O OC (HULL-IH U 1 I
ger leurs enfants e -s le, ». K|,js ,,„ „ ,„,,,. ||n emmplej 1|ui
'' "'' i léja lu. n'ajoute, a la honte do sa nation, au,
neo*
cm 1 2 3 4 5 6 7
cm 1234567
heureux Américain dont il raconte l'histoire, « pénétré de douleur en arrîvant au comptoir anglais, n'en put cacher les tristes circonstances, et que le gouverneur, qui les entendit, n'y répondit que par un grand éclat de rire ; sur quoi, le sauvage, étonné de cette barbarie, dit en anglais corrompu : 1 Ce n'est pas un conte à rire » ; et se retira fort mal édilié de la morale des ■retiens. »
^ Le langage de ces peuples est un peu guttural , sans être rude ni désagréable. Ils ont peu de mots , mais très significatifs , et une manière assez heureuse d'exprimer de nouvelles idées par des termes composés qui réunissent les Qualités des choses auxquelles ils veulent donner des noms.
Enfin Ellis leur attribue deux usages fort singuliers. « Us diffèrent dit-il <k toutes les nations connues, par leur manière d'uriner : les hommes s'ac- ^oupissent toujours pour lâcher de l'eau, et les femmes, au contraire se 'iennent debout. Les maris permettent aux femmes , ou plutôt les obligent Rivent d'avorter, par l'usage d'une herbe que la baie produit, et qui n'est Pas inconnue ailleurs. » Au reste, ce dernier usage n'est pas plus barbare île les lois de la Chine , qui permettent à ceux qui ne peuvent nourrir leurs Bànts de les tuer lorsqu'ils viennent au monde.
lie de Marbre. Climat. Rigueur du froid,
Ellis , qui fit le voyage de la baie d'Hudson en 1746 , et visita les posses- 'ons anglaises sur cette cille, donne la description de l'île de Marbre, où il 111 arrêté par les vents. Sa longueur est de six lieues , entre l'est et l'ouest , ■Neux ou trois de large du nord au sud. Tout le terrain, qui est élevé du gN de l'ouest , et bas à l'est , n'est qu'un rocher de marbre dur et blanc, va- | par des taches vertes , bleues et noires -, mais les sommets des montagnes r^Ment Dr>sés, et des rocs d'une énorme grosseur entassés confusément P*hlent devoir leur forme et leur position à quelque bouleversement incon- P- "s couvrent de profondes cavernes où l'on entend un grand bruit, qui ne ii't" être que celui de divers torrents d'eau qui se précipitent sur les pierres, l^l'i'on voîtsortiren plusieurs endroits par des fentes. La qualité de ces eaux j^ger ;'i Ellis qu'elles passent par quelques mines de cuivre. Elles sont tan- ^erdâtres, avec un goût de verl-do-gris, tantôt parfaitement rouges, et gSSant de cette couleur les pierres qu'elles arrosent. Les vallées sontrevê- . " une couche de terre assez mince, qui porte très peu d'herbe, et con- [. e«t quelques lacs d'eau douce, dans lesquels on voit des cygnes et des Jjj lt!s- On aperçoit aussi sur leurs bords différentes espèces de bétes fauves e peuvent y venir que du continent, quoiqu'il soit à plus de quatre
cm 1
TnnnyT
lieues au nord ; mais ces animaux y passent apparemment sur la glace en Mver.oumêmeà la nage en été, car ils nagent fort légèrement, etsesoniiennent fort long-temps dans l'eau. Enfin Ton trouve dans l'île plusieurs traCfl d'hommes, telles que des pierres singulièrement entassées les unes sur les autres, qu'Elus prit pour des tombeaux, et les fondements de plusieurs enlianes bâties circulaircment en forme de ruches , d'un mélange de pierres et (8 mousses. Entre le continent du nord, le mouillage est assez bon sur dix*111 douze brasses de fond. L'île n'a qu'un seul port, qui est au sud-ouesl , et 6^ pable de contenir cent vaisseaux ; mais l'entrée en est fort étroite , et couver!'' d'un Ilot fort bas , tout hérissé de rochers, contre lesquels la mer se brise impétueusement. II faut laisser cette petite île à gauche pour entrer dans '<' port, qui serait un des plus beaux du monde, si l'entrée avait plus de prufondeur.
