LIVRE PREMIER
aussi heureux pour les chants qui le concernaient à cette époque presque contemporaine; mais nous avons cependant en faveur de leur existence des témoignages dont la probabilité touche à l'évidence.
Les chansons de geste des siècles suivants suffiraient à la rigueur; les plus anciennes se réfèrent déjà à des autorités antérieures ' ; or, pour les faits fabuleux qu'elles rapportent, ces autorités ne sauraient avoir été que des corn positions poétiques. Elles attestent en outre l’usage de comjxiser des chansons sur des événements contemporains. Roland dit par exemple :
Que malvcise caie.im de nus chantet ne seit.
( LXXX, UII4.1
Male chançun n'en deit estre cantéc ’.