‹ Histoire poétique du quinzième siècleChapitre 173 sur 183 · Ecce sacerdos magnus qui in diebus suis · texte numérisé non relu

Ecce sacerdos magnus qui in diebus suis

Placuit Deo et inventus est justus

dira Jean Molinet dans l’épigraphe de la pièce qu’il lui consacra. Cf. Chronique, t. II, p. 238.

4. Épitaphe de Monsr Henry de Berghes evesque de Cambray (Bibl. Nat., ms, fre igi65, fol. 1 ir°).

JEAJN MO). T NE T RHETORIQUES R

Jean Molinet va perdre un autre de ses protecteurs, Mgr Engelbert, comte de Nassau1, seigneur de Bréda, chevalier de la Toison d'or, homme sans peur ni reproche, bon serviteur de l’archiduc, qui, pendant les deux ans que dura le voyage d'Espagne, eut la charge de conserver en paix, tranquillité et amour, comme lieutenant-général, ses pays du Nord; et, par sa franchise, son élégance, Engelbert avait même su retenir l’amitié de ses ennemis, les Français. Jean Molinet faisait de lui un fort bel éloge2. Il nous décrivait sa maison qu’il avait bien pu fréquenter :

Qu’esse de son beau logys magnificque De myrificque édification?

C’est ung second palays salomonicque,

C’e[st] monde unicque : Asie, Europe, Auffricque,

N’ont sy très fricque hostel ne manssion.

C’est vision de consolation,

Ostencion de glorieux chief d’euvre :

L’on void que c’est, l’ouvraige le desceuvre.

Par luy Franchois rifllés et ramonnez,

Tous estonés furent et bien bastus Quant franchs archiers furent desbatonnez, Desbrigandés, craventez, tempestés,

Tous esgeullés, combatus, abbatus,

Lanchiez, fenduz, pourlanchiez, pourfendus, Et confondus auprès d’Esguinegatte !

N’est sy beau champ que la terre ne gastc .

Ce sera moy quy ses fais escrira Et publira, comme faire le doy,

Ce sera luy qui jamays ne mourra,

Ains demourra; son loz, qui grant sera,

Quant plus n’ara corps entier, main ne do\,

Ce sera moy qui feray mon larmoy Pour son armoy. Mais quoy, ce sera luy Que Dieu prenra de son celeste gluy !

1. Il mourut le 3i mai i5o4 (Voir le bel éloge qu’en tait Je m Molinet dans sa Chronique, t. V, p. 221-223). Cf. t. III, p. 174; IV, p. 137; V, p. 87-25S.

2. Bibl. Nat., ms.fr. 19165, fol. 1 4V0 (la pièce n’a pas de titre). Une main contemporaine a ajouté : du comte Engle.bert de Nassau : Dieux amoureux qui les nymphes hantés...

Aux jours de sa vieillesse et de sa misère, Jean Molinet se tournait aussi vers la femme qui a été la protectrice charmante de beaucoup d’artistes de ce temps : c'est celle qu’il nomme Madame Marguerite, princesse de Castille l, c’est-àdire Marguerite d’Autriche, sœur de l'archiduc, veuve du roi Fernand de Castille, et qui épousera, en i5oi, Philibert, duc de Savoie2.

Comme il savait parler délicatement du <c chief d’œuvre exquis » qu’était sa princesse, celle-là qui avait ramené la bonne paix à Valenciennes et détruit la « guerre immonde »! Et il lui annonçait qu’aux cieux elle serait « grant douagiere » :

Car Allemans, Espaignars et Franchoys Et Bourguignons vous en donnent le choys.

Mais voyez comme le vieux Jean Molinet sait tendre la main avec esprit, en disant merci :

Princesse illustre, humble, doulce et humaine,

Le Molinet qui ne void que d’ung oeul Et qui ne scet aller s’on ne le maine,

Vous rend merchy, mile foys la sepmaine,

De vostre don et gracieulx recoeul .

