‹ Histoire physique, civile et morale des environs de ParisChapitre 98 sur 144 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

KVBBlîX.

Evreux est une ville de Normandie, située dans une belle \nllée, formée par des coteaux au nord et au midi, et arrosée pnr la rivière d'Iton. qui se partage avant d'entrer dans la ville en trois bras, dont un teul la traverse: des deux autres, l'un baigne les murs; le tro sieme est tout a fait hors de la ville, l a distance d'Evreux à Paris est de vingt-cinq fieu< s; il est à dix au sud île Rouen, et à hui* au nord de Dreux.

Nous considérerons successivement la ville d'Evreux avant l'établissement de la monarchie des Franc*, sous les rois de France et depuis la Révolution.

S I -Cvreai •»■■« l'rtablliuirtnrat 4r In monarrhlr lira Iranra

La position d'Evreux est sur le territoire d'une nation nommée Aulerei Eburocicu.1. Une partie de celte nation, suivant Pline alla s'établir sous le règne de Tarquin-I' Aneien. avecd'autres peuj les de In Gaule dans les contrées que les Romains.jiommèn nt (,'aule cifalpine.

César parle souvent, dans ses Commentaires, des lu'crci Eburuvirtu, restés dans leur pays natal. Il parait que ce sont ks n emes qui, dans le monument que les navigateurs parisiens élevèrent a Jupiter sous le règne de Tibère, portent le nom iVEtriset-

Quand l« s Humains eurent subjugué la Gaule pour l'organis i à leur manière, il leur fallut établir sur k territoire de chaque nation un lieu central Lorsque les oppida ou forteresses des Gaulois était nt d'uh difficile accès, leurs ««ou leurs bqarga tes incommodes, ils établissaient au centre du territoire un rheUieu auquel ils donnaient ordinairement le nom de Mediplaiium. On comptait du temps des Romains cinq .!/,/,, lanum daus la Gaule.

La nation des k'burov ices était sans doute dans ce cas. Les Romains établirent au ceutre de son territoire un chef-lieu qu'ils nommèrent Mediolanum.

Ce fut sous le règne d'Auguste que s'opéra cette organisation, l c'est a cette époque qu'il Tant place* l'origine de la ville d'Evreux.

Au milieu du iv siècle, vers l'an 1860, tous les chefs-lieux des nations gauloises, qui n'étaient ni colonies ni met opoles éfigeVa eu cités, changèrent de nom et prirent celui de leurs nations respectives. Midiolanum reçut le litre de cité, cl le noiirnintionai Eburoiira qui, par corruption, devint Ckilat Ebrvicorum, Ebroicœ, et enlin Evreux.

• Il MitUit lUDil'inrirnn? Gaule ireii njliom tpptUt* Âultrci : lr» Âulirei Brtwrittt, ttt iWmi Ctmommmi cl Ici Âuk.ri Etur^situ.

On a agité la question de savoir si Evreux a toojour* été dans le lieu qu'il occupe aujourd hui, parce qu'il exista, dans le pays une ancienne tradition qui veut que celle ville ait une origine moderne, et que le village qui porte, le nom de Vieil- Erreur, soit fancien Mtdi<ilnnum>, Daws le Vi'il-Eereu voit en effet des ma-ures et des restes de mura Iles, dans lesquels on a trouvé plusieurs médailles romaines et cnlhi iue\ d'or, d'argent, de bruuze : ce qui semblerait venir à l'appui de cette opinion.

Mais Lebrnsspurj dans son Histoire du comté d'Evreux. prouve Ires-bien, selon nous, qu'elle n'a rien de 'onde : aucun auteur ancien, en remontant jusqu'au \i« siècle, n'a fait mention de la ira lition dont on s'appuie; aucun n'a élevé de doute sur la haute antiquité d'Evreux; Le Bra -seur i herche même l'origine de celte tradition; elle vient, selon lui. a de ce qu'nu- , à l'endroit où est maintenant le Vicil-E»reux, il y « eut, au rapport d'une ancienne chronique de Nor uainlir, un « château que l'on croit avoir été bali pnr Richard, comte « d'Evreux, lils de Robert; et que, ce château ayant été ruine " dans la suite des guerres, le peuple lui avait donne le nom de a Vieil-Evrcux... Le peuple se porta d'autant plus volo lier- a « nommer ainsi ce village, que la ville qui avait été détruite « plusieurs fois, avait aussi été plusieurs fois relevée el réUblie a comme une viUeneuve.c*. • «^aujÉj^HMHi

« On sait encore, continue-t-il. que ce* masures et ce» restr* « de murailles qu'on y voiln'om qu'une étendue très-pe'ite en « comparaison de celle que devait avoir celle ville, cl que ces u débris ne montrent tout au plus que l'apparence d'un fort i d'un château ruiné. » Quoiqu'il y ail ici un peu d'exagération', la conséquence qu'en tire Lebrasscur n'en est pas moins fondée.

Les médailles romaines ne l'embarrassaient pas davantage, parce qu'il pouvait très-bien se faire qu'il eût existé li «un « ancien fort sur li s ruines duquel Richard aurait élevé son u château *. »

Mais rc qui rend l'explication plus embarrassante, c'est qu'il existe en France plusieurs rlltes capitales qui >ont dans le menu rai : Toulouse a son li nx-Tavloutt, Poitiers, son Vieur-Poilier», etc., etc. Pour que ccite explication fût satisfaisante, il faudrait qu'elle put s'appliquer aux villes que je viens de nommer.

Apre- la ronquc'c d«' César, Evreux passa sous le joug comme les autres places de la Gaule, mais un irait particulier à celleci, c'est que ses habitants, lorsqu'ils apprirent l'arrivée d« légions romaines, égorgèrent leurs magistrats, parce qu'iU s'opposaient à ce qu'on fit la guerre aux Romains ; ils abandonnèrent leurs habitations, en fermèrent les portes, et se réunirent aux nations soulevées p.iur défendre leur libe té*.

Les Ehuroviccs, soumis aux Romain-, • 1 1 paraissent de la scène historique. L'établissement du christianisme les remet m évidence.

Plusieurs ont cru que le premier apôtre envoyé à Evreux. saint Taurin, y était venu vers la lin du i" siècle*, c'est une grave erreur, car à la lin du m*, la foi n'ava t pas en ore ci pré lue dans la Normandie; et l'oit sait qui : l'église de Rouen est la plus ancienne de la province.

On ignore le temps où vivait saint Taurin, et a quelle époqm il viul prêcher a Kvreux. Les auteurs de la (iaule chrétienne' s conforment à l'opinion de Bouquet, qui le fait contemporain du |i pe Sixlc II. et place sa mort vers l'an 260. Il eut pour successeur saint Gaud, ordonné par Germain, evêque de Roue, qui mourut en 191.

g II— Kvrrnx >ou« Ira roi* Irtan

eacMiÈRE PtnionE. Evreux fut l'une des villes que les Romains conscrvèicnt le

l LrbriMrur, Uiiloir* tirttt tt ttcltiiaitiqm lin eomlr d'Crmur, m- .. P«H. «•

* Voy. .Vo«rr//n tUektrtkti itrh Frtnet, ptr U'-riMon, lame H, p. STI

rl .un.

