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L'archiduc, au nom de qui la paix de Gand fut publiée

5. Suivant la leçon du ms. de Tournai. — guiet. — 6. Chronique, t. IV, p. i84.

7 • Faictz et dictz, fol. 121 ; manuscrit James de Rothschild, fol. 29 : Matrimo-

nialle alianche entre messeigneurs les 1res illustres enfans d’Autriche et les très resplendissons enfans d’ Espaigne.

JEAN MOLINET RHETORI QUEUR

le prince de Castille, seul fils du roi d’Espagne, célébré à Saint-Pierre de Malines ; et peu après Jeanne d’Aragon descendait à Anvers et épousait monseigneur Philippe1.

Molinet chantait maintenant la maison d’Espagne, les rois vainqueurs des Maures d’Afrique, Jeanne la Folle et ce bouton qu’était le jeune archiduc. Comme le bouton allait bien à la lleurette ! Molinet jonglait avec toutes les figures héraldiques, la pomme d'or, la grenade:

Bourgongne, Espaigne, Austriche et Allemaigne,

De riche espargne auront, et Dieu le vueille,

Roys, princes, ducz, froment, fruict, fleur et feuille!

La robe de l’archeduc 2 avait du moins la fraîcheur et la simplicité d’une chanson populaire :

La ducesse d’Austrice A l’archiduc laissa Une robe fort rice,

Quant elle trespassa.

Cette robbe fourrée Fut, par gens agrippans,

Des son temps deschirée,

Par pièces et par pans.

Bourgoigne, nostre mere,

La tint en son entier :

Mais France, sa commere,

En prist plus d’ung quartier...

Malines avait tissé cette robe; Anvers l’avait cousue :

Vallenchiennes, la gente,

1. Chronique, t. V,p. 65-74. Cf. le « Rebus de Molinet sur le voyage de monseigneur pour aller en Espagne ». (Bibl. Nat., ms. fr. 1717, fol. 12; ms. de Tournai io5, fol. 1 79.)

a. Faictz et dictz, fol. i22TO-i23r0. Cette pièce se lit dans le manuscrit James de Rothschild, fol. 27 : La robe de Monseigneur l'archiduc Phelippes; ms. de Tournai io5, fol. 1 5 ivo ; dans le ms. fr. 1 7 1 6, fol. gor0-93V0 : Fin de la robe de l'archiduc composé a V alenciennes par 1res éloquent et très renommé poete et orateur, maislre Jehan Molinet, hystoriographe, pensionnaire dudit seigneur. L’ouvrage a été imprimé à Valenciennes, par Jean de Liège (texte reproduit par A. Dinaux, Archives du Nord, II, iS38,p. 128i3t). Un exemplaire, unique, est au musée Condé à Chantilly.

HISTOIRE POÉTIQUE DU XVe SIECLE

Le garda et fila ;

Et Mons, fort dilligente,

Par grant sens le tailla.

Mais Hesdin et Abbeville avaient failli au besoin ; Péronne et Bapaume nous avaient tourné le dos...

Bruges, rice bourgoise,

Plaine de grant beubant,

Qui danssa la françoise Et le pas de Brebant Retint son maistre en gaige,

Son habit, son thoison,

Et fit bouter en caige Les grans de sa maison. . .

Or la belle Marguerite était venue. Elle avait remis à point cette robe. Que notre prince, l’archiduc, la conserve toujours entière !

Et Molinet chantait la Louange de V empereur et de ses enfans1; le grand arbre géant, tel le cèdre exquis, l'empereur ; son fils, le roi Maximilien ; Marguerite, la sœur de l’archiduc2. Et Jean Molinet célébrait encore La naissance de madame Alienor, fille de monsieur l’archiduc (iJgS )3, annoncée par les bergers et célébrée par Jupiter (le roi des Romains)» et dont la dernière strophe évoque la ripaille flamande:

Leaulx subgectz, Flamens, Wallons, Frisons Et Brabenchons, ouvrés vos appetis.

Buvés d’autant vins de toutes fâchons,

Percés poinchons, prenés pos et pochons,

Los et lochons, faictes grandz clicquetis,

Rustres gentilz, chantés rondeaux petis ;

Soyés sortis de nouveaux instrurnens:

En temps joieux se font esbatemens.

Il chantait La très desiree et proufitable naissance de très

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