Il a tourment, grain et vent a son voeul :

Mais ce porteur, son valet quy cacquette,

Prie d’avoir pourpoint, robbe ou jacquette !

Trait qui ne serait indigne ni de Villon ni de Marot. Comme un amoureux, Jean Molinet écrivait pour une Marguerite* :

La margueritte est une fleur Blanche et vermeille de couleur,

Fort mygnonne, gente et petitte.

Il n’est vent, tant soit grant souffleur,

Ne temps d’yver ne de challeur Qui lu> p u i st briser sa valleur :

i. Bibl. Nat., fr, 1 9 1 0 5 , fol. 16-17. Cf. ms. de Tournai io5, fol. 276'°: Ballade dont les premières lecires sont Marguerite d’Austrisse princesse de Castille :

Manne du ciel, doulce fleur de concorde...

□ . Chronique, t. V, p. 162. — 3. Bibl. Nat., ms. fr. igio5, fol. 171'0.

/INI

Tousjours est humble, propre et viste.

La doulce roze a grant meritte ;

Mais la Ires noble margueritte Est le triumphe de beaulté,

Des fleurs le cliief d’œuvre et l’eslitte.

Cueur qui le pensse s’y delitte Tant est plaine de grant bonté.

Elle est vraye amour confltte :

L’oeul qui le void moult y proflite Et la personne desconfitte Y recœuvre joye et santé.

Et tout cela 11e manque pas de gentillesse.

En ce tcmps-là Jean Molinet s’adressait encore à Mgr de \ i lie, premier chambellan de l’Archiduc1, et aussi son mignon, chevalier de la Toison d’or, noble personnage qui, avec son frère, était tout puissant. Mais Molinet qui vient de contempler naïvement la marguerite, quel sinistre portrait, et si équivoque, il va nous donner de lui-même!

Moy borgne d’œul et le maire des letz,

Ego miser sum turpis et velus ,

Vous triumphans, jones et bien vestus;

In eternum votre nom durabil,

Le mien décliné et s’ay moult dur habit;

In me non est sanitas nec salus ,

Santé avez et d’or mile salus;

In hac jleo lacrimarum vale,

Le jeu d’amours m’a du tout ravallé;

Suspetisus est nunc in patibulo Mon petit frere, ung povre vitulo,

Qui dum vixit quondam super egros N’estoit legier, mais pesant, grant et gros;

Celos vidit, erat astrologus :

Mais il devint herbier et trop locus.

Pedes laval rigando lacrimis.

Sans point lever la teste il est remis.

Requiescat a modo in pace ;

Priez pour luy, son bon temps est passé.

1. Bibl. nat , ms., fr. 19160, fol. 17™. Sur ce personnage cl. Chronique, t. V, p. ig3, a58. — On voit encore que Molinet demandait de l’argent à son bon ami de Rauchicourt, se recommandant aussi à son épouse Madeleine. Et il le priait de saluer Philippe de Fenin, « gentil d’engin, cler et divin ». (Ms. de Tournai 100, fol. i77vo.)

Costam Ade tangere non petit,

Pour ce qu’il est hors de sens et petit...

Mais Jean Molinet relevait sa vieille figure quand un Crétin laissait entendre qu'il était caduc, qu’il ne produisait plus rien. 11 rabrouait l'insolent1. « Mon Molinet » dira le jeune Lemaire quand il énuméra tous les bons rhétoriqueurs qui vivaient encore2. Car Molinet demeurait leur chef; il était célèbre dans toute l’Europe, partout où l’on entendait le français. Octovien de Saint-Gelays, l’aimable évêque, qui appartenait à la génération suivante, le saluait toujours comme un maître 3 :

O Moullinet? — Saint Gellais, que diz tu P Que je diz? — Voire — Assez si je sçavoie.

Or parle donc — Mon sens est abatu Auprès du tien — Voire, se j’en avoye.

Je cherche — Quoy? — Le moyen et la vo>e Pour venir — Ou? — Au sumptueux trésor !

