‹ Histoire pittoresque des voyages dans les cinq parties du mondeChapitre 14 sur 22 · DÉCOUVERTE DE LA GUIANE · texte numérisé non relu

DÉCOUVERTE DE LA GUIANE

WALTER RALEIG1J.

Eiploralion dos bords do rOrenoujie. Peuplades sauvages.

la relata la plus propre à exciler la curiosité sur la Guiane est celle * célèbre et infortuné Waltcr Rajeigh, qlu e„tre|)rU cn ,SM ^ ce ,

cette reg.on que l'on appelait le pays de for, et dans laquelle se trouvait, 1 sut-on, le fameux c. Dorado, objet des recherches de tous les a, c ni ** danslese.z.emes.èe le. Raleigh se proposa de découvrir .a Guiane eu 3 tout les bouches de l'Orenoque. II se rendit eu conséquence à la Trinité U* de ces îles, et cacha soigneusement son dessein aux Espagnols, maîtres* pays dont ,1 cra.gnai, avec raison la jalousie tyrannique , et contre Iesq«* . medUai une vengeance légitime. L'année précédente, Berréo, gouveri*' de Sa.nMoseph capitale de la Trinité, avait enlevé huit homme, au entame anglais WIndon, qui était venu relâcher dans file. lîaleM, „„el(I»'s jours après son arrivée, fut joint par deux aulrcs ^^ ^ '

mandes par les cannâmes Giiford et Keymis , e, se trouva en étal de prend* fort Samt-Joseph , et de faire prisonnier le gouverneur Borréo. 1 ai*. ,1 si ™, par des cacques de 111e, qui se joignirent* lui connue , en»» naturel des Espagnols, leurs ennemis. Il avait encore un autreX . eu se rendant maître de la personne de Berréo. Il savait que cet Espagnol , fi »»» tcn.a.„e pour entrer dans la Guiane, et i, voilai, en ,1 „r le „ é es < pouvaten „u être utiles pour, e même projet. II en apprit pende .1^

reo .tel condm, de ma„iére , réïoUer lous „, ^ „„

pays. Il ava.travage quelques provinces , et avait été obhgé de revenir bien* sur ses pas; cependan, d avai, acquis quelques connaissances don, il «ail redevable au cacque Carapana, le seul qui eût témoigné quelque inclina,!»» pour le.. Espagnols. Berreo, qui „.aTail ^ pcrdu ,,„ ,,,,,,^'j, ,T|0„,.„er, In ou, ce qu ,1 put pour décourager Raleigh, et lui montrer le danger de «* cnlrcpnsc. 11 lu, représenta que ses vaisseaux no pourraient entrer dans «**

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'l0f!iic, ou qu'ils y seraient arrêtés par les sables cl les bas-fonds , dont les ca- 0ts de l!crrào étaie"t un témoignage certain, puisque, tirant à peine douze f^dsd'eau, ils touchaient souvent le fond; que les habitants éviteraient sa ^'UHiirc, et se retireraienL dans les terres; que, s'il les faisait poursuivre, * brûleraient leurs habitations. Il ajouta que, l'hiver approchant, les inondante allaient commencer; qu'on ne pourrait profiter de la marée; qu'il ne 'ait point espérer des provisions suffisantes par le secours des petites em- ^''"'■'liuiis; enfin, que tous les caciques des frontières refuseraient de com- ",,,('<t avec lui , parce qu'à l'exemple de tant d'autres peuples ils se croidleiU menacés de leur destruction par les Européens. Ces difficultés , quoique exagérées par un ennemi jaloux, n'étaient que trop "*Ues, comme Raleigh l'éprouva dans la suite; mais il était bien éloigné de les *°ire insurmontables. Sou imagination d'ailleurs était remplie de tout ce qu'il *W entendu raconter de la Gniane, de cette ville de Manoa, commodes Espars sous le nom d't</ Dorado, et visitée par quelques voyageurs de cette nation ; yoyage de Jean Martine/ , qui , disait-on , avait découvert le premier cette PUale du nouvel empire des incas. Ce Martinez rapportait qu'il avait passé •*Pt mois dans cette ville , où il avait été reconnu pour Espagnol ; que cepentailt il avait été bien reçu ; mais qu'on ne lui avait permis d'aller nulle part garde , et sans avoir les yeux couverts ; qu'enfin , ayant obtenu la liberté

partir avec beaucoup d'or, il avait été volé par les Américains à l'cmbuu-

^avaient cru pleines de liqueurs. S'étant ensuite rendu à Porterie, Marez y était mort; en mourant, il s'était

voyages : il avait donné l'or à Fé

it apporter son or et la relation de ise pour fonder des messes, etsarela-

ia chancellerie de Porterie. Enfin Raleigh n'ignorait pas les voyages de ^ciio d'Orsua, de Jérôme d'Ortal , de Pedro Hernandez de Serpa, et de Gonç, ^Ximenès de Casada, entrepris pour vérifier la découverte de Martinez. (, j1'111 hur ces fondements qu'il était parti d'Angleterre, et qu'il assure « que . ' qui conquerra la Guiane possédera plus d'or et régnera sur plus de k Pies que le roi d'Espagne et l'empereur des Turcs. » Il répète plusieurs l'O ^Uc ** tlll'il entend par la Guiane est l'intervalle entre l'Amazone et tfotït Ue' àlroiscenLs lieues, ou neuf cents milles des côtes de la mer du

^ aies ou chimériques , toutes ces preuves rendirent l'Anglais si sourd aux !,, clionsde Bcrréo, qu'il se hâta de faire partir Giflbrd, son vice-amiral, et jj I"laine Galfield , pour reconnaître l'embouchure de la rivière de Capouri. ^ avan envoyé auparavant Wliidon et Douglas, qui n'y avaient pas trouvé ls de neuf pieds d'eau ; mais c'était avec le flux , et la marée ayant baissé

- 33 A — avant qu'ils eussent franchi les bas-fonds, ils avaient abandonné leur en' prise. Un autre officier, chargé tic sonder la baie de Guanipa ou Amana , P""1 chercher les moyens d'y passer avec des vaisseaux, n'y trouva pas plus ''; facilité, et n'osa se hasarder fort loin dans la baie, parce qu'il apprit ''"Sl)l guide américain que ce lieu était sans cesse infesté de cannibales , qL» * manqueraient pas de tomber sur lui avec leurs flèches empoisonnées.

