priva des principaux moyens de subsistance.
André Ductaesne. savant en l'histoire, quia publié une collection ol.mee des historiens de France, possédait, à Verrières, une maison qu il habitait souvent. Un jour, le 30 mai 161.0, s'y rendant è pied, il rut renver-é et écrasé par une charrette pesamment chantée, et expira sur- Ic-champ.
L'ég'ise, dédire a la Vierge, fut brûler, en 1562, par l'armée de Coudé; celle qui subsiste aujourd'hui parait n'avoir été rebâtie que dans l'avaut-dernier siec e, a l'exception du portail et d'une partie de la tour, qui sont du xiu' siècle. L éd. lice eulier est voûte, même les di ux ailes; mais le principal corps de leglisc est sans » ilrage et ne tire du jour que par le b is.
a En 18lô\ le bois te Vrrrières, vaste et percé d'un grand nombre de roules, très-fréquente par les chasseurs tt prome-
» OiiMrt iu *i«h» L P„ru, p*r Lebeaf, ton, », p»grp I«T, SIS. i UlliMMin lorsvrtrhitv « mHMr* U, .Mirnu u ftri,.
neurs parisiens, devint un champ de bataille entre les Français et leurs ennemis, surnommés a'tirt. Au même moment que les d' ux partis combattaient à Velizy, le premier juillet, d autres détachements étaient aux prises près du bois de Verrières. Le général Excelmans, qui se portait Cn personne sur Versailles, rrne n'ra les Prussiens à cette hauteur: aussitôt il donna l'ordre de l'attaque; le 5' et le 15* de dragons lis chargrrent en tfle avec la plus grande int>é idité ; le G" 'le bussaris et le 20* île dr.ig.-ns les prirent en flanc. En vain ils voulurent opposer de la résistance à l'élan de la bravoure française ; culbutés sur tous les points, les Prussiens prirent la fuite du roté de Versiilles, et lai sèrent la route couverte de leurs morts et de leurs blessés. Le général Exeelmans se mil aussitôt à leur poursuite; cl, malgré I rapidité de leur course, il entra aussitôt qu'eux a Versailles, et los chassa de la Mlle. »
l.a plus grande partie dn territoire de celte commune est enclavée dans un bois perce debelles routes, qu'on appelle le W. ■> de Vfrrièrtt, et qui est un des bois les plus agréables drsetmions de Paris. Le reste est cultivé en grains, eu légumes, et planté d'arbns fruitiers.
Verrières forme une commune du département de Seine-ct- Oise. arrondissement de Veradles, c-nton «le Palaiscau. Sa population, y compris le hameau d'AmMainvilliers et plusieurs maisons de campagne, est de 1,009 habitants. Ou y trouve plusieurs tuileries, renommées par la qualité des tuiles, briques et carreaux qui s'y fabriquent.
Mignuus, situé près de Verrières, est l'ancien manoir du seigneur de ectt»* paroisse; ses fo sés remplis l'eau vive, ses avenues en nnvevs, son parc de HO arpents, les |ioinls de vue étendus et varié* dont on y jottit, en font une hnbila'ion sinon magnifique, au moins eommode et très agréable. Cet aneieo fief .le la baronmede Massy a appartenu, en iS60,au célèbre Charles ,lu Moulin. i
Amblamrillirrs est un hameau dépendant de la commune de Verrières, situé sur la rive gauche de la Bièvre. C'était une seigneurie tres-aneicntie: car, dès i>- xiu* siècle, H est narlé d'un Boehart d'Arobialnvilliers, dans le carlnhire de lévêque de Paris, à l'occasion d'une dixme que ce Boehart possédait dan- le voisinage. La terre d'Amblainviiiiers, a été longtemps possédée par l'abbaye de Sainte-Geneviève.
Amblaiuvilliersétaitunfiefde la baronniede Massy. En i2H9,ce flefai partenaitàGuydeLévy,et,en i5IO,àGuillaiimedeGailou.
Il est prohabe qu'au mil < u du xiv'siè le Amblaiuvilliers était un lieu qui avait de l'importance; en effet, ou ht dans les chroniques deSaint-D*>nis, qu'au mois d'octobre I35S, les garnisons anglaises qui se trouvaient autour de Paris, allèrent prendre une forte maison, à 8 lieues d* Parii, appelée Amblainciltiers- Les Parisieus envoyèrent des troupes pour la r. prendre, et ne purent y réussir : alors ils se déterminèrent à l'acheter, et la firent abattre.
Joli bours situé sur le penchant oriental d'un coteau, au pied duquel coule la Bievre, à 2 lieues 1/2 sud de Pans, une lieue est de Sceaux.
Ce lieu est désigné, dans quelques titres anciens, sous le nom dAHoniacum. nomque l'on a successivement prononcé intogny, Antoigny. et enfin Aniony. Cette terre ap artenait à l'abbaye de Saint-Germain-des-Pres : on trouve des traces de cette possession dans un diplôme de Charles-le Chauve, de l'an hî2 : ce qui fait remonter très-haut l'existence de ce village; il en est aussi fait mention dans une charte de 839.
Antony cl Verrières, placés sous le même joug féodal, appartenant au même seigneur, eurent, au xi' siècle, une pareille destinée, éprouvèrent une commune oi-pression. Ou peut voir, à rarlic'e Verrières, ce qui est rapporté d'Antony.