' H'itoirt tirilt rl rrr/r*,«/if«# du ramfr d'Eertur, pJftl t el S.

* f<r»«r, rfc Util» j tllico, lil>. in, cj|i. un.

* sjiiiI Auitiom nOrdeiir Viul : il fiul rberrhrr l> source d* cru» erreur dan» 1rs irir» du faut AuVodât.

* aaUiaC*ritli«*a, Icne il, f>*fc 56».

BISTOlRlB DES ENVIRONS DE PARIS. 397

plus longtemps. Les Visigoth* oeeupnient le midi de la fîaule, les Bourgulm f>ns la partie la i lus orientale, et les Franc* la partie septentrionale , iaiidi« que les Romain» se soutenaient encore dans tout le pays situé entre la Seine et In Loire; mats cnlln Clotis, dirige p.-ir les évèques, s'en empara; et toute cette partie de la Gaule lui fut «oumise.

Parmi les premier- évèques d'Evreux, plusieurs furent misnu raii'j ites saints, entre »ufrrs saint Landul plie. qui. si Ton en croit sa légende, découvrit le corps de saiut Tarn in : Dieu lui fit voir une colonne de lumière, qui d'une extrémité touchait au ciel, et de l'autre a l'endroit où était le corpsdu saint a poire d'Evreux. S.iint l.andiilphe, devenu évéque, lit le premier, h ce qu'on croit, bâtir sur le tombe .m de saint Taurin une petite chapelle ou on conserva, dit-on, le corps du saint, quoique I église de Chartres pré'ende être seule dépositaire de ce corps.

Kvreux renfermait un grand nombre d'églises, chapelles et monastères; mats on n'a que des données contradictoires nt l'origine de ces pieuses fondations; l'historien du comté d'6xrreux avoue que tout ce qu'il en peut dire n'est qu'incertitudes et même conjectures*.

Ces églises étaient :

L'église paroissiale de Saint-Pierre qui. selon l'ancienne chronique (le Rouen, fut huilée en 1 1 1 9, du temps de Hem il", due de ÎSormandie et roi d'Angleterre : c'est l'une des plus anciennes d'Évreux.

L'oriulne de l'église de Saint -fJger était antérieure aux guerres de Henri I".

Notre - Dame de la- Ronde passait pour l'église mère et la plus ancienne de la ville; elle avait, dit-on, été bâtie sur les ruines d'un \ ii ux temple de Diane, par saint Taunn; mais celte tradition n'est appuyée d'aucun monument authentique.

Quant à la Cathédrale, il est reconnu qu'elle existait déjà du temps des premiers Normands.

Le plus ancien des monastères que l'on connaisse a Kvreux, est celui de Saint- Taurin , il serait difficile d'assigner une certaine à sa fondation : plusieurs ailleurs ont cru que ce monastère fut un dfs premiers fondés en Normandie *. L'église fut Initie sur le tombeau de saint Taurin, auprès de la ri\ i< t<d l'un et au bord d'un grand chemin, a In place de la chapelle élevie par saint Landulphe.

L'abbaye de la Croix-Salnt-Lcufroy, encore une des plus anciennes.de la province, fut fondée vers l'an 696. En »oid l'origine: Suint Ouen pa sait sur le territoire d'Kvreux, dans une espèce de litière portée par deux mulets. « Etant pré- « la rivière d'Eure, en un endroit ou deux chemins s'entrec « paient en forme de croix, les deux mulets s'arrétèrvnl tout a court avec tant d'opiniâtreté, qu'il n'y eut nueun moyen de a les faire avancer plus loin.... Ceux, qui accompagnaient ce « >aint prélat attribuèrent cet accident au caprice de ces ani- « maux fantasques; le saint en jugea autnment. H reconnut « i[ue l'immobilité de ces deux liètcs, insensibles a tous les « coups qu'on leur donnait, venait d'une fr.ivcurqui les avait a extraordiuairement frappées Dans Cette pensée il descendit, <i et eut recours à la prière selon «a coutume. A peine eut-il « commencé d'élever les yeux vers le ciel, qu'il aperçut en l'air « une croix toute brillante de lumière, et qu'il seutlt son esprit ■ éclairé d'une céleste inspiration qui lui apprit que Dieu « choisi ce lieu pour être la retraite d'un grand nombre de soli- « talres qui devaient se ranger sous les étendards de la croix « dans la milice chrétienne 5 d

L'cvèque arrangea aussitôt deux morceaux de bois en coix qu'il plaça en cet endroit 1 1 v déposa d« s r< liques qu'il portail sur lui ; après cela « il continua >:\ roule sans que les mulets « refusas«ent de marcher. »

Cependant c ceci ne fut que le commencement des merveilles « qui arrivèrent ensuite*. » Dans le ménii- endroit, pendant plusieurs nuits consécutives, on aperçut une col. un'- de fa), m lumineuse, qu'elle produisait dans toutes les contrées voisines j un clfet supérieur à celui du soleil. Dès lors le peuple accourut ! de toute part rendre ses adorations à l'auteur de ce singulier météore ; leur foi fut récompensée : les malades qu'on apportait

1 LetiMMfur, tlutnirr du tomtt H'firrtujc. pafle «s.

' Voy. Uuilljumr dr Jmaiegc : Hiilmm Mormon , llb. n,

* Lrbrajitur, paie St cl SI.

au pied de celte croix, y lurent uuéris miraculeusement; a lou« les écrivains assurent que des aveaigles, des souris et « des muets y recouvrèrent chacun la sanié et l'usage de leur o sens », ■

Après la mort de saint Ouen. on bAtil une petite chapelle dans ce lieu ; et', plus la d. saint Leufroy y fonda un momglere dont il fut le p -emlrr abbé, él qu'il no uni i la Croix de Saint- Ouen; mais, comme le saint nblié lit plusieurs miracles peu 'But sa vie; qu'il arrêta d'un signe de croix l'incendie de son monastère; qu'il nuérit un grand nombre de personnes de ma lad i s incurables, le peuple changea le nom du village et de l'abbave, qui ne farenl plus appelés que Croix de Saint- Leufroy*. Cedcrr saint l'emporta sur saint Ouen.

DIl'XIEHB rfiBIODB.

Vers le mi'ieu du ix« siècle, les Normands commencèrent à désoler la France, et 1 1 Normandie surfont; d'abord, sous leur chef Hasting, ds coururent la campagne, ensuite attaquèrent les villes, et pillèrent les églises et les monastères, dont ils emportaient les richesses sur leurs vaisseaux.

GuallKrt était évéque d'Evreux, lorsque les Normands vinrent ravager les .mirons de celte ville; en h5i, il déterra les corps de saint I enfroy el de quelques autres saints, pour dcmln r, diton. ce précieux tr< sur a l'avidité de ces pirates infidèles.

Bientôt les succès de ces premiers aventuriers en attirèrent sur leurs pas d'autres, qui à leur tour vinrent dé-o'er les proritimesde France; et enMn, vers l'an 8J0, un nouvel essaim vint, sous la conduite de Roi du R.IIiui. inonder la France une troisième fuis Ou connaît les exploits de C(LRUerrier, qui vint deux fois mettre le siège devant Paris.