Giflord et Galfied ayant trouvé dans la rivière de Capouri cinq pieds à'&P après le reflux, Raleigh fit faire des bancs pour la rame; et commença11* craindre pour King , qu'il avait envoyé à Guanipa , il le fit suivre par D°u' glas, avec un vieux cacique de la Trinité, qui lui servit de pilote. Ils l'cc"11' mirent enfin qu'on pouvait entrer dans le Capouri par quatre endroits, ll)11' également commodes. La galéasse fut équipée avec trois chaloupes qui 1""' taient des provisions pour un mois. Raleigh et quelques officiers s'y club31" quèrent avec cent hommes. Arouacan, leur pilote, était un Indien do la ri1'"'1'.1 de Baiénua, au sud de l'Orénoque, entre ce fleuve et celui des Amazones- ' avait promis de les conduire à l'Orénoque ; mais s'ils n'avaient pas eu d'aï111'6' secours, ils auraient erré sans fin dans toutes ces rivières , comme dans a° labyrinthe. Raleigh doute qu'il y ail dans l'univers un tel amas d'eaux et0 lacées les unes dans les autres. Lorsqu'il croyait avoir trouvé la route, '' faveur de la boussole et des hauteurs du soleil , il ne faisait que Loiiiii'1 :1" tour d'une infinité de petites îles , toutes remplies d'arbres si hauts et si W fus, qu'ils gênaient également la vue et la navigation. Il nomma une de**" rivières ou de ces canaux lïedcross, c'est-à-dire croix rouge, parce qu'il j"0'. qu'aucun chrétien n'y était entré avant lui. Là, il découvrit un petit cano*^ portait quelques Indiens, et la galéasse les joignit avant qu'ils pussent se* rober dans les détours. D'autres Indiens, qui se présentaient sur le ri^'f)1' semblaient observer la conduite des Anglais , et, ne voyant aucune marq1"; . violence, ils s'avancèrent au bord de l'eau, en demandant à traiter. lïalc'?, fit aussitôt gouverner vers eux; mais pendant qu'il leur offrait ce d"1* avaient désiré, son pilote indien, s'étant un peu écarté pour reconnu'1''' pays, rencontra un cacique qui voulut le tuer pour avoir introduit des (ll"' gers dans leurs terres , et il n'eut pas peu de peine à se sauver par la fui'6, ., Indiens qui habitent ces lies sont les Trinitives, dont on distingue deu* il pèces, les Ciaouaris et les Oouraouaris.

L'Orénoque se divise en seize bras à son embouchure, neuf qui coure»* ' nord et sept au sud. Les derniers forment des îles considérables. Du 1***j plus septentrional au plus méridional , Raleigh ne compte pas moins de <* lieues : ainsi , conclut-il , l'embouchure de ce fleuve surpasse en grandeur . du fleuve des Amazones. Les Trinitives ont leurs habitations dans des $&

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mi mil mil mil

Ii! formées par cette multitude de bras. Ces Indiens, divisés en deux peu-

Hl(Si

ont chacun leur cacique, qui sont continuellement en guerre. Ils ont

'■'"'s habitations sur terre en été; mais, pendant l'hiver, ils demeurent sur

^ arbres, où leurs petites cabanes, pratiquées avec une admirable industrie,

,es garantissent des grandes inondations de l'Orénoque, qui, depuis mai

."S(l'iV}i septembre, monte d'environ vingt pieds au dessus des terres. Celte

™mmodité ne leur permet guère de semer ; ils font un pain de moelle de

ptïiier, auquel ils joignent pour nourriture leur pèche, leur chasse cl. divers

f^ts de leurs arbres. Les Cuparis cl les Itfacuréos , deux nations qui habitent

J* «ords de l'Orénoque, ne sont pas moins renommés par leur adresse et leur

r^age. Avant l'arrivée des Espagnols, ils faisaient une guerre continuelle à

.'"'s voisins; mais l'intérêt commun a réuni tous ces peuples contre leur

Us dangereux ennemi. Raieigh fut frappé d'un de leurs usages. À la mort de

' "^ caciques , ils commencent le deuil par de grandes lamentations ; mais

'i enterrent pas leurs corps; ils les laissent pourrir, et lorsque les chairs

111 entièrement consumées , ils prennent le squelette, qu'ils ornent de ses

. ,Js précieux joyaux , avec des plumes de diverses couleurs aux bras et aux

^.'"'"s, el le gardent suspendu dans sa cabane. Les Arouacas qui habitent la

| ': tnéridionale de l'Orénoque réduisent en poudre le squelette de leurs pa-

'"■Siiiorls, et brûlent cette cendre dans une liqueur qu'ils avalent.

