On Virginia^ p. i&T
iy> LEÇON. — LA VIRGINIE. 9S
du diatricty garda le caractère du squire anglais. Il en eut les goûts, les idées , les passions; ce fut un parfait gentilhonune avec toutes les vertus et aussi tous les vices de raristocratie. La vieille province (old dominiori), c'était le nom de la Virginie, fut une parfaite copie de la pruvince anglaise; on y vécut dans rabondanoe, on y donna une large hospitalité, et, quand on le voulut, on eut tout le loisir de cultiver son esprit. G*6st ee loisir et cette culture de la pensée qui expUqueut comment, au début de la révolution, ce fut la Virginie qui donna à TAmérique le plus grand nombre d'hommes d'Etat, et quatre présidents sur cinq» Washington, Jeiïerson, Madiaon et Ifonroe. Aujourd'hui, tout est changé. Le loisir est venu aux provinces du nord avec la richesse^ et la servitude qui affaiblit Ténergie du mettre stossi bien que celle de Tesclave n'est plus pour ia Virginie qu'un mal sans compensation.