La seconde fois il quitta cette place pour aller se rendre maiirc d'Evreux : on rapporte cet ércni nient à l'an s^2 '. \ olci ce qu'en a dit un auteur, peu d gne de loi à la vcriié. mais le seul qui eu oit parlé avec quelque détail. 1 : « Le duc. ayant « interrompu le siège de Taris. >j„t devant I vreux av. c une « puissante armée, pour s'emparer de cette ville <t de son « evèque Sébar. Après quelque résistance de la part des habi-

0 lants. il s'en rendit maître, lit plusieurs prisonniers et enleva « un grand butin. L'cvôque Sebar se sauva par une grâce pnr- « ticulière de la Providence; et tout le pays fut entièrement

■ pillé et saccagé ; on ne pouvait éviter In fureur .les Normands, n qu'en se rachetant par dés tributs considérables; cru \ qui s résistaient éta litoyablement massacrés. Les n in

« l'abbaye de la Croix Salnt-Ouen ne fur. nt pas plus exempts

■ du pillage que le reste des habitants du pays d'Evreux. Ils • virent ravager leur monastère et leur église, et lurent obligé « de s'enfuir à Paris, emportant avec eux rc qu'il- avai ni de

■ plus précieux : les reliques de saint Ouen, archevêque il-

1 Rouen, de saint Leufroy et de saint Agofroy, son frère, . elles de saint Thuriaf, ancien évéque de Doï, et de plusieurs

a autres saints qu'ils déposèrent dans l'abbaye de Saiut-Viu-

1 Lrbruttnr, |i»g. SI. Voir! dequrllt mtnUte la rhos» cil raconte* dan» un |iwib' lailn rompos.-* par un moine nommir Ttncrrj, inr 11 vie dr Mini Ourn rjp. ad 24 Atiffuil.) :

li<:ruol . . .ici dit ïlec polrr.nl fui rar Vu i,, r .Mu n' :.. iml l'.iculiunl. Lirrram.

Iininni'iinl oain. ». ai

. Siuoi, rc muli.

i.lot

•i|M eoarcuni, ica.

Tmim h Miperi rriulii •prcUcnl-i eorli IJun mvii ntmtJfiiiian mrruil <*oçi»o*rf rw ugitani. In quo pi rr.-pu rurkie «ntm ilii fiu Suurit, .(imite ferai, tel UlU] ht ho po4c*t.

... r.nîijti un pcmmii ii-.rili-.Ti nu« »r*iiïi alî*t, Muli) fliinnirsQfiijm »uhilo vulerc i oliimu <ntt \)nj' fiilijo*-.- -u.. «ufi. t - i «i hilmn i t'Iirrhi. O II tnmi pieu», t>oniin> tmrao<lj p«i«ntat!

lieu* «utilimjt *rl qti>r slilpooM npim il î >' ittiqnr lorh*. priilfin non roltuk, ttMlur iJcm A-./i iVtsjiiaMlAligr, nlt'- tViiiiirtnqur »rcralar ; In *|ut> 1«|KiMf« ni ii: i, lu M N et orwt, S«u-.h« jc luiut» r.<|uraiitiiril«tia taluti».

> Vit* S, l> ii. tirent i } benedift. , |

* ^oy. Ckrmtyu tf»» ulnt IUl>M0 Cacn. T«y. jbmî fluilUamp de J«. minier. In . Il , rhap. i.

* Dudon, doyen tic Simi-Qurnlin Knvoyr en tlrpulalion te« If duc de Normandie, tichard ht, il en fut comble de tumUita el éemil par reronniluaore \ Htitotri dti prtmjm <iurt de IfotmmtHit*.

HISTOIRK DES ENVIHONS D8 PARIS.

c cent. » C'est aujourd'hui l'abbaye leSaiiiMiermain-des-Piés.

Quelque trmp* après, ce même Rollon reçut du rot de France toute la partie de la Neustrie qui depuis a po té le nom de Mormandic. et qui fui érijée'en duché, en 01 1. Evreux lut compris dan* ce duché: mais comme ville frontière; elle fut attaquée par les Fiançais, toutes les fois que quelques mésintelligences eclntnient enlre les duc* de Normandie et 1rs ro's de France.

L'an non, vers le commencement du règne de Hugues Capet, Evreux eut ses comtes paitcutiers. Robert, de la mr.i<on de Normaudi*, e-t le premier qui ait ru ce titre, auquel il joignit celui d'archevëqne de Rouen : e 'était alors une chose commune de \ol<- le même individu revélu a la fois d'une autorité temporelle et spin uelle ; les historiens peiunent le jeune Robert comme • un seigneur nourri et clrvé dans la vanité, le luic ri « h s délices de la cour, et nullement formé à la modestie et à

• la sainteté de la vie cléricale; au-si, n'envisageant, dans sa « dignité, que le revenu, l'éclat exlcrii ur et la dominai ion, il y

■ entra comme dans une charge séculière, et l'exerça longtemps

■ d'une manière tout à fuit srandab u*e, ne s'appliquant qu'niu « alTaircs rt aux intrigues du monde, amassant du bleu avec

• ardeur, le dissipant avec profusion, rt se plongeant, fans « aucun égard, dans toutes sortes de plaisirs '. i> Il Ipott-a, même publiquement et contre les régies de l'Eglise, une dame Herléve dont il eut qualre enfants '.

Des mésiuielligeirccs éclatèrent entre le comte d ftvreux et son nevtu. duc ue Normandie. I.e comte se r.ul.fli dans sa vil»-: a"aqué de tous côtes, il soutint un lon-4 siège, mais enfin, obi gé de ca|ituler, il se relira, a>ec sa famille, a la cour de France d'où il lança, comme archevêque, une sentence d'excommunication contre son neveu et contre In Nurmuidie entière, qu'd mil eu interdit. I.e duc, épouvanté, le rappela aussitôt, et le télablit dans son romlé d'Evreux. en le dédommageant du tort qu'il lui a* ait causé. Rolerl mourut bientôt après, en 1037, plein de repeulir, dit-on, sur sa conduite passée.

Ce que nous lisons dans les ebrouiqn* s du temps est propre à donner une idée peu favorable de cette époque et d< s résultats de l'envahissement ites Normands. Il parait que la corruption des mœurs élait alors dans toutes les classes. Les Normands, convertis récemment, cousen aient , dans leur christianisme, d>s nu»ur< toutes pru>nnes; hs Français, encouragés par l'exemple, s'adonnaient a toute rspèce de désordres, a I.e cle-gé. « qui t ivait dans une grnn lè ignorance de »! s devoirs, ne par-

• dait pas une plus exacte disciplina Comme le reste des « hommes, les prêtres s'abandonnaient à toutes les passions les

■ plus hnnt uses; si bien que la licence et l'impunité dans les- « quelles ils v|\ai< ni, étaient une permission publique de faire « le mal*. » Nou« avons vu l'archevêque de Rouen marié; ett exemple fut suùi par le doyen de la cathé Irale d'Evreux : « Il entra, dit l'historien de celle ville, dans les méini s engage- « ments que la plupart des clercs de ce ti raps-là, et épousa une

• femme de condition, dont il eut dix enfants, qui prirent tous a le parti du c'oftre, en divers monastères. »

Cependant, il se trouvait alors quelques hommes dignes de figuier dans des lcmp« nn illeurs ; tel fut le tlls et le successeur durointcHobe t. C'est à lui qu'on doit la fondation du monastère de filles de Saint-Sauveur, selon la rce'e de Saint-Benoit, mon astère auquel succéda la paroisse de Saint-Nicolas qui, lorsque Philippe Auguste incendiit Evreux, fui transférée hors de lovil.e.

