CHAPITRE I
LES AÏEUX de CIÎABLEMAGNE.
La gloire de Charlemagne, nous l’avons déjà lait remarquer, éclipsa et en même temps absorba celle de tous ses prédécesseurs. Son père, Pépin, resta seul vivant dans la mémoire populaire; Charles Martel lui-même ne subsista pas dans toutes les traditions. Les poèmes qui le connaissent sont proprement étrangers au cycle carolingien ; ils ne s’y rattachent que de loin, par des allusions probablement de seconde main, et les contredisent môme implicitement. Tels sont Garin le iMherain et Girart de Roussillon. Dans le premier, Charles Martel a conservé son rang d’aïeul de, Charlemagne et même les traits distinctifs de son caractère ' ; dans le second, il pourrait bien n’être que le prête-nom de Charles le Chauve, petit-fils et non grand-père de Charlemagne, que d’autres sources poétiques appellent Charles Martel \
* Garin U Loherain, p. 1-19. * P*r exemple les Reali di Francia,