tome l«, p. «»T
nisToinr nrs kwihons de paris.
mi'ldu rnuv'-nl ; l<* Moment .onvenuel a < te h"9n«W»é en ur^M'eflixis-n "»p ai*an-e. Rn iki«, iVpli r mewaranl ruine, on *e dérida * rn ahi tire UTp nie, pour aider à o'-pa er le surpus; Itvs de «a re laurniion fane en on en a suppuiné le c' nur cl le chevet, ■ t place le uiand nutfl au cent' e de la cnii- *oe. File es», maigre p.» démo'iti us, une de» églises lis plus rrnwiriiiahlcs de* environ* de Paiis.
|jt façade de celte éjjiise est d'un ensemble lourd et Irrégoli r; niai* les dé'ai's ne inaiMecnt pa* de grae et de léuèrelé.
I a i-ramle j-oitc en ng<ve est di< is e en deux partie* par un pili>r «mire lrqu> I rft adossé-- une statue de vierue; do i liaque rôié de l'arcade, on iema>quc qua re figures, dont l'une représ'uesainl Parthél-mi. un d-s latmn* tituhiire* de régtiee.
II ik > double turdon de I ngive, on a sculp é des anges portant |i s uni des roifpe* et les nuire» de» enceuso'rs ; et, à son e»t éniitr Mi.éi i. ure. on n ie résenié le l'en- Eternel ttfatissaut le* vierpe* sajrc*. dont les fleure;» sont p acée* à M droite; a ta paurlie sont le* v icryes folle , ayant I. urslaroie» renversée*: au* |ii il* de lit dernière e*t un arbre de*StChé avec une alignée déjà dan» la mci«e, tandia que sous les vierge* sage» est un arhre chargé de fruits. A gauche du portail est une mur earrée lrè*-mnsivc qui parait n'avo rpaseie terminé* ; une pette porte pratiqué) au ha* de celle t«ur oune entrée à l'un »• » ba»-» oies de l'église ''ans laquelle on descend par un escalier de doux«marrhi s. On prétend qu'auln foi* il y en avait airain pour y m nter. et qu- re sont le* allusion* qui ont evnucé le lerratfl : en iffei. le nortail c-t en'enc jus pi'au pied de» statue*. A l'entrée de l'église i si un béni i. r hume d'un clinheton gothique, qui jnd>« conronnall I» statue de la Vierjçe que 1% n voit ou* te ponai'. I.a sculpture de ce bénitier improvisé n'e*t pas sans déîii'iile-»e.
I e village de l^onapont fait pn<tie du dépa-tement de Seineet-Oi c. iirmn iswmcntd-'i mn.il, ciinlon de Longumeaa Sa populaiion est de «?« h h'taul . y compris les hamemix du M mil, Gu>iperen.T. Vlhbnvzin et In Granqf nur Cnitts. On \ ai i iv. pur une chan*sée joignant la rouie d'Orléans.
l ue partie île terroir 'le celte commune est eu terre labourable: le rvstr est en p- lile culture.
l e chàienu de Lormm*. dont M. le duc de Maillé, pair de France. e*i proprié'alre. fait partie de la commune de Lonjej uni : mi i; n re la date de sa eonalrnetion ; on 'ait seulement qu il a élé bà i avec la démolition du thtttau ('fuir, dont on trouve encore quelques traces à peu de disiunce du chà eau ca'uel.
(> chàtran e«t pru remar piahle par son architecture : le pre-
P' iét.iire a l'intention île faire abiiltre l'ail* du nord, et d • Il m quer le rorps <ie ha'i • ent n xiaut 'le deux pavillons : ces travaux commenceront incessamment. Sa position, *ur une éni BCOCf, lui ilonne les points de vue le- plu» pinoresqu.* et le. plus v«'ié>. leiai'-, liimté par la rivière d Orge, esi dims le genre pny gagiste; il e*t d< s-inc avec un art tel q|M*, <| " ue due stdt trr-clrcomcritcs, on le supposerait hrauioup pin* grand. La fraîcheur des t arons et entretenu* par «1rs i i nations qui parient d'un «.-raml lanal situé au milhu de ceti» «oiéablc hiild'nlion. La dis riluiliun des eaux, des sentiers («ir tu« ux tracé* dans une grai de piairip où se tiouvcm de hetlès pl 'nt-tionset lies groupes 'a l.re - bien plmés, lofnu ni un pny- ■aui- charmanL H. le duc de Mai léa fo'-m-. dans celte propiuié, un superbe établi»: Cincnt de médhu de pu. e race.