Ces deux villages avaient pour seigneurs l'abbé et les moines de Saint-Germain-des-Pres; leurs habitants, attaqués, pillés, battus par les seigneurs voisins, étai-nt encore obligés de repoussa teurs attaques, pour les intérêts des moines qui les opprimaient également ; ils étaient, comme on dit, placés eutre l'enc urne et le marteau.
Le* anciens roi de France avaient droit de glle à Antony. Sous saint Louis, les habUnts refusèrent de payer, nu prorata de leur te. re, lrur contingent pour le glle que ce roi avait pris à Aniony; mais ils y furent contraints par arrêt du parlement en date du 11 novembre 1260,
I11ST01RE DES ENVIRONS DR PARIS
François 1" donna, en 1545, des lettres-patentes pour l'éla- W Nu ment d'une foire annuel c h Antony, le jeudi d'après In Pentecôte, outre un maichi' tous les jeudis. Le jour du marché a changé ; mais celui de la foire a li u encore à la mô.ue époque : c'est aussi relui de la fete de ce village.
L'église paroissiale oITre un choeur assez b«nu, et surtout une très-belle t-ur, surmontée d'une i yrainide, que l'on croit avoir été bâtie dans le xtv' siècle; elle est entourée d'un ancien cimetière, et offre un point de vue très pittoresque.
Sur la route d'O'léans, prés d'Antony, e»t un écart de ce village, qu'on nomme l'ont d'Antony, à cause du pont bâti sur In Jtièvre. Oc lit u est souvent m utionné dans 1rs monuments historiques, comme passage, c même séjour des gens de guerre.
On y trouve une manufacture royale de bougies cl une blanchisserie de cire, appartenant a Ni M. Trud n; i< y a nu>si un lavoir de laines et des plâtrices estimées.
Le territoire de cette commune consiste en terres labourable*, en prairies e en vignes ; on y cultive aussi la garance. Elle apparli nt au département de la Seine, arron lia cment et canton de Sceaux. Sa population est de 1,150 habitants. Il y a un bureau de peste.
f III. — Maasr nu Mm;.
Village situé à quatre lieues sud de Paris, a droite de la route d'Orléans, dans un vallon découvert, A une dcrui-licuenord-<;»t de l'.ilaUeau.
Tour de MonllhJry.
Il es» difficile de déterminer l'origine dp ce lieu, que quelques écrivains font remonter au commencement du xit* sièc'e, temps où vivait Gui Trousseau de Mont-le-Héry, avec lequel Ayn'ond de Massy s* trouva témoin dans in nains actes.
En 1 151, le monastère de S*>nt GermMIt «Ut un adversaire à comlattre dans la personne d Etienne de Massy'. I.a dérision du point con'C'té fut soumise nu duel ; > hacun fournit son champion, suivant l'usage du temps, l e champion de Saint- Germain nrr cha l'oril au ehampiiui du seigneur de M ss\ , et se jela m rudement sur lui, qu'il fut obi gé de se déclarer vaincu.
En l tRO, ou environ, sons le règne de Louis Vit, Bouchard, s-ignenr de Messy, tut accusé de trahison, et s«s birns furent confisqués. En t270, Simon, seigneur de Massy, s'engagea à payer au roi Philippe la rente annuel e de 50 livres parisis, sur sa terre et autres biens. V.xi 1435, Aymond ou Haymond, slrc de Massy. passait pour le plus cruel tyran de la contrée. S'etnnl mis à là léte de cent hommes, il se joignit aux Anglais qui ra\ng'aient le royaume On lit, dans le journal de Gharles VI et de Gh irles VII, « qu'rtnnt n la forte maison de Manrrjtat, ses « gens jetaient le monde dam un puiff, ensuite l'accablaient de
• Bitltir» 4* S.i.l- Crrmoo», p4|e •».
« pierre*. »' (Test probablement le même Hnymond de Massy qui déposa dans le procès de la pucelle d'Orléans,
Le chAteau seigneurial de Massy, dont la construc Ion remonte au commencement du xvn» siècle, est situé dans une prairie qui se trouve au bas du village, et n'a rien de remarquable. Outre ce château, on trouve encore plusieurs maisons de campagne fort jo ies.
Au xvn* siècle, ce rhâteau portait le titre de baronnie, et appartenait aux seigneurs de Chilly. En 1627, Antoine Ruie d'r.fflai, S'igneurde Chilly et de l.ongjumeau. acquit, de M. Henri de Lévis, due de Ventadour, la b.irouule de Massy, moyennant la somme de on.oon liv.
L église paroissiale est sous 1 invocation de sainte Madeleine: lebniimenl ne paraît être que de 1 avant-dernier siècle, excepte le portail qui est de la An du xiir», ou du commencement du xiv».
Les productions du terr'loire de cette commune sont as«ez variées : les collines offrent des vignes; la plaine est cultivée eu grains; rt de belles prairies tapis en» le fond de la vallée. On y trouve une fabrique considérable de tuiles, de briques et de carreaux très-estimés.
Massy appartient au département de Seine-et-Oise, arron-
« AmiI ét CkmrUt Yt, p*t*
HISTOIRE DES ENVIRONS DE PARIS
dissemeut 'le Corbeil, canton de I oaujumiau. On 10 52 habitants, y compris le hameau' de Villainea.