‹ Histoire politique de l'EscautChapitre 97 sur 136 · CHAPITRE XIV. ltt · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV. ltt

sait avant tout, de mettre un terme h des troubles qui pouvaient ébranler la paix générale; aussi leurs premiers efforts tendirent-ils à engager les belligérants à consentir à une suspension d'armes. La conférence, dana un premier protocole, proposa donc la cessation des hostilités, en assignant à la Hollande, comme ligne de l'armistice, k$ limites qu'elle avait avant la réunion, c'est à dire avant le traité de Paris du 50 mat 1814; elle s'attribuait, en outre, le droit de faciliter la solution des questions poli* tiques.

Ce protocole consacrait, en réalité, l'intervention des cinq puissances et l'intégrité des frontières de la Hollande telle* qu'elles étaient en 1790.

Le gouvernement provisoire, que les circonstances obligeaient à beaucoup de prudence et de modération, consentit à la suspension d'armes. Il déclara cependant « qu'il entendait, par la ligne proposée, les limites qui, < conformément à l'art. 2 de la loi fondamentale des c Pays-Bas, séparaient les provinces septentrionales des t provinces méridionales, y compris la rive gauche de c l'Escaut, i

Cette interprétation ne fut point admise. La conférence ne lui accorda d'autre valeur que celle d'une simple observation , et considéra l'adhésion des Belges comme entière et sans réserve.

L'armistice stipulait non seulement la cessation complète des hostilités, mais aussi « le rétablissement de la

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« liberté de communication par terre et par mer, ainsi « que la levée du blocus des ports et des côtes. » Le roi Guillaume, considérant la fermeture de l'Escaut, non comme une mesure agressive, mais comme l'exercice d un droit qu'il était permis à la Hollande d'exercer en tous temps, continuait à faire bloquer le fleuve par ses navires de guerre. La conférence voulut mettre fin à cet état de choses, et demanda le rétablissement de la libre navigation du fleuve « sans autre droit de péage et de visite que « ceux qui étaient établis en 1814, avant la réunion de la « Belgique à la Hollande , en faveur des bâtiments neu- « très et de ceux qui appartenaient aux ports belges. »

Les plénipotentiaires ajoutaient « que le rejet de « cette demande serait considéré par les cinq puissances « comme un acte d'hostilité envers elles, et que si les en- « traves dont on se plaignait n'étaient point levées dans « un délai fixé, les cinq puissances se réservaient d'adop- « ter telles déterminations qu'elles jugeraient nécessaires « à la prompte exécution de leurs engagements. »

Le gouvernement hollandais, contraint de répondre à cet appel, rouvrit provisoirement l'Escaut à partir du 50 janvier 1851. II accompagna néanmoins sa déclaration d'une protestation formelle, à laquelle la conférence refusa de s'arrêter, pour les mêmes raisons qui lui avaient déjà fait repousser les restrictions contenues dans la note belge.

Les belligérants, en signant un armistice, avaient

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