Arch. Nat., X2a39, le 26 janvier j 4 7 3 , n. st
4. A employer pour les ornements de la chapelle (Arch. Nat., X2a3i). — On voit que ce Pierre d’Appoigny était, en i479, commis à faire le payement des gens de guerre (Arch. Nat., Xia g3i8, p. 34).
par des actes de violence et des paroles injurieuses, peut bien être le serf des serviteurs Bacchus nommé par Henri Baude. Il serait piquant de voir qu’un certificat d’ivrognerie délivré par Villon à un Raguier fût complété par un brevet de goinfrerie délivré par Baude à un Cadier, descendant des Raguier. Quant au titre d’episcopils donné à l’archidiacre de Troyes, il aurait un sens fort comique : car, en réalité, ce titre appartenait à son oncle, Louis Raguier, évêque de Troyes ( 1 45g- 1 4S3) .
Une autre aventure, en i486, celle-là de conséquence tragique, nous montre que maître Henri Baude n’avait pas cessé d’exercer des fonctions administratives (depuis 1476, on le voit signer comme greffier, à côté des élus pour le roi, l’assiette de l’impôt en Bas-Limousin et, l'année suivante U H sera même qualifié du titre d’élu, en 1 4S71 2) -
Or, en i486, maître Henri Baude avait reçu une commission difficile3 et il avait dû aller jusqu’à Sainte-Menehould porter un décret sur les biens d’Antoine, bâtard de Bourgogne4 5. Suivant sa coutume, Baude remplit son devoir avec décision. Mais il est évident qu’il avait une forte partie à jouer avec le Bâtard qui était un homme orgueilleux, et dont le caractère semblait justifier sa devise : Nul ne s'y frote \ Car c’était un puissant personnage que ce fils de Philippe le Bon et de Jeannette de Presles, grand guerrier, chevalier de la Toison, qui avait tour à tour combattu les Gantois, les Maures, les Liégeois et les Suisses. Commandant l'avant-garde bour-