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6sence istoire
Pendant quinze jours on se canonna, on se fusilla, on se pilla, on se lit réciproquement beaucoup de mal ; on en fit beaucoup aux babitans d'Etampes et des lieux environnants, sans utilité, sans qu'un parti écrasât ou soumit l'autre. Le 12 ou le 13 juin, M. de Turennc leva le siège d'Etampes et dirigea son armée c mire celle du prince de I orraine, qui s'était campée à Villeneuve-Saint-Georges, sur la Seine.
Deux jours après la levée dusiége, le comte de Tavanes reent du prince de Condé l'ordre de rassembler toutes ses troupes et de marcher ves Paris. Ainsi, Etampes fut délivré de la pré des gens de gnerre.
Depuis cette époque et pendant près d'un siècle, l'hisiol Ihism' Kiauipi s li.uis sou licureuse obscurité, et ne traiyraet sur cette ville aucun événement notable; mais, en 1702, les troubles de la Révolution la replacèrent sur la scène historique.
A cette époque, les campagnes, les villes étaient désolées par les v iolences de plusieurs attroupements se mieux, line douzaine I de brigands, soudoyés par des ennemis de la dévolution, pénétraient dans un hameau, et. par des menaces ou par des séductions, déterminaient ses habitants à les suivre et \ taxer le prix des giains: c elait un moyen sur d'animer la multitude cauvre • t peu celai ée Le but secret de ces attronpemens était de produire la famine et des convulsions populaires. Ces brigands, renforcé', des hommes qu'ils avaient entraînés, se portaient des hameaux sur les villages; les bourgs, les petites ville» ; et leur troupe gro sie, en s'avançant de lieu en lieu, je ait partout le trouble et l'épouvante, exerçait leur funeste influence sur les communes ou se tenaient des marches : les fermiers n'osaient plus y porter leurs denrées.
Le 3 mars 1792, un de ces attroupements, venu du enté d'Eircehy et de la Ferlé, et Cnmpoc d'environ huit cents hommes, armés de fusils, de sabres, fondit sur le maiché d'Etampes, y taxa le prix du blé et eu acheta d'après cette taxe. Henri Simoneau, maire de celte ville, s'opposa de tout son pouvoir à cette violence. Voyant ses remontrances inutiles et ses ordres méprisés, il annonça qu'il allait faire proclamer In loi martiale; à ces mots, les séditieux se précipitent sur ce magistral et le 1 ut de plusieurs coups de baïonnette. Avant d'expirer, il lit à S I assassins: Ma rie rtt à cou* ; cou* /• «irez me lurr .•«l'ii'ii /« ne nniiiqutitii pa* à mon devoir : la loi me le défend
Instruite de cet att niai, l'Assemblée nationale, danssa séance du 18 mars, décréta qu'il serait élevésiir la place du marché d'E lampes une pyramide triangulaire sur laquelle seraient inscriies les dernièri s parole d( ce maire courageux, victime de son devoir ; que son action et sa mort seraient représentées sur un In ;', qu'on déposerait son écharpe et ce bas-relief au Panthéon, et que, le 3 juin suivant, une fète serait célébrée à Paris pour honorer sa mémoire; elle le fut en effet avec une magnificence extraot dm lire ; mais la tin glorieuse du courageux maire d'Etampes e>t oubliée; et l'on cherche en vain dans cette ville le monument que lui Hvait décri te P Assemblée nationale.
Etampes et ses faubourgs forment, sur la grande route de Paris à Orléans, une rue qui a près d'une demi-lieue de longueur ; et cette rue est presque la seule. Après avoir pénétré dans la ville, eu venant de Paris, ou trouve à itroite une route qui mène à Dourdau. Vers un des angles que forme eetie roule avec la grande rue, était, sur un tertre élevé, l'ancien cbàteau d'Etampes bâti par le roi Robert, souri ut attaqué, et enfin dé- 4É' mantelé par Henri IV. Il ne reste du château qu'une lour appelée la tour de Gninetle. Son plan est extraordinaire et se compose de quatre sections de cerclequi, dans leur élévation, présentent les formes de quatre tours rondes, réunies et engagées les unes dans les autres. L'intérieur offre un plan circulaire : l'espace qui se trouvcciitre ce plan intérieur et celui de quatre portions de tour qui se voient à l'extérieur, est occupé par quelques pièces et dégagements qui sont éclairés par de petites fenêtres. Celle tour ét ut fort élc»ée.
Avant la Révolution on comptait à Etampes cinq églises p iroissialcs, quatre couvents dé religieux et deux de tilles; aujourd'hui on y trouve quatre églises.