V ll'houtin est un châ'eau d'une ordonnance simple, mais réuuliè'e, bà i pour M. de Monlgommeiy. Il csi entoure de fuv>és Ici niant une «rande cour, précédée d'ene esplanade se pHiée par des firscs ou demi-lune, el une «vrnue | lanlée, dont le | ave jo nt in grande route d'Orléans. On remarque daul la cour dei X pivil'O'is, dont l'un contient une chape le construite danslegoù' i alu n, et l'antre une salle de spectacle. L'orangerie est roi I Ivcl'e: le iiare, arro é p ir des eaux vives »t ah uuliintes, est bien distribué : on y voit de belles misse* de r. cher* *ortant de* «aux, des l e* macieuses, et, en gé.iérul, un taouvem- ni naturel de terrain qui procure des points de vue délicieux.
CHAPITIŒ VIII.
iKPAJON, BRI YÉBBS-LX-Ca\TEI., fOCHANCt.
% I.— Arpajan - ChAlrea.
Arpajon e*tune jolie peliteville »Uué»»urla ronled'Orl dans une belle vallrV, au confluent de I Ory e» de la Ueraairle, a 5 lieues nord d'Eiamprs, 8 lien- s sml de I' ri*.
I es historiens qui ont fait mention de ■ haïtes s'a cordent rn uéin'ral A donner » ce lieu une ori inc tres ancienne. I.'a'i teur de la vie de aarnl Vnn lrille, qui écrivait nu »n' «e le, par'e "l'un le riloire appelé Ça*liine, dans lep'el et lent > omprls le villa-je cl le chat au de Pa'aisenu, Pnlalinlui». I ouis-le- Déhonnaire mit, en «Ja, le pnysde Châtre* au nnmhre de ceux qui devaient é re cnmpr>* dans le r >yaume do rh «r|es-|e- Cli u.ve, son AI» : et, dans les e ipilulmre* de Charles-le-O aine, il est fait mention, sous le nom «le Piigut Ca*tri$ tM. d'un pavs situé entre 1" Kta < p >is et le Pincerai»: mal* ces monument*, quoque du ix* siècle et au delà, ne peuvent servir qu'a déterminer l'existence du p'y* de Chaires, san* qu'nn pui se en von. Inre r:en de po*it>f sur la •itua'ion du chef-lieu de ce pny». i II parait que l.hUtres était déjà fermé le murs au xii* sieeîe ; car une hul e du pape Innocent II. de I IS6, donne a ce li u le nom de bouri; néanmoins, ce qui pourrait < n faire douter, c'est que le* h Infant* demandèrent au roi, en IS30, la permi**ion «le laine clore Lur bourg : ce qui leur (ut accoidé pîr Franco s l«.
