Arch. Nat., LL. 117, p. 3io
3. « De magistro puerorum chori de quo hic conqueritur qui tenet pedagogium, videlicet plures personas in domo et mensa puerorum chori... » (Arch. Nat. LL. 117, p. 448).
4. « Quia conqueritur hic, de magistro puerorum chori qui duxit heri de sero pueros chori ad insulam hora qua debebet reascendi capsam sancti Marcelli. Deputantur domini cantor et Le Herpeur ad loquendum cum ipso et ad sibi demonstrandum defectum commissum circa liée. » (Arch. Nat., LL. 117, p. 5oi.)
5. Arch. Nat. , LL. 117, p. 1 4a , 3io, 488, 5oi ; LL. 118, p. 467,493 ; LL. 1 1 9 , p. 6 4 9 , io3o.
6. « Ad requestam M. Arnulphi, magistri puerorum chori, data est sibi I cencia pro uno mense pro eundo erga dominum du Maine proviso quod providerelur inter » (Arch. Nat., LL. 118, p. 467.)
ARNOUL GREBAN
le 3i du meme mois, Arnoul Greban demanda à quitter les fonctions de maître des enfants de chœur à Notre-Dame et il adressait des remerciements au chapitre pour les biens qu’il en avaient eus1. Le 19 mai, il réclama la clôture définitive de ses comptes et le reliquat de tout ce qui lui était dû2.
C’est Germain Watrée, chanoine de Saint-Denis-du-Pas, qui prit sa place comme maître de chant ; mais Germain Watrée ne donna pas satisfaction et s’il obtenait, le 20 août i456, de conserver l’administration des enfants de chœur, il n’en est pas moins vrai qu'il recevait un avertissement. On lui recommandait d’être de bonne conduite, autrement, on le remplacerait : ce qui arriva en 1457. Maître Jean Bailli, retenu comme organiste à la place d’Arnoul Greban, et de son consentement, fut son véritable successeur.
Ainsi, à la lin de l'année 1 4 5 5 , Arnoul Greban avait abandonné définitivement sa fonction à Notre-Dame. Il prit son grade en théologie en r 4 • > 6 et dut quitter Paris peu après pour se fixer, croit-on, au Mans où l’appela sans doute un bénéfice obtenu par la faveur de Charles d'Anjou, dans tous les cas lassé de Notre-Dame où son immense poème humain et pathétique avait germé dans l'ombre et l’ennui de la cathédrale.
Car, avant cette époque, maître Arnoul Greban avait certainement écrit les 34 5y4 vers du Mystère de la Passion: et peut-être, quand il quitta Notre-Dame, avait-il d'autres grands projets en tête? Mais c'est un fait que le Mystère de la Passion, ou, comme l’on disait, le jeu de la Passion, fut composé avant le 3i décembre i4Ô2. Car on voit qu’à cette date les échevins d’Abbeville délibéraient de rembourser ioécus dora Guillaume de Boneuil qui s’était rendu à Paris, auprès de maître Arnoul Greban, pour se procurer une copie du mystère