Celle de Notre- Dami, vaste et très-é!e\ ée, oiïre des irrégularités dans sa forme et surtout dans celle du vaisseau. Sa construction parait être du xni* siècle. On y voit des statues longues et roi les qui resse nblent parfaitement à celles de Notre-Dame dcCharres. Le portail offre des créneaux et un lir.m I mur lisse; il n'a rien de remarquable. Au coté méridional de l'étilie. ( s|
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HISTOIRE DES ENVIRONS DE PARIS
une chape l'e h is-c et <>l> cure dont In vnùle esl char ji e de pein »■ : i » ■ — d'un uoiii barbare ; c'était nul efuU une synagogue, convertie en enllége .•<• chanoines snus l hil'ppe II. La Qeebf qui surmonte celle église <sl ttès-rctnar<|uaiil" l'ar sa conlructiun. Prit ri* celte étiK<« est t'Hàtel-Dieu. hu it hati.
l.'éyli'C de Suini-Haxlt, clivée sur uu plan régulier, n'a rien qui mérite qu'on s'v artéic.
I 'i li»f ••! S.ii • i (»i'//'< p unit fort ancienne, et s'm ancienneté est sa x i. le puiu.aiivi . Sis voutesà pl< in cintn* cl sis arcades • 1 1 m v de xuiintis aimon cul que sa constt ucliun rem. nu ut au ou \' om nu xi* sieile.
I.'pghse (!>• S<tinl Mat lin. dont il a été souvent pa ie, fameus. k s i|ueielltk de s*1* chanoines avec l'ut>hr de Mauriliiv . i 11 r u e MU construction ; le snncltuii e est «h vé; des |:i leries placées mtre lis arcads du rond-point et les grandes Àvt\t In s, donn ni le mcoup ri» l- ganre a cette partie de l'édi- •fîee. Il n'en est pas ite m»\ne de la façade : un clocher, qui postéi leurenieQt Tut élc»é nu- dessus , produit un umuvas tuWj d'ailleurs, ci- ■ lu h< r a éprouvé un lassenirui considérable et a perdit »on aplomb, de sor e qu'il wnche t es-sensihlem» nt.
On trouve dan» la ville d'Etempes quelques n aisons il nt la cniit'rurlh n date de l'ép ique rie In rei a ssanee i*es «r's. Il en est mie »ur out nui fui, nt'-on. I i'ie «t bahitée par Diane de IN.i i' i-s, ou plutôt par Ai ne i!e l'issleu. niai rose de Francoi» .t duchesse d'Ktiunpes. Cette maison, en partie dc- I liilr, nffte de gne ieux dé'alls d'architecture, il de sculpture, l es i hiunliinnhs des portes cl ries eruisf-cs, les cornli lies sont cmlcli» d'mahi sques et de figiiMius dcllcnlemcnt exécutées. I e di ssus de i orle de la chapelle e«a oiuée d'uu Uas-iclief, ropre-enliin' la l'csce nie du Saint- Esprit.
L'tiétrl-ét- Yilte est uu ancien édiliee à tourelles dont plusieuissniit heu conservées.
Un rdillee il une grand" utilité publique est le Grmitr de rhtrrt, ha i ié. eium. nt. Co bâtiment a trois étages, cl peut contenir M.ooo q» intaux métriques de bl»
Au 1 oui «te ht plaine des Sahl»iis, au m heu des prés, on voit les resl-s d'un vieux l à iiurnt «p. elé communeinent la 1\ ur de liuiirliuut. D'us une chai te du roi 11 • u ri I", de l'an mit), la l'our d" Ih uneh ut t si ainsi mentionnée : IV du aitifccivm Ihunicfiilifiê*. ('et éd liée était plus ancien que lu nine Brvoielulde, il le \ ii 1^! limitent Bi unhuuî. Sous s«s ruines, ou a découvert dis a llqtiilés de Induit nt» de va«c», des médailles iuipé'iales, avec une < gur de Piiape. ete ; ce qui prouve que su construction appartient aux anciens Humain*. La reine Rrunehaur, devittue. au vi» siècle propriétaire dç cet édiliee, l'aura habité, l'aura pi ul-èlre réparé, et lui aura laissé son nom. Ou sait que celte princesse lit exccu'er des répa ations à diverses voies ronii incs, qui, pour c lté raison, ont été appelées Chawiret- Bi um haut. C.eite opinion que part . ge. à peu près, Mo historien ■•'K'ampes, ne peut être raisonna bl meut Bfaqure*,
Sur h s ruines de cet ancien e illce. M. Çbertei \ i.nt en a Taii élevi r un nouveau qui, au milieu d'un grand parc, présente, sous de* formes pittoresques, une forteresse bolée.
Assise sur une vaste pclo sc , elle est entoure» <lc beaux inities, et, de chacune de ses quatre faces, la vue se prou. eue nuéuhlefflettl sur un paysage u'un eaiae'èrc dilïérent, qu ernbe lisseoi les eaux cl la veiduro. Au milieu d'une éj>ai-sc futaie, j on trouve une colonne en pierre, haute de licnte-six p eds, consacrée a la concorde civil • : ce monument est sunuuutc d'une belle st.il' e d<- < cl te divinité eonaolatrlca.
biampes possède uujtiuunal civil, un collège et une société
i nieweil if //M/«ri«m <h Br me», u.me n, p*g* STI.
