LIVRE PREMIER. — LES SOURCES
pas une allusion ou un nom gallois), et d’un mérite intrinsèque si mince, que, bien que comprises dans le L/g/r Coch (Livre Rouge), elles n'ont pas l’ombre d’un droit à faire partie du canon des romans gallois. Aussi, bien que je les aie traduites et examinées, je ne leur ai pas donné place dans ces volumes » Cette omission est doublement regrettable, surtout en ce qui concerne V Histoire de Charlemagne ; en effet, d'un côté ce texte aurait pu nous fournir quelques renseignements nouveaux; d'autre part il aurait jeté un grand jour sur une question encore bien obscure : le fond du récit étant incontestablement français, nous aurions vu s’il se transformait entre les mains de l'imitateur gallois d’une façon qui le rapprochât des autres Mabinogion et qui justifiât l’opinion de ceux qui voient dans tous ceux de ces Mabinogion qui se rapportent à des sujets traités en français des imitations de nos poèmes *. En outre, nous connaissons assez les éléments de 1 histoire poétique de Charlemagne pour déterminer à peu près leur date respective,et nous aurions trouvé là une base solide pour fixer la date tant controversée de ces contes gallois. Il est donc à désirer qu’on livre à la critique ces documents intéressants *.
* The Mabinogion, t. I, p. xyiii. signale M. Sachs {BeitrÛge, p. 36) dans
* Voy. surtout Rochal, l'eber einen le manuscrit n* III (quinzième siècle) de
bttker vnbekannten Perchevol. la bibliothèque de Gcsus Collège à Qx-
8 Le Beuve (fHanstone , Y Amis et lord. Le Charlemagne y est attribué A Amile et le Charlemagne du Livre Houge Madawy Selgf. Il ne les fait pas tonnai* sont sans doute les mêmes que ceux que tre davantage.