‹ Histoire poétique de CharlemagneChapitre 59 sur 246 · LIVRE PREMIER. - LES SOURCES · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER. - LES SOURCES

qu'indircctemcnl à notre sujet, est le conte populaire de Bova Karoleviteh et de la belle Rruschnevna (dans Dietrich, Rustische / otksmàrchcn, Leipzig, 1831 , p. 68-1 17), qui n'est hutre chose que le roman de fleuve d'Hanstone et Josiane : comment cette histoire est-elle arrivée en Russie? on ne le sait pas au juste. Mais le fail suivant est encore plus difficile à expliquer : un voyageur allemand, qui a traversé, en 1831, le nord de la Russie et la Sibérie, y a entendu plusieurs fois chanter une romance qu’il dit trèspopulaire sur la bataille de Uoncevaui. 11 en donne les quatre premiers vers :

Tcbudo, tchudo, o Franztuui,

V' Rootftcvalle builo va» t Karl vclikji tant liatchiUla Lutchehich ruitaarei stoich, etc.

C’est évidemment la traduction de la célèbre romance espagnole :

Mala la riale», Francesee,

A caza do Roocesvallea, etc.

Comment cette chanson s'est-elle propagée dans des contrées si lointaines, en conservant si fidèlement son rhythme et ses expressions même?

• Erman, fleure uro die Erde durch 1844), t. Il, p. 101. Nous avons corrigé Nordasien (Berlin, 1833), 1. 1, p. 514. Voy. les fautes de ce dernier texte, et ramené aussi Depping, Aorra»icero{2* éd., Leipzig, l’orthographe a notre prononciation.

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