De quoy? — De loy, qui vault plus que nul or.

Pour quel raison? — Pour ce que ta faconde Passe et excede tous orateurs du monde.

Messire Octovien affirmait qu’on tenait Jean Molinet, entre tous,

L’aigle hault volant sur les historiens.

Or Molinet répondait, modestement, qu il n'était pas un aigle, mais un oiseau volant à ras de terre:

Ma simphonye est de trop rude chant Pour si grant loz et renommée acquerre.

Tous mes traitez, soit de paix ou de guerre,

i. Faictz et dictz, fol. iiô.

a. Œuvres, t. II, p. 172, en iôo3. — G. A. J. llécart [Mémoires de la Société d' Agriculture de Valenciennes, t. III, iS4i, p. 81-77) a donné un recueil de témoignages jusqu’à Marot.

3. Bibl. Nat., n. acq. fr. 477, fol. 90; fr. 1721, fol. 26'°. Octovien de Saint- Gelays a signé un de ses poèmes :

Cecy n'est pas œuvre de Moulinet,

Mais blé mouté et de gros moulinet.

(Bibl. Nat., ms. fr. 12 4go, fol. i3ivo.) — Olivier de la Marche, toujours si ju te dans ses sentences, le dira « homme venerable » ( Mémoires , t. 1, p. iô).

D’armes, d’amours, de joye et de criz.

Ne sont, pourvoir, fors que menuz escriptz Que j’ay mys sus pour mieulx faire apparoistre L’humble vouloir que doibt servant a maistre!

Ainsi Moiinet saluait la plume, teinte de lis et de roses, qui avait touché aux choses souveraines. Et quand Octovien disait l'actif moulin où l’eau de science dégouttait, Moiinet répondait qu’il n’avait « azur ni or » en sa boutique. S’il fait ici allusion aux couleurs des armes de France, certainement aussi il plaisante sur sa misère.

Car parfois Moiinet était las et douloureux quand l’archiduc laissait réduire sa pension annuelle de cent écus à cinquante1. Alors, il déclarait :

Par Borreas, de vent le granl souffleur.

que son moulin ne pouvait plus tourner, qu’il perdait tout, fruit, froment, farine et fleur :

Car on luy a son vivre retrenchiet El retrachiet, recopet, reprinchiet,

Et restrinchiet a demy portion :

De bourse wide il n’est cœur qui s’esjoye.

Ingénument, il réclamait son salaire d’hommes à gages, comme il disait aussi, avec superbe, la splendeur de son métier :

11 a mollut, tout net, jusqu’à l’estrain,

De Mars le train qui gendarmes allarme,

En lectre d’or, d’azur, d’argent, d’arrain.

Tant2 lederrainque le premier gros grain...

Quant argent fault, aussy font3 les varletz.

Mais pensés vous qu’il escripve et qu’il chante...

Quant cent escus sont venus a cincquante ?

Pauvre Moiinet qui ne savait même plus où acheter du vin ! Car naturellement, dans la misère, on n’a ni voisin, ni

i. Ms. James de Rothschild, fol. 2V0 : Congés de Moiinet retrenchiés. Le ms. de Tournai io5, fol, 67''°, donne cette rubrique : Gaiges dudit Moiinet retranchiés dont il se complning. — 1. Leçon du ms. de Tournai. — 3. Ibid.

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parent, ni ami. Ah ! si un baudet pouvait encore porter quelque froment à son moulin ! Certes, il tournerait, el dru. Mais le voilà trouvé ce

Puissant baudet de Lannoy verd issus1 2,

Fort et tissu en très noble maison,

< 1 1 1 i voudra bien soutenir Jean Molinet sous le menton : car il est comme un homme qui va se noyer. Le poète lui tlisail encore :

Vers l’archeduc fovs le mollin tourner...

C’est le pastour, le port, le fort, le tour,

Et le retour du povre Molinet,

Quy n’a desja plus d'encre en son cornet...