Chàlres fut brûlé pnr le roi de Navarre, en ISS*. ain«i que plusieurs villages environnant*1. «En tar.o, Fduard, roi « d' viit:ieterre. après avoir ravagé le Nivernais, s'arrêta en're) " Mont-le-Héry < l Châtres, et se U»g a à Chaud loup. I.e* Imhi- » tant* de Chaires, .tans I mi' uti iii de I mr t*onlrr les Amrlais, « se refug è ent dms l'église de Su l-i rémeiit, qu'il* avaient a nmp iede provision*, et ou il* avalent ni reiousieur«efT.-t»; a s'y étant munis de l'alistrs. de frondes et autres instruments, « l'our se defi iuire. ils ni avaient muré les porte» et les t'enéa très, avaient fan aufour un large fo»sé, et s'y éiaienl retirés « avec Icuis Tmmes et 1 urs entant». Mai- tous ces préraratifs a leur furent inutiles et même très-fùu> stes. Ijîs Anglais, qui a étahn' placés au de*sus de la mon'agoe, sur le cliem u .le « Pari», avaient l avantege de la » i|>ériorilé, et se p>ép ir ient o a lancer des pierns sur cette enlise avec l«-urs machine». Ce o que voyant le cap laine» t quelques-uns tics riche* minr^ oi*, « qui rralumaienl n ailleurs pour iux. parrnpp irt a I u-a^edi-s i« machine» une le peut le nvait appor ée» dan l'é.li^et mises « dan* des gui'n tics qui environnaient i« t mr, ils te placèrent « dans Une antre Jour plus tô le et d'une plus j-rand' >ési- • stance. Alors Ira bour-ct*, se croyant en iiangi r. et voyaor « que l-à autres las quittaient pour se mettre en sûreté, eom- « un n. erent à le» qm relier et a les nvn»cnr d'aller se rendre « aux Anula's. Le capitaine d les p emicr* qm étaient avec « lui, craignant ni fflel que la bonrjeois'e ne se r>ndii. eeq.ii o le» aurait fait prendre, firent mettre le feu a l'ég'»-1 par le « dehois : la flamme uatn.i lien vite le «.etlan , et séteudit « |u*qu'au Heu ou le capitaine ét i< ave- le* riens, de si»- te « qu". n foi l peu de temps toute l'cuHse 'ut h'ùlée avec les > loti ches, e| la Serbe 'le lu tour, couverte de plumb: et « e qui b « lot p us d-pluraldc. de douze cents perMitiur* qui y étal' nt « retirées, tant a<nnmc que femmes et enfants, H nenréch ppa a que trois cent*, qui sesauvén nt >n sautant ou en se Coulant « par les cor i es, le reste ayant été étoiiiré ; encore ceux qui o cchai perent au feu Irouven nl i s autour de l'cgllse les An- « glai* '|ni le* tuaient inhuma netneut.»
In I39Î, la ville de Châtre» fui prise sur les Ligueurs par les rovalisle*.
la terre de Châtres, qui n'avait d'abord qnc le t:tre de selgneu'ie, di vint ensuite le *'ég«- d'une chàtellenie.
I ou ! de Severae, proprietai e da Chaires, sollicita et obtint de» I tires-patentes du omis d o. tnhre it.îo. qui érp'n' ce lieu en minpnsai d' Arpijon. Les Ici he>- patent s nITi eut le d-n n uhn m n1 des p i slutions et charges dont ce seigneur RtH'a lait leshubitn tsdes.i seigneurie, ■ dan* laquelle, y est-il él»; il y a « un ancien eh.1le.iti et tout droit de justl e hmite, moyenne et « basse, grelle. tuhellionnage. droit de g* «Me, marché, foires,
• W/ilWrf Hw¥tt A, »«ni( |Mrr r»Ns# UhMf, ••iw le, |Mf «S»
HISTOIRE l>i:s ENVIRONS DE PARIS.
a hallarc. mesurage, t lavage, pled-'ourché. travers, péage,
I m event -t pcrcmvt ut dans l'étendue dudit Châtres, « classe, pé'*tic, cens, rentes cl autres beaux droit* tl hon- « f»rui ». etc. 1 •> •
Ccsaulrcs be/ur droit* qui ne sont pas dénomme* n'avaient rien 'le l>eau i oui- le» hahi ants; et ces h<nm'»r$ n'et lient pas de I honneur, mais un aliment pour 1 1 vaniie r-ndalc.
