V- L£ÇON. ^ LA ViRGll^lE. iSS
une loi pour de rendre aux planteurs de faire ioui â propres habits
Les conséquences de ce système égoïste ne se firent pas attendre; Nicholson iui-mème se plaignait dès lors que les habitans de la Virginie avaient des principes républicains, ajoutant qu'il était temps ou jamais de maintenir les prérogatîyee de la reine, et d^arrêter le cours de ces notions pernicieuses.
Et le moyen qu'il avait trouvé était remarquable; ( ï'tuit : Que toutes les colonies anglaitis de l'Amérique du nord fussent réduites en un seul gouvernement et sous un vice-roi ^ et qu*on 7 entretîiit une armée sur pied pour réduire les ennemis de la reine**
On refusa d'user d'un pareil remède, car il était évident qu^rUnioUi en donnant aux culunies le secret de leur force, eût précipité l'émanci' pation.
Nous avons suivi l'histoire de la Virginie jusqu'à la révolution de 1688, qui ouvrit pour les
colonies une ère nouvelle. C est le parlement qui, en ce points remplaça la royauté, et soumit les plantations à une règle commune. Mais ce changement, comme nous le verrons, ne fut en rien profitable à l'Amérique. Le parlement fut plus jaloux de sa suprématie et du monopole commercial que