Un peu d argent, voilà ce qu il attendait de ses ducs, archiducs, empereurs qui ne furent que des gueux : ils lui donnèrent des armes ! C’est ainsi que Maximilien d’Autriche, empereur auguste, par lettres patentes datées d’Anvers, en i5o3,lui fit délivrer des lettres de noblesse-! Des lettres de noblesse, à Jean Molinet qui adressait au roi de Castille, avec de bons rébus, un traité des devoirs du prince3 où il lui recommandait d’être :

Des indigens alimenteur!

Mais en dépit de son goût pour le clinquant, pour tout ce qui brillait et ne fut jamais or, pour lui du moins, Jean Molinet n’en fut pas abusé. Car sur ses armes parlantes, qu’il dut dessiner, et qui scandalisèrent quelque peu les héraldistes, il

1. L’équivoque n’était pas choquante. Ces Lannoy ont été les diplomates et les grands serviteurs de la maison de Bourgogne.

2. E. Roy, les Lettres de noblesse du poète Jean Molinet, dans la Revue de philologie française et provençale, t. IX, iSg5, p. iq. — Le document se trouve à la Bibliothèque de Besançon, dans les fonds de Chiflet, qui a pris le soin rie dessiner les armes de Molinet (Ms. 84, fol. 86v0).

3. Bibl. Nat., ms. fr. i g i 6 5 , fol. 33ro : « Prince qui veult acquérir honneur... » — Le goût des rébus était celui de la famille. Cf. ms. de Tournai io5,p. i49 : Rébus musical pour Maximilien ; fol. 179, Présent fait pour l’Empereur sous le nom d'oiseaux; Lettre à l’Archiduc quand il alla en Espagne, etc.

JEAN MOLINET RHÉTORIQUEUR

adopta un chevron sur champ d'azur aux trois noix percées et surmontées d'un moulin, ce que les enfants appellent en Bourgogne un virot, jouet analogue au petit moulin de papier qui tourne encore dans les mains puériles. C’est là comme un symbole que l'on ne comprit pas, mais où paraît l’humoriste qu’était resté Molinet. Il y eut, ce jour-là, un sourire sur les vieilles lippes du poète.

Plus tard, Jules Chili et, chancelier de la Toison d’or, s'indignait qu'un indiciaire de la maison de Bourgogne ait pris des armes parlantes à ce point dépourvues de noblesse. Mais nous, qui savons bien que Jean Molinet n’était pas un ignorant de la science du blason1, nous pouvons croire qu’il a obéi, non seulement à son goût pour les équivoques, mais encore au sentiment de l’ironie qu’il apporta en tant de choses.

Ce « moulinet », ce jeu des enfants qui tourne à tous les vents, le vieux et clairvoyant Molinet l’a adopté parce qu’il symbolisait sa vie. Un pauvre jouet entre tant de mains, princières, impériales et autres ! Jean Molinet avait, comme lui, tourné à tous les vents. 11 avait, comme on disait, suivi la plume au vent: tout cela absolument sans profit :

Je suis ung Molinet sans vent,

Sans fourment, sans grain et sans paille2...

Sur la fin de sa vie il avait dû implorer un secours des logiciens du collège de Montaigu, faisant connaître « qu alors, estant vieil, il estoit reduita son petit feu, couvertd’un habit qui souvent n’estoit pas doublé, disant, après Boece :

Qui carmina quondam,

Flebilis heu moestos cogor inire modos 3. »

1 . Il a composé une poésie sur les métaux et les couleurs dans les armoiries. (Bibl. de l’Escurial ; Bibl. de Besançon, ms. Chiflet, 83, fol. g3).

