V. 3663-3704. Gantant angeli
l 'y 6 HISTOIRE POÉTIQUE DU XVe SIECLE
cédé d’un silete de canons et de tonnerres. Astaroth joue de la trompette1; et la chanson des damnés est un chœur à cinq voix2.
L’orgue joue quand Marie demande à Dieu le Père protection pour le cher fils qui reposait dans ses lianes3. De nouveau on l’entend quand Joseph, perplexe, tombait dans le sommeil et que Dieu le Père envoyait Gabriel vers lui pour le rassurer4. Car déjà la musique est le vêtement irréel du mystérieux. Quand Ligeret a terminé sa proclamation, l’orgue joue encore5. Un intermède, chanté par les enfants de chœur, annonçait la scène des pastoureaux 6 qui pouvait bien, en partie, être chantée et qui se terminait par un morceau d’orgue7. L’adoration du Nouveau-né par les anges et les trois rois n’est guère qu’un intermède musical, un doux et plaisant Gloria8, rempli par l’éclat des lumières9, et que pare la danse des mimes. C’est un ballet qui annonce, en effet, l’arrivée des trois rois 10, et mime la marche vers l’étoile11; le chœur des enfants se fait encore entendre à la fin de l’adoration des bergers12 ainsi que l’orgue13. Les mimes, au son de l’orgue, accompagnent les rois14. Un intermède musical nous ramène au Paradis10. Un autre termine le discours du prophète Siméon. Un chant des enfants de chœur annonce le dialogue des prêtres des idoles d’Egypte )6, accompagne la venue de Gabriel chez Joseph 17, l’arrivée de Notre Dame et de Joseph à Jérusalem 18.
i. V. 3754. Cy trompille Aslaroth. — 2. Chaulant ensemble.