. *0 quittant le Ciaouris, Raieigh tomba dans le grand lit de l'Orénoque, qu'il

'"l question de remonter; mais, après quatre jours de navigation, il échoua

. •* le soir dans un lieu si dangereux, qu'en travaillant à soulager la galéasse

j|'SlJ|' lest, il faillit d'y perdre soixante hommes; enfin, l'ayant remise à (lot,

^niinua plus heureusement sa route pendant trois jours, et le quatrième,

l! b'iuu; indien le fit entrer dans l'Amano, grande rivière dont les eaux sem-

.GQt descendre paisiblement sans aucun détour; mais le cours en était si

jj*> qu'on n'y pouvait avancer qu'à force de rames. Les matelots eurent

^'"i des plus vives exhortations de leur chef pour soutenir un travail si

l[ls"| '' ; 'a chaleur était extrême , et les brandies des arbres qui bordaient

L eux r'ves causaient une autre peine aux rameurs. Cet obstacle dura si llfif L('"I|IS ' quc' les vivres commençant à manquer, il devint fort difficile à ,*Bb de contenir ses gens. Cependant il leur représenta que, le pilote pro- ^ntdans peu de jours mie route plus facile cl des provisions en abon- 6U Ce;'' y avait moins de risque à continuer leur navigation qu'à retourner *i (1 !'""''' : u';illk'm's ils '"-' manquaient pas de fruits sur le bord de la rivière, lf*rc 1)?'SS0" et de 8imer> san9 compter que les fleurs el 1rs piaules dont les liaient couvertes semblaient confirmer toutes les promesses du pilote, "d'en , sur le visage duquel Raieigh croyait remarquer souvent de l'em-

barras, lui proposa de (aire entrer les canots dans une rivière à droite qui * conduirait promptement à quelques habitations des Arouacas, où l'on trou*6" rait toutes sortes de rafraîchissements, et de laisser la galéasse à l'ancre, e" assurant qu'on pouvait être de retour avant h mût. n était midi. Celle pr^ sition fut si bien reçue , que Raleigh se chargea lui-même de la conduite « canots, et ne prit aucune provision, dans la confiance que les secours ne P0"' vaient être éloignés. Cependant, après avoir ramé l'espace de trois heifl* sans trouver aucune apparence d'habitation , ses défiances augmentèrent- ^ rama trois autres heures avec aussi peu de succès , et les soupçons devint si vifs, que tous les Anglais des canots, se croyant trahis, parlaienl déjà* vengeance. En vain Raleigh s'efforça de leur faire comprendre que le ctrô"' menl d'un traître ne changerait rien à leur situation , ou ne les rendrait il1" plus misérables. La colère et la faim ne leur laissaient sentir que le mai I1'1' sent, lorsque enfin une lumière qu'ils aperçurent, et quelque bruit qu'||! crurent entendre, les rappelèrent à des sentiments plus modérés. C'était ''" effet une habitation des Arouacas, où ils n'arrivèrent néanmoins qu'après '1,r nuit. Ils y trouvèrent peu de monde, parce que le cacique de la bourgade <HJlt allé en traite à l'embouchure de I'Orénoque, avec un grand nombre de ses 1"' diens ; mais les cabanes étaient remplies de provisions , dont les Anglais d^' gèrent leurs canots.

Ils retournèrent sans peine à leur galéasse. Les bords de la rivière , ^ leurs souffrances semblaient leur avoir dérobé les agréments, leur pafli1^ alors d'une rare beauté. Ils découvrirent une charmante vallée d'environ v'^ milles de longueur, et remplie de différentes espèces de bestiaux. Le g"n n'y était pas moins abondant, et la rivière continuait de leur fournil' d'e*6^ lent poisson, lisse crurent désormais à couvert de la faim, dans une contre' riche ; mais il s'y trouve de monstrueux serpents. Un jeune nègre, qui ^ passer à la nage sur une des rives , fut dévoré en y arrivant.

Le même jour, les Anglais virent paraître quatre canots qui descendait' rivière où ils étaient rentrés. Raleigh fit ramer après eux. Deux prireflt, fuite vers le rivage , d'où ceux qui les montaient s'échappèrent dans les &*J et les deux autres suivirent si légèrement le cours de l'eau , qu'il fut imP06* ' ^ de les joindre ; mais Raleigh , ne se bornant point à se saisir des deux pr*«J canots et des provisions qu'on y trouva, fit chercher les fugitifs. On c" j£ quelques uns à peu de distance. C'étaient des Arouacas qui avaient ser*1^ pilotes à trois Espagnols échappés plus heureusement, entre lesquels il J a^. un ralfineur d'or. En vain Raleigh mit une partie de ses gens à terre ]"""' * t, vre leurs traces; mais il retint un des pilotes, dont l' intelligence et la fijjjj lui devinrent fort utiles. Entre plusieurs connaissances , il tira de lui ce"0

IVfirs endroits ou 10s Espagnols venaient chercher de l'or. Elle lui servit Wl*e que l'inondation ne lui permit

peu, — pas d'en faire l'expérience. H ne la com- ^.ai1«a pas même à ses gens, de peur que le chagrin de manquer une si e«e occasion de s'enrichir ne refroidît entièrement leur courage. Les eaux dissent avec tant de promptitude et d'impétuosité dans cette province , que solr eues sont de la jjauteuP d.un homme dans des lieux où l'on passait te Satin presque à sec ; et ces débordements sont fort ordinaires à toutes les rilé,,es qui se jettent dans l'Orénoque.

L'Arouaca que Raleigh avait retenu pour pilote parut craindre que son

n ûe fût d'être mangé vif: «car telle était, dit Raleigh, l'idée que les Espar

ù's donnaient de ma nation à tous ces peuples. Mais il se désabusa bientôt ,

tt'me tous les autres Indiens avec lesquels nouseùmesà traiter, lorsqu'il eut

ect"irm notre caractère et nos usages. L'effet de cette imposture retomba sur

r*8 ennemis, dont notre humanité lit sentir plus que jamais les injustices et

. Violences. Aucun de mes gens ne loucha jamais aux femmes du pays, pas

JT^e du bout du doigt. A l'égard des denrées, on n'en prenait point sans

°u' satisfait ceux qui venaient les offrir. Enfin , pour n'avoir rien à me re-

0Çher, je ne quittais jamais une habitation sans demander aux Indiens s'ils

^ent quelque plainte à faire de mes gens ; je les contentais avant mon dé-

^i et je faisais châtier le coupable. Les deux canots mêmes que j'avais fait

«Ver furent rendus aux Arouacas, et le pilote ne fut emmené qu'après

I 0lr consenti volontairement à me suivre. Les Espagnols lui avaient donné

"om de Martin. »

