‹ Histoire politique des États-UnisChapitre 103 sur 126 · krU · texte numérisé non relu

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^ XV« LEÇON. — LES BBUX GABOUMBS. 397

malgré lui qu'on avait refusé l'égalité des cultes ' ) 0€ Q*était que da la tolérance. L'Église établie était déclarée seule nationale et orthodoxe » et seule aussi devait être entretenue par ia colonie au moyen de concessions faites par le parlement. Quant aux autres eoiigréeations , elles avaient la liberté de taxer leurs ijpemLres pour le soutien du ministère, mais TÉtat ne venait point à lenr secours.

Il est curieux de voir par quel détour Locke établit ia liberté des cultes; les articles 97 et 106 sont moins des chapitres de loi qu'un traité de tolérance.

Art. 07. « Comme les natifs de la plantstion ^nt tout à

fait étraiii^cis au t hrisliaiiisnie, et (}ue leur idolâtrie, leur ignorance, ou leur erreur ne nous donnent aucun droit do les chasser ou de les maltraiter, et comme ceux qni vienjient d'autres pays pour s'établir ici, seront infailliblement d'opinions différentes en ce qui toudie Is religion, qu'ils comptent qu'on leur laissera leur liberté à ee sujet, il ne serait pas raisonnable à nous de les éloigner à cause de cela : alin donc que la paix soit mnintenue parmi la diversité d opiaioDs, et que notre accord et contrat avec tous les hommes soit dûment et fidèlement observé, contrat dont la violation, qnel qu'en fat le prétexte, ne peut avoir lieu sans grande offense au Tout-Puissant, et grand scandale pour la vraie religion que nous professons; et aussi afin que les juifs , païens et autres dissidents de la pureté de la religion cbrétienne, ne soient pas effrayés et tenus à distance

1, Art. 06 et la oola qal nous appisod d'après Loék» Isl-aiêiie que c*éUiil un des pro)»riétaires qui aviil iwéré |st article ceaire ropInUm da pUloeophe.

m LIVM I. — COLONIES.

de cette religion, mais f(ij ,ii coiUiaire ayant l'occasion de coDnaiue tout ce qu il y a (k vrai et de raîâo&oablti tku» ifit^lptrincs, et combien ceux qui la professent sont paeifiqaSTet inofieDsifs, on poisse les amener à embrasser et à recevoir sans feinte la vérité , par de bons traitements, par la persuasion , et par ces moyens de douceur et de bonté, seuls iiirnles d»? conviction qui s'accordent avec les règles et les desseins de l'Évangile; pour tputes ces causes, toutes personnes, au Bombre (de sept ou plus, a|SQi ^ ipéme région quelle qu'elle soit, pourront constitnsr ^JSglise à If^ueUe donneront un nom pour la dis* tinguef des autres Églises. *

Art. 106 Per^onnr ne pourra parler d'une autre Église en termes de reproches, de mépris ou avec violence t ee langage étant le moyen sûr de troubler la paix et d'soipécher les gens de se awverlir à la vérité» en les engtgeant dans des querelles et des anîmosités, et en leur fvtsant haïr les fidèles et la religion qu'autrement peul-éUt on leur aurait fait adopter. »

Du reste, cette tolérance de l^État n*étaît rien

mouib que l iDdiflerence. A dix-sept ans, tout habitant devait déclaner à quelle communion ii appartenait, et se faire inscrire dans une éfçlise; aQ-* treinent il ne pouvait invoquer ia protigcUua àes lois. On n'était eiloyen de la Càioline qu'en recoHiiaissaiit qii il y a un Dieu, et que Dieu àoti être honore publiquemeut ^

Dans cette disposition ^ on reconnaît Toenvre d'uu iiûuime tel que Locke, vraiment pieux, «t qui avait pm i'Éicriture pour r^o de sa vie^

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