' lit, tare é» (a tittt tt d* dueKt d Èttmptl, cStiiiU* IX, < S.
d auricullure. C'c>t un chef- heu de «ous- préfecture du déliait'meut de Seine-cl-Oise. Sa population est de 7,80? hahiinn's.
C'est la patrie des deux célèbres naturalistes Gucltard et Geoffroy de Saint-!! ilaire. ^flktoh *
Mrttrilfr ist un bourg vjtué il dix-sept lieues trois quarts de Pans, et ino* lu u< s <l El.unpcs, pi es de la roule d'Orléans, sur la Juint, rivière qui ne gel" et ne déborde Jamais, et qui est assez forte, près de sa -ouice. pour porter bateau
C'c-t au bourg de Mérévillc que la Juino est dans toute fa beauté ; et c'est nus>i le Ih u que ch«isii la famille de I «lour-Dupin pour faire hàlir un chrtleau. acheté ensuite |>ir M De la borde, riche banquier »te In cour, qui, après l'avoir démoli «n pu ne. y lit faire îles embellissements et îles pl millions immenses. Cet ain .teur des heiiux-nrls y déi ensa plus de qua'nrz' mi'Unns; et ce lieu qui n'avait d'autre chnrme que In petiie riviè e de Juiue, devint uu M-jo.r vraiment ench nteur. Mère vi Ile e^l comme une oasis au milieu du césert , sa réput.ition ftr euroréenne; on le ei'e, enrorc nuj uud hui. comme le lieu d habitation le plus ng'éab'c des environs de Paris.
I.e thâe'u. hall sur un xast- plan, d'api es les de*sms du celi hre an hiiei te Bellanger, e*! situé » mi-cote, et d.miinr »"ut "le pare. Il >e compose' u'un beau bâtiment «te forme régulière, flanqué de quatre tmiielh s. ei d une grande terrasse «u dess us de laquelle on a construit d'immense» tallcs qui servent de. chapelle, it'iiffne «t de cuisine. . •— ,
On remaïqoe, dans le grand salon d'apparat, de beaux tableaux peints pir Robert
Le parc de Me avilie, tracé d'airés les plans des célèbres ailis'es Joseph Vcrm t et Kohi n, e>t d'une étendue de près de cent arpents: il est emb lia de tout côté par la kl v 1ère «le Juiue, qui y mi me plutfc urs iles charmant ( et des caseades d'un bel elht, dont h s eaux viennent se perdre dans des grottes auxqui Iles on communique par plusi» urs p u s.
Dn y remarque une superbe colunne rostrale, au sommet de laquelle ou monte par uu escalier de quatre-vingt dix-neuf marches. Cette colonne a été érigée en mémoire de deux des lils de M. Delaborde qui partagèrent le triste sort de IW»»rtuné nnvigatiur l.npcyrouse. On voit etuore dans le pare un beau sar»'0 hnge dédié a Cook. N>>n loin de h, on dé ouvre, sur la hauteur, un temple magnifique et tres-pitl»re*t|' e ; toute la cote r?l couverte d'arbres exoiiques les plus rarei, qui donnent a ce lieu un aspect extraordinaire.
On npereoit au>si une uran<lc et belle ■ olonne Irajane qui s'élève dans les airs nu milieu de la foret. IMusiems tours, des châteaux gothiquei et quelques monuments placés çx et là, njiiutcnt aux ngrémenih de ce beau -éjour, et trompent l'imagination du vova^curqui, à mesure qu'il avance, croit appro -l.er d'une grande ville.
Madame viuve Delaborde est restée longtemps possesseur de celte belle propriété. Elle a contribué, par si présence, au milieu des habitants de Mné ille, A cou erver cette superbe habitation, digne du séjour d uo pi m e.
M. U comte de Sanit-Homau, pur de France, et naguère rhef de la bttitièflBl légion de la garde, nationale, de Paris, eu a lait l'aeqoU'tien. Amateur des beaux-arts, et p!ein d idées grandes ci généreuses comme toti'c sa respectable famille, il s'est ein-
ÎnC'sed'y o donner de grandes ci urgentes léparalions. Ou y al maiuleuaiit de nouveaux cuibeiliscm'nl- «|ut contribueront encore a rehausser l'éclat et à augmeulcr la val. ur de cette propriété. K-y \\è .-ville est uu chef-lieu de canton du département de Seineet-Oise, arrondie ment iI'Kmu p >>. Il s'y in ni trois foires par an et uu marché coiutdcrable tous les jeudis.
FIN DE L'HISTOIRE DES ENVIRONS DE PARIS
lu denerlpfion «Ira pn;« qui anlvral, n «n plarc lepot;rnphl(|ae h In |tn;e 96 de celte édition.
Iiituiedlnit'iiicut avant le Litre IV; IN uni été réuaitat eu Appendice, à 1» Bu du velutsie, »«ur quelque* uvutcaux reuateiguciueui».