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— — ,*., — „~...^. „», ,.„ ,„ul3 1[ ,l¥i |, ; peur rek- n Cn septembre. Les épis sont arrachés avec la main ; on fait sécher le |J « le réduit en poudre , en l'écrasant avec des pierres fort unies. Ce n'est %""- en faire du pain ou des gâteaux, mais diverses sortes do boissons, il, ^ Principale se nomme chicacopa, et se fait en laissant tremper la poudre m, (|^s pendant plusieurs jours. Ils en font une autre nommée misfa, et l'on !"S, f"""? d°"x s'"'"'s : luM oon'POsée de bananes fraîchement cueillies, "'< ili,-'"' ""'''' ol lu'°u écrase dans une gourde, après les avoir pelées ; le j1 en sort se mêle avec une certaine quantité d'eau ; la seconde inisla est
composée de bananes sèches, réduites en gâteaux. Comme ce fruit ne i"'1'1^
conserver long-temps lorsqu'il est cueilli dans sa maturité, on le faitsécW
petit feu sur une machine de bois de la forme de nos grils , et l'on en fait '|l'
gâteaux , dont on gardeune provision. C'est ce qui sert de pain aux: America^
de l'isthme, lis en mangent avec leurs viandes, ils en portent dans Ifl*"
yoyageSj surtout lorsqu'ils n'espèrent point trouver de bananes mûres- &*
ignames, les patates et la cassavesont employés au môme usage. Il n'y a P0^
d'haliitations où ces divers aliments ne se trouvent en abondance; mai8*
n'j voit aucune herbe potagèro. L'assaisonnement commun est le pil»**
dont chaque cabane est toujours bien pourvue.
Les hommes, moins paresseux que dans les régions plus méridionales'
chargent ici de nettoyer les plantations , d'abattre les arbres , et de faire i"1
ce qu'on a nommé le gros ouvrage, ce qui n'empêche point que le travail*'
femmes ne soit fort pénible. Elles plantent le maïs et le nettoient. Elles l"1,
parent les boissons, les bananes, les ignames et les autres aliments. Dan*'*
voyages, elles portent les ustensiles et les vivres. Maïs quoiqu'elles fass**
ainsi les plus viles fonctions de chaque famille, elles n'en sont pas plus ""
prisées de leurs maris, qui, loin de les traiter en esclaves, les aiment^ *
caressent beaucoup. Jamais on ne voit un Américain de l'isthme batti'1' \
femme, ni lui dire une parole dure, quoique la plupart soient querel"
dans l'ivresse. D'un autre côté, les femmes servent leurs mûris avec ail''1'1" ,
Tu" et sont généralement d'un bon naturel. Elles ont de la complaisance1
pour l'autre , et beaucoup d'humanité pour les étrangers.
EducnLion îles eul'imis. MnrMXt». rcsLiiis. Chasses. Sciences.
Lorsqu'une femme est accouchée, ses amies et ses voisines la portent a" tôt à la rivière, elle et son enfant, et les lavent tous deux dans l'eau cou»"8' ((, L'enfant est enveloppé dans une écorce d'arbre qui lui sert de lange, L'' l tf .■hé dans un petit hamac. On continue de le nettoyer soigneusement *'1 jours avec de l'eau froide. Les pères et les mères sont idolâtres de loU' ^ . je fonts. L'unique éducation des garçons est d'apprendre à nager, à |1't..;l!i,1 l'arc, à jeter la lance, et leur adresse est admirable à ces exercices. DeS,^rl de dix ou douze ans, ils accompagnent leurs pères à la chasse et dans ^ voyages ; les Elles demeurent dans l'habitation avec les vieilles fëW11 \$ vont nus, les uns et les antres , jusqu'à l'âge de treize ou quatorze anales filles mettent leur pagne , et les garçons Leur entonnoir, .;li-
Les filles sont formées de bonne heure aux devoirs domestiques- E ^ dent k'ui's mères dans leur travail. Elles tirent des cordons d'écOfW
Mil llll| llll|l II
llll |lllll iïïïjl iilll III 13 14 15 16 17 li
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°nt de [a soie d'herbe; elles épluchent le coton , et le filent pour leurs mères, W fn font de bonne toile. Leur méfier est un rouleau de bois , long de (rois P^B, qui tourne entre deux poteaux. Elles mettent autour du rouleau des
s de coton de la grandeur qu'elles veulent donner à la toile , car elles n'en y jamais dans le dessein de la couper. Elles tordent le fil autour d'une petite weede bois, entaillée de chaque côté, et, prenant d'une main tous lus lils de