Ellis, ayant passé l'hiver au Tort anglais , eut l'occasion d'y observer que I# Indiens y sont peu sujets aux maladies , et que, s'ils en sont quelquefois atteints, elles leur viennent presque toujours du froid qu'ils prennent api* avoir bu des liqueurs fortes. « Ils ont, dit-il, cette obligation aux AngW9' qui leur en fournissent; tandis que, par des maximes beaucoup plus sa e*r les Français refusent de leur en vendre , dans la crainte de nuire à leur tffl* pérament, et par conséquent à leur commerce, dont le succès dépend de i;l vigueur du corps et de l'adresse à la chasse. Aussi ceux qui vivent parmi 1* Anglais sont-ils maigres, petits, Indolents. Ils s'emportent quelquefois airf plus tristes excès dans leurs débauches; ils se battent comme des furieii*) ils brûlent leurs cabanes, ils abusent mutuellement de leurs femmes; et, l'lli' ver, dans l'assoupissement de l'ivresse, ils se incitent à dormir autour d'u" bon feu , ou ils se brûlent quelquefois horriblement, ou se gèlent de mêi»*' suivant qu'ils s'approchent ou qu'ils s'éloignent trop du foyer. An contrait) les antres sont pleins de santé , grands, actifs et robustes, tels qu'on les a ',,:' présentés. »
L'air de ce pays n'est presque jamais serein ; dans le printemps et l'atiWf ne, on y est continuellement assiégé par des brouillards «'-pais et fort hu""" des. En hiver, l'air est rempli d'une infinité de pelites flèches glaciales 1ui sont visibles à l'œil , surtout lorsque le vent vient du nord ou de l'est , et '1'"' la gelée est dans sa force ; elles se forment sur l'eau qui ne gèle point , c'e»** dire que, partout où il reste de l'eau sans glace, il s'en élève une vapeur*01'1 épaisse qu'on appeUefutnée de gelée , et c'est cette vapeur qui , venant à se «'" in-, est transportée par les vents sous la forme visible de ces petites fléch69' :!!is raconte que pendant les premiers mois de l'hiver, le Nelson-rivcr xf&& paftgetédftns son principal courant, mi veni du nord, qui souillai! de '''""!'
mil mil llllll II
uni uni mil mil
* son logement , y amenait sans cesse des nuages entiers do ces particules finies , qui disparurent aussitôt que la rivière rot tout à fait prise : de la
«Inenl les anneaux lumineux qu'on voit si souvent dans ces contrées autour .^oleil et de la lune. Ils ont toutes les couleurs de l'arc-en-ciel ; on en voit
*lu « six à la fois, spectacle fort surprenant pour un Européen. Lo soleil ne
«vc cl ne se couche point sans un grand cône do lumière qui se lè\ e per- Jttlrailaircnicnt sur lui , et ce cône n'a pas plus tôt disparu avec lo soleil pliant , que l'aurore boréale en prend la place, en lançant sur l'hémispliè ^ "Mlle rayons colorés si brillants, que leur éclat n'est pas même effacé par
Pleine lune. Mais leur lumière est infiniment plus vive dans les autres M», et permet d'y lire distinctement toute sorte d'écritures. Les ombres de J» les objets so voient sur la neige , on n'étendant au sud-ouest, parce que
«Mère la plus brillante est dans l'endroit opposé à celui d'où elle vient , et
(* les rayons s'élancent avec un mouvement d'ondulation sur tout l'héi'ui- **«. Les étoiles paraissent brûlantes et sont de couleur de feu, prlnclpa-
''""t vers l'horizon, où elles ressemblent parfaitement à du feu qu'on voit
Lfs tonnerres et les éclairs sont fort rares en été , quoique la chaleur y soit !*'* vive pendant six semaines ou deux mois; cependant les orages qui s'y f*ent quelquefois y sont très violents. Ou y voit dos cantons assoî étendus
■ Branches et l'écorce des arbres ont été brûlées par le feu du ciel • ce j. Parait d'autant moins étrange, que les arbres du pays brûlent aisément.