Guillaume le llâiard, duc de Normandie, en |066, fit lacouqufte de l'Angleterre, et Guillaume, comte d'Evreux, se fil distinguer dans cetie rampayne désastreuse.

Mais la bonne inlil igence entre les ducs de Normandie et le comte ne fui pas de longue durée : le duché de Normandie a» ait été séparé du royaume d Ai gletern»; les deux fils de Guillaume, l'un, Robert, fut due de Norm«ndiej l'autre, Guillaume H, roi d'Angleterre. Une guerre, en lOflo. éclata entre eux ; et le duc, pour désarmer le n onarque, résolut de loi livrer le comté d'Evreux ; le comte d'Evreux rendit hommage au mi d'Angleterre.

Quelque temps après, le roi d'Angleterre se rendit m dire de toute la Normandie ; et le comle se retira dans un monastère,

• Lrlr*<icnr, BMoire du comté dBtrmux, (Ag. 10.

* On 1 1 dan. VAtrfgt eAn.j10J09i.j11r dti grandi firfi, qa'ipr*« \t u tVmme. tl tmbrai i Ici»! erele.U»(i<|ae rl M artimon «le Beaei pige ISS) ! e>n une erreur.

UitMrt du temii d'aVear, page 17.

> lebreneur, Rhlnirt du nmtt d'Être* m, p*lt tu. * riiHippr «nit rM*)é e> ireilrr fier l'empereur, po«r»'oir aitbtll M M .1. IV, eep. iicji.

laissant l'administration de ton comté aux mains de sa femme

Guillaume, ci mit* d'E»renx, mourut en 1 1 18 : comme il rc laissait pas d'enfants, son comté p ^s.i dans la maison de Montfort; roaU le roi d'Atwl terre, ennemi de ce! te famille, s'emmura du comlé et refusa de le rendre; Amauri We Monfort esciti contre son ennemi le comle d'Anjou, le comte de Flandres et plusieurs seigneurs nomimds, et alla me tre le siège devant Evreux, qui lui fut livré par trahison. • ( Entré dans la vi le, ses troupes égorgèrent la garnison du roi d'Angleterre, et, pour se venger des habitants, mitent mi pillarzc leurs mal-ous et les églises même, pendant que, d'un autre côté, les siens parlaient da is lc« environs leurs armes victorieux*. « U sobtude et la désolation furent si grau es dans la ■ ville, qu'on fut un an entier sans y célébrer l'ouice divin >. •

L'année suivante, Henri I", roi d'Angleterre, voulant dépnui ler' de In Normandie son frère Robert, Ht proposer aa comte de Monlfort de le laisser paisible piw*essenr du comté d'Evreux, s'il voulait lui rendre le château pour y m lire une gnml-on. Le comte r« fusa ; Henri mit le siège devant la ville ; mais, comme elle était bien défendue, Il tint un conseil où il app la I cvèque d Evreux, llotro lus, qui, ny.int jus |ue-là suivi sou | arli, n'a>ail pu rentrer dans celle ville; il lui soumit >ou projet d'y im-llre le feu;l'évéque approuva ce proet, afin, disail-il, de la délivrer de ses ennemis frappés d'anatlicm -, et de la rendre & seslcgilimes citoyens; ta ville fui bruléeeo rff.L a Comme c'était pe dant une automne fort sèche, dit l.e'-iras- « scur, la llamme. portée par un vent furieux, vola par toute « la ville, rt mit tout en feu. • l.a ville fut consumée; mais le château, quoique vîv. meut attaqué, rtsi^ta. Henri tUt obligé de s'éloigner sans a»oir pu s'en reudre mullre. Plus tnrd tl obtint, par traité, ce qu'il désirait en commençant cette uuerre.

Cependant il restait un fils de l'ancien duc de Normandie, et neveu de Hcmi : quelques seigneur* nqnnands, parnd lesquels figurait Amauri, se liguèrent pour le remettre en possession des biens de son père; ce projet fut découvert par le roi d'Angleterre, et Amauri perdit son comté ; m >is il lui tut bientôt rendu par un traité définitif entre le roi d'Ang'etcrre. le conre et l'évéque d'Evreux. Amauri de Monlfort mourut en 1136; son tils aiué Amauri II, et après <ui. le cak t, Simon de Mon ort, lui succétèrent; et leur postérité posséda le comté d'EvreW jusqu en l'an Uoo. -

Eu cette année, ee conté fut cédé au roi de France , Pbilippa Auguste, si l'on peut appeler cession l'acte qui le transmit daus les muin» du roi.

La Normandie était depuis longtemps, comme grand fief, dans la mabon régnante d'Angleterre. Pendant la captivité, en Allemagne, dellichaid Cœur de Lion, son frère Je m. surnommé Son* 7Vrr«, songea à metUc sur sa tête la couronne de Richard; Philippe Auguste lui promit de l'a'der dons ce projet, a condition qu É» reux et Verneuil seraient réuni* à la couronne de France; Jean y cinsen'lt ; et Philippe Auguste, quoiqu'il eût promis à Richard, sur les suints Evangiles, de ne rien entre* prendre contre lui durant son absmee, entra eu armes dans la Normandie, en févri r tlM, s'empara d'un grand nombre de villes, et particulièrement de la »ille d'Evreux; quelques mois après il fit avec Jean dit 5a«» 7erre, frère du roi d'Angleterre, uu traité par lequel cclui-^ci réda au roi de France une grande partie do 1 1 Normandie, et notamment la ville d'Evreux.

Cependant, Richard dit Cœur de Lion sortit des fers de l'empereur. Prenez garde à cou*, écrivait Philippe à Jcau Sans Terre, prmtz garde a vont, U diable eit dl haine 't

Alors, maljsre le traité, la gue rc reeo nmença. Philippe, aa mois de mai de la même année l lui, allégeait Verneuil ao Perche, lorsqu'on vint lui annoncer le sort de la Normandie et d'Evreux. Il usait laissé la possession de celle viite à Jean Sans Terre, et ne s était réservé que le château on il avait mis garnison. Jean, sans doute pour se ménager un raccommodement avec Richard, en nos, in>ita à un g<nnd festin un boa nombre de Fiançais, et les douze chevaliers cha-gés «te la gir te du chAtrau. U les réunit dans une »eule maison. Pendant ni repas, à un signal convenu, les Anglais, cachés dans des lirai secrets, en sortent brusquement , cl, tous armes, fondent sur

HISTOIRE DES ENVIRONS DE PARIS

je» convive» el 1rs égorgent à table. Un écrivain du tempsévalue àlioi* cents le nnmhi e «les Français assassinés, leurs télés Turent coupées et attaquées sauglR«les encore à de* poteaui placés autour de la ville.