'famé, elles conduisent le travail de l'autre. Mais pour serrer les fils, elles
ftpent le métier , à chaque trou , avec une longue pièce de bois mince et
le, qui croise entre le cordon de la trame. Les filles tressent aussi le co-
Qll> pour en (aire des franges, et préparent les cannes dont se font les pa- ,e,,s. Ce sont les hommes qui achèvent l'ouvrage. Ils teignent d'abord les *>nes de différentes couleurs; ensuite les mêlant pour les tresser, avec une '""('ivir singulière, ils en font non seulement des paniers et des corbeilles , l,Uls môme des coupes, si serrées et si fermes, que, sans être revêtues de
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ou de vernis, elles peuvent tenir toute sorte de liqueurs. Ces coupes servent pour boire, comme leurs calebasses. Enfin, les paniers qu'ils "Uveele même art sont si forts qu'on ne peut les écraser. braque les filles entrent dans Page nubile, elles demeurent enfermées l||s leur famille jusqu'à ce qu'on les demande en mariage, et leur visage est ""v,li'i d'un petit voile de coton qu'elles portent devant leur père mémo. Le "!l|l.>iv des femmes n'est fixé par aucune loi. Wallèr en donne sept à Laccn- , ' 'lui n'allait jamais à la chasse , ni à la guerre, sans en trouver une dans
I devait passer la nuit. Mais si la polygamie est permise aux habi-
ls de l'isthme, l'adultère est puni avec beaucoup de rigueur; la mort suit
Près le crime. Cependant, si la femme jure qu'on l'a forcée, elle obtient
et l'homme seul porte la peine; mais si le crime est prouvé,
Voleur est condamné sans pitié. Le supplice d'un homme qui débauche
'die vierge est de lui enfoncer dans l'urètre un petit bâton hérissé d'épi-
' ÎU'on lui tourne plusieurs fois. Ce tourment est si douloureux qu'il cause
! Clairement la mort ; mais on laisse au coupable la liberté de se guérir s'il
"Ut.
S() es "lai'iages sont précédés d'une cérémonie fort bizarre. Le père, ou, en
sr., '''*(!"U!> le plus proche parent tic la fille, doit la tenir enfermée pendant
"uits soiis sa seule garde, pour lui marquer apparemment le regret qu'il
h, /' 'l"Llter. Ensuite il la livre ;'i son mari. Tous les habitants du canton
fe, "IVl|és ii Va fêle. Les hommes apportent des haches pour le travail , et les
^chacune leur demi-boisseau déniais; les garçons apportent des fruits
'reines , et les lilles du gibier et des œufs. Personne n'arrive sans un
mW
présent. Chacun met le sien devant, la cabane nuptiale , et s'en écarlc J1ISII" la fin de cette procession. Alors les hommes entrent les premiers dans la bane, et le marié les reçoit l'un après l'autre, en leur présentant une cd'P remplie de quelque boisson forte. Les femmes succèdent immédiatement. reçoivent aussi une coupe de liqueur. Ensuite les garçons et les jeunes » sont introduits de môme. Lorsque tous les convives sont rassemblés, on paraître les pères des deux parties. Celui du garçon fait un assez long l cours, après lequel U commence à danser avec mille contorsions jusqu'à p"1 baleine. Ensuite, se mettant à genoux, il présente son fds à la mariée , « °^ le père est aussi à genoux et la lient par une main. Alors celui-ci se lcv danse à son tour. Après celle danse, les deux époux s'embrassent , et l"JL'l. homme rend la fille à son père. Aussitôt les hommes, armés de leurs haott*j courent en sautant vers une petite portion de terre , qui est assignée Polir|jf plantation des deux époux, et commencent à travailler en leur faveurabattent les arbres et défrichent, le terrain. Les femmes et les enfanls y s*3'1' ' du maïs ou d'autres grains convenables à la saison. Tous ensemble y b' sent une cabane, qui doit être la demeure des jeunes mariés. Apres l<s^ avoir mis en possession , chacun pense à faire du chicacopa. On en fait ^ coup, et l'on en boit sans modération ; mais, avant la chaleur de l'lVr\,tfS le marié prend les haches el toutes les armes offensives , qu'il pend au F. haut chevron de la cabane. Cette iéte dure aussi long-iemps qu'il reste de fl boire, c'est-à-dire ordinairement trois ou quatre jours. ,,^
U se fait des festins dans d'autres occasions, telles que l'assemble^ ^ grand conseil. Les Américains parlent peu dans
