‹ Histoire poétique du quinzième siècleChapitre 100 sur 183 · Bibl. Nat., ms. fr. 1716, fol. g5vo · texte numérisé non relu

Bibl. Nat., ms. fr. 1716, fol. g5vo

12. Bibl. Nat., ms. fr. 1717, fol. 70vo ; fr. 12490, fol. 1 4 S .

MAITRE IIEXRI BAUDE, ELI DES FINANCES ET POETE 3o5

historiques de grande allure; car l’homme était doué d’un vrai tempérament d’artiste1 2. Et Lemaire de Belges, neveu du précédent dont il rédigea l'épitaphe-, secrétaire de Marguerite d’Autriche, n'y sera pas oublié ; Octovien de Saint-Gelays3 y dialogue avec Molinet.

L Italie, nous la trouvons ici avec les souvenirs de la descente de Charles A III1 * *, les Triomphes de Pétrarque qui sont le triomphe de l'heure présente, le discours de Dante aux sénateurs de Florence, les proverbes0 de ce pays qui unit la tinesse à la ruse, les épigrammes latines. A un peintre de chez nous, c’est-à-dire un candide primitif, autant dire un barbouilleur, Jean Robertet opposera le Pérugin0.

La France, ironique et narquoise, nous la reconnaissons dans son lot de tourneurs de petits rondeaux et de sonneurs de franches ballades; dans les épitres d'un Guillaume Crétin7; dans les blasons d'un Pierre Danche8; et surtout dans le coin secret des pièces libres9. Elle est au surplus représentée par le maître de la poésie française au quinzième siècle, le pauvre François Villon, dont les plus célèbres ballades figurent dans le recueil de Robertet10. Elle l’est, abondamment, par les vers de maître Henri Bande, fidèle représentant du vrai, et qui n’allégorisa que suivant la tradition des imagiers.

Vous avez regardé les monuments de la première Renaissance, où les motifs aigus de l’architecture ogivale se marient

1. Ms. fr. 1716, fol. S5V0, 93vo, g4V0 ; Ms. fr. 1717, fol. 9™ ; Ms. fr. 1721, fol. 25-27. Voir aussi la pilié qu’il marque au «petit peuple » (Bibl. Xat.,fr. 1716, fol. 77t0) .

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