"1 le lias est couvert d'une mousse velue, '«"si ,
, noire et blanche, qui prend feu
**! vite que la filasse. Cette flamme légère court avec une rapidité surpre z"110 d'un arbre à l'autre, suivant la direction des vents , et me! le feu au'
fffto* , i— .... „
Su
, comme aux
mousses des arbres. Ces accidente deviennent utiles en
i^ 'ibunni à sécher le bois, qui en esi meilleur pour le ehauftage dans les [ S8 et rudes liivers du pays. La quantité de bois que les Anglais mettent à lJ °'s dans un poêle est environ la charge d'un cheval; leurs poêlas sont Qtia l'° ljl'icllltls' et [onSs ,J(; six pieds sur deux du large et trois de haut. ^'Il(1 le bois est à peu près consumé, on secoue les cendre», on Ole les ti-
, ' et l'on bouche la cheminée par le liant; ce qui donne ordinaire nt
l|||(; chaleur étouffante accompagnée d'une odeur sulfureuse. EUÎs raconte
i malgré la rigueur de la saison, il était souvent en sueur dans son loge- ]l(!f • " La différence de celle chaleur au froid du dehors liiisail souvent lomq ' -"^ un évanouissement si profond ceux qui rentraient après avoir passé j^'l"'- temps à l'air, qu'ils étaient quelques minutes sans donner aucun (!il|[L0.'l<: v'e. Si la porte demeurait ouverte un moment, l'air froid du dehors
3,1 avec mu- violence sensible et changeait les vapeurs des appartements
lllll llll|
h i|in i|iin pin piiii uni
en neigo mince. La chaleur extraordinaire du dedans ne suffisait pas pu® garantir de neige et de glace les fenêtres et les murs. Les couvertures dt'S lits se trouvaient ordinairement gelées le matin; elles tenaient à la partie du mur qu'elles touchaient, et l'on était surpris de voir l'haleine condensée si"1 les draps, en forme de gelée blanche.
» Le feu du poêle, continue le même voyageur, n'était pas plus lût éteint? que nous sentions toute la rigueur de la saison. A mesure que l'air intérïeû» se refroidissait, le bois de charpente, que la grande chaleur avait dégelé» se gelait avec une nouvelle force et se fendait avec un bruit continuel, souve"1 aussi fort que celui d'un coup de fusil. 11 n'y a point de fluide qui résiste8* froid de ce pays. La saumure la plus forte, l'eau-de-vie, et l'esprit-d^"1 même, gèlent aussitôt qu'ils sont exposés à l'air ; cependant l'csprit-de-vin «L* se consolide point en masse, mais il se réduit presqu'a la consistance de" onguents. Toules les liqueurs moins fortes deviennent solides en se gel8"1.' et rompent leurs vaisseaux, soit de bois , d'étain ou de cuivre. La glace des rivières avait plus de huit pieds d'épaisseur, sans compter plusieurs pieds de neige dont elle était revêtue. Nous n'avions pas besoin de sel pour conser^ nos provisions : tous les animaux qu'on tuait à la chasse étaient aussitôt g^ que morts, et demeuraient dans cet état depuis le mois d'octobre jusqu'88 mois d'avril , que, commençant à se dégeler, ils se corrompaient fort vile- Us animaux, qui sont ordinairement bruns ou gris, deviennent blancs ctl hiver. Quelques voyageurs ont cru qu'en changeant de couleur ils changea*6" aussi de poil ou de plumes; mais Ellis observa, dès le commencement du froid, que le poil des lapins n'avait que la pointe blanche, tandis que, ¥f^ la racine, il avait encore sa couleur naturelle. On conçoit que le contra* devrait arriver si ces animaux changeaient réellement de poil.
Plusieurs matelots de l'équipage anglais eurent le visage, les oreilles
et!**
doigts des pieds gelés, mais avec peu de danger. Pendant que la chair est d3"9 cet état, elle est blanche et dure comme la glace; frottée d'une main chauvi ou plutôt avec des mitaines de castor, elle se dégèle. Cet accident, lorsa/0^ y porte un prompt remède, ne laisse qu'une ampoule à la partie offense' mais si le froid a le temps de pénétrer, elle meurt , et ne redevient jamais &F sible : sur quoi Ellis observe qu'un froid extrême produit ainsi le même ^ qu'une extrême chaleur, et qu'une partie gelée se guérit à peu près c-om'1'1, une partie brûlée. Il remarque aussi qu'après avoir clé gelée une fuis , c devient beaucoup plus susceptible du même accident que toute autre paftl du corps.
