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3 espèce de croissant , dont les deux pointes aboutissent au nez. On
ne nous dit pas comment elles tiennent à celle partie du visage ; mais on ajoU'1' que la manière dont elles sont posées sur la bouche leur donne un mo"ve' ment continuel. Cotte parure n'est employée que les jours de féto ou (le »r seil. Les plaques qui se portent dans d'autres temps sont plus petites, e'"e couvrent point les lèvres.
Au lieu de plaque, les femmes ont un anneau qui leur pend de même, ct dont la grandeur est proportionnée au rang de leurs maris ; les plus mass'fs sont de l'épaisseur d'une plume d'oie, et leur forme est exactement ronde. Elle3 se les attachent sur le nez , qui s'abaisse insensiblement sons le poids ; d'o» '' arrive que, dans un âge avancé, le nez leur descend jusqu'à la bouche. b# plaques et les anneaux sont ûtés pour manger, mais on se les remet aussi'6'' et, quoiqu'ils branlent sans cesse sur les lèvres, ils ne diminuent point la lK berté de parler. Les chefs portent un anneau à chaque oreille dans les oc* sions d'éclat , et deux grandes plaques d'or, l'une sur l'estomac, l'autre a" dos. Ces plaques, qui ont dix-huit pouces de long et la ligure d'un cœur, s°lil percées par le haut, et tiennent par des fils aux anneaux de chaque orei^' Lacenta portait sur la tête , les jours de conseil, un diadème compose d'»1* feuille d'or large de huit à neuf pouces, dentelée par le haut, connue a* scies, et doublée d'un réseau de petiles cannes. Tous ceux qui l'aceoi»Pa" gnaient avaient autour de la tète un réseau de cannes, de la même forme, c'1*'* à-dire dentelé, mais sans feuille d'or, peint de rouge, et surmonté de long1"" plumes de diverses couleurs , qui formaient un beau panache. Le diadème * Lacenta était sans plumes.
Onlre ces ornements particuliers , il y en a de communs aux deux sexes. ** sont des cordons ou des chaînes de dents et de coquilles , qu'ils s'attache»' ilU cou, et qui leur descendent sur la poitrine. Les chaînes de dents, qui P»ssS1 pour dos dents de jaguar, sont faites avec beaucoup d'art, cl si bien rangé*' qu'on les prendrait pour une masse d'os continue. On n'en voit qu'aux f"""' paux habitants ; ceux du commun portent des cordons do coquilles, **' ' ' ont quelquefois trois ou quatre cents autour du cou, sans ordre, e"051"1" sur les autres. Les femmes, en général , les portent réunies en un paqu* * ne voil jamais plus de deux cordons aux enfants. Au reste, celte parure » JJ en usage que les jours do féto. Aux cordons de cou , les femmes joigne"' » bracelets de même matière, et tous ces ajustements , dont elles sont q"*l" fois chargées , leur donnent une sorte de grâce. s
Leurs cabanes sont ordinairement écartées les unes des autres , sur»' *£j les nouvelles bahi talions, et sont toujours au bord d'une rivière. En 'l'"'1''.!', endroits néanmoins il s'en trouve assez pour formel' de petites villes, s' avait plus d'ordre dans leur disposition ; mais elles sonl dispersées sans a"c"
*"° 'te rues. Ils changent de canton lorsqu'ils jugent que ce! u'ils ii;illi.
.W trop connu des Espagnols. Leurs migrations leur causent peu d'ein-
<-nl;rTC" ,U , °'°"1 POi"UIC hndm""" * i«t" pour leurs édifices. Us
, «Cément quelques trous dans la terre ; ils , enfoncent des pieu* de sep,
' Pieds de haut, et les entrelacent de bâtons qu'ils enduisent de terre. Les
|(s ont composés de petto chevrons, assez bien rangés et couverts de feuil-
K 1 ?, T1 d'ailleurs a"cune smte d0 résularilé da™ c« c^'«s.
sont longues d environ vingt-cinq pieds, sur huit ou neuf de large; un „ mon laisse au sommet du toit sert de cheminée, et le feu, qui n'est
«. la 'h™ 8'' ",, S ""C C°m™e Si C"aud8' se fait sur la lcl™. «■ milieu V,"., . , " "ï,.a P°ml d° «T"™"™». "i "'étages. Toute la toi M
Pos L ! "S 'u mcmo 1,eu' el chacu" as°" llama« suspendu au toit, pour le reue la nuit.
* habitations qui sont proches l'une de l'autre ont une espèce de fort un, |„ng d'environ cent trente pieds, et large de vingt -cinq, dont les „, ui «en ont pas plus do dix de hauteur ; mais ils sont percés de toutes pans , grand nombre de trous , par lesquels on peut voir approcher l'ennemi , décocher des ilèches. Les peuples de cette région n'ont pas d'autre ma- , «le se défendre. Cependant, s'il , a quelque détilé qui puisse servir à ,(1|( " l'entrée d'une habitation, ils j mettent une barrière, et dans quell adroits , comme au château de Laeenla, ils plantent dos arbres à si peu lii,t'rSlaiKe les uns des autres, que cette clôture est fort dillicile à pénétrer. ^. a»ulle, choisie pour faire sa demeure dans le fort, est chargée d'y entre-
P « propreté , parce qu'il sert aussi pour les assemblées du conseil. H^'erre n'est cultivée qu'autour de chaque maison. Lorsqu'une habitation S,8" dc liou > le Premier soin de chacun est de défricher son champ , et d'a- 'ktor,l art>reS' '1U' demeumit eouohés deux ou trois ans dans la place où Ku ', ' Jusqu'à ce qu'ils soient assez secs pour être brûlés. On ne prend ''« iiuU1W 'a pei"e de déraciner les souches ; mais , la terre étant remuée dans S» ervalles> °u y fait des trous avec les doigls, et dans chaque trou on met
i '" trois Crains de niais, te lemnc lin aamoT aal ^.. m„:„ ,n „ .
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■ili. ls Srains de maïs. Le temps do semer est au mois d'avril , pour re-
lLh '.j idi.ivihl^jci T ■-«- .'.i-.tr, ,-.,.-.« !-.'.„ ~.__. l - ~ . . .