‹ Histoire politique des États-UnisChapitre 36 sur 126 · VI- LBÇOH. — NEW-l»LYIIOUTU. iZi · texte numérisé non relu

VI- LBÇOH. — NEW-l»LYIIOUTU. iZi

la religion seule Ta faite ce qu'elle est. La liberté poUtique y est sortie de la iiberlé reii^ense, et c'est parce que la discipline ecclésiastique des premiers colons était républicaine, que dès l'on* gine Içur gonvememeiit a été républioain. En Angleterre, le puritanisme amena la république comme un truit naturel. Elle ne tint pas, il est vrai, devant la résistance d'une société, dont la foi n'était point celle de Miltoo ; mais en Amé^ fvqm il en tut autrement , et on peut dire que AÉilt< la WiShWle- Angleterre , où les puntaiub ^lâ^iit btala maîtres, e'étiiit upe laide nécessité que les institutioiis et les moeurs fussent démocratiques, parce que la religion le voulait ainsi, tics institutions, il faut donc les étudier. Nous ne pourrions comprendre la rcvoluLjou d Angleterre et la mort de Charles i en laissant de tôlé le mcuTcment religieux; il aendt aussi impossible de comprendre la Nouvelle -Angleterre sans connaître les doetnnes puritaines, car c'est de là qu'elle est sortie tout entière, et c'est de cet esprit qu'elle vit encore sujourd bui.

On sait quelle agitation suivit rentrepnse ne lutter; alors comme en toute re'voluaoa, on ne s arrêta point aux propositioiia du premier novaleur, on rcnvcMa tes bornes qu*il avait posées , et un logicien plus ternbie et plus sévère, Calvin , soumit à «ne réfcmt bien autrement radicale^ la daetrine^ le culte, le gouverntînieot de

m LlVftE I. — COLONIES.

TÉgUse. Taudis que Luther soumettail ia religion aux princee ({u'il conetituait évèques extérieurs avec une autorité sujVTieure à colle que possédaient les princes catholiques, Calviu fondait une théocratie auslèro où la puissance séculière s'effaçaity où le ministre avait la direction suprême des actions humaines* Les idées de Calvin eurent un grand succès; ia république de Genève» ordon» née, dirigée par luit devint le type de gouvernement pour les églises protestantes. La rigidilé de ses institutions, qui contrastait bien plus fortement que la discipline luthérienne avec les céréiUQuies et les usages de Rome, les ût adopter par tous les esprits ardents, et Genève servit de modèle aux Églises de Hollande, d'Écosse et de France.

Il en fut autrement en Angleterre , où la réforme était dirigée par un roi, ennemi de la papauté plutôt quo des croyances catholiques. C'était à la suprématie et non pas à la foi que g attaquait Henri VUl : il voulait être pape dans ses domaines et rien de plus. Aussi ce mauvais pi iiice, repoussé des prut< staiils comme étant resté catholique, et rejeté par les catholiques coaune chef d'hérésie , conserva-t-il en grande partie et le fonds et la forme du catholicisme, la hiérarchie fut respectée comme institution religieuse et civile tout ensemble; ou laissa aux archevêques, aux évèques y à tous leurs suboitlonaés leurs titres p

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leurs dignités et leur juridictiou. Ou respecta éf;a* lemeul d'anciens usages auxquels le peuple était

accoutumé et que le temps avait rendus vénérables f les vêtements du clergé officiant, le surplis^ le bonnet carré, le saint au nom fie Jésus, la génuûeiion lors de la communion, le signe de la croix au baptême, î usage de Tanneau dans le mariage, et quelques autres rites aussi innocents. En deux mots, suivant la spirituelle expression de Jacques I, élevé dans les doctrines presbytériennes de rÉgiise écossaise qu'il proclamait la plus pure du monde : le service anglican ne fut rien autre chose qu'une messe moins bieu chantée

Le parlement ordonna d'observer ces cérémonies sous des peines cruelles, mais quand i'avénement d'Élisabeth ouvrit TAngleterre aux protestants qui avaient fui les persécutions de Maiie Tudor, l'opinion demanda une réforme nouvelle et plus rigide. Tous les exilés qui rapportaient de Francfort, de Strasbourg, de Bâle, de Genève le respect de Taustérité calviniste , se prononcèrent avec ardeur contre l'idolâtrie de l'Église anglicane, qu'ils comparaient à la moderne Eabjlone» c*e8t-â*dire à l'Église catholique.

Élisabeth n accueillit point ces idées; comme Henri VIII , elle en voulait à la puissance du

t. Biinrroft, I, 3»4.

lui LIVhE 1. — COLOJSIKS.

pftpe plus encore qu'aux doctrines» Tout en 8*é-

loigiiiiiU des catholiques par raisuD d'Étal, elle aimait leur obéissance et leur docilité; elle avait du goût pour raneiennè discipline et songeiit moins à adopter des formes simples et sévères <|u'à rÎTaliser de pompe et de splendeur avec

l'Égliiit' romaine.

Le premier acte que rendit le parlement^ sous le règne d*Élisabeth, déclara la suprématie de la couronne daos les aiTaires de religion, et établit Tuniformité de liturgie K Ce fut alors que 8*euflamma une discussion