‹ Histoire poétique du quinzième siècleChapitre 105 sur 183 · MOLINET A LA RECHERCHE D UNE AUBERGE · texte numérisé non relu

MOLINET A LA RECHERCHE D UNE AUBERGE

Jean Molinet naquit à Desvres (Pas-de-Calais), en 1 435 2 . Il y a là une forte terre3 et de robustes gens, des bois, des prairies, un gros bétail4, d’énormes légumes, du blé et des petits moulins qui tournent comme un peu partout en Boulonnais5. Molinet s'est dépeint comme « adonné au service de musique et de rhétorique é » dès son jeune âge. Mais ce provincial fit des études à Paris où il dut demeurer un certain temps7: car dans une lettre qu'il adressa, sur la fin de sa vie, aux « logiciens » du collège de Montaigu, il fait allusion à l’époque où il était « escrivain » au collège du Cardinal Lemoine 8.

et pour lui, comme le montre l’écu du dessin du fol. i qui le représente au milieu de ses livres (Cf. Riestap, Armorial, ad. v. Fremin) : la copie laisse parfois à désirer. Ce manuscrit donne, en outre, les poésies de Philippe de Fenin, les Complaintes du roi de la Bazoclie d’André de La Vigne, les Douze dames du Rhétorique de Jean Robertet sous le nom de Molinet. Ce recueil n’e>t pas le « grand Molinet » visé par Garet.

1. Rien de plus creux, de plus faux que ces paroles de Michelet « La révolution du seizième siècle partit de rien... Le néant fut fécond, créa... » (La Renaissance , introduction).

2. Jean Lemaire de Belges, Œuvres, éd. J. Stecher, (LouvaiD, 1882, 4 volumes 8), t. IV, p. 621 ; Me Molinet peperit Divernia Boloniensis — Parisius docuil : aluit quoque Vallis Cygnorum (épitaphe latine rapportée par Simon Le Boucq, Histoire ecclésiastique de la ville et comté de Valentienne, é d. A. Dinaux, i84i, p. 4t).

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