** fut sous sa conduite que les Anglais continuèrent leur route. Quinze jours navigation, pendant lesquels ils ne furent pas exposés à d'autredânger que

<*«»t le

des sables, les ramenèrent à la vue de l'Orénoque. Raleigh ne donne

nom de plusieurs rivières dans lesquelles il s'engagea sueeeasive-

'"l> et ne tient pas un meilleur compte des hauteurs; mais dans le lieu où il i"'l|i<''senteiei, il avait à l'est la province de Carapana, qui était alors occupée

«Gs Espagnols. Les Indiens de trois canots, qu'il se félicita d'avoir renl'abordèrent sans crainte, après avoir su qu'il n'était pas de «elle

'es,

''"t"' nation; et, lui voyant jeter l'ancre, ils promirent de revenir le lende-

, ' '" avec leur cacique. Il se trouva dans ce lieu une infinité d'u'ufs de tor-

s . » 'Mû fmeiii un rafraîchissement fort agréable pour les Anglais. Le jour

. v'l|H ils virent arriver le cacique qu'on leur avait annoncé, aur une suite

garante Indiens. Sa bourgade, qui n'était'pas éloignée , se nommait To-

'""'"». Il apportait aux: Anglais diverses sortes de provisions, pour les-

l ' les ils lui liront boire du vin d'Espagne, dont il ne cessait point d'admirer

■°«t, Raleigh lui a vaut demandé une roule courte et sûre pour la Guiane ,

il offrit alors aux Anglais île les conduire à sa bourgade, avec promesse (le k* donner un secours que la fortune avail réservé pour eux. En y arriva* " leur lit présenter une liqueur si forte , qu'elle les i-nix ra presque Ions. • l* est composée , dilltaleigh, de poivre de l'Amérique, et du suc de plusie* herbes, qu'on laisse clarifier dans degrands vases. ) Le cacique et les Irai»1" s'enivrèrent aussi.

Après cette fête, le cacique fit paraître devant les Anglais le secours cl»11 avail vanté. C'était un Indien fort âgé, dont ils ne prirent pas une liai ll«* opinion sur sa ligure, mais qui connaissait parfaitement Imites les parti**

l'Orénoque, cl sans lequel en effet ils nesesoraienl jamais garantis des s •'

.les rochers Bt îles llba qu'on ne cesse point de rencontrer. Raleign le m*1 connue un présent du Ciel.

Dés le jour suivant , les Anglais éprouvèrent l'habileté de ce nouveau g»""' par le conseil qu'il leur donna de profiter d'un vent d'esl qui leur éparg* " travail des lames. l.'Oréimqne, suivanl llaleigli , est assez, exactement «* '"'

ouest depuis son embouchure jusqu'aux environs de sa source. En s"'""1, sue cours depuis To[iariniaca , tes Anglais auraient dû pénétrer en plus»'1"' endroits du Popayan et de la Nouvelle-Grenade, l'endani le premier jour. * suivirent un bras du neuve, qui a sur la gauche l'île d'Assapana , long** vingt-cinq milles, sur cinq de large, et le grand canal au delà. Sur la dW* du même bras est l'Ile de Jouant, , fort grande aussi , et séparée île la l'1" du même côté, par l'Arrarropana , second bras du fleuve. 'Poules ces e"1' sont navigables pour les plus gros bâtiments; et l'Orénoque, eh y cou'I"1" nant les lies, n'a pas moins de trente milles de large en cet endroit. V" *J sus d'Assapana, un trouve l'Aropa, autre rivière , qui vient se jeter du "'"', dans l'Orénoque. Les Anglais iiiotiillcrcnl au delà , cl du même cèle, pi"'* l'Ile d'Oceaouéla , longue de six milles et large de deux. Ilaleigl, nui ai'"' ici, sur la rive du lleuvc, deux Indiens de la Cniane, qu'il avail pris, •""

son nouveau pilote, à Toparimaca, avec ordre lie prendre les dev * 1"""

annoncer son arrivée au cacique de l'urimao , vassal de Tnpiaouari . *"* j

province d'Arromaja ■ mais Puriniuc ce issr/. éloigné . il lin impôt»'*'.!

csuViix Indiens de revenir le mè jour, el la galéasseful obligée de»01'

« l'-scir prS2 Je Funlpaymn, antre i e méon; il u.leur -pi: le préaS*^

Vis-à-vis de celte île.

laci'iledu iieuvcnlire I; [agne d'Oecopaj U11'

te. Los Anglais aimaieni ;, nn.nill.T proche des des, parc il

est 0"

vail quantité d'ieufs de tortues, el que la péohe ) est plus eunnuoile ,p»' "" la cèle, où les rochers ne leur permettaient pas de jeter la seine. La l'1"1",.

de ceux qui bordent le fleuve sont de couleur blcir.ilre, et paraissent t f

du fer , comme toules les pierres qui se trouvent sur les montagnes """""

PhWfin™

internai» matin, dii Raleigh, notre mors rat dtoit à Pmtest,a?ec

« île peine à résister au courant du fleure. La terri s'ouvrait des deux

? « . et ie» bords eu étaient d'un rouge fort vif. J'envoyai quelques hommes

jj* «es canots, pour reconnaître le pays. Ils me rapportèrent que, dans

F* l'étendue du leur vue, etdO haut des arbres où ils étaient montés pour

i*w,w> ils n'avaient découvert que des plaines, sans aucune apparence

; uSUteur. Mon pilote de Toparlmaea dit que ces belles campagnes se nom-

«eht les plaines île Sajmas , qu'elles s'étendaient jusqu'au pays de Cumaua

'K Curacas, el qu'elles étaient habitées par quatre puissantes nalinns, les

gNUS , les Assimilais , les Aroras cl les Ouikiris , qui battirent llernando de

, J'IW, lorsqu'il vint .le Cumana vers l'Orénoque, avec trois cents clieiaux

5"* Conquérir la GutanS. Les Aroras ont la peau presque aussi noire que les

>'*: ils seul robustes el d'une valeur singulière. Le poison de leurs flè-

' P esi si subtil que , sur le récit de c

o ces Indiens, je me fournis des meilleurs

fioles four en garantir nos gens. Outre qu'il est toujours mortel, il caus s blessés dans une espèce de rage deviennent noirs , et la puanteur qu'ils exhalent

l'I'inises douleurs, el jette les blessés dahs'une espèce" de rage. Les entra» , s'ehr sortent tlo corps "

