Hofmann r. 7014, Bdchel p
y 3. Gallia chhxHana, XY, 616.
L'argument tiré des oliviers est encore plus incertain. Cel arbre est mentionné dans presque toutes les chansons de geste. Je conçois que Fauriel < ait relevé cette circonstance en faveur de Porigine provençale de toute notre épopée, je comprends moins que M. G. Paris en veuille tirer parti à propos des seules chansons de geste de Guillaume au court nez.
M. G. Paris invoque encore « les allusions qu*on rencontre à chaque instant chez les troubadours » (p. 83). Cela était bon à dire au temps de Fauriel, mais il est maintenant établi que la littérature française a été très-répandue dans le Midi dès la fin du douzième siècle. Je n'insiste pas sur ce point, car je vois que M. G. Paris retire en quelque sorte son assertion lorsqull dit, p. 87 : a Ce fut de France que les Provençaux reçurent leurs poèmes; presque toutes leurs allusions se rapportent à des chansons qu'ils ne connaissaient peut-être qu'en langue d'oil^ ou dont les originaux étaient français. 0
Ce qui donne un grand air de vraisemblance au système de M. G. Paris, et en même temps le distingue complètement de celui que soutenait Fauriel, c'est qu'il n'enlève presque rien à l'originalité de l'épopée française. Celle-ci n'aurait foit qu'un petit nombre d'emprunts aux poèmes provençaux qui, pour la plupart, auraient disparu, ne laissant de leur existence que les traces les plus fugitives, c Nous pensons, dit-il, que la plupart des poèmes français sont <»îginaux, au moins dans leur forme, et que ceux qui ont eu des modèles provençaux ne leur ont guère emprunté que leurs données générales, mais en même temps nous croyons qu'il a existé sur ce sujet un assez grand nombre de poèmes provençaux qui se sont perdus, et dont il ne reste pas d'imitation en langue d'oil (p. 82). » M. 0. Paris appuie la seconde partie de cette thèse sur le fait que diverses sources, et notamment la généalogie de la famille de Garin de Monglane, donnée par Albéric et Aimeri de Narbomne, nous fournissenl des noms de héros ( Amaut de Beaulande, le chétif Aimer, Amaut de Girone, etc.) sur les aventures desquels nous ne savons rien. Leur célébrité serait inexplicable si on n'admettait qu'ils ont été chantés dans des compositions que nous ne possédons plus ; d'où cette conclusion : a Les poèmes français du cycle de Guillaume au court nez ne nous ont conservé que des fragments de la tradition provençale, et il est probable que cette tradition n'a jamais passé en