Pour ériger une selgn> urie eu marquis il, un seigneur en marquis, il ne fallait que des iolliciU ions de la part des personnes latére sées. et le consentement du malt>e : mais. p*»ur imposer un nom nouveau à un lieu qm partait un nom consacré l'Iialiiludr de plusieurs siècle*, ce n était pas chose aussi fa«.-il.- : les souverains les plus absolus n'ont jamais pu faire adopter un pareil changement Le sieur Louis tTAriialOii réussit cependant; et. suivant la commune renommée, veit-f le moyen qu'il employa : Il >»■ rendait presque jourm Huiicul sur les routes qui ahou'tssaient nu chef- Heu de sa seigneurie ; quel e>i le nom de et lieu * demandait-il a chaque pa saut ; m le passant ré pondait Cfuilre*. il tombait mit lui et l'ac.-aM ut «le coups de canne; s'il avait le bonheur de répondre ArjHijnn, il le caressait et le rée tmpeitrait. Parce moyen un peu brutal, il obtint nu triomphe sur la routine, et parvint a tare un ehangemml que des em( e eu-s romain . îles roi* de France, malgré leur toûtepuis-atuc. n'avaiebt pu opérer ; et Chaires fut i>niuiné*Arpajon.
II y axait autrefois à Châtres un couvent de Rlles de Saïnte- Cmherine. et une b-prosene. du titre île Saint -Itlaise. située i peu de distance de la v ille ; l'Hotcl-Uieu, qui subsiste encore ot une ancienne fondation.
L'enlisé pvrotssial est sous le vocable de saint Germain : c*«*l un édilice assez vaste, mais dépourvu d'élégance, dont la plu» grande partie ne parait avoir euerc plus de 350 ans; le chœur et la nef ne sont orics ni de vitrai» s m de galeries ; mais il y a de chaque ctVé une aile delà longueur du bâtiment; elle est nui éclairée le portail et la IÔ>ar sont des restes d'édifiée du kli* ou du xiii» slé- le, ù en juger par les petites ligures qu'oa y volt, et par cei tames colonnes ou chapiteaux qui ont été Conservés.
Arpainnesl une ville agnable et bien bâtie, sur l'Orge qui y reçoit la llemarde; elle est entourée de promenades dom les irhns forment un fort l eou couvert. On y remarqué une halle très- vaste, bien bâtie et ouverte en charpente. Il s'y lii ni trois foires par année, le jeudi saint, le l" mai et le 21 août, rt un marché considéiable le vendredi de chaque semaine, particulier rrmeut pour les porcs, veaux, \ul dites, beurre et lèiu
L«s principal s produi t ons du lertitolre sont en grains; une partie en prai ies arrosées parles petites rivières d'Orge et de Bemardc, qui font loum r plus < ur» rnoiil ns.
Cette vile «si un cher-lieu de ranton du département de Seineet-Oi«c,am>ndissemcul de Coi lu il. On j compte 1,800 habitants. 11 y a un buieau de poste aux lettre* et un relais de poste aux etn vaux.
t ha" telnup est un ancien clià'cati royal qui dépendait autrefois de chut' es. et qui maintenant rail partie rie la commune de Shint-Germain-tes-Arpâ on. Il est parié du château de Chanteloup, sous le lègue de Philippe-lc-Long; tl il parait que ci' lieu était une maison du mi Pnil p ie-le-Bel • « i père. En f3in il faisait partie du douaire de la reine Jeanne de Bourgogne. Plusieurs ordonnances de Phi iapede Valois sont rtatresde Chanlelonp < li, n ies VI le donna, en moi â Jean de Motnaigu, en récompense d> ses bons servi w. Apres la disgrâce de ce seigneur, Louis X 1 eu lit ea 'eau a Louis de Gratifie son chambellan, par lettres du mois d avril M 72; mais il p irai! qu'il n\ ait à la Couronne peu de temps après.
La terre de Cbaiiteloup était autrefois seigneuriale, et le siégé d'une haute, moyenne et basse Jusl ce. Klle a appartenu à Fiauçois l".qui. suivant le- bltrc» patente* du 13 fé lier 151»,
échangée ccflUvIe1 Jar In des Tui eries à paris, dont François de iV uvd c était a ors pro| riétaice.
I)u> hesne fat une desrrip ion magntflque du château 61 du parc, cl surtout des ifs laides en forme de Heure» hum i n*« <|in représentaient des scènes mythologiques et autres. Il s,, plaint de la i égl genee de» jardiniers qui laissaient un litirc cours a In ' talion de ces usures; chaque print> nii>s les dclormait. Cts ridi u es décorai io >s des jaidiu» ne sont pi s eu usage.