""insupportable. ■

v'l:ll|,iSb s'élunne beaucoup que les Espagnols, à qui les flèches empoisonj? ,!l ™s sauvages onl été si funestes, n'aient jamais Irouvé de remette F* leurs blessures, i A la vérité , dit-il, les Indiens n'en connaissent point

l m* s , et lorsqu'ils sont blessés d'un coup de flèche, ils ont recours à

^ l|ls prêtres , qui leur tiennent lieu de médecins, et qui font un grand mys- J" 'les remèdes qu'ils emploient, i L'antidote ordinaire des Indiens est le suc ! ';> '.'rue' ,1e toupara, qui guérit aussi toutes sortes de lièvres et qui arrête ^ n'ui.irrliagies internes. Raleigh apprll de Berréo que quelques Espagnols >Cl'U emp,°î'éavœ succès '"i"8 ll'ail- Mais , pour les poisons extrêmement 1(i|| '""s , tels que celui des Armas , il exhorte à s'abstenir ,1e boire , parce que

l„i( l "'"" awle d'1 liquide sert à la propagation du venin , et que, si l'on

, I siirlnul peu de temps apfèS avoir été blessé, la mort est inévitable.

jlroisième jour de leur navigation, les Anglais mouille, I ,,„', de la rive

w »e ,l„ fleuve, entre les montagnes d'Arvami et d'Ain. Après s'j en,- m.

*'r,„S .'""''" '' '"!l ' "S VMsi'r Vf>e M:<"""V»m , qui est fort grande, et

!,,„, 5 l'""'"1 Mll%k ' "" '-uiot chargé de quelques Indiens, qui les inviiè-

L so reP°ser ,lims leura habitations : mais s clam défendus civilement de »l\j|,"'S"""'''s' ils euli"vnl le cinquième jour dans l;i province d'Arôme?,, „, ™j mouillèrent à l'nnesl de file de tiurrocccnno , qui a dix milles [le long

Stij|'"l 'le large. Le tond mn. il-, arrivèivnl ai, havr , de Murquilc . OÙ Ils

.'.urèier, peur renouveler leurs p; e. . ;-.'.:>=. Lu do leurs In-

dicns fut envoyé au cacique Topiaouari , qui vint , dès le jour suivant , faire Ie* honneurs de son port. C'était un vieillard de cent dix ans , si robuste encore qu'après avoir fait quatorze milles à pied pour venir voir ses hôtes , il retoU"" na le même jour à sa bourgade. Les rafraîchissements qu'il leur app°* étaient une grande quantité de gibier, de racines et de fruits.

Raleigh fit diverses questions à ce vieux cacique, qui avait été prisonnier "-® Espagnols. « Je lui appris , dit-il, quelle était ma nation et le dessein où j'^ d'affranchir les Indiens de la tyrannie des Espagnols. Ensuite , lui parlant d^ Gttîane, je le priai de me donner quelques instructions sur la manière** pénétrer. Il me répondit que le pays où j'étais, et tout ce qui bordait la r|' vièrc , jusqu'à la province d'Eméric , en y comprenant celle de Carapana , & sait partie de la Guîane; qu'en général les nations de toutes ces terres nommaient Orinoccoponi, parce qu'elles confinent à l'Orénoque; que c0 qui habitaient entre ce fleuve et les monts d'Ouacarhnar étaient compr»8* sous le même nom; et que, de l'autre côté de ces montagnes, il y avait ^ grande vallée, nommée Amariocopana, habitée aussi par d'anciens pein? de la Guiane. Je lui demandai quels étaient ceux qui habitaient au delà $ cette vallée, derrière les montagnes qui la bordaient de ce côté-là. Sur qu01 , me dit, en soupirant, que dans sa jeunesse, et du vivant de son père, 1 était mort fort âgé, il était venu dans cette grande vallée de la Guiane? "* lieux où se couche le soleil, un peuple innombrable, qui portait de grî»1(,r robes et des bonnets rouges; qu'd était composé de deux nations , les 0f jones et les Eporémérios; qu'ayant chassé les anciens habitants du pays, » '" s'étaient emparées de leurs terres jusqu'au pied des montagnes, à l'exo1!-1", .

des Iraouaquaris et des Cassipagolos ; que son fils aîné, qui avait été dans la suite de cette guerre pour mener du secours aux Iraouaquaris :

il J"'

péri avec tous ses gens dans un combat contre les usurpateurs , et qu' lui était resté qu'un seul fils. 11 ajouta que les Eporémérios avaient bâti* *" pied de la montagne , à l'entrée de la vallée, une grande ville, dont les**! fices étaient fort hauts; que l'empereur des deux nations étrangères f^a garder constamment les passages par de nombreuses troupes, qui n'ava"^ pas cessé, pendant long-temps, de ravager et de piller leurs voisins! ^J que, depuis que les Espagnols cherchaient à s'emparer du pays, la P&^'JJJ faite entre les Indiens, qui s'accordaient tous à les regarder comme lents P mortels ennemis. e \