A cette nouvelle, Philippe entre en fureur, quitte le siège de Vcrneull en Perche, et marche sur Etrciixi a son approche, les Anglais luieut. Le roi de France a besoin de satisfaire sa colère »ur quelque oh|el. Il tombe sur la ville d'Evreux. la détruit de fond eu comble par l'incendie et les démolitious. Il s'épargne pas même les églises, dont il enlè»e les leliques; su1 vaut Roger de llovedea, tl lit massacrer les habitauis de tout seie et <le tout Age1.

Les hostilités commuèrent quelqne temps avee des succès varies; enfin, en 1199, Philippe, outré de la résistance et de quelques éclircs éprouvés, entre une >eeonde 'ois eu Nnrman 'le, tl vient de n->u*eau brûler hvieux, comme si cette malheureuse tille émit destinée A rassouvis«emei<t de su fureur. Etilln, l'an lïoo, le successeur de Richard, mort en 1199, et le roi Philippe Auguste, se virent entre Vernon et Andely, et firent un traité , |tar lequel le romté d'Evreux fut cédé au roi de France. Simon mourut quelque temps après sans enfants, et lut le dernier comte d'Evreux de la maison de Monlfnrt ; le comté Ut des lors partie du domaine de la couronne de France.

tboisirui PRBiont.

Le comté d'Evrrux resta quelque temps dans les moins des rois de rrnnce; n ais Philippe lé Bel le douhA, en usé, a Louis de France, son frété ! 6e Louis dé France èst la tige de la branche royale d'Evreux. I.a Normandie entière était alors réunie è la couronne de France.

Sous re comte, la s il e d'K vieux fut le théâtre dé troubles différents de «-eux dont nous avons parlé jusqu'ici, a Louis était

■ à peine apanage d* celle principauté, dit Vely ' d'après Ibis- » toirc du «unie d'Evreux1, qu'il ►'éluva dans sa capitale un « gran I dilTérend entre I évéque et les moines de Saint- Taurin, a Cwix-cl menaient une vie très-déréglée : Oeotrroi de Bar, « c'était I- tl un du prélat, en' reprit de les réfo'mr-r s mais il y « trouva tant d <>bs'a< lés qu'il mourût * sans a»oir pu exécuter c un si pieux dessein. Un le déposa pour une nuit, Suivant la « coutume, dans l'énlise du monastère où il avait voulu rétablir • l'ordre > c'était le livrer a toute là fureur de ses ennemis, e Cette troupe forcenée, ftviede lé tenir en sa puissance, ouvre « la* bière oû il était i nfeimë, tu arrache le cadavre avec vioa lence, le dépouille de ses linceuls, et, ce qui donne une étrange « idét- des mœurs des religieux de ce tempe-là, le fouette cruel-

■ lement, pour le pttoir du soin qu'il avait pris de les remetire « en règle. U srcret, Apparemment, Tut mal «ardé; bientôt « toute la ville fut instruite de cet horrible attentat : I es tnoines « furmt condamnés à une amende de quarante sols, qu'ils pavent a tous les ans le jour de l'anniversaire ou pontife : cluUimcnl a bien d"ux pour un* action si barbare. » Ceci se rapporte à l'an ISU9. Quelques années plus tnrd, en I3IG, le comté d'Evreux fat, en faveur de Louis , érigé par Pbdippe le Long en pairie perpétuelle, avec le même rang et les mêmes prérogatives que les pairies anciennes.

Le neuvième comte d'Evreux est Pbilîppe-le -Bon. qui fiit roi de Navarre, par son mariage avec Jeanne de France». En tais, tous ses biens furent transmis à son lils, Charte» le Mauvais, a«i les garda Jusqu'en I3n«, époijne de sa mort.

Un «ait qne ce comte fut l'un des fléaux de la France sous led régnes déplorables de la première branche des Valo's. Les Anglais, repousses du trône psr Philipi e , qui fut la tige de cette maison , conservaient toujours le désir et l'espoir <ie venger lenr injure; les oomhrcusfS possessions qu'ils avaient en France les rendaient tout-pu ssants; Charles le Mauvais réunit plus d'une f»is ses armes à celles de l'Angleterre. Ce prince était marié a Jeanne de France, fille du roi Jean le Bon; Il demanda p«Uf m le comte d Angouléme, sur lequel il avait des droits a

* liraorj. iê Gttiit PHlippi rtyit, OnilMmut Arm->rim$,ttt. HUipptéti, lfb. it. BttMtit itt BitUritt de ¥r«*ct, loue *»u, pa»i »o |„, B0

se, fi, t*. <ss, tes, s<». '

t BiUnh* ét FrantT, la-tL UMBi Tlll, p«{t SS. » UiUmrt de Promet, pige SOS.

» U IS mil ISS».

* c'"1 1 «'«•• <!•''•• ■» cMuaa dll * K.rtrre. i o» «utri Ai tieae de la «ille. loyrt ri-d'Mous

réclamer. I*c cnnnétnble de France l'obtinlt et Charles le fit assatiner : tel fut son début. Il parvint à é udrr le c! aliment qu'il méritait, en se réfugiant hors >u royaume- Le roi lit -aisir toutes ses terres ru Normandie: mais Charles, avant son départ, avait eu soin de fortifier ses places et d'y laisser de bonnes garnisons : les ol liciers du mi se présentèrent; les gouverneurs répondirent qu'ils ne les livreraient qu'au foi de Navarre, leur seigneur.

Pendant ce temps, le roi de Navarre débarquait à Cherbourg avee des troupe*. I.e roi de France fut intimidé, et II signa un traité tout à I avantage dé ce Charles le Mauvais, qui alors se rendit à Paris, supplia» pour la forme» le roi de vouloir lui pardonner « et le tenir en sa graeé, et promit qu'il lui serait bon a et lovai, si comme fils doit être à père, et vns*al t sou sei- « gneur. a Le roi répond t qu'il pardonnait de bon cœur.

Cependant les hostilités recommençaient avec l'Angleterre et prenaient une physionomie p us alarmante que jamais; l'Artois el la Piear le étaient envahis d'un côté par Edouard, pendant que de l'autre le prince de Galles désolait lo Gascogne. Dans ces rircoii&teuces. le roi de Navarre- entraînait le daup in, qui fut depuis Charles V, dans un comp'ot dont l'Issue devait être d enfi rmer le roi dans quelque forteresse tt illtc te fuir» mourir. Le dauphin reconnut à temps la perfidie de Charl-s; il avoua tout. Le roi de Navarre et plusieurs de ses olficiers lurent nnô:és à Roti n au milieu d'un festin , les officiers misa mort, e: le prince lui-même conluit au Louvre; d autres disent au Château-Gaillard , près d'Audely, et dé la au Cbâtelet. Si l'ail ert croit le > ontinuatetlr de Naugis, ee prince, durant tout le temps dé sa captivité, es>uy*. les plus dlirs t m item nts; on envoyait vers lui i dit-il , de te<nps ni temp<, dés hnmmcs qui se présentaient comme pour lui trancher la tête. et à l'instant il m survenait d'autres» qui su p ndaient l e éii tu ti. Charles lut, ajoule-t-il, chaegé de chaînes tant que dura s<i prison.