Le château de Chauletoup u été recoustruil sur uu nouveau
ll"i .IV
pton; les ja dins sont fort agéahl--<.et d'-ssinès avec goùi ; le p r^. qui contient iftoarpen s, est régulèrrmcnt planté it te iferme d<- très-baux boi». On y a établi depuis quelques années un superbe trou eau de mérinos de race pure, provenant de la terme de Bainbouidet.
% Il —Bru; ères lc-1 hrtlrl
Village situé à trois quarts de lieue, el au nord-ouest d'Elampes, à huit in ne - de t aris.
Suivant une chare de l'an 670 ou 671, charte qui, comme tant d autres, est enta' liée de fausseté, une femme nommée Chri'thilde. voulant »e I i\er des crimes dont elle était su allée, tt pat va nir aux joies été me 'es, ne « i ( d'nulr- moyeu que <k se conf riuer a ce pirepe r»angél que : Faitt*-t«u*. \mt la i»t (TiniquiU, de$ amit //ui r»u* 'fréteront lia n$ te- lubrrliattu ttern>l>. En roàséquen.e. c!le résolut d elà dir dans un heu n m ne Brnearia. situé dan* le territoire d'Etampes. uu mona*tere de iil r». dont elle institua ah es c sa nièce Muminola. l'oiir crlle fondation, t.hrothilde donna plusieurs biens, les troupeaux, le» berge» el les es laves des deu* sexe*1.
L< s soins de la Ton atrice pour assurer la dmée de son Institut! n furent infructueux. Des moines établis dans le voisinage, a Olcnv ille, devin ent p ohaMenienl la cause ou l'occasion de la ruine du monastère de Bruyères cl de la dispersion des reli gieuses. Il est eertnin que. quatre cents ans aprè* »a fondation, ce monastère n'existait plue- L'église, dont il subshtc cucoie une partie, était dé née à ^o•r.•-l)alne.
Une antre église, sous l'invocili -n de saint Didier, fut élevée vers le milieu du u" siècl-, pour servir de se onde paroi se :
ci s dei x églises onl été réu s en |?&4 ; i'ofli * p'iro'ssial s'est
l ui, depuis ee t rnp*, a Saint-Didier. Les religieux de Samt- Florentde Sanniur ont garde la des erte de cette cme iwndant plusieurs siècles ; lor qu'ils l'eurent aban îonnée. on l'aeco «la aux religieuses de la Saussaie, puis aux dames de Saint-Lyr, qui en étaient en ore pour\uesen 1789, et qui en recevaient la dimo. On remarque dans cette église un eerceau de cons-ruction légère, qui soutient les combles do côté du clocher, plusieurs Inscriptions du xm* sie -le, quelques tombeaux et le sommai e de la dédicace. L'egli»e du prunier monastère fonde par Cbrothilde lad maintenant partie des construclions du cbàleau auquel elle sert deehapellc.
Lcchabau dc Bruyères, construit sur les ruines du monasteie. est un montirbênt dé la vieille féodalité. BAti à plusieurs reprises, sur uu tertre qui domine toutes les mni-onsdu villa .-r, il était mûoi de toutes les marques u'un manoirs ign'-urial. Ses fortinc liions ont etcclevé»s au xi\" siècle, é oqueou lespelilrs villes, les villages même se fermaient de murailles contre les coin ses des pillards. Leltc multitude de château x-forls-, que Matthieu Pstisdit avoir été en France, au nombre de -i,J6i, ne servait qu'a (aire durer les guerres privées, et à loger ceux qui ravissaient Insôlethmeni lé bien du paysan, que. par d timou, ils appN 'an ut alors J>thf»tt Bo»-tfommt. Guillaume de Ni bridge il.sait : lui njraani quoi danâm eaiteltontm. I n p IcvisT, une herse fermaient l'entrée de ce château ; des créneaux sur h s tours et »ur le donjon, des maclilc >nlis. îles meurtrières le rendaient formidable pour Sa déf< n«e : ses fos»es étaient remplis d'eau ; ses pr suns, »es caetiots. encore cxisinnis.altestaient la possession des trois degrés de justice. C<s foi ti fie» lions ont été' rmotiés en grande partie pendant l'année i7«3. epo meou fut ordonnée la destruction de toutes re» forteresses, l es norabriu.scs encore dans l'intérieur d • la France. Ou ne peu' faire de fouille dans la cour du château sans découvrir Iteaucoup d'ossements humains : aucune imcriplion n'a pu servir a donner des renseignements sur ces débris des générations ai.té rtcures.