Raleigh , fort satisfait du vieux cacique , dans lequel il n'avait reconnu « de la sagesse et de l'honneur, continua de remonter le fleuve droit à V°v ^ et mouilla le soir proche de l'île de Catuma , dont la longueur est de cioî à ^ milles. Le lendemain , à la fin du jour, il rencontra l'embouchure de Ja

llll|l 15 1É

''r(' de Caroni. Cette rivière , sans être moins large que la Tamise à Wohvich ,

une chute si considérable, que non seulement les Anglais en avaient cn-

? <'« le bruit depuis le port de Morquito, mais qu'arrêtés par l'impétuosité

x "*>k, ils eurent beaucoup de peine à s'en approcher. Après avoir employé

lll<ï leurs rames, qui ne les firent pas avancer d'un jet de pierre dans l'esv*" d'une heure , ils prirent le parti de mouiller proche do la rive , et d'e

'°}er

un Indien au cacique du pays pour lui déclarer qu'ils étaient ennemis

'w des Espagnols. C'était dans ce lieu que Morquito en avait tait massacrer

■ Le cacique Ounuretona vint jusqu'au bord du tleuve , avec un grand jj*re de ses gens, et prodigua les rafraîchissements aux Anglais. Raleigh

' ";I>éta qu'il était venu pour faire la guerre aux Espagnols, et reçut de lui

Nouvelles informations sur la Guiane. J« Indiens du Caroni ont une haine égale pour les Espagnols et pour les t™émérios. Leur pays esl riche en or. Raleigh apprit dn cacique, que,

s la source do la rivière , les terres étaient habitées par trois puissantes na-

, s ■ les Cassipagotos , les Eparagotos et les Araouragotos ; que le Caroni sort

grand lac ; que tous les peuples du pays se joindraient volontiers à ceux

^ Voudraient les délivrer des Espagnols; enfin, qu'après avoir passé les

llagnes de Curca, il trouverait beaucoup d'or et des pierres précieuses. ^ ^s otliciers espagnols, qu'il avait pris. avec Berréo, se vanta d'avoir dé- ^ yert dans ses voyages une mine d'argent très riche, à peu de distance de c. ''lère ; mais l'Orénoque et toutes les rivières voisines étaient haussées do , (l Pieds, sans compter la difficulté de remonter le Caroni. Raleigh so con- , * d'envoyer par terre quelques uns de ses gens dans la bourgade d'Anna- Ç. éloignée de vingt milles. Ils y trouvèrent des guides pour les conduire *L°'"' à CaPurePaua> 8ra'ide ville située au pied des montagnes, sous la 5t[ '""lion d'un cacique, proche parent do Topiaouari. Cependant Whidon lrlj|]| «tgé, avec quelques soldats, de suivre, autant qu'il était possible, le t' e leaui P°ur observer s'il s'y trouverait quelque apparence de mine. Ml" |, ""''"" temps ' Ra,ciSh "«n'a sur les hauteurs voisines , d'où il décon-

" »«!!" l0 Cai'0ni ' qu' se di,iso en "'Clis bras * ''"S1 milIes de l'Orénoque. I^larqna dix à douze sauts de cette rivière, et tous d'une si grande Iiau- !,''l"" les particules d'eau , divisées dans leur chute , forment connu,, un \ ' * fumée' K"suilc s'élant W°°M des vallées, il admira le plus Si„ / qu''' c'"" iamilis v"' L'herbe y est l1'1""' ïra'd»re charmante, le

'"'iùté rC'm<!' '" B'b'C1' °" aU0I"ianC'î ■ °' l0S "«eaux , donl le nombre ri la

S, l-S°M '"r""s ' y forraent les Phls mélodieux concerts. < Nous remarqua-

"Hijj " Raleigb, des fils d'or et d'argent dans les pierres; mais n'ayant que nos

"l nosépées, nous ne pûmes en vérifier parfaitement la nature. Cepcn-

<'ant j'en pris quelques unes que je fis examiner. Un espagnol do Caracas nu1'1'' nomma , dans sa langue , madrr dd oro, or mère, on matrice d'or, et m'assit! qu'il devait se trouver une, mine au dessous. On ne me soupçonnera pointa ■;'i'!re trompé moi-même, on de vouloir tromper ma patrie par de fousstf imaginations- Quel motif aurait pu me faire entreprendre un si pénible vo?3" * . si j'avais été sûr qu'il n'y a point sous le soleil de pays aussi riche que [:i .: Wliidoii , et Milechap, notre chirurgien , m'apportèrent, pour fr™ : le leurs recherches , quelques pierres fort semblables au saphir. Je les Gs v°ir à divers Orinoceoponis, qui me vantèrent une montagne où il s'en trouvaS en abondance. J'en ignore la nature et la valeur ; mais je n'en puis avoir qui"1* haute opinion, et je suis sûr du moins que ce canton ressemble à ceux dont0" tire les plus précieuses pierres , et qu'il est à peu près à la môme hauteur. ' A gauche de la rivière , on trouve les Iraouaquaris , ennemis irrécooefli** blés des Éporémérios. Elle prend sa source dans le lac Cassipa. 11 est si grandi qu'à peine peut-on le traverser en canot dans l'espace d'un jour; pliisie"1'3 rivières s'y jettent , et le sable que l'on y trouve pendant l'été est ordina'1*" ment mêlé de grains d'or. Au delà du Caroni, on rencontre l'Arvi , qui pasSfl le long du lac , à l'ouest, et vient se jeter aussi dans l'Orénoquc. Les deux «* vières forment entre elles une espèce d'île, dont Raleigh vante la fertilité « l'agrément. Mais il paraît ici fort embarrassé à rapporter ce qu'il ne sait, tiilil , <pie sur le témoignage d'aulrui , et dont il avoue néanmoins qu'il ne I»' ^ pas resté le moindre doute. « La rivière d'Arvi en a deux autres assez Près d'elle , l'Atoïca et le Caora. Sur les bords de la seconde on trouve une nati"* d'Indiens qui ont la tète tout d'une pièce avec les épaules; ce qui doit para'' Ire monstrueux, continue Raleigh , et ce que je ne laisse pas de croire certa'11' Ces indiens extraordinaires se nomment les Eouai panamas. On prétend ill|llS ont les yeux sur les épaules , la bouebe dans la poitrine , et les cheveux sur [B dus. Le fils de Topiaouari , que j'emmenai en Angleterre , m'assura que G'^ la plus redoutable nation de cette contrée, et que ses armes, qui sont & aresef des (lèches , ont trois fois la grandeur de celles des Orinoceoponis- ** Indien me protesta que les Iraouaquaris avaient pris depuis peu un && monstres, et qu'il avait été vu de toute la province d'Aromaïa. » Raleigh ajo^ que, s'il eût appris toutes ces circonstances avant son départ il aurait |L'11"' l'impossible pour enlever un de ces étranges Indiens , et pour l'emmeiu'1' L'" Europe. Lorsqu'il fut retourné sur la côte de Cumana , un Espagnol , ^^ d'esprit et d'expérience , apprenant qu'il avait pénétré dans la Guia'"' r qu'au Caroni , lui demanda s'il avait rencontré des Eouaipanomas, el W*^ qu'il avait vu plusieurs de ces acéphales. Raleigh atteste là-dessus ^ '" ' " riante recAmnamtebles et nimbus <jc tolrt<1 ^ viUc (|c LoiuirWi