Quoi qu'il en soit de ee récit, qui n'csi appuyé par le témoignage d'aucun nuire écrivain, les acte* de rigueur de la cour de Frauee fU'ent le signal du soulèvement d'une purlien de lu Normandie. Ce fut en tain qu'on tenta de saisir les terres du prince: les places el les châteaux fortifiés i existèrent à tous les efforts. - Kulin, l'Angleterre unit ses armes aux armes des Nurmauds; le . frère du roi de Navarre et quelques autres seigneurs nommé» renl le monarque anglais roi de France, et lui llrvul hommage des terres qu'ils y po»S' datent. De lâ les g terres qui sigualcreut . le règne fatal du rui Jean.

Prolitant des troubl S qui agitaient PariS*pcndnnt la prison de Jean et la régence de son (Ils, 1rs partisans du roi de Navarre parvinrent à l'tulever du château d'Aleuxm-Pailleul1, où il avait é<é renferma S» fureur, augmentée encore pur la riaut ur avec laquelle on venait de le traiter, le conduisit à Pa.is; il y fut revu avec pompe, harangua le peuple dans un discours où l'on crut reconnaître l'expression du ses prétentions à la couronne; il lit délivrer loi^s les prisonniers : a Larrons, meur- « triers, voleurs de grands ehrmms, faux monnayeurs, faus- « saires coup ib es de vlul, ravisseurs de femmes, pertui b iteurs • du repos public, assas-lus. sorciers, sorciéi es, cinpoison- « neurs, » tout reçut la liberté.

Plus tard, les l'aiisiens mécontents, à la tète de-quels se trouvait le fameux Marcel, prévôt des mar baods, le nomment capiiaUe général de l'Etat; plus Urd,eunn, on conçut le projet de le faire courooncr roi de France; mais la mort de Marcel mit fin A ce complot.

L'histoire de France est, pendant près de quarante ans, remplie par les menées de ee prince. A peine é ait il soumis qu il reparaissait en armes; à peine écba pp iit-il au châtiment d'un crime, qu'il courait à uu crime nouveau i jamais on n - montra plus d'activité pour le mal; jamais une vie ne fut plus agitée que la sienne. En 136s, il aima ses vassaux de Normandie contre le roi, et manifesta ses prétentions a lo couronne rte France; les troupes royales, de leur-cdié, marchaient sur la Normandie , où p usleurs places furent emportées j II lit la paix alors, mais pour la rompre bientôt après.

Charles V avait succédé à son pëic; Charles le Mauvais trama une conspiration contre la vie du nouveau roi; le procès qu'on

* Prnrt» mamusrrilt tl» riri iê Ktwmrrt. taJ«rragti«lrc d» Friqvsi. ' Sur le« rronhêrcs de la fiCJidic et du Cambreiin. Yofet S«roiu«p, Mfmvirn pomr unir à rkiimrt du rc4 dt Smrrt

Digiti^ed by -i

I1IST01RF. DF.S KNVIRONS DE PARIS.

instruisit contient le détail circonstancié d'une longue série d'enlrcpri*i s criminelle*. On entra en Normandie avec des forcis; quelques villes se rendirent; un grand nombre forent emportées d'assaut. Le roi de Navarre passa alors en Angleterre, livra Cherbourg aux Anglais; et, après avoir envoyé un émissaire charge d'empoisonner le roi et tous les princes, il mourut m i 3m; d'une mort cruelle et terrible, à peine âgé de tiriqu mte-six ans1.

I e genre de m«>rt de Charles le Mauvais fut extraordinaire; l'acte qui le suivit ne le fut pas moins : on instruisit contre ce prince mort un procès criminel, et il fut tenu uu Ut de justice à ce 'uji t, sans doute dans le but de confisquer les terre> qu'il pos>éiJait eu Normandie* « ta premier huissier, assisté de

a deux conseillers et du lieutenant du prévôt de Paris, appel* t le roi de Navarre a la porte de la chambre du parlement , | a la table de marbre, au perron eta la grande porte du pelais. Personne ne s'éjant présenté, le procureur du roi demanda défaut contre le roi de Navarre, s'il était visant, et, s'il était mort, cmijMiruit. L'avocat du roi parla ensuite ; il cita l'exemple d e Lucifer et des mauvais anges ses complices, précipités du ciel ; il rappela le premier homme chassé du paradis terrestre pour <! obéissance et félonie; il alléeua les lois féodales qui adjuge ni au seigneur le fief du vassal rebelle: il soutint que le crime de lèse-majesté devait être poursuivi même après la mort du coupable, et conclut* la confiscation , les crime» étant notoires; « et ainsi en usa Dieu contre Adam, qu'il mil hors du paradis

Porte <ieSnini-J.n«, h Provin».

« pour son défaut notoire san; aulre r< quisitton. n Touted is les poursuites ne furent pas continuées; et elles étaieiit inutiles, car le nu av ait en son pouvoir le, possessions du roi de Navarre; mais on acquéraii par la un commencement de litre : c en était assez pour inlimi 1er les dis du prince et les amener -à se contenter d'un équivalent en. échange des domaines qu'ils perdaient.

Le comté d'Evreux fut, en 1 120, donné par Charles VI! à Jean Stuart, seigneur d'Aublguy, connétable; mais la ville était au pouvoir des Anglais; car cette place partagea les malheurs qui défilèrent la France entière. En septembre 1441, un pani de Français vint l'assiéger; Evreux se rendit sans beaucoup de résistance. Le Journal île Paria, sous le règne de Charles \ I et Charles VII, dit que, d'un coté et de l'autre, il n'y eut que cinq homme» de lue-.

1 Pretque tout les hiKorien» fraisais rarement qa'tl a'élail fait ernelopper dant du drapt Ircrnpe » dan» de l'eapril de-, m, toit pour ramnirr sa rhaleur, affaiblie par Ir* drluu. tira, aoil pour guérir une lèpre ; le feu prit ani diap* 1 ni'lt» qu'on lr- rou«ail rl il fut brûlé «If. Il faut dire Cependant que, daa* une leilre que I é\*qur dr Rai, ton prineip«| uim'«lrc, rnnil a la reine Blatirlie, «rue de pe priuce et teu»c de Philippe de Valoi». Il n'en nulteiomt quoimn de relie rirennaianee.

• Viliartt, Uul. venera/eda franre, in-IS, tome H, page III.

Le pruces fait auMa/nunes de ('.hurles lo Mauvais eut foa effet ; et. par traité du 0 juin 1404, son (ils Charles II renonça s-énç rulement, en faveur du roi de France, à tous 1rs dr.nts mr le» comtés de Champague, de Itrie et d'Evreux, eo échange d'autres terres.

C'est ver» ce temps, qu'à Paris, les clercs de la Basoche jouaient une espèce de drame appelé Moralité; mais Paris n'élait pas seul le thiatre de ces jeux publics. Il était peu de villes qui u'eussent rie* établissements a peu près semblables; Emet avait ses eornaidt, qui remplacèrent les coqueluekitr». Leur eh f, appelé Yablddrt eornards, était élu tous le- ans le jour de saint Barnabé; il portait la crosse et la mitre, u Le but t « cette institution, dit Villaret était le même que celui d s « Etifun's-Sans Souci. Toutes Ici scènes ridicules qui se pas- ■ «lient dans la ville fournissaient le sujet de leurs pla same- -. Il est mutile de dire qu'ils abusèrent presque toujours « de cette liberté", qu'on fut souvent obligé de restreindre et di

su primer enlin totalement. •

Evréux fut, par sa position, l'une des villes les plus ev poser» nu\ ravages des guerres entre l'Angleterre el la France ; cet

le malheur des \ illcs frontières.