Jusqu'en l'année I7K6. on avait conserve avec soin les meub'c» gollii tues d'uue des chambres, nppe ée de. uis plusieurs siècles la Chambre de tainl L <u>*; ce roi di-ai>-on, s'en était sim pendant >a minorité, lurA|ue Philippe, comte de Bourgogne , et d'autres cotijuro, réunis à i^irbed, se eone. île eut en i •. is pu. r se saisir de sa personne. Les conjurés avaient re$ •!« d'exécuter lotir des ein sur le chemin l'Oréansa Pans, quand sa prince y leiournerait ; le roi. averti i>ar le comte de i'.Ii oup:igne, se ic ugia a Bruyères ; lu roiue-merC en donna a*i» aux liabi-
I IIMoir$ |Mhfi'vu têt grands tf/Uitri delacourim»&, Aotut », p. ••• | 1 Diplvmota, Charte fie., tiUoritxu Jt Br'fnt'f** tl Dultil, I. l, p. SST.
HISTOIRE DES ENVIRONS DE PARIS
lanls rte Paris, qui vinrent secourir leur mowrqne jusqu'à Mont le Héry. Les étrangers avaient quel |iie plaisir à vi-iler celle chambre que fermait une porte i'emiri|iinh|e par son travail, et 'ont les nombreux panneaux offmi, ni le cnlITre du roi souvent répété.
hn 1 2fio, Jehan de Bruyère*. dit quelquefois Jehan dePo|«sy, ohiinl île saint I oui* l'érection m haronnle de la seigneurie il»; Ihuyèris. On voyait la tombe de ce seigneur dans la «-Map' Ile du château, rtuillaume. lils de Jéhan, fon la-en ce village un collège qu'un appela Citlrgr Mignon. Thomas de Bru» ères arhela cette seigneurie de Guillaume de Pois»y et d'Alix de Bfeulf.
En ISfifl, pendant la captivité du roi de France Jean, en Anglete re. Edouard III qui ravageait avec ses trois fils l'intérieur de la Fiance, s'étant emparé de Mont-le-Héry, de CM r- s et lieux circonvoisins, vint camper A 1 1teues deV Paris» pre» de' Bruyères. Ce lieu de campement domine ce village, et n'en est dUlant que de quelques toises; il esl indiqué par la planta lion d'une croix que l'on a toujours appftée la Croix du {siégé ; ces' sur cette élévation que s'étaient relra/tcbé> ceux dé* Auujai*qui assiégeaient Bruyères.
