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X?I« tEÇOlV. ^ nÉFtETIOKS SUR L'ESCLAVAGE. 4t7
tard^ adoptée par la loi de Géorgie \ Aujourd'hui encore il y faut rautorisaiion publique. Eu outre, et comme, suivant la loi même de Tesclavage, le croit de ce bétail humain appartient au propriétaire de la mère^ on en arrive à ce résultat que peu à peU| et par 1 union des blancs et des mulâtresses, on a des e^elave8 dont le sang n'est Sîuùre moins pur que celui de leurs maîtres. Quel plus triste spectacle que la vente publique de fem* ines i aussi blanches que les oréolesy esclaves cependant, et servant à la débauche du maîUc, dans un pays qui se dit chrétien et civilisé 1
Que dis-je? chrétien. Les planteurs de la GaKH line furent tourmentés de la crainte que le baptême n'affranchît resclave, et, par conséquent, ils furent partagés entre leur avarice et leur scrupule reli* gieux. Un acte législatif de 1712 calma leur inquiétude^ voici la conclusion hypocrite de cette loi y OÙ la religion n'est que dans les mots :
« Gomme la charité et la religion chrétienne que nous professons fi! sf rait difficile de le croire en lisant cet acte, car les mahométans sont bien autrement doux pour leui's esclaves que n'étaient ces pimix Américains) nous oblige à désirer le bien des âmes humsînes» et afin que la religion tie serve pas de piétexte pour attaquer le droit et la propriété de personne , et eu même temps pour que persouuc ne
1. II en clail aulremenl dans les colonies françaises, espagnoles, porlugaises, races moins Qères, moins rudes, mais plus chréliennes, et coMidéiileiit comme aaa tiamesM «I somme tins tniaaié ^'on pût laiMsr ns enliuila dans la sirrHildé.
4t8 UVBE I. GOI1OIIIB8.
né;;iige de bapliser ses nègres ou ses esclaves, dam k crainte que ce baptême n'enipurle atfranchisst;ment et liberté, il est dès à présent déclaré licite à tout nègre ou esclave de recevdr et de professer ia £oi chrédenne, et d*ètre baptisé; mais le bapttae et la professioa de foi chrétienne ne feront point que Teeelave soit affrancfat oe nais en liberté. ^ •
il 7 a loin de celle doctrine à la doetrioe chrétienne, si nettement formulée par saint Paal :
(( Il n'y a ni juifs, ni Gentils, ni esclave, ni libre, ai homme^ ni iemme, mais youb n*tteB loua qu'ui en Jésus-(]lirist. »
Sana doute aaint Paul , venu au milieu d'une société remplie d'esclaves, n'appelait point ces malheureux à rinsun ection, et lui-même renvovail à Philémon un esclave fugitif', en lui recommandant de recevoir Onésîme comme nn frère bien* aimé; mais on peut dire que, daxis ces paroles mêmes, il 7 avait le germe de rafiranchissement.
C*est ainsi du moins que l'entendait l^glise, et dès le premier jour elle fut la patronne et la protectrice des eselaves* Ouvrez le code Théodosien, vous y trouverez toute une législation favorable due à Constantin, et la première conquête de l'Église reconnue par l'empereur fut le droit d'affranchir les esclaves dans son sein , le dimanche en assemblée publique» comme une œuvre pieuse et sainte.