‹ Histoire poétique de CharlemagneChapitre 6 sur 246 · LIVRE PREMIER. — LES SOURCES · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER. — LES SOURCES

du Poète saxon, qui mit en vers latins, vers la fin du neuvième siècle, la vie de Charlemagne d’après les Annales et la Vita d'Eginhard, non sans se permettre, surtout dans les deux derniers livres, quelques additions, généralement peu importantes et d’un caractère tout personnel, au texte qu’il avait sous les yeux1.

Nous pouvons encore réunir à ces poésies, composées sous les yeux ou sur l’ordre de Charlemagne et de ses successeurs, une lamentation, écrite par un Italien, sur lu mort de Charlemagne’, des vers sur la mort de l’abbé Hugon, fils de Charlemagne ’, et un petit poGmc anonyme sur l'origine des Carolingiens *.

Enfin l’un des meilleurs représentants de l'école poétique carolingienne, Walafrid Strabon, a mis en hexamètres un singulier récit, composé en prose par l’abbé Hetto, mort dix ans après Charlemagne. Helto y racontait la vision d'un de ses moines, appelé Wettin, qui, transporté spirituellement en enfer, y avait été témoin des châtiments infligés aux plus puissants de ce mcnde, et entre autres au grand empereur qui venait de mourir ’. Les vers où Walafrid rapporte cet endroit de la vision sont peut-être ce qu’il y a pour nous de plus intéressant dans cette classe de poèmes.

a D. Bouquet, tome VII, p. 305.

* Perl*, SS. II, p. 312 etsuiv.

* D. Bouquet, t. V, p. 390.

• Perte, SS. I, p. 227 et suiv.

* Du Moril, Poésies populaires latines antérieures au douzième siècle, p. 245.

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