‹ Histoire politique de l'EscautChapitre 41 sur 136 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

L'année 1329. — Expédition maritime à Tunis. — Etablissements anversois dans l'Amérique du Sud. — Martin Van Rossem et les Guehtrois. — TraTaui militaires exécutés à Anvers. —Négociations avec P Angleterre. —Droits perçus à l'exportation* — Canalisation de divers affluents de l'Estant. — Non veaux débats entre Henri VUI et Charles-Quint. — De la navigation sur l'Escaut vers le milieu du xn* siècle. — La Joyeuse Entrée dn prince Philippe. — Guerre avec la France. — Exactions maritimes. — Nos relations commerciales vers le Bas-Escaut. — Revers et succès diplomatiques. — Abdication de Charles-Quint.

L'année 4529 fut fatale aux riverains de l'Escaut. Une maladie contagieuse, la suetle, fit brusquement son apparition à Anvers, et y enleva, en trois jours, plus de 500 personnes. Elle sévissait encore dans les rues étroites et mal aérées de la ville, lorsque de désastreuses inondations, se prolongeant sur toute l'étendue des côtes de Flandre et de Hollande, vinrent encore ajouter aux souffrances des populations. Toute la partie orientale de l'île de Sud-Beveland passa sous les eaux, qui couvrirent le bourg de Reimerswale et vingt villages; le vieil Ostende fut submergé, et l'action des marées se fit sentir à Calais.

à Gravelines, à Nieuport, à l'Écluse et jusque sur les rives de l'Escaut. La ville d'Anvers, pour contribuer à la reconstruction des digues du fleuve, fit creuser un bassin, qui lui coûta 3,000 florins.

Les Pays-Bas furent appelés, en 1535, à contribuer à une expédition contre Khair-Eddyn, dey de Tunis. Une trentaine de grosses hulques, montées par des marins belges et hollandais, accompagnèrent la flotte de Charles- Quint dans la Méditerranée. Une foule d'aventuriers et de gens sans aveu, arrêtés dans les diverses cités du pays par les autorités locales» avaient été dirigés sur Anvers, plusieurs mois avant le départ de l'empereur « d'où ils avoient esté envoyés vers Sa Majesté, pour la servir durant son voyage. »

Les relations si étendues de Charles-Quint favorisaient beaucoup les migrations des Belges à l'étranger. Ulric Schmidt, qui partit d'Anvers en 1535, et parcourut l'Amérique du Sud, rapporte qu'il y rencontra plusieurs de nos compatriotes. S'étant rendu à Saint-Vincent, le 31 juillet 1553, il y trouva un navire chargé de sucre, de bois da Brésil et de colon, appartenant à un Anversois, Erasme Schetz. Ce négociant avait pour facteur à Lisbonne un autre belge, Jean Van Hulst, et tous deux possédaient plusieurs villages en Amérique, où ils avaient établi de florissantes sucreries. Ce fut sur l'un des navires de Schetz qu'Ulric Schmidt prit passage, quelques années plus tard, à son retour en Europe. Le bâtiment qui le

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