Kn t4M. lor»rlf la guerre dite dû bit* public, tilrespe>ieux qui a servi di puis de mut dVdre a toutes les fa-titms, t'ouïs XI cam.ia, dit-on, avec ses troupes aux environs de Chaires. tradition indique le ctiàli-ou de Bruyères comme a vaut «enjute Ingénu ni n re monarque ; mais celle IradMlpn 'e*t.demea'ie par*l'h'stoire : Louis XI se relira au cpm«n^a^ment de la bauiffié de Mmit-le Héry, et se réfugia a Curbijl.-T
Louis XII, l>ar lettres- pa entes «lu mois d'octobre 14 .l^éfite
blil à Bruyères, en faveur de l^s de'U.jftoct)ette, «i-inâf^i^ le mercredi de chaque semame, W<âfifafrtJiniïiteQH&n:. au vi la^e l* litre de bourg Le» barons de Liifpfachctte po£»éde-4 rent la terre d» Bruyères j^squ'eu i6Jt;^M. de BruyerevClw-" labre, ancien député, est is*u de rrUeJamdle, ainsi que I 'nu«^ tieu éveque de Saint-Pons. A cette époque, elle.'passa a JeauA" Louis de l'Eplnelt •le-XIairnt, et fut érigée en umrqnt-at le^tif août I07<5t elle a été possédée par cette ^ITOlte^^Wlsj V respeclxhle< jusqu'en 1 780. One terre fut vt-ndue à \l. le reci<al «le Cu»irics ministre de la marine, qui la réunit à «Jeîïj; d'Ollaiimtlequi v est conl igué- Des lors, le domaine de Bruyère n'a plus éié I abilé i ar son propriétaire qui y fit loger quclii peu larmes de la maison dù^^wfôe^jmpsVle,céleiire Mou et Paehe nickétien, ^epuiv maire de Pans, rt nunjstMilKL . guerre, habitèrent nubi le château .du maréchal,,^ famille. Avant son éml^ra'ùim A.^J^^ Caslrics vendit
le château de Bruyères au duc <ledllnjKas.^r^té<^>
Kn t Hun, cite l'rnnriétéTulmtirçt^^ et les terre*)
appartiennes! main tcnanrtjfjLjlajffi
commandements de Madame la Dauphine .quise p ait à répandre de nomb tu\ bienfaits sur tes habitants, Par sa médiation, cette' commune a reçu un etaMsSèmé ht déînnur«da Satifoj^^mL instrui-eni les enfants, visitent etsojgneut lés majTades>«&
Bruycres-le-ChAtcl tire son; utun-dea bruyères qui croissent en grande quantité dans^les -hoU qui le couvrent et l'abritent du colé du nord. Il est travers!, par. la. route qui conduit de Paris a Dourdnn et a Chartres, et partagé son . territoire m 4*bi£ parties, dont 1 une, septentrionale, est dominée par des escarpements couverts de rorhers énormes, et de bois qui donnent à ce paysauc une teinte fort austère. L'autre partie, pnr un eontrasie frappant, oITre à la vqe la culture In plus soignée, des prairies vastes et belles, au milieu desquelles serpeùteot^ef rou«at à l'est les petit** rivières 4 Orge et de llenwde L*to-t dustrie répand sur toute cette Contrée méridionale la fécondité et l'aisance, parce que. les propriétés étant snb ivisées, les cultivateurs rivalisent entr'etix de soins et île travail ; il jouissent de cette fa ileeMstenec qui tes rend c m enls de leur soi t. et sont remarquables par leur humeur enjouée et leur sociabilité.
La position <le ce village rn fait un séjour des plus agréables; son aspect est riant ;ses belles promenades sont très-frequeu' téi-s; aussi renferme-t-il plusieurs maisons de campagne charmantes, emhelties avec soùt par les propriétaires a qui elles Appartiennent ; de ce nombre, les i<n>prieiés de M. d'Assi, ancien magistrat, <t de M. Carré, maire du village depuis 23 ans. s nt les plus remarquable-.
\& culture du sol est lies- variée ; le chanvre est sa production la pluj lucrative; ou y trouve une vaste pépinière d'arbre»
et arbustes de toute espèce. Ijes curieux viennent souvent examiner d-*ux pier-es de gn-s d îme fort gn.nde dimension, placées, l'une au milieu de h prairie dite de B'mmimull, l'autre dans le pare, sur la /.V. S .i ,<■!,.»,.; elles sont inclinées et forment, avec le sol, tin ang e de qua ante-cinq degtéS; leur •nrnVe plane regarde le nord-est. Ces pierre*, enterrées de quatre* cin | p'eds, et en saillie de six a sept, ont évidemment servi au eulte des druides.
Bruyères appartient au dépècement de Seine et-Ose, arrondissement de Corbeil, canton d'Arpajoii. Sa p pulation est de 878 habitants.
Illl.-Ciiruc*.