« YIHarel, Munir, d* Franet, m-U, lome xu, page ISS.

HISTOIRE DES ENVIRONS DE PARIS

En I4RI, I oins XI monta sur le tronc <)«■ France: en M(M, il fit élire archi va que •l'Kvrrux ce Omeux Balue, qui miocssivennnt aiinônirrdu r«i. inlui 'ant d>a linanccs, éSéque d'Evreux, 'l'Angers, cardinal, porta, selon les < irennslam es, ou la lance ou la cm se, et fui riilin précipite des grand- ur* du mon <r clans le plus piteux état : c'était le plus vil in ri gant de son temps.

Louis XI, que I histoire doit flétrir du nom dé te té de tyran, fit cependant «lu bien à Evreux; cette ville fut l'une dis premières du royaume où il établit un maire, *ix écbevins , et un

piocurrur choisi par les bourgeois et parmi leurs pairs, pour connaître de tous les différends qui concernaient les intérêts de la ville; mais il faut dire aussi que cette création était une suite tic la politique suivie constamment par Louis XI, afin de diminuer l'influen- M des grands et ne pas donner a cet acte plu» déluge qu'il ne mérite.

Sou* François I", la ville d' Evreux fut gratifiée d'une institution différente. « Cest ici « l'époque de l'in- « audition était blie, pour toute a !a Normandie , a dans le convint a des Frères Pré- « cheur* d'Ea vreux , par le u pape , et coiifir- « niée par le roi o François lw.eona traies nouveaux a hérétiques de a France. On voit a encore dans re a Heu (disait en « 1722 Le Br.is- « scur ') les pri- « sons c'e l'ioqul- « sillon et le sceau « donlses» rvan nt

« les inquisiteurs

■ pour sceller c leurs décrets, a C'est un moro ceau de cuivre n ovale, avec une

■ poignée, sur lequel «ont gravées les images de saint Do- « minique et de saint Pierre, martyrs. * On sait que loin de fa ie des coiivi r- ions, l'inquisition ne fit qu'aigrir les esprits, et quille fut universellement n jetée de toults les provinces de France.

Henri ii élablit a Evreux un siéu'" prési liai p'onouçant en dernier ressort, lou es les fois que l'objet en litige ne s'élevait pas à une valeur de plus rie no livr«s eu principal; un des premiers jugements de ce tribunal condamna un i rétre religieux augiisHti, accu*é d'héiésie. à êire brûlé vif, soncoips consumé dans le feu,, et ses ceuures jetées au vent. Ce jugement souleva

Église et parc de Sceaux.

■ IJUtoir» du comté d'Êtrm*, p«je III.

les esprits : un tranri nombre de luthérien* s'a-scmblcten» dam lr cimetière d'une petite cbapelle; là , Ils brn-èreut l'image de la Vierge placée sur la grande porte de cette chapelle, et souillèrent a cro x du cimetière On doit penser que l'exaspération était grande, puisque les juges intimidés n'osèrent sévir contre, les révolté'*.

Chai le* IX donna à son frère, le dnc d'Alençon , en 1 5«59, le comté d'Evreux, qu'en sa faveur il érisiea en duebé-|valrir.

Ou touchait au moment où la Ligue aller éclater contre Henri IV : l'év éque d'Evreux fui l'un des premiers a se déclarer

et a entraîner la ville dans son parti ; les habitants s'arment , s'emparent des châteaux et des villages voisins; mais bientôt Ils sont forcés euxmêmes de capituler devant le maréchal de Biron: ce mouvement précédai balai lied' Ivry donnée en 1 5uO.

Quelque temps aprè», Evreux eut pour ev que ce fameux du Perron, l'un des hommes les plus savants de son temps. Sous un de ses successeurs, eu têt s.

eut lieu une procession dont l'historien d'Evreux se plaît à rapporter les moindres détails', c Le prin- « temps lut si sec, « dit-il, qu'on é- « tait menacé de «x manquer de € tout .Ce pasteur,

■ touché de la « désolation de « son peuple, eut

■ recours A l'in-

• tercession des « saints martyrs c Mauxe et Vene- « rand, tant de

• fois invoqués « avec fruit par a ses predèces- « seurs. Il ordon- « na pour cet effet « une procession

■ générale, où l'on

■ ponçait les

• chefs de ces « Saints mattvrs.

Leprienr d'Aquignv et Irscnrés des paroisses voisines partirent levend'-edl 2>; juin, de grand malin, à la lueur de* flambeaux et de* tor> In s. et por en nt les saintes reliques jusqu'à la porte du faobourv Saint— Luter. où elles fureni pn r - sur un autel piéparé a ce dessein. L'èvêque, assisté e son cler.é cl de tous les bab<iants d'Evreux, les reçut avec dévotion. Grand nombre d'écoliers, vêtus d'aube- blanches, tenai nt un i ii rue allume: et. conduits par leurs régents Is chantai nt les BfttMN de la pénitence. L<s gardes et jurés de tous les « nrétieis y assistèrent mis i, portant des torches ardentes; • ensuite marchaieut I s <rèn s de. charité, 1rs capucins, les « cordeiiers, les jacobius tt les bénédictins, portant les reli-

I BMaif àu mtmU J'trr***, p*i* lit.

M*/hUn*rir».— Imp. I'illvt fn r«s, Lis*i4*»«H

nisToiniî w:s en ; virons de paris.

« que* «le «nlnl Taurin cl de saint l-aml'ilphe; «oui le cierge « séYiilli r île lu v II.-, livre l< s huit e»r » . I> • «h «pelnlns et ba-

• noinrs portant In i liasse, <|ii'on «i pelle xulgaircment îles t M«rle*: les chefs «le «ninl Matthieu et de su nt Sxvitiin.

• l.7vft|M> t«-n n it le dern er tant; ace>mpa.ré de se» i.r«hl- ■ dinerrs el doyens ruraux. I e priant ial mar Imil ensuite h la

• lele du peuple. Suivi des mniie ti échevtn* de la \llle. latte « n>oc m«o > en m par la porte peinte, et nlli ju squ'au fnu- « borne Suint OiPcs d'od elle r*»! I. par-devant le cou «eut « d#- Cor.it-I ers. en l'ég l e « athcd'nie. nù PMkftoi rrlébra 1 1 « messe pou iliitili'ineut ; et, l.i pré ica'ion qui fut fuite ensuite' « étant finie, on nippon a. dans le même ordre, le» relique* « de* snlnts martyr- au même e droit où on l-s avait prises. « A p i:e fin • i.t elle* pi>'é>« nu lieu préparé, qu'il tonjl'a une

• pluie nlioudnnle, qui rhnnziii In fn<-e de la Irrre. Ce qui « p m mi «| c l ieu agréait la mintt twlencr que ce peuple lui