llll| llll|l

llll|l 15 1É

— 313 OMqu,Bj,,,lreaprésHa,eighallaIno„i„(il,!1 ort(]e .

mme un séjour de confiance par oelle ^ aïait Js „ £J ;

'• n. Le veux cac,que, qu'il fi, avertir deson arrivée, KM„ de le

. «m d une abondante prov.s.on de vivre,. Après deS caresses for, ,c

• I. o, h , „„, ava,, formé,,,, petit camp s„r „ne éminence , a„ „„„, ,

, I sorfr '""'le monde de sa lente, p„„rs.enMeIlirS(i||1'aTCC(ï,s;i,

», On ta c„„cevo,r néanmoins que ces entretiens ne se faisaient pâ

Cn™'"™"^ T'™ dire '""'' 'Ui connais™' «ne haine égale pour tes C"!'7™ e',?°Ur "».E!™»*. J*-** de ,„i „„,, m^rcldra!, te

Et* de la ville impériale des incas. il me répend 7Z "TT*? ' ■ I mon dessein f,',i ,le ,,,,.,,,1™ ....... ~ l™™1 °." '' ne s ela.L pas figure

«». " '* i-«»«»ira. """ereponaitou'ilns.,,,,,

'Non dessein », de prendre cette rente , non seulement parce que la C ""' '" <rm-»:"< '»IS • ™is P>™ encore parce qu'il n„s erov a pas

h, , ","" '"""' "l"1 si ^"Séreuse entreprise ; ,ue, si je m'obs" a

N „ ';"'!"■» "" '"-■ «»''^ai.q„ej.ï,r„,1ve;ais ma perte

Ç«J" * I ""percer e Manoa était formidable , et que le f ipte de m j, e sel,,,,,, pas pour fu, causer de l'inquiétude. „ ajou.a que j ne 1™

"S|"1T '". 1'1"' I"""lm' <*»» 1" «»« sans PassisLce des enue-

* '•• ce grand élut , so.l pour en recevoir des secours d'hommes, ou pour l:|| '"'dis rafraiclussemenls et des provisions , que la longueur du chemin

!»„,:"• '.''' '■■' '' ™r rendent également nécessaires ; que trois cents Bspa-

„;„( ,; 'IM.ava.enl entrepris la même expédi.ion , étaient demeurés ensevelis

*|[(I V'"1 «"''""'R"»'T,sansautra efforts, du côte de leurs ennemis'

£ « les avoir mvesl.s de mules paris, e, d'avoir mis le feu aux herbes '

« , ' ,''"'"* "' " "amme lcs ™ie>" étouffés. , D'ici à Maouregnary'

1 , ;;':"' "'' ,COram° rlre S™des journées de chemin. Les peuples 1

V, " SM'a *%>"*> "*»» le la fronlière des incas ; ils sont leur l,,,.;; ;| l.wv, ces, d'une richesse extrême. Tous les habitante, por.en,

, -te,! de Maeureguar, que viennent toutes les pla s d'or qu'on ,.,;,

^» .ensdelacôte, Ces, là qu'elles se fabriquent; mal plus loi,, te Z ,^1 «onq.arablemen, plus beau. 0» , fai,, en or, des figures d'hommes

■l,,;,4; l'h demandai combien il croyait qu'il n,e fallut d'hommes pour prrn- W8™°-. «a réponse fut,,, certaine. Je lui demandai enco, „,,„,':, de

' ": P"SS0 C™">1'"' s'"' le «™« '1« Indiens. Il ,,,'assu,,, que 10US

h ■ tu des pays , iensse, dn à rai s u„: ,.,,,

1 Ce :'0"",s>'"1,; 'd'hommes, la rivière ofMulo» des gués, et

1 "'"' a,ssasso cinquante soldais, qu'il me pmlMttait d'entmenir

m ill| llll|l lll|l

pirnlr

jusqu'à mon retour. Je lui répondis qu'avec mes matelots et mes ouvriers]6 n'avais guère que ce nombre, et que d'ailleurs, ne pouvant leur laisser de po"' dre ni d'autres munitions , ils seraient en danger de périr par les mains d6* Espagnols, qui chercheraient à se venger du mal que je leur avais fait à la *•* nité. Cependant les capitaines Calfied, Grenville, Gilbert, et quelques autt** paraissaient disposés à demeurer ; mais je suis sûr qu'ils y auraient tous pe^' Uerréo attendait du secours d'Espagne et de la Nouvelle-Grenade. J'app"5 même ensuite qu'il avait déjà deux cents chevaux prêts à Curacas.

