Voy. la dernière leçon
intéréU do peuple i m dinte n'a diantre gamtie
que Tattaobemeat du pays aux luâtilutiuos.
Cetta forma de gouvernement qjû noue étoanei w qui noQi avons peu de eenfienee, eap^ en Franqe» elle a souvent tourné à la démagogie •t perda la répubUqna en minant la liberté, d'où vient cependant qu'elle n'a donné en Âméirique que 4^ bw^ ré9ultat87 ^trce à de4 circonr «tancée natureUee ; eeV-oe , an isontraim, eomme j'espère vous le montrer, au mérite et à la sar gea^e de sa eousUtutian que l'Amérique doit la «fabilité d'un régime qui» de «a natufe, eemUa
des plus instables, et qui, cependant a duré dans le nouveau monde» quand tant de fois, euiran<^« s'est abîmée la monarcbie? C'est là, sans nul
dt)ule, un sujet d^tîtades» digaû de tout liomiue qui
aime aou pays.
la sagesse de leur eonstitutlon n'eat point le
seul exemple, la k»6ule leçon que les États-Unis puissent donner à la vieille Europe, |
Quoi de plue remarquable qu'un pays qui a prie pour base de sa politique et de aa diplomatie, la paix, la non-intervention 7
En Amérique, on ne oonnait pas oe S3ntàme mi«- | litaire qui nous prend par année quatre cents millions et tient dans l'oisiveté quatre eent mille boromes, la fleur de la jeunesse , Télite des travail» leurs; aussi est-on assez heureux pour ignorer oe
lourd fardeau de la dette publique» eonaéquence j
d^nn établissement disproportion&é arec la ri- •
cbesse du pays et tout à la luis coûteux et improduoUf^ cette dette, qui ee traduit en un impôt sur la propriété et Tindastrie, et, en renchérissant pruducliuûy la diminue.
Les Américains ont apporté 4Teo enx d'An*gleterre la haine des troupes permanentes, haine des plus vivaces an xm* siècle d^us U métropola, et qui anjonrd'hui, dans le nouveau monda, n*a rien perdu de son énergie. U n*y a qu*ua petit nombre de troupes soldées, moias de dix mille hommes, placés le long des frontières pour maintenir en respect les Indiens. Je n'ai pas besoin de dire qu en Amérique, çomme en Angleterre, la conscription est inconnue t et que
renrùlement volontaire ebL lo seul système* qu ait accepté un peuple jaloux de sa liberté. Je n*examine pas en ce moment si la France
peut adopter, et dans quelles proportions elle peut adopter cette mesure héroïque d'un gouvernement qui se fie à la milice de la défense de son territoire et du maintien de suuiniluence; je dis seulement qu a une époque comme la aàtre, où Tindustrie, ragricnUure et le commerce, eQ un mot la pro^ duetiuujoue le grand rùle dans U vie des pt-upleh, il n'est pas poeaible que la France et le continent, avec d'énormes budgets militaires qui grèvent et sténliseut la production, soutieuuent longtemps la
concurrence d*un pays tel que ^l' Amérique, pour
qui la nature a tant fait, et qui de plus nous combat avec des armeB ausBi iDégales. Forcémeat l'Europe» si elle ne veut pas baiaser en richesse et en cîyilisationy sera forcée de proclamer le principe américaioi et de prendre la paix pour base de sa politique. On le sent anjonrd'hni; mais Washington Ta proclamé il y a soixante ans, et c'est sur ce principe que , grâce à la sagesse et à l'expérience du sénat y on a fondé cette diplomatie qui se vante et avec raison de ne connaître que des succès.
Son secret est simple , et cependant infaillible : c'est la paix, c'est la neutralité» c'est la nonintervention. Débarrassée des luttes d'influence , ne soulevant ni méfiances, ni jalonsies, tout l'effort de la diplomatie américaine se borne à élargir le marché, à faciliter l'échange, en d'autres termes à enrichir également les deux pays qui sont parties au contrat. Dans de pareilles conditions , la diplomatie est facile; mais elle n'en est pas moins le moyen d'enchaîner les peuples par un lieu plus sùr que l'ambition ou la lecon naissance, instruments ordinaires de nos diplomaties d'Occident» je veux dire par le lien d*nn conmiun intérêt et d'une prospérité commune.
Si de la sphère du droit public nous passons dans celle du droit privé, nous jouirons d'un spec* tacle non moins intéressant, et les iiujets d'instruction s'offriront en foule.
Le liberté individuelle est garantie en Amé-
OlâCOUHS D'OUVËRTUftË. 43
rique, comme en Angleterre, ^de la façon la plus efficaee. Vkabea$<orpus , ce bouleyard , cette seconde grande charte de la liberté britannique , est en pleine vigueur aux États-Unis, et tout magistrat est tenu, sur la simple réclamation qui lui est présentée, de décerner un mandat d'amener contre quiconque détient une personne illégalement arrêtée; il faut qu'on la produise sans délai. Une amende considérable* assure 1 obéissance immédiate du Juge, et garantit à tout accusé un prompt interrogatoire qui facilite ou sa mise en accusa^ tion, ou sa mise en liberté.
Hormis les erimes capitaux avérés , la liberté
sous caution est de droit, et, d'après la constiLulion, cette caution ne doit pas être excessive; il en résulte qu'aux États-Unis, on n'a point le triste exemple de ces emprisonnements préventifs qui dépassent en durée la peine même qu'encourrait l'accusé s'il était reconnu coupable. Par ces rigueurs inutiles , par cette torture préparatoire, la justice chez nous n'est plus la justice, c'est une vengeance; et, quand vient le jour du jugement, tout l'intérêt se porte sur le coupable qui vient s'asseoir sur les bancs de la cour d'assises, pâle, épnisé, et comme ayant déjà expié sa faute et payé sa dette à la société par les souffrances d'un long emprisonnement.