• fai-aii. •

Ve s if. 10. pendant la minorité de Louis XIV, on rut oMIgé de porter In réforme dm-» le munaslèrc de Saint-Taurin, livré a tmte «*pèc de désordres. I.e* moins de ce convi nt n en BMiient alors que le nom : ils ne connaissaient p'us aucun devoir moi«a»liquc; ils vivraient séparément, rec v.ti nt ebet eux qui leur plaisait: l.t société, le jeu et In tal le pu tairaient leur temps. I.Yrflce di>in devenait a peu pré* mil; il* ne pouvaient sou frir aucun chef, el sMaicit' habitué* à •« rr'.ari'cr inirme leurs miillres nhsolus. I.'itbhé Nncl du Pi r> on rnlrepr t d''n'ro luire In réfuime dans ce cmmtit; c'était une tact e «lifeil •; « il nvait nfTii re a de virai moltns. dit I liislo- « ii n d'Evreux, qui, eulé é» de leur mauvaise ro'ilii c. étaient

• incnpaiht i'e ihamrer et lios-porlé* à s'opp>»cr n une « re'orme qui le* privait de toute» leurs rmnmodilcs, 1 1 qui les

• m ii r dans une uéue continu- Ile. » Opeiidant 'c pieux ahb< tii tant qu il parvins a force de «oins, nu but qu'il M propoa t- La réforme eut lit u en ilUi.

• e même abbé fut. en i«lo. nommé a l'évéché d Évrcitx. A peine «'lai -il enfenr ions, nue la Froml • prit n n uance, et que «n iileé| i»ao nie. dévouée au docile I ougurv il le, tut (l.v ,, pur 'e* trotii e* royales. I.a guerre en ile cissn pnrl'impus niiemrnt «les chefs de la Fronde; el tout rentra dai.s tordre ac outumé.

D pni» la m»rt du duc d'Alcnçon, en IMS, le duché j d'Evieux axali été >-ni A In couronne ; il en fut, en 1 043, séparé par l.ou'S XIII, qui >c donna en échange d' Seilnn et deuu«l- <|nes nutre> lieux, nu di«c «le Kouillou, fumeux d.ms l'bis:oir« son» le li rr de vicomte de Tin cime.

Des l'Importance, des arands était considé'nblemcnt diminuée «*»t France, et fhisiolre de leurs souverainetés se ionf««nd dai * l'I is oiie «le la Froit.-r entière; Exreux se distingua seul- ment des mitres xill s par un grand tiombre de faits merv ci deux, ou même de m racles anivésdims se» murs.

A m tin du s, vif siècle, cuient lieu dans celte ville deux gttrtisoA» ekin>on|iu i>e» i»nr riuiercessioii de aint Taurin, inute* dt'tix c< ft i flees par de* t'rm-cs-vertvaux conservés avant la Hévolut on dan'» le ii'iinniièic de Saiut-Tnurin l.'lust -rirn d Evreux lappnrie ces deux mu acte* comme témoin oculaire, et Un ouïe n; ïvemeut : « On v«-it par ce* deux monuments que

• le bras «le Dieu n'est p inl rncc.mr. i ; 1 1. M le» miracles ne

• sont pa» aujoifil hui si fre«|uent* qu'ils l'étaient dans les ■ pnmi r* lempt de l'Eglise, ce n'est ni un effet de l'impuisa su !«■ «te Dieu, ni une mar.|ue du ci nn^ernent de >a eon-

; • riuite : e*e»l «•••«<< u< ment In faute dus lidéks, qui se sont ren-

■ « dus lodiunes île se» grâ«c«. ■

«fjuelqut* année* plus lard, le* grftce* du ciel éclulèrtnt encore en faveur «l'une rcbgleu»c prufe«*e de Sain -S un eur, ; ueiie ni raculetiscneut «l'une mala ie d *es|téiée; no <« pourrions < n«wc citer ie« nomlueux eertiticai* al estant le fait ; mais cela ttraa mfnerait trop lo'n : ear d«»* événement» sembialdes ctakut auticfui», a ce qu li par .it. irvs-vommuns à Evreux.

oESitntPTion.

Autrefois là ville fTÊvreux ét it pen étendue, mais elle était fortii4e par un donjon so ide « onng i ft *»a muraille, à l'endroit ott fut pi-* tard l'ttôtei de vi I . I.e* Bv'er.iis emen-s les plu* considérab'es th.tenl il. s preinietes années «lu vv" slCi le ; « 'est . lurs que tureut bàlie» Ils liuliis au luu uu aucimiucncut lu

liai h d'Evreux rendait la jinvicr, pré» de la pot te de Neul'Oii' i».

Amiit la Héxiibition. In xil'e «t'Exreux avait une calbétlrnle, htiii pnro's es, tr d* emnents d'homme*, un «'C jnoob os, un de cord liera, un de rapuein*. «iui habit «lent une maison et un jardin siinerlies; un cou» ont d'urtnliiM*. où élab-ut élrvéi* presque Imites le» demo'sel e* d- In v il c. et deux ab!«iiyes iiiincuses «le l'ordre de Saint-Peu It1 : l'une de morne* de la coupiégniion de Saint Mnur, dont I e^l se était lAtie sur le tomb nu de saint taurin ; l'autre d tilles, dont l éjlise t l.«it dédiée A la Sohvte-Trlni é.

i.a « athédralc était déd é-* à la Vierpc 'ongtemps av»nt l'arrixe • des Vorm.T d«. u t'.'est une éalise eonvtruiic nvee b nucmip « d'ail et de >olidité, et qu'on | eut im-itre au rang de* p'us « belles eulites de France: elle a ftfrix* p'Iien de chaque eAlé, « qui séparent la nef el le chœur d'avae le» rhap I e, ei I s bas a cillés. Elle est faite Pn 'tonne de er i*. dans le milieu de a In |ue|le, e'«st-à-d re entre le chœur. In ticfel lr» brus de la ■ croisée, s'eléve une e»i>ece de ilAmc noto^one, qu'un nomme « Inuii rne par< c qu'il en a la fu me. hAti de bonnes pierre* de a taille et soutenu pir quatra piler»: ouvrage lonstruil aux a fr.iis de I ouis XI, i nr l'entremise cl par les suins du nnenx

• Cardin «I R l«e. i i - m il était evéque i'Ev«cux. Au-dessus de « celte lanterne est un « lucher fart haut, d'un ouv.a«ic dt».lé a et en mi*mc ti mps so i«le. cuuxeit de plomb, tout percé ii jo ir. c cl terminé en tonne de pxromide. . | e portail, surtout du « ««J e uauebe, est une pic e qui mérite qu'on l'otime*. a

Tieiite-iin chu noi nés composaient le chapitre, parmi les tuels huit de l'ancienne Turin lion, qui prenni« nt le t Ire «le harr-nt, à cause de In baroni i «t'vi g nillc, dont il» étaient se g eues.

Il y avait aussi dans la ville un collège, gouverné p>r un prim ipal qui, t cette fonctio i, rriiiil»sa i celle de chanoine du

• bapit«e : il y a ail cinq classes fomléi s « our ru ant de pr fessems. qui devaient enseignet le* bel rs-lcliics Jusqu'à la pb lo- •ophic exctutixemi ni. Ils étaient tous ica'lésj astiques >t- lltiera, clndsi» par le principal, uni devait lui-mcuie être élu p.ir l'évétiue lecbnnltrcet la ville.

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