‹ Histoire poétique de CharlemagneChapitre 92 sur 246 · LIVRE PREMIER. — LES SOURCES · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER. — LES SOURCES

Enfin, dans les derniers produits de cette poésie, on ne retrouve plus guère de la tradition française que le cadre général, les noms et une certaine forme consacrée pour les événements. L’épanouissement splendide du génie italien dans le Roland furieux a trop fait oublier la tige qui le porte; nous l'avons patiemment suivie jusqu’à sa naissance, et nous avons montré qu’elle eufonçait toutes ses racines dans le sol français. Puissent des travaux plus détaillés, plus approfondis, éclairés par une étude plus complète des documents, jeter bientôt sur ce développement longtemps obscur une lumière définitive! C'est aux savants italiens qu’appartiennent de droit de semblables recherches, et, si nous en jugeons par le mouvement d’études qui se produit actuellement à Florence, à Pise et à Bologne, les ouvriers ne manqueront pas à la tâche.

Note additionnelle. La Grèce, où les poèmes de la Table-Ronde ont été connus et imités, ne parait pas avoir fait le même accueil à ceux du cycle carolingien. Nous n‘y avons trouvé aucune trace de nos chansons de gestes. Les chroniqueurs paraissent avoir connu le Pseudo-Turpin ; un abrégé de son récit se trouve dans Laonicus Chalcocondylas, an quinzième siècle.

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