LES FEMMES PRISES POUR DES HOMMES
^y (Voy. p«c« m.)
Le récit de Paal Diacre est éyîdemment assez altéré ; il y a deux légendes, à ce qu*il semble, confondues en une. Un trait bien ancien, c'est que les femmes, pour faire croire qu'elles ont de la barbe, nouent leurs longs cheyeux sous leur menton ; le dieu Wodan, qui les aperçoit de loin, dit : « Qni sont donc ces longues barbes (Langbarten) ?» et de là vient le nom de LoMffobardi on Lombardi,
Ce trait se retrouye dans une autre légende qni, par certains points, se rapproche plus de la nôtre : elle lui ressemble en ce que, là comme dans la Kidserehronik, Tennemi, trompé sur le nombre des adversaires qu*il va avoir à combattre, demande ou accorde la paix. Les chroniqueurs espagnols racontent que, lors de la conquête de la Péninsule par les Arabes, un des principaux chefs chrétiens, Theodmir, s*était enfermé dans la petite Tille ÛLOrihuela on Àuriola (713). Les Sarrasins, conmiandés par Abdelaziz, Tinrent bientôt Ty assiéger, et ses soldats peu nombreux étaient hors d'état de défendre la ville. Il s'avisa alors d'un stratagème ; il fit armer les femmes d'Oribuela, et les fit monter sur la muraille, leurs cheveux nattés et croisés sous le menton, en guise de barbe, pour qu'elles ressemblassent mieux à des soldats. Les Arabes, trompés par l'apparence, crurent que la ville possédait une nombreuse garnison, et Abdelaziz fit oflrir à Theodmir des conditions de paix avantageuses (Rosseeuw-Saint-Hilaire, Histoire ^Espagne, V éd., Paris, 1844, in-8«, t. U, p. 46).
SmiLE ET LA CAPTIVITÉ DE CHARLES CHEZ LES PAÏENS