2. Ms. James de Botlischild, fol. 2oor0 : « Bevid faict en envoys par maistre Jehan Molinet aulx nopces maistre Pol de Mol, lieutenant du chasteau de Lille. »

3. E. Boy, Revue de philologie française et provençale, t. IX (t8q5) p. 22 (ms. Chiflet, n° 79, p. qô).

'|36 HISTOIRE POÉTIQUE DU XXe SIECLE

Mais toujours il plaisantait, le pauvre Molinet, équivoquant sur le jargon de l’école, qu’il n’avait pas oublié, le genre, l’espèce, l’accident. Même en latin, et à cette heure triste où un vieil homme de lettres tend la main, Molinet ne pouvait faire que jeux de mots et calembours1. II évoquait et temps où il avait été « scribe indocte », un fou dans la Heur de sa folie, tandis qu’il était maintenant affolé par la vieillesse, sans vigueur d’esprit, sans mémoire, que sa vue était comme perdue, qu’il n’avait plus cette rapidité dans l’élocution, que tristesse, surdité, nuit des yeux, tremblements des membres l'assiégeaient de toute part. A scs anciens maîtres, les péripatéticiens très aigus du collège Xlonlaigu, il adressait une de ses anciennes compositions. Car il n'inventait plus rien. Et bientôt s’avançait le jour où il allait comparaître devant le Roi des rois, le .luge des juges; bientôt il devrait rendre raison de tant de paroles oiseuses, de ses mensonges emplissant sacs et bissacs. Devant Lui pas de sophismes... (( Frères, priez pour moi; et je prierai pour vous afin que vous comparaissiez justifiés et sanctifiés en la présence du Très Haut ». Missive que Molinet datait précieusement du « Val en ciguës », c’est-à-dire de Valenciennes*...

Ainsi nous apparaît le pauvre Molinet, vidé, qui a froid près de son petit feu, en simple habit non doublé, et qui se console en récitant, à son propos, des vers de Boèce3.

Rien n’est plus vrai : le pauvre Molinet, des libéralités princières, avait remonté parfois sa garde-robe4...

1. Bibl Nat., ms. fr. 1 9 1 65 , loi. 32'° : « No» vertuosus sum, sed vir tortuosus; non mirabilis, sed miserabilis ; non diserlus, sed desertus... »

2. « Ex valle cignorum Vallenciennarum... » Bibl. nat., Ir. 19165, fol. 3a'°.

3. (( Prope foculum, cum habitu simplici et non duplicato, sepe lugens eut» Boecio carmina... » (/bid.).

!\. Arch. du Nord, B. 2i65 ( 1 499 •- bes 25 et 26 juin, les compagnies de Valenciennes ayant joué c. certain s jeux de tarse devant lui f 1 archid uc] , a sa plaisance. .. a messire Jean Molinet, presbtre, chanoine de la Salle a Valenciennes et croniqueur de monseigneur, la somme de dix neuf livres, en considération des bons et agréables services qu’il lui faisoil journellement, mesmement pour emploier a 1 achat de bon drap pour en faire une robe et autres babillemens, affin qu il fui de tant plus honnestement en point » (fol. 201).

Tel est Jean Molinet, célèbre et besogneux, qui avail chanté les nobles et les preux de la maison de Bourgogne, les princes, un empereur auguste, le vieillard frileux qui attendait un petit secours de ceux qui avaient abrité sa jeunesse indigente, le poète dont la pensée tourna suivant la brise, si vide et fugace.

.lean Molinet mourut à Valenciennes, le 2.3 août i5o“, dans sa soixante-douzième année, accablé par les ans et la maladie1.

Le i3 août il avait fait un testament révoquant toutes ses dispositions antérieures. A Augustin Molinet, sous-diacre, chanoine de Notre-Dame de Condé, il laissait sa maison de la rue de la Wédiere (des teinturiers) qui touchait par derrière aux murs de la Salle-le-Comte ; à Philippe Molinet, frère d’Augustin, deux louages contigus dans la même rue, pour lui et sa femme Marguerite Bourcinette. Ses enfants devaient au surplus acquitter ses dettes et régler les frais des funérailles de celui qui ne s’est pas nommé leur père, car il était prêtre. Barthélemy Dangy, prêtre, chanoine de la Salle, fut son exécuteur testamentaire2.

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