» Topiaouari me dit alors que tout dépendait de l'avenir, et des forces aveC lesquelles je pourrais revenir dans ses terres; mais qu'il me priait de le olb" penser, pour cette fois, de me fournir le secours de ses Indiens, parce Qua près mon départ . les Eporémérios ne manqueraient pas de faire tomber s"f lui leur vengeance. 11 ajouta que les Espagnols cherchaient aussi l'occasion * le traiter comme son neveu , qu'ils avaient fait périr par un infâme supplia' qu'il n'avait pas oublié avec quelle rigueur ils l'avaient tenu dans les chato63' et promené comme un chien jusqu'à ce qu'il eût payé cent plaques d'or p°* sa rançon; que depuis qu'il était cacique ils avaient tâché plusieurs fois <& surprendre, mais qu'ils ne lui pardonneraient pas l'alliance que je lui pr0^ sais. Il me dit encore : « Après avoir tout employé pour soulever mes peut* contre moi, ils ont enlevé Aparacano, un de mes neveux, qu'ils ont

baptiser sous le nom de don Juan ; ils l'ont armé et vêtu à l'espagnole;

et 't

. qu'ils l'excitent , par l'espérance de ma succession , à me déclara guerre. » Enfin Topiaouarj me pria de suspendre mes résolutions JllS(I' l'année suivante, et me promit que dans l'intervalle il disposerait les espi''ts ma faveur. Entre diverses raisons qui lui faisaient délester les Eporémci'i" ' il me raconta que dans leur dernière guerre il avaient enlevé ou violé to* les femmes de son pays. « Nous ne leur demandons que nos Teinmes, couli""' l-il, car nous ne faisons aucun cas de leur or. » Il ajouta, les larme8 a . yeux : i< Autrefois nous avions dix ou douze femmes , et nous sommes r&* maintenant à trois ou quatre, tandis que nos ennemis en ont cmqua1*^ jusqu'à cent. » En effet, l'ambition de ces peuples consiste à laisser we coup d'enfants, pour rendre leurs familles puissantes par une nowbre prospérité.

v Persuadé par les raisons du cacique qu'il m'était impossible de ri60 . Ircprenrire cette année contre les incas , il fallut réprimer notre passion P l'or, qui nous aurait attiré, comme aux Espagnols, la haine et le mépris^ Indiens. Qui sait même si , reconnaissant que nous ne pensions aussi q"1 * piller, ils ne se seraient pas joints à eux pour nous fermer l'entrée de leur paJ ^ C'était préparer de nouvelles difficultés aux Anglais, qui pourront s'ouV

llll llll| llll|

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TOe route après nous; au lieu que, suivant toute apparence , les peuples '.!» familiarisés avec nous préféreront notre voisinage à celui des Espa- 0|s, qui ont toujours traité leurs voisins avec la dernière cruauté. Le caci-

'"■> à qui je demandai un de s

pe apprendre notre langue,

lll(,s Anglais qui ne marquèrent point de

s sujets pour l'emmener en Angleterre, et lui , me confia son propre lils. Je lui laissai deux

répugnance à demeurer dans

^jwj* où nous n'avions reçu que des témoignages de bonne foi et d'hu-

i ■ fc demandai à Topiaouari comment se fabriquaient les plaques d'or, et

ue méthode on omplojait pour les tirer dos pierres et des mines. Il me ré-

«it: . La plus grande partie do l'or dont on toit les plaques et les ligures

•re du lac de Manoa et de plusieurs rivières où il se trouve en grains et

'«quêtas en petits lingots. Les Eporémérios y joignent une portion de cui-

M« Pour le travailler. Voici leur mélliode : ils prennent un grand vaso de terre

®|i de trous, dans laquelle les grains et le cuivre sont mêlés ensemble; ils

eut le vase sur un feu ardent, cl, garnissant les trous de tuyaux do terre

ta lapes, Us souillent jusqu'à ce que les doux métaux soient rendus; en-

J( (' ils les versent dans des moules do terre ou de pierre. . J'ai apporté tais

ti «s ligures on or, moins pour leur valeur que pour en taira connaître ici

Wnie, car, affectant de mépriser les richesses des Eporémérios , je donnai

«hange au cacique quelques médailles du même métal, qui portaient l'clli-

H " '''' la reine. J'ai recueilli aussi du minerai d'or,

Bm Ion,

qui n'est pas rare dans que je crois aussi bon qu'il y en ait au monde; mais, faute

i||!'"vi "as et d'instruments pour séparer l'or, il me fut impossible d'en pren-

"uo grande quantité. »

^''"'■igh u'ounlia pas de recommander aux deux Anglais qu'il laissait à To-

Uari do se procurer quelque ouverture pour aller trafiquer à Macurés j*1 . et do reconnaître soigneusement la roule et les environs do cette ville. p. u* abandonna, dans cette vue, diverses marchandises, avec ordre de |t ^"'er, s'il élait possible , jusqu'à Manoa ; ensuite il continua de descendre IHl,C"ïc'' accompagné du cacique de Pulima, chef do la province d'Ouarras» '' ''"'' se trou,a™t cllm Topiaouari, avait prié les Anglais d'aborder sur ,^^'ies. Ils apprirent de lui-même que c'était lui qui avait massacré les <'u„S°0ls lle Bel™>> el sa confiance paraissait extrême pour les ennemis Siia "'"'"" qu" avail oll'eiiaie i >' lour o»"' <ie les conduire au pied d'une . agne où la roche paraissait de couleur d'or.

«Bh ne se reposa sur personne d'une observation de celte importance.

l'H'tit

mémo avec les principaux de ses gens pour visiter une si riche

■'gne. On lui fit suivre aussitôt le bord d'une rivière nommée Mana ,

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