Village et chAteau, «i'ués sur la petite rivière d'École, à l'oursl et a trois lieues et demie de Fontainebleau, au nord et A une lieue de Mills
\a' château de ce lieu et ses seigneurs ne se trouvent point
mentionné»; dans les monuments hi»tnriqu< s avant le xv \* siècle. Le plus ancien seigneur connu es| Cosmc Clause qui occupa plusieurs emplois aup'ë» des rots Frh'.çois I" et Henri II, el qui, eu liS2, fut ftiit eheva ior après le siège Dampvilliers, où II se istingua ; il p isséd.iit, outre la seigneurie de Cnurance, celles <le Marc'.aumood. ete. Son lils Pierre Hausse, seigneur de M in h i imo il ■ • de Co n ik -ut. eonime son père, secrétaire fA^ejrea divers empl.us a la cour. Il était zélé loueur: aussi CenX do son part^Ienommcrent-ds prévOide mar -bandsà Parts ; "mais il refusa Cet honneur. Son fils François Ciausse mourut sans en^ams. AlO's la terre de Conrance pas a a CIhu le <îaillard, dont la fille Catherin - épousa, aux xvn« siècle. Nicolas Potirr, seigneur de Nouton, p ésident à mortier au parle— <•■■ l'un». - 1 apporta à cette fouille, n lebre dans la inngis- ►rflttirf^la ferre de Cour^pjt Son fils Nicolas Potier, marquis pté *0Vigîmns, mourut dow^èhAlrau en 1720. La famille .les que' râu-o l**11*** " P' loujrt»ii^e*Uns^gneurt«. ;sa a Jean- . Le. c,,Am>;i» t,e Cnurance, p n tant que Pierre Claus<e le posdait, était fortifié et défendu par une garnisun décent i-avnliers, ntuian tés*|wr le sieur d'Apcnon; il fut alors le théâtre d'un énemeut digue de l'histoire.
^nrai^^epsqoe on lé persécution c intre les prote-tants reçurunttnouvetle activité a Paris. Agrippa d'Aubigué, âgé «le douze ans, ré-idaii dans Ct>ftè capitale avec son précepteuAlatjthieu Beroaldc. savant chargé de l edit alion de «s? jeune sei ^(g^i^ejfpr-ile»tanU étalent, chaque jour, arrêtes, empri-on- ?iîw ejpirjm pareil, Béroalite et son
'èl«ve^ri|eat|e'parli de sortir de Paris. Ils arrivèrent d abord à ?*Jl!l^l^8l!âïifi^''^S*î le J**11*1^ d*Au1>tsinf, se rapmlanl
t^'^œlSi^^S^Î^^**'* n'^s (P1'" nvaU laissés dans la capit ule, ne put retenir ses larmes. Sou précepteur chercha à le consoler, en lui disant qu'il était heureux pour lui 'd'avoir à »dnâga qnelque chose à sacnfler pour Hie.u, auquel il
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î:^«^p«deiîiSXiinitiftsei^posait de quatre hommes, trois femun s et deux enfants. Ils prirent un coche et se rendirent au
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Couiauce, ifvra a un i
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président I C-toilc, située sur la rive eau , voulant se rendre a Orléans, où le père avait du commandement, ils pas èrent A -alie d'Apelion les tlt prisonniers, et les nommé Uimoehait» ou M»wKi. nom dont M • i - fameux, A Cet énoque, par son dans les prisons, a faire brider à petit feu
les protestants utri) pouvait découvrir
Le jeune l'Aubuné pleura, non d'être prisonnier, mais de se Mrolf' «nlevrr sa petite épée et son ceinturon garni en argent. L'inquisiteur i'iuterrogtui en particulier, et le fit avec emportement. Le jeune homme, immi des p iuopes du pro'eslantisuve, eut le courage de lui répondre sons déguiser son 0|>iiiii>n-
Quelques officiers de. la garnison, ayant remarqué dans le jeune d'Auhigné des manières peu enmmuues, et son habit de satin b anc, le lln nt monter dans la chamoredu capitaine ; là, on lui apprend que lui et se» compagnons de voyage sont cond. mines au Mi, que tout est dispose pour leur exécu ion. Le jeune homme reçoit cette annonce sans s émouvoir. Pendant que des supp.ic.ts s'apprètaieut, on dansait au son de deux violons
» BuiVMi l-ordrr «lopie, rel «lirle inraii dû eir* plirr •••ni reivi it Ht. naurt.