Voy. infra, XII» leçon, le Maryland
2. L'Jnd^nfnrF e^^l un vipux mol frincr\i? rfstp dnn« }r\ Tangue du droit anglais , el qui clestgiie un acte (ioiil on a (ielarlie un talon dtntelét pour coa»laler, par le rapprochemenl des deuji morceaux, rauthenUctté de la pièoe produiie ; c'est ce que nous avons nommé
Vf LEÇON. — Là TiaaiNIB. H
les vendre en Amérique comme des nègres, et leur conditioa n'était pas meilleure. Us étaient à rentière discrétion du maître et traités rudement comme je le dirai plus bas. En 1672, le prix moyen des engagés était de dix livres pour cinq années de service; le nègre coûtait de vingt à vingt-cinq livres, mais il servait toute sa vie.
L^abondanee de ces serviteurs de race blandie et la baisse de prix du tabac, arrêlèrent à ce point l'importation des esclaves, qu'en 1671 1 suivant un rapport officiel du gouverneur sir Wil* liam Berkeley , sur une population totale de quarante mille habitants, le nombre des engagés était de six mille et celui des nègres de deux millf. 11 n'y avait eu que deux ou trois cargaisons de nègres en sept ans, tandis que Timportation des blancs se montait en moyenne à quinze cents par année , parmi lesquels, dit Berkeley, il y avait un grand nombre d'Anglais, peu d Ecossais et encore moius d'Irlandais. Mais avec le temps, le travail des nègres fut préféré à celui des blancs; le noir coûtait moiub ciier à nourrir et à babiller; il ne se croyait pas de même race que le maître, et d*ailleurs il lui était bien plus difficile de fuir 1 esclavage y et d éckapper au patron.
Uindépendance naturelle des engagés, le droit qu'ils avaient de se plaindre aux magistrats des mauvais traitements de leur maître, étaient autant de causes qui faisaient rechercher les noirs, aux*
quels toute plainte était interdite et toute justice refusée.
La législation coloniale fournit des preiiTes
oombreuses de la fréquence et de la facilité des évasions d engagés; et de la sévérité de la punition on peut conclure Tétendue du mal. En i6A2, les serviteurs fugitifs étaient condamnés, en cas de récidive, à être marqués d*un fer rouge à la joue, et quinze ans plus lard on crut adoucir la peine en ne brûlant plus que Tépaule. £n 1 662, on déclara qu'en cas de fuite la durée du servage, qui était communément de quatre ou cinq ans , serait prolongée à la discrétion du magistral, et que le maître pourrait y joindre une punition corporelle modérée. L'année suivante , la classe nombreuse des gens qu'on avait déportés après la restauration de Charles H lit une tentative d insurrection et de meurtre qui fut découverte au moment d*éelater. Une population que rancienne habitude et le goût de la liberté rendaient aussi dangereuse était bien faite pour inquiéter la colouie; aussi, en 1G70, le gouverneur et le conseil prirent-ils sur eux d'interdire l'importation des eonvictSy qu'ils appellent des oUêanm de jmsm. La conspiration récente des engagés ne justifiait que trop une pareille mesure*
Sous Tempire de ces événements, te nombre des nègres augmenta si rapidement , qu en 1732 la législation de Virginie essaya de décourager
IV* LBCÛN. — LA VmCIKIE. 9à
rimportatiou en mettant une taxe de cinq pour cent, et plus tard de dix pour cent sur chaque esclave introduit dans l'État. Mais ce droit n'empécha poiot un commerce des plus considérablesi et nous voyons que de 1 671 à 4 790, dans un espace de cent dix-neuf ans, le nombre des noirs g était éleyé de deux mille à deux cent trois miile quatre cent vingt-sept, c'est-à-dire dans la proportion de un à cent quarante-neuf, tandis que la population blanche était montée de trente-huit mille à quatre cent cinquante mille huit cent quatre-vingt-un , c est-à-dite n'avait augmenté que dans la propoi^ tion de un à douze. Depuis lors, Timportation des nègres a été prohibée , et le mouvement des deux populations a été à peu près le m(me> avec
un faible avantage puiir les Llailcs^
Ce n'est pas le moment de discuter la question de Vesclavage , cette lèpre de TÂmérique, ce tissu de Nessus qui la rongera si elle ne 1 arrache a\ee le courage indomptable dont elle a déjà donné tant de preuves; mais il est à propos de dire quel fut Teffet de Tintroduction des nègres et des engagés snr la colonisation de la Virginie et le caractère des habitants. Ce n'est pas la première fois que le bien sort du mal en donnant des résultats impréTUB.
Âu début de la plautatiou, ia iaciiité de trouver
I. Tucker, Progrès* of lUe L uiled Stalcs in population and Wealth i» ftfiy years, p. 6&.
U Ufm h » COLOKIES.
des bras encouragea i'éxuigratiou des gentiishommes et des gens aisés ^ véeurent en Virginie dans de grands domaines, isolés , indépendants. Le pays est coupé par une multitude de mières qui rendent le transport facile^ sur le bord de ces cours d'eau s'établirent de riches planteurs , véritables suzerains féodaux, au milieu de leurs nègres
et de leurs euiragés. H n'y avait point d industrie, le tabac était la culture par excellence; on ne ▼écutdonc pas dans les cités, et au commencement de la révolution, Williamsburg, la plus grande Tille de la Vilenie (et la Virginie était alors la colonie la plus considérable ) , Williamsbarg n'avait pas plus de deux mille habitants. En vain on essaya d*encottrager le peuplement des villes par des chartes de cohabitation, en vaincu cxiprea de chaque comté qu'il bâtit et possédât un certain nombre de maisons à Jamestown ou à Williamsburg, les nécessités et les charmes de la vie du planteur firent qu*on laissât ces maisons sans habitants, a Les lois, suivant la fine expression de Jefferson* , disaient bien qu'en tel endroit il y aurait une yille, mais la nature disait non, et la nature avait le dernier mot. »
Lericheplanteur vivant sur son domaine 9 où il ne voyait que des hôtes ou des servîteure, membre de l'Assemblée , colonel et juge de paix