‹ Histoire politique des États-UnisChapitre 26 sur 126 · V« LEÇON. — COLONISATION. LA VIRGINIE. T · texte numérisé non relu

V« LEÇON. — COLONISATION. LA VIRGINIE. T

pays inoonmis* Ce qa*il établissait ^ c'était non pas un gouvernement^ mais une société avec un directeor, nn conseil d'actionnaires , et nne gé<* ranee en pays lointain. La colenie n'était point une province de l'empire, mais à peu près ce qu est aujourd'hui un chemin de fer, c'est-à-dire une administration particulière, qui, pourvu qu'elle

ne fiole pas les lois de l'État^ s'organise comme tdle^i'wlendé On comprend ainsi comment l'esprit de liberté et d'indépendance a pu s'établir long* «empe wêê# c[ae:;|s4gouvernement anglais se préoecuplt^e possesÉions qui. ne lui appartenaient

^p^pdirectement. Vous verrez plus tard comment

"^«âe cokmies^ londatiofiS particulières» et qui n'a« vaient rien coûté à la mère patrie , se crurent en iboitde lui refuser une reconnaissance à iaqueile,

. J^a]NM tih aucun sacrifice, elle n'avait ancun droit.

La charte réglait la condition des personnes et des terres de la façon la plus favorable pour encourager l'émigration. La compagnie était auto* riaée à engager comme colons tons tes sujets anglais disposés à passer en Amérique; ces émigranis et leurs enfants étaient déclarés en jonisianee et poeseseion de toutes les libertés ^ franchises et immunités civiles aHérentes aux sujets anglais restés dans leur patrie.

La compagnie devait tenir les terres en fief dn roi f suivant la coutume du manoir d'£st Green-

^i) LIVRE 1. C0L0K1£S.

wicli daiiâ le cumlé de Kent, eu d'autres Leruies aux conditions les plus larges , et sans aucone redeyance féodale. En Angleterre vons savez que 1 écorce iéodale est restée y et c'est toujours sous des formes vieilles et gothiques qu'on accorde la liberté. La compagnie était autorisée à faire aux nouveaux babiiauts telles concessions qu'elle jugerait convenables, pour la durée et suivant les formes établies [uir le conseil de la colonie.

Au début de la plantation, quand on était campé plutôt qu'établi sur un sol menacé par les invasions indieunesy ou essaya d'une vie toute militairei d*une vie commune; et à ce sujet permettez-moi

une courte digression, ou plutôt laissez-moi anticiper sur les événements. On ne partagea point le sol» on défricha» on cultiva» on récolta en commun. Le produit fut recueilli dans un grenier public, et chaque semaine on faisait la distribution aux fitmilles suivant le nombre et le besoin des membres qui les euuiposaient.

Cet essai fut désastreux; point de goût» point d'ardeur pour un travail qui ne portait pas avec soi de récompense; personne ne voulut prendre de peine, chacun craignant qu^un excès de labeur de sou côté ne favorisât d'autan( la paresse et Tinertie d*un voisin. Aussi la colonie fut-elle dans un état languissant , jusqu'au jour où un ^Gouverneur plus avisé fit donner à chaque colon un lot de terre particulier; de ce Jour date la prospé-

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rité de la Virginie, si l'on en croit les contemporains.

u Chacun, dit un aucien hiâtorieu de la Virginie » étant instruit alors de ce qui lui appartenait en propre, et assuré que son travail tournerait à son profit» plusieurs devinrent fort industrieux, et Ton tâcha de se surpasser les uns les autres en plantations, en bâliiuenls et autres commodités de la vie. On ne craignit plus aucun danger de la part des Indiens. On fit de grosses donations à Téglise^ au collège, et pour élever les enfants des indiens à Técole. Enfin nos gens comniencèreut alors à s'imaginer qu'ils étaient \e plus heureux peuple du mondes »

Vous voyez, Messieurs, oomme l'histoire Inous révèle certaines lois naturelles, ou plutôt confirme celles qu'a découvertes et reconnues la raison. Quand le mai reliai Bugeaud, établissant la cuiliure commune en Algérie, nous racontait Téchec qu'il avait essuyé, rinsouciance des colons pour la ré* coite commune, tout leur travail, toute leur ardeur «concentrés sur le petit jardin qui était leur propriété, on pouvait accuser le maréchal de prévention, prétendre que ses observations n'étaient pas justes, ou que ses efforts étaient mal dirigés ; mais certes ce n'est pas pour le besoin de la cauc»e que des historiens, qui ont écrit il y a un siècle

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