VI. Chahles et Eleoast (F0 273-394). — Voyez page
VIL Ronceyaux (F* 394-533). — Voyez page 125. Au milieu de ce récit est intercalé le petit poème suivant :
VIII. Ospinei. (F* 409-425). — Pendant que Marsile délibère dans Saragosse sur la conduite à tenir vis-à-vis de Charles, Ospinei, roi de B&bylone,
APPENDICE
qui aspire à épouser la fille de Marsile, se vante de vaincre en son honneur les douze pairs de France. Il les défie, et Turpin réclame le droit de combattre le premier avec lui. Ospinel ne veut pas d'abord l'accepter pour adversaire: mais, comme Turpin insiste, il le désarçonne et le laisse se retirer en lui demandant seulement de lui envoyer Roland, Olivier et Ogier. Les chrétiens sont dans un telle admiration de la valeur d'Ospinel que Charles lui-mème a envie de le voir, et demande à Turpin de l'amener dans le camp. Il vient, s'assied aux pieds de Charles et lui dit qui il est. Quand Charles entend que c'est un roi et un amiral, il l’invite à s'asseoir à ses côtés. Alors Ospinel se vante de chasser Charles de France et de porter couronne à Paris ; Charles sourit et renvoie amicalement le jeune homme. Roland et Olivier se disputent à qui combattra le premier Ospinel ; et quand Roland, en sa qualité de neveu du roi, prétend avoir un dr>'it incontestablement préférable, Olivier sonne son cor et veut quitter le camp avec les siens; Charles persuade à Roland de céder à Olivier. Roland y consent et prête même à son aini son épee Durendal (Durendart), que sanctifient de précieuses reliques. Olivier sc rencontre avec Ospinel, et lui abat la main droite. Le païen sc fait baptiser et meurt, pleuré amèrement de sa fiancée Magdalie (Magdalia), qui offre son amour A celui qui le vengera. Marsalat, roi de Tornamant, se déclare prêt à l'entreprendre. Magdalie, avec Marsalat et trois autre rois, s’avance contre Roland, qui tue trois de ses ennemis, met le quatrième eu fuite, et emmène la pucelle, après qu’elle s'est déclarée disposée k embrasser le christianisme. En enlevant Magdalie il oublie son épée, etquand, surpris par Marsile, il veut se défendre, il trouve son fourreau vide. Il lui faut donc abandonner la jeune fille ; celle-ci, qui ne pense plus qu’au christianisme et à Roland, se plonge dans la mélancolie, et repousse l'amour du roi Sibelin. Roland arrive, fugitif et honteux, dans le camp de Charles; il le prie d'employer toute son armée à reconquérir Durendal, dont la possession assurerait aux païens la conservation de l'Espagne. Olivier, bien qu'encoro très-souffrant des blessures reçues contre Ospinel, veut aider Roland. Les chrétiens en grand nombre attaquent les Sarrasins, et d’abord le roi Sibelin, qui avait enlevé Magdalie à Roland. Celui-ci la reprend, et retrouve dans le gazon l'épée qu'il avait oubliée ; il est près de donner son amour A Magdalie, ce à quoi s'oppose Olivier, le frère de sa fiancée. Magdalie est baptisée ; Charles l'envoie en France près d’Aude (Aida), la suiur d'Olivier; celle-ci la destine à son frère.