I.ES RÉCITS
ville d’Aix-la-Chapelle, et l'autre l’histoire de la cloche de justice et du bizarre jugement qu'il rendit en faveur d'un serpent (voy. ci-dessus, p. 3Î55).
Cette histoire n’est connue d’aucun auteur français ; elle est rapportée par divers textes à Aix-la-Chapelle où elle subsiste encore dans la tradition vivante, et sans doute elle a sa source dan* quoique tradition mythique locale transportée à Charlemagne. Brânwaldius, auquel nous avons emprunté plus haut l'histoire de la cloche de justice et du serpent auquel Charles fit droit, rattache ensemble les deux légendes. Le reptile avait apporté à Charles une pierre précieuse, dont celui-ci fit don à sa femme ; cette pierre avait la vertu d'attirer toujours l'empereur et de lui faire aimer quiconque la portait. L’impératrice tomba très-malade, et, avant de mourir, ne voulant pas qu’une autre pût la remplacer dans l'amour de son mari, elle mit le talisman dans sa bouche. Quand elle eut rendu le dernier soupir, la passion de l'empereur s’attacha à son cadavre; il le fit embaumer et l’emporta avec lui dans toutes ses campagnes. Au bout de dix-huit ans seulement, un courtisan, s'étant douté de l’enchantement, enleva la pierre : aussitôt l’amour de l’empereur pour son épouse morte s’évanouit, et se porta tout entier sur le courtisan, dont il ne pouvait plus se passer. Celui-ci, en allant h Cologne, laissa par mégarde tomber la pierre dans une source d’eau chaude, où elle est encore. Le penchant de l’empereur pour le chevalier cessa alors ; mais il se sentit un amour irrésistible pour le lieu où la pierre était cachée ; c'est en cet endroit qu’il fit bâtir Aix, qui devint son séjour de prédilection '.
Le chroniqueur-poète Enenkel rapporte cette histoire à peu près de même, quoique plus grossièrement; il la relie, non à cello du serpent, mais h celle de la charte apportée par un ange à saint Gilles (voyez la page précédente). Le péché que Charles ne voulait pas confesser était son amour pour le cadavre de sa femme; et môme quand le saint, instruit par la lettre divine, lui montre qu'il sait de quoi il est coupable, l’empereur, retenu par le charme, ne peut s’y soustraire; alors saint Gilles ouvre la bouche de la morte: le charme en tombe (on
1 Dans Scheuchier, hmer. Alp.y 1. 1.; Il, 455. — La Chronique de Weihenste- Massmann h'aiserchromk t lll, 4022; phan (dans Àrelin, p. 89), est d’accord Grimin -Theil, Traditions allemandes , avec ce texte.
l.IVRE II.
ne dit pas au juste ce qu’était ce charme), et Charles fait pénitence
Pétrarque, voyageant en Allemagne, entendit raconter cette histoire à Cologne par les prêtres, et l’a redite à son tour dans une de ses lettres D’après lui, Charles aimait une femme du commun avec tant de passion, qu’il négligeait toutes les affaires de l’empire; elle vint à mourir, mais l'amour de l’empereur se reporta sur ce corps inanimé, duquel il ne se sépara plus*. Bientôt le cadavre commença à tomber en putréfaction, sans que Charles manifestât de répugnance ou que son étrange amour diminuât. Mais l’évêque de Cologne, averti par une voix du ciel, profita d’une absence momentanée de l’empereur, pour inspecter le corps de sa maîtresse : il découvrit sous la langue un anneau d’or orné d’une pierre, et l’enleva. Quand l'empereur revint dans la chambre, il fut comme un homme qui se réveillerait d’un long sommeil : « Qui donc, dit-il, a porté ici ce cadavre ? » et il le fit enterrer. De ce jour, son inclination se reporta sur l’évêque, qu’il suivait partout où il allait. Celui-ci, craignant que l’anneau ne tombât en des mains qui en feraient mauvais usage, le jeta dans un lac près d’Aix. Depuis ce temps, l’empereur ne voulut plus s’éloigner de ce lieu ; il y fit bâtir une église et un palais, y fixa sa capitale, et voulut que tous ses successeurs y fussent couronnés
Un manuscrit de Leyde, qui remonte au treizième siècle, a conservé une variante remarquable de cette légende : « Aix, y est-il dit, s'appelle en latin Aquæ Grani; voici, dit-on, pourquoi. Charlemagne avait là une femme merveilleuse, une fée, ou, comme on peut aussi l’appeler, une déesse, une nymphe ou une dryade ; il la visitait et avait commerce avec elle ; et quand il s’approchait d’elle elle vivait, mais quand Charles s’éloignait, elle mourait. Il arriva, un jour qu’il était venu la voir et qu’il se divertissait avec elle, qu’un rayon de soleil entra dans sa bouche,
1 Le Karl Jfo net ÇP 317 -321) rattache aussi celte histoire à celle de la charte apportée par l'antre; mais ce miracle n’a lieu qu'après la cessation du charme. En outre, la femme morte est Fastrade; ce talisman est un anneau caché dans sés cheveu».
* Francisci Pctrarcæ Epùt. famil , lib. I, ep. 3.
* Addunl fabules quorl ego nec fieri polaisse, nec narrari debere arbilror.
‘ La tradition du pays ressemble A cette version plus qu'A toute autre ; mais elle y ajoute un trait excellent : Charles avait fait mettre le corps de son épouse morte dans un cercueil de verre, et passait les jours et les nuits A le contempler avec amour.
LES RÉCITS
et Charles vit un grain d’or collé sous sa langue; il le fil enlever, et aussitôt elle mourut, et jamais plus ne revint à la vie »
Les trois anecdotes que nous venons de rapporter sont, nous l’avons déjà dit, ignorées de nos chansons de gestes, qui ne connaissent pas à Charlemagne d'autres amours que ceux de sa jeunesse avec Galienne \ Il existe un poème italien intitulé : Innatnoramento di Carlo Magno, mais il est sans racines dans la tradition et l’œuvre tout arbitraire de son auteur inconnu. L’amour, assez peu raisonnable, de Charlemagne, n’est que l’occasion du récit, qui est consacré tout entier aux événements habituels des romans italiens, guerres contre les Sarrasins, exploits de Renaud, perfidies des Mavençais, etc. *. Voici ce que Ferrario (III, 213) rapporte du début du poème : « Charlemagne étant déjà vieux, Lottieri, son bouffon de cour, lui fait un si beau portrait de Belisandra (Belisscnt), fille du roi païen Trafumiero, qu’il en devient follement amoureux, veut à tout prix la posséder, et conjure le vaillant Renaud de lui procurer ce bonheur. Renaud prend Roland pour compagnon; tous deux vont en Espagne, où ils s’embarquent pour Brimeste, capitale des états de Trafumiero, situés sur la côte d’Afrique. Les deux paladins s’habillent en marchands, et ont l’adresse d’attirer sur leur navire le pauvre Trafumiero et sa fille, qui leur avaient fait un accueil tout amical. Renaud tue le roi, enlève la fille, retourne en France et la conduit à Montauban, après quoi il la remet au roi en échange de dix grandes mesures d’argent qui lui étaient promises Telle est la cause peu hon-
nête et peu noble de la guerre que Fondano, frère de Trafumiero et oncle de Belisandra, déclare à la France pour venger l’un et reprendre l’autre. »
Nous avons déjà remarqué qu’il n’est pas dans la nature de l’épopée populaire de prétendre à la logique et à la suite que
* Masïinann, K. Chr., III, 1021. p. 252; Melzi,p. 19 et suiv; Grasse, Sayen-
’ Nous avons parlé ailleurs de son ircise, p. 306. La première édition est de
aventure avec la fille de Désier, roi des 1481. C'est l'original dn célèbre roman Lombards (cb. VI, 17"). en prose espagnole: Libro de don Hry-
* Sur 1a bibliographie assez peu claire ruddoi (première et seconde partie), trade ce poème, auquel on en a joint dans duit par Luis Dominguez. Sur les édiplusieurs éditions un originairement dit- lions, vov. Gayangos, Libros de C'a boitèrent, voy. Schmidt, Ital. Hcldenged., lerias, p. lxv et suiv.
L1VKE II.
l’histoire rnet dans ses récits. Après les versions du môme fait souvent contradictoires que nous avons rapportées plus haut, on ne s’étonnera pas de trouver encore ici les hésitations, les confusions, les variantes de la tradition poétique à propos des diverses épouses qu’elle donne à Charlemagne. Nous n’essayerons pas de concilier entre eux tous ces récits indépendants les uns des autres et de mettre dans les mariages fabuleux de l’empereur un ordre chronologique bien exact ; nous rapporterons seulement les différentes légendes concernant ce sujet, que nous avons rassemblées de plusieurs côtés.
Les textes que nous avons cités ou analysés dans le chapitre ni de ce livre font tous épouser par Charlemagne, jeune encore, Galienne, la fille de Galafre Girard d’Amiens, qui cherche toujours à rapprocher de l’histoire les poèmes qu’il insère dans sou ouvrage, raconte qu’elle mourut en couches, peu de temps après son arrivée en France, parce qu’il l’assimile à une des femmes du Charlemagne historique ’. S’il fallait cependant en croire le poème de Garin de Monglane, elle aurait vécu encore assez longtemps pour oublier l’amour si vif qu’elle avait éprouvé à Tolède pour le jeune Mainet (voy. ci-dessus, ch. ni). Son amour pour Garin est le plus curieux épisode de la chanson de gestes qui célèbre ce chef de la maison de Monglane \ Un jour, elle s’oublie jusqu’à arrêter de force le jeune homme, qui, fidèle à son souverain, a rejeté son amour. Aux cris qu’elle pousse quand il lui échappe, Charlemagne accourt et lui demande ce qui s’est passé entre elle et Garin, qu’il vient de voir s’échapper, les vêtements en désordre. En général, depuis la femme de Putiphar jusqu’aux bellesmères de Bellérophon et d’Hippolyte, la poésie nous montre l’épouse coupable accusant, en pareil cas, le jeune homme vertueux. L’auteur de Garin de Monglane, au contraire, prête à la reine ce discours, qui ne manque ni de vérité ni de passion :
Sire, dist la ruine, par Itou et par son non.
Oies cestc caitive pleine du traisan !
< Dans Bojardo, la femme de Charlemagne s'appelle encore Galerana. Quelques telles (voy. ci-dessous) lui donnent une femme nommée Blanuhellcur. Nous avons vu (p. 169 ) que le ms. XIII de Venise appelle la fille de Galafre Belisant.
* Philippe Mousket, qui ne sait rien des aventures de Mainet, fait épouser à
Charlemagne, par l’entremise de Berte sa mère, la fille du roi Galafre, morte deux ans après. C’est un souvenir confits de Galienne, mêlé à l’histoire réelle d’Hildegarde (v. 2ü66 et suiv ).
8 La reine n’est nommée Galienne que dans une révision du quiniième siècle (Ilùt. litl., XXII, 185).
LUS KÉC1TS.
ii riens ne cclerai, car tant ave» raison....
Sire, je vi Garin de si bcle fachon,
Debonaire et cortois, que je n'aim se li non.
Por li ne m'a savor ne char ne venaison.
Ne piumens ne Claris ne daintés ne poison.
Ne je no puis dormir eii nesune saison.
Ne je ne puis oîr ne sautier ne lirhon,
Ne harpe ne vièle, tant ait envoisié son,
Danser ne caroler ne Flamenc ne Berton,
V'eoir voler ostoir ne gerfaut ne faucon,
Esprcvicr ne mosquet ne voil d'esmerillon....
Je ne dis patenostre, scsalmc ne liclion,
Je ne pri sainte Eglise, Diu du ciel se li non !
Et vos di, sor ccl Dieu qui soffri passion.
Aine plus loial de lui ne caucba d’esperon,
Que tant ne li proiai ne promis rice don Que onques contre vos feïst se grant bien non.
Or me poez noire et jeter en prison, li noier u ardoir com .1. autre larron,
Car ben l'ai deservi ; tués moi, genlis hom. »
Jointes mains, à génois, s'estut devant Karlon,
Et li rois le regarde qui le cuer ot félon,
Et roelle les ici et fronce le grenon '.
U pardonne à sa femme, mais il jure de se venger de Garin : quand même il aurait été aussi vertueux que le dit la reine, n’estil pas criminel de lui avoir plu? Mais de quoi l’accuser? comment le punir? Le roi, plongé dans ses sombres rêveries, est dans sa grande salle : Garin entre, mais, se doutant d’un piège, il est accompagné de tous ses amis et parents, portant des armes cachées. Charles interroge Garin sur ce qu’il a fait récemment; entre autres divertissements, Garin mentionne le jeu des échecs, ce qui donne à Charles une idée pour sa vengeance. « Nous allons jouer, dit-il au jeune homme, une partie à nous deux, à telle condition que s tu me mates je te cède la couronne de France, et que si je suis vainqueur je te fais trancher la tète. » Garin, malgré sa résistance, est obligé d’accepter cette terrible partie : il la gagne, mais, toujours loyal et fidèle, il se contente de demander à Charles le droit d’aller guerroyer les païens *.
Le poème de Garin de Monglatie n’a aucune valeur traditionnelle ; son récit tout à fait isolé ne prouve donc rien contre la bonne réputation de Galienne. Le Karl Meinet contient sur elle
1 Ms. La Val. 78, f 3. » Voy. ! lut. litt., XXII, 186 elsuiv.
LIVKE il.
une courte histoire, qui la montre sous un jour plus favorable, innocente et persécutée comme tant d’autres vertueuses princesses dans la poésie romanesque du moyen âge. Voici sommairement ce qu’on y lit :
Le brave Morant de Rivière est accusé d’adultère avec la reine; c’est le traître Rohart, son ennemi juré, qui l’a calomnié auprès du roi. Déguisé en pèlerin, il est venu apporter à la Cour de Charles des témoignages si accablants, qu’il a, dit-il, recueillis en route, que l’empereur ordonne de mettre immédiatement à mort Morant et Galienne. Les protestations d’innocence des deux accusés, et les remontrances des barons, le retiennent cependant, et il se résout à faire décider la cause par un combat singulier entre Morant et le pèlerin. Dans la lutte, le déguisement de Rohart et sa fausse barbe tombent; sa ruse et sa félonie sont ainsi mises en évidence, et Charles, honteux de sa crédulité, n'a plus qu’à punir le traître, à indemniser Morant et à demander pardon à sa pieuse et fidèle épouse
Cette historiette sans aucun intérêt n’a d’autre mérite que sa brièveté. Elle est traduite d’un poème français, comme nous l’avons dit ailleurs, et on peut ne pas regretter la perte de cette production plus que faible.
Elle était sans doute connue de l’auteur de la Gran Conquista de Ultramar ’, qui en donne une analyse assez confuse et inexacte. Un trait propre à cette analyse nous permet de rattacher cette histoire à celle de la reine Sibile, avec laquelle elle a une analogie frappante, puisque toutes deux, bien qu’avec des détails fort différents, représentent la femme de Charlemagne suspecte d’adultère, chassée par son mari sur le conseil de traîtres, et finissant par faire reconnaître son innocence et se réconcilier avec lui. La Conquista nous dit en effet que Galienne reçut au baptême le nom de Sibile, sous lequel elle figure dans l'allusion que nous venons de mentionner à ses aventures avec Morant. Cependant cette assimilation est étrangère aux poèmes dont nous allons parler, qui font de l’épouse injustement persécutée de Charlemagne la fille d’un empereur de Constantinople \ Albéric des Trois-Fontaines pense (fol. 33 v° col. B., s. a. 780) que la reine Sibile des chansons de
' Karl Meinel, i° 215-290. (ch. vu) que Charlemagne épousa la fille
* Barlsch, Veb. K. Meinel, p. 29. de l'empereur grec Léon, mais elle n’eu
» La chronique de Weihenstephan dit sait rien de plus.
LES RÉCITS
gestes est la fille de Désier, roi des Lombards, que Charlemagne, d’après Eginliard, répudia pour une raison qu’on ne connaît pas1. Quoi qu’il en soit, son histoire offre avec celle que nous venons de rapporter de grandes ressemblances, mais elle est beaucoup plus développée. Un passage très-remarquable d’Albéric desTrois- Funtaines, signalé dès le siècle dernier par Bullct’, reproduit ensuite plusieurs fois1, contient le résumé de cette tradition d’après la chanson de gestes qui la célébrait, et qu’Albéric qualifie de très-belle; « toutes ces choses, dit-il, charment l’esprit des auditeurs et les émeuvent tantôt au rire, tantôt même aux larmes. » Cette chanson est malheureusement perdue, à l’exception de quelques fragments de peu d'importance, retrouvés sur la couverture d’un autre livre et publiés par M. de Reiffemberg (Philippe Mousket, 1. 1, p. 610); mais on en possède deux imitations étrangères, qu’a toutes deux fait connaître M. Wolf‘. La première e>l un roman espagnol, intitulé Historia de la Reyna Sebilla, dont la première édition est de 1532, mais dont ii existe à la bibliothèque de l'Escorial un manuscrit de la fin du quatorzième siècle1; la seconde est un livre populaire néerlandais, imprimé à Anvers chez Vosterman dans les premières années du seizième siècle *. Ces deux livres s’accordent en général si parfaitement que l’analyse de l’un s’applique sans modification à l’autre ; toutefois le livre
1 Cette répudiation donna lieu de trèsbonne heure à des légendes italiennes, qui y virent, non sans raison peut-être, l’origine de la guerre de Lombardie.
André de Rergame, qui écrivait vers 877, apres avoir raconté le mariage de Charles avec la (111e de Désier, ajoute que la paix ne fui pas de longue durée entre les deux rois. Noua citons textuellement son latin, malgré sa barbarie inouïe (Pertz, SS., lit, 237) : a Causa autem discordia iata fuit. Ilabebat Carolus suus germanus major se Karlemannus nornine, ferebundus et pessitnus : contra Carolum iracundns surrexit, eum jurare fecit ut ipsam Berterad ultra non haberet conjuge. Quid ultra T remisil eain Ticino, nnde dudum eam duxerat. Mater vero eorum, hæc separatio audiens, Carlemanui lilii sui blasphemiam intulit ; oculornm cecitate percuisue est ; cuin periculo vita flnivit. »
* Dissertations sur ta mythologie française, Paris, 1771, p. 70.
* Entre autres par Wolf, dans l’ouvrage que nous allons citer, par Grasse, Sagenkreùe, p. 333, et dans la Préface de M. Guessard à M araire.
* Veber die neuesten Ici t long en der Pranzoïen, p. 124 et suiv., Veber luiei neucntdeckte niederlandische Valksbücher, p. 5 et suiv.
‘ Voy. Gayangos, Libros de Caballerins, p. Lxxxnt. Ou ne s'explique pas pourquoi M. de Gavangos, dans ce catalogue, no range pas ta Reyna Sebilla parmi les romans du cycle carolingien.
A défaut du livre de M. Wolf, le titre même du manuscrit qu’il signale aurait dA l’y déterminer : a Cuento del emperador Carlos Maynes de Homa et de la buena emperatrix Setilla. »
' Voy. Wolf, tiiederl. Volksbücber, p. 1 et suiv.