Dans ces contrées, la nature donne à tous les animaux des fourrures épaisses, qui paraissent capables de résister au froid: mais à mesure q1
, fof*
lllll llll|
HfH
**ur revient, ce poli tombe par degrés. Le môme renouvellement arrive
clnens et aux chats qu'on y mène d'Europe. Le sang étant plus froid et
ireulauon moins vive dans les parties les plus éloignées du cœur, telles
«s pattes, la queue et les oreilles, elles sont plus sensibles au grand
|t , mais on voit ici peu d'animaux qui aient ces parties fort longues. L'ours,
t""' lo lio,re' ''espèce de chat qui est propre à l'Amérique, le porc-
> etc., les ont extrêmement courtes ; et s'il se trouve quelques animaux
"s ..„„nt longues, tels que les renards, etc., ils l'ont, en récompense,
pmement garnie d'un poil touffu qui la garantit.
«liant les grands froids, si l'on touche du fer, ou tout autre corps uni et
, e, les doigte y tiennent aussitôt, parla seule force de la gelée. En bavant,
'«-„„ le verre de la langue ou des lèvres , on emporte souvent la peau
e rel"'cr- Tous les ■»'!* solides, tels que le verre et le fer, acquièrent
, « degré de froid , qu'ils résistent long-temps à la plus grande chaleur : jour, ditEllis, je portai daus notre logement une hache qu'on avait I e dehors ; je la mis à six pouces d'un bon feu, et je pris plaisir à jeter de
I „' SUS : '' s » fo,'raa sui-lc-eliamp un gâteau de glace, qui se soutint
Çue temps contre l'ardeur du feu. Il y a beaucoup d'apparence que les IJV'es Je glace s accroissent de même, pendant que l'air qui les envine est tempéré.
£ Un avait fait un trou de douze pieds de profondeur pour y garantir nos | «K du froid , avec le soin do les y placer entre deux lits d'arbrisseaux et Çousse d'un pied d'épaisseur, et le tout avait été couvert de douze pieds ^ terre savonneuse. Non seulement ces précautions n'empêchèrent point , Plusieurs de nos tonneaux de bière ne fussent gelés, et ne crevassent ,e , q„0,,ue ,,dl& de œrcles dc ter . ma.s ajam c|] ^ ^^^ , ^ &ire
!li(. r, j v trouva, la terre gelée quatre pieds au delà , et de la dureté d'une
,, • > Ou, ne s'imaginerait, ajoule EMU, que les habitants d'un si rigou-
■ '»>«' •Imyont être les plus malheureux de tous les hommes? Cependant
,,„ tirl elo.gnes d'avoir celle opinion de leur sort. Los fourrures dont ils
V,!" ' '"°USSe el Ies prau'' ll0M leurs raba,les s°"' ^vêtues, les
% de mvoau avec les peuples des climats plus tempérés. S'ils ne forment
S. - sociétés nombreuse» , c'est qu'ils trouveraient plus dillicileineul de
,Sliii piller el se nourrir; mais en changeant souvent d'habitations pour se
.,;, ;' uesehassesetdespeol.es abondâmes, il lotir est toujours aisé de
ces deux besoins. Enlin , cette rigueur du climat ne rebute pas
k |6 es Européens qui oui fait dans le pays un séjour dc quelques années ;
«M a leur pairie. Ellis assure que les Anglais qui reviennent
- Wisscaux de la compagnie s'eunuiont bientôt de l'air tempéré des pro-
— vm —
vinci's d'Angleterre, et. n'attendent jujinL &luis ïiiipatience le ta lier dans ces régions placées.
s de retour-
s <'l;iMiwmnilS, lli'SdiptitHi ili> l'Ile, Loiiisliutirjj'. ^.lUii'Hs.
\|in's la cession de l'Aendie, les Français, n'ayant plus d'antre
liCll tf*
le ici'1 la pèche, se trouvèrent dans la nécessité (l'y former une résidence const .■i de 8'j fortifier. Le nom d'tt*»Royale fui substitué à celui d'île du &V , loi). OU délibéra long -temps sur le choix d'un port, et le partage àeS 8*~\ DMSts était entre le Havre-à-l'Angbiis et le port Sainte- Anne. Enfin, I" 'iH'. d'enlrei' dans le premier lui lit obtenir la préférence. Il Tut nommé ''""' bourg, et les fondements d'une ville de même nom furent jetés sur i'1"-' i;iiede terre qui en tonne l'entrée. Costebelle, qui venait de prendre I'' ff ' vernoinent de Terre-Vu ve, fut nommé pour commander dans la nu«vl' colonie.
Il paraît qu'on avait compté de transférer dans la nouvelle ville lot*8