parties d'amusero**1-
boivent à la santé les uns des autres , et se présentent la coupe après
Mais ils ne paraissent faire aucune attention à leurs femmes, qui se 1,|L'"'',|il
-■- vie»»*
avoir*
veut"
rfUl
debout pour les servir. Elles prennent la coupe des mains de ceux qui de boire, et ne la rendent qu'après l'avoir rincée. Jamais elles ne lit»1 ne dansent publiquement avec les hommes. Elles attendent , pour se ^ entre elles, que leurs maris se soient retirés, et le soin qu'elles p .jj d'eux est extrême, lorsqu'ils ont bu jusqu'à l'ivresse. Elles s'entr'aide .^ les porter dans leurs hamacs, où elles leur jeltent de l'eau pour les ra ' fr et ne les quittent point qu'ils ne soient bien endormis. Alors elles von vertir ensemble et s'enivrer à leur tour. ^ ol &&
Une des principales occupations des hommes est de faire des fleen1 h -,cc lanccs. Us font aussi quelques instruments de musique, surtout um- ^^. de flûtes de roseaux , dont ils aiment à jouer, et qui forment un ^"'"^i!. cert. C'est au son de ces flûtes qu'on les voit danser. Ils se joignent e ^ les mains étendues sur leurs épaules, et se tournent de tous cotés »
u i|in i|iin pin piiii uni
fupiei
^inii
:"se agitation. Les plus adroits se détachait du cercle pour faire des
'liiro
s et d'autres tours de souplesse. Dans une assemblée nombreuse la danse
'pitïc}]ir.
Mai
i jour entier. Ensuite ils se jettent tous dans la rivière pour s'y ra-
is leur plus cher exercice , c'est la chasse. Ils prennent tant de plaisir à
qu'à tout âge ils ne sauraient voir voler un oiseau sans lui décocher une
î, et rarement ils manquent leur coup. Jamais ils no s'écartent de leurs
4 I!"ï''s sans être armés de leur arc cl d'une lance ou d'une hache. Outre
~r$ chasses particulières, qu'ils recommencent lorsque, leur provision de
1,ll|(li' est épuisée, ils font souvent des chasses solennelles, pour lesquelles
s'assemblent en grand nombre. Un conseil est ordinairement suivi d'une
. rt'e de chasse , dont ils fixent le jour. Ces parties durent quelquefois vingt
"rs, suivant la quantité du gibier qu'ils rencontrent. Les femmes en sont
Ss' , mais pour servir les hommes et porter les provisions; ce sont des ps-
e,,s de bananes , d'ignames , de patates et de racines rôties. Dans les bois ,
* trouvent des bananes vertes , qu'elles apprêtent sur-le-champ. La farine
point oubliée, pour exi faire du cbicacopa. Pour le gibier que
urs tuent , l'usage commun est de manger sur-le-champ ce que la
tour peut corrompre, cl d'emporter ce qui peut Être gardé. Chaque nuit,
'°8enl dans le lieu où ils se trouvent vers le coucher du soleil , pourvu que
tail pres (|'ime rivière ou d'un ruisseau , ou sur le penchant d'une monta-
i 0i fis suspendent leurs hamacs entre deux arbres , et font un ïe.n qui dure
t nuit. On attribue une propriété fort singulière à leurs chiens. Quand
.. a«iniau\ ont lassé un pécari, ils l'entourent, et, n'osant se jeter sur lui, t ''' tiennent enfermé au milieu d'eux jusqu'à l'arrivée de leurs maîtres; I "s ils se retirent tous pour se garantir des llèches. Un Américain qui a ! Ss"' mie bêle sauvage court et l'achève d'un coup de lance. Après l'avoir ,*' il lï'ventre, jette ses entrailles, lui croise les jambes, dans lesquelles il . S(! 'm bâton , et la porte sur ses épaules à sa femme. On observe qu'ils
' Rangent d'aucun animal sans l'avoir fait saigner. S'ils prennent un oisean I ' "a le percent avec la poinle d'une llèche, pour en tirer tout le sang. 7 Qu'ils veulent conserver la chair des bêles sauvages , ils la foui dessécher . Ic feu en plein air, avec autant de succès que les boucaniers, quoique Jr ""tins de préparations. Cctle venaison , qui ressemble à notre bœuf fu- „ ' S(' garde long-temps. Ils en coupent des tranches, qu'ils niellent dans i;. ^sseau de terre avec (1rs racines et quantité de piment. Jamais ils ne L bouillir cette composition; elle demeure couverte, pendant sept ou huit [m ' ''s i sur la cendre chaude. On ne leur voit pas manger de chair plus d'une
' e Jour; mais ils mangent à toute heure des bananes et d'autres fruits.
Chaque cabane est pourvue d'une grosse pièce de bois , qui leur sert de takfel et do petits troncs sur lesquels ils se placent ù l'entour. Dans les fêles , i1' dressent une longue table, ils y étendent de grandes rouilles de bananier"* qui leur servent de nappe, et chacun a prés de soi, par terre , à sa dm»< une calebasse pleine d'eau. Ils j avancent le pouce et l'index de la n»'" dro'ite, les portent au plat, et pour chaque morceau, ils trempent ces de"» doigts dans la calebasse d'eau. Ils ne mangent aucune sorte de pain avec le»' viande ; mais ils ont une petite masse de sel , dont ils se frottent de temps e» temps la langue pour s'exciter le goût.
Dans leurs voyages, le soleil leur sert de guide; mais si l'épaisseur il" nuages ou quelque autre accident leur cause de l'embarras , ils ont recoo« aux arbres, dont ils observent l'écorce, et le coté le plus épais leur fait coinM1' tre celui du midi. Ils marchent ordinairement par les bois, les marécages?' les rivières , plutôt que par les chemins battus , soit par la crainte de relie»11' trer des espagnols, soif uniquement pour l'avantage de leur chasse. Les lie"1' mes et les femmes, les enfants môme, traversent les rivières à la nage; i*6 ils se servent de canots ou de radeaux pour les descendre. Lorsqu'on leur *" mande le chemin , ils ont une manière de l'enseigner qui leur est propre : ^ apprenant ou l'on veut aller, ils font tourner le visage au voyageur do nièalC côté ; et , pour lui marquer quand il y arrivera , ils lui font fixer les yeux sl'r quelque partie de l'arc que le soleil décrit dans leur hémisphère. Suivant <1"'1 est plus bas ou plus élevé, à l'orient comme à l'occident du méridien , ils *"' noneent non seulement le jour auquel on peut arriver, mais si c'est le matin ou l'après-midi , cl l'heure même de l'un ou de l'autre
Ils ne distinguent les semaines, les jours et les heures, que par des signeS qu'ils savent (aire entendre à ceux mémo qui ignorent leur langue, ct IC temps passé que par les luues. Leur manière de compter est par unités et V dizaines , jusqu'à cent ; mais ils ne vont point au delà. En allant dans la <"" du Sud , le capitaine Sharp avait trente-trois hommes sous ses ordres. WJ Américains voulurent compter ce nombre. [In d'entre eux s'assit , en I'"'"' doux poignées de grains de maïs, dont il mettait un dans son panier à *W
loi*'
uè»"-
Anglais qu'il voyait passer. Il en avait déjà compté une grande partie qu'un accident renversa le panier et lit tomber les grains ; il paroi ex' ment fâché qu'on cul troublé son calcul. Un autre, s'écarlanl un peu de * min , entreprit aussi le même compte et crut l'avoir fait; niais ses conip»r,110' lui ayant demandé quel était le nombre des étrangers , il ne put le dire. Bj*£ quelques jours après, vingt ou trente des plus braves recommencèrent " cul, et n'y réussirent pas mieux, apparemment parce qu'il excédait ' , arithmétique. Us se mirent alors à disputer avec beaucoup de elialeur, ,iIIBtf
9U'un d'entre eux, pour terminer la dispute, prît en main tous ses che- *®* et les remua devant l'assemblée. C'était faire entendre que le compte
ait impossible, et cette déclaration les mit tous d'accord.
'k n'ont ni temple, ni culte. On y envoie des missionnaires qui convertis-
J*tj dit-on, des sept ou huit cents hommes à la fois; de sorte que depuis
j" l^ > vont , tous ces pays devraient être absolument chrétiens. Cependant ,
J Corréal , le christianisme de Tierra-Firme ne fait pas grand bruit dans le
^ade. Gomara fait consister la principale religion de l'isthme et des peuples
f''ls;"is dans la crainte du diable, qu'ils peignent, dit-il, sous diverses iigu-
E*) telles qu'il les prend quelquefois pour se montrer. 11 est assez étrange
P6) dans un long séjour avec eux , Waffer n'ait remarqué aucune apparence
e cérémonie religieuse , d'adoration ou de sacrifice , et qu'il ne parle que de
^nliance qu'ils ont pour leurs devins, sans nous apprendre même quelle
^ ds se forment des puissances ou des esprits qu'ils invoquent , et sans pa-
^douter lui-même, comme on l'a vu, delà vérité de leurs prédictions. Il
|'"'l|i qu'ils n'ont aucune idée d'une vie future, et que toutes leurs vues sont
.'"''"■''s à l'usage de leurs facultés naturelles. S'ils étaient autrefois antnropo-
( ^ges , suivant le reproche des Espagnols, qui prirent ce prétexte pour les
a,lcr avec la dernière cruauté , il ne paraît point qu'il leur reste la moindre
lCe de cette barbare inclination , ou du moins Waffer ne les en soupçonne c dans leurs guerres , qui se renouvellent quelquefois contre leurs anciens lecteurs.
u jaguar. Pêcho dos poilos. Modes de Panama. Halritanls do Cai Uiai;™
orto-Bcllo est entouré do montagnes coirvertcs de Ibrêls el peuplées d'ani- ^ » féroces : aussi il y a peu de sûreté le soir dans les rues de la ville pour t|['"""i;m\ domestiques, et même pour les entants. Un jaguar qui prend
, "s S°ût à cette chasse semble dédaigner celle des montagnes. On leur
„ des pièges à l'entrée des murs. Les nègres et les mulâtres qu'on em- % !°",<'"1 a couPerdu bois ont autant d'adresse que de courage à s'en
Ne , d""S '°S r0rê'S ' C' leS alla1uenl mtolc avec "»» intréi S surpré-
l,,lr,' " "s ■ 1"""' ce dangereux combat, un epieu do sept ou huit pieds de
,(ii1 • «. d'un bois fort, dont la pointe est durcie au feu avec une espèce de r)|i(| 'ls. Le combattant tient l'épieu de la main gauche , et son coutelas de «tquj mam' '' atlend 'l"e k'iaKllLlr s'élance sur le bras dont il tient l'épien, Km esl 01»«loppé d'une pièce d'étoffe. Quelquefois l'animal parait sentir le ,l(lfc>"t demeurer comme sur ses gardes; mais son ennemi necraintpas Provoquer, en le louchant légèrement de l'épieu, pour trouver mieus
l'occasion d'assurer son coup. Aussitôt que le fier animal se voit insulta '| saisit l'épieu d'une de ses griffes , et de l'autre patte ii empoigne le bras a»1 lient colle arme. Il le déchirerait du premier effort, sans l'obstacle du mm1' teau. C'est l'instant dont le nègre se bâte de profiler pour lui décharger sur 'a jambe un coup du coutelas qu'il tient de la main droite, et qu'il a eu la M caution do cacher derrière lui. De ce coup il lui tranche le jarret , et lui *" abandonner le bras qu'il avait saisi. L'animal furieux se relire en arriére' sans lâcher l'épieu, et veut revenir aussitôt pour saisir le bras do son auLre patte -, mais son adversaire lui décharge un second coup qui lui tranche encûre un jarret, et qui le met à sa discrétion. Après avoir achevé de le tuer, il ''^ corebe, et revient triomphant avec sa peau , ses pattes et sa tôte.
Un des plus grands avantages de Panama est la pèche des perles qui se fr'1 aux lies de son golfe, surtout à celles du Roi et de Taboga. Il y a peu dii»1"' tauts qui n'emploient un certain nombre de nègres à celle précieuse pèc,,e' La méthode n'est pas différente do celle du golfe Persiquc et du cap de Cofl1^ rin; mais elle est plus dangereuse par la multitude do monstres marins H" font la guerre aux pécheurs. C'est dans les lieux où se fait celle pêche que* trouvent toujours en plus grand nombre les requins , qui dévorent en un '"' stant les malheureux plongeurs qu'ils peuvent saisir. Les manias, autre esp^ de monstres , ont l'art do les envelopper de leur corps et de les étouffer, °" de les écraser contre le fond, en se laissant tomber sur eux de toute leur F santeur. Ce poisson voracc, qui tire son nom de sa ligure, est large, et *''" tend en effet comme une pièce de drap. S'il joint un homme nu quelque a"1" animal , il l'enveloppe et le roule dans son corps comme dans une couvert»' re, et bientôt il l'étouffé à force de le presser. Il ressemble à la raie, m8*8 est infiniment plus gros. Pour se défendre contre des ennemis si redoutable ' chaque plongeur est armé d'un grand couteau pointu et fort tranchant. D* qu'il aperçoit un de ces monstres, il l'attaque par quelque endroit <""'' n'ait point à craindre de blessure , et lui enfonce son couleau dans le corPs/ le monstre ne se sont pas plus ttt blessé qu'il prend la fuite. Les caporal" <* grès , qui ont l'inspection sur les autres esclaves , veillent de leur baru»e ' l'approche de ces cruels animaux, et ne manquent point d'avertir les P1 j geurs en secouant une corde qu'ils ont amour du corps. Souvent un '■<" se jette lui-même dans les Ilots, armé aussi d'un couteau, pour secou** plongeur qu'il voit en danger; mais ces précautions n'empêchent poinl ''".'..
n'en périsse toujours quelques uns, et que d'antres ne reviennent eslr ■
. l'une jambe ou d'un bras. Les Espagnols cherchent le moyen do rendre <** pèche plus sûre, par quelque machine qui puisse défendre les pêcheurs*" les mettre a couvert. Jusqu'à présent lotîtes les inventions oui mal réussi <■"
ufflluT
pi 1 c.
mil mil
^rtes du golfe tic Panama sont ordinairement de très belle eau. Il s'en trouve
«n p°mar'',"lblc's Par lc"r grosseur et leur figure. Une partie est transportée
'iir-ono ; mais la plus considérable passe à Lima , où elles sont extrêmement
aerchées, et dans les provinces intérieures du Pérou.
s voyageurs remarquent que c'est a Panama qu'on commence à suivre les
«s du Pérou. Cependant l'habillement des femmes est distingué par quel.
« usages qm leur sont propres. 11 est compose, lorsqu'elles vont à pied
les rues, d'une mante et d'une jupe assez semblables à celles d'Espagne-
' "dans leurs malsons et dans leurs visites, elles n'ont que la chemise dl
™ la ceinture jusqu'au cou. Cette chemise a de grandes manches ouvertes
fc« de",',? ZrahmS 'J°0mme CC"e "" C°U ' SOnt earniœ * magrim-
« en o les Elles portent des ceintures au dessus des hanches, et cinq on
"'■'Pelcls de différentes espèces , régulièrement pendus au cou les uns de
«S; d'autres ,1e corail mêlé de grains d'or; et par dessus elles ont deux
<»s chaînes d'or d'où pendent des reliquaires. Leurs poignets sont ornés
„"'*<» iov ou de tombac, au dessus desquels elles ont un autre bracelet
fc| les, ou de corail, ou de jais. Leur jupon, qui prend à la ceinture" ne
descend que jusqu'au! mollets. De là, jusqu'assez prés de la clievillo du
t|| ' rogne un cercle do largos dentelles , qui pendent de la jupe de dessous
(w ",,u des souliers- Los métiï« <=<■ les négresses ne peuvent avoi,
, " ■ m de jupe. Ce sont des habillements réservés aux Espagnoles, ù qui
|!j|,l'l"!''Be donne celui de prendre le titre desiouora, quand elles ne l'auraient par leur rang ou leur naissance.
jj'oa, qui a laissé do précieux documents sur les colonies espagnoles |. 0 sur Carlhagène des détails qui peuvent s'appliquera toutes les villes de
«le ; nous en allons citer quelques passages, /«nègres, dit-il, forment une grande partie de la popnlalion de Car- ,,„; ; '': ds sont divisés en deux classes : celle des nègres libres , et celle >rnI!SllT„!f.S?d!liSe.nt ™C°re ''" C1'';"ICS °! ™ Wc!< °u nouveaux
l'on
. V... «w^u, ou nouveaux
ne pari le de ces derniers est occupée a la culture des plantations Ceux
renenl dans la ville y sont employés aux travaux les plus rudes
'HToui . — r-- v— - .copjus ruues, qui
m assez gagner pour payer chaque jour à leur mailre une partie de leur et pour se nourrir du reste. La chaleur les dispensant de porter aucune
lire,
.,„. . ,„.... ... „„ ,-„„,. m enaieuriesuispensanlde porter aucune
(, tabits , ils vont uns comme en Afrique, à la réserve d'une petite pagne
a0h M" couvrent lu m.Xm. U., ,
'te,,, ' "" '""•«„, me en Ainquc, a la réserve d'une
■ n "' '''- 'S Se C0»ïrent le raili™ d" c»rps. Les esclaves neg
N ',,."""' " ïêtues' EU« sont mariées à la campagne, aveotenégM
S|S ,, ;s ,'lll",,l,s' ou sans cesse occupées dans t, ville à vendre des
'>• 1", lln'ilures, des gâ N de maïs ou de eassave, et d'autres plantes
'es. Celles q,„ ont de petits cillants les portent sur les épaules pour
se conserver la liberté des bras, el les nourrissent de leur lait sans les (ai" changer de situation. Leur mamelles, dont elles laissent le soin à la nauu* leur pendant quelquefois jusqu'au dessous du ventre , il n'est pas surprenait qu'elles puissent les présenter par dessous l'aisselle ou par dessus l'épaule afl* enfants qu'elles portent sur le dos.
• L'habillement des blancs est peu différent à Carthagêne de celui que »8 fondateurs y ont apporté d'Espagne ; l'étoffe en est seulement fort légère. Ie
vestes, par exemple , sont do toile tine de Bretagne, les culoltes de mè ,*
les pourpoints do taffetas uni , dont l'usage est général , sans aucune excep** do rang. Les perruques y étaient encore si rares on 17.33, qu'on n'en ^]il
qu'au gouverneur et à quelques officiers ; au lieu de cravates , on se c «*
de fermer le cou de la chemise avec un gros bouton d'or, et le plus sou*"1 on lo laisse ouvert. Plusieurs vont nu-tête et les cheveux coupés au chign»11' mais la plupart ont un bonnet blanc de toile ffne. Ils portent , pour se ia||,;li' chir, dos éventails tissus d'une espèce de palme One et déliée, en forme # croissant, avec un bout de la même palme qui sert de manche.
i Los femmes blanches ont une sorte de jupe de taffetas uni et sans oW Mure, nommée pollem , qu'elles attachent a la ceinturé, et qui pend illS' qu'aux talons. Un pourpoint leur couvre le reste du corps ; mais elles ne le portentque dans la saison qu'elles nomment hiver, et n'ont en été qu'un c°rsel lacé sur la poitrine. Jamais elles ne sortent du logis sans la mantille et la j"lH'' Leur usage est d'aller à l'église dès trois heures du malin , pour éviter la c,l!t' leur du jour. Celles qui ne sont pas exactement blanches mettent par de**" la pollera une jupe de taffetas do la couleur qu'elles aiment, à l'e*eepli°n (iC la noire, qui leur est interdite. Celle jupe est toute percée de petits trous l'»"r laisse voir celle qui est dessous. Elles se couvrent la tête d'un bonnet de 'oil' blanche de la forme d'une mitre et fort garni de dentelles; il est h'1'"1"" par une pointe qui répond perpendiculairement au front : jamais elles ne l"'
raissonl sans cette coiffure. Les femmes de condition
ne portent pour û!
haïf
sure qu'une espèce de petites mules où il n'entre que la pointe du pied. l1a"' leurs maisons , elles ne quittent point leurs hamacs , el leur occupation <'sl "' s'y bercer pour se rafraîchir. Les hommes aiment aussi cette situation , il"c que incommode qu'elle paraisse par la difficulté d'y bien étendre le corps-
, On remarque à Carlhagèno une singulière espèce d'hommes qu'y aPCf lent les vaisseaux espagnols el que l'on nomme puihom, gens sans eiol*"^ sans bien, sans recommandation, vrais aventuriers qui viennent elieieh''1' ' lune dans un pays où ils ne sont connus de personne, et qui, après avoir 1°'^ temps couru les rues de la ville sans rien trouver qui réponde à Ici"'' f^ rances, oui pour dernière ressource le couvent descordi liers, où ils rcçO'v
^ ,n bouillie de cassave, moins pour apaiser leur faim que pour les empêcher
mourir. Le coin d'une place ou la porle d'une église est leur gîte pour la
''• Ou les laisse dans cette misère, parce qu'il n'y a point d'habitant qui
^ prendre confiance à leurs services. Quelquefois un négociant qui passe
"s les provinces intérieures, et qui a besoin dégrossir sa suite, choisit un de
( s malheureux chapetons, qu'il emmène avec lui. Le chagrin d'une si triste
*dilion et la mauvaise qualité do leur nourriture les jettent enfin dans une
*dic qui a pris d'eux le nom de eliapeloiiml,: Us n'ont plus alors d'autre
'"Se que la Providence, car on no reçoit à l'hôpital de Carthagène que ceux
JMmvm les secours qu'ils demandent, et par conséquent la misère est un
s d'exclusion. C'est à ce point que le peuple les attend pour faire éclater sa
[11!'"''' L<!S 1"S6resBCS eL ,cs mulâtresses libres s'empressent alors de les retirer
Jeteurs maisons , où elles les assistent et les font guérir a leurs dépens; s'ils
Ittent entre leurs mains, elles les font enterrer, et leur zèle va jusqu'à faire
e pour eux des prières et des messes. A la vérité, les témoignages de com-
I, * Unissent, pour ceux qui reviennent à la santé, par un mariage avec
lu,', llil'"CliI1'ice> °" avec quelqu'une do ses filles. Les pulizons qui n'ont » le bonheur d'être assez malades pour intéresser la pitié des femmes de v utagène prennent à la fin le parti de se faire canotiers, ou de se retirer 1s quelque village pour y vivre de la culture des terres et du fruit de leur ^Hail.
I " L'eau-dc-vie , le chocolat , les confitures et le miel sont la passion de tous
. états cl de toutes les races dans la ville de Carthagène. Celle du tabac à
*« est encore plus vive. Là tout le monde [unie, hommes, femmes et
'Ms, sans distinction d'âge ni de rang. Les daines et les femmes blanches
fuient que dans l'intérieur de leurs maisons, mais celle retenue n'est pas
|;i '■'■ des autres castes. Les lieux ne sont pas plus distingués que les temps.
[^""H'odo commune est de fumer do petits rouleaux de tabac en feuille. Une
^"'c tient entre ses lèvres l'extrémité d'un bout de tabac allumé , dont elle
, ( s j>8Sez long-temps la fumée sans l'éteindre et sans être incommodée du feu.
j, ''mines de la plus liante distinction s'accoutument à fumer dès l'enfance
l" *'s pliisgrandes inarques d'estiniectd'aniilié qu'elles puissent donner aux
^mes, c est d'allumer pour eux du tabac cl do leur en présenter dans les vi-
'fi elles reçoivent. Ce serait aussi les offenser beaucoup que de refuser
^Salanlcrie de leur main. Enfin, la danse est encore une passion des deux
1^* a Carlhnaèiin. Les Pals commencent par quelques danses d'Espagne et
(t,s C"1 nai' ™"u5 lI" Pays. qui ne sont pas sans agrément pour les élran-
1 ' surtout avec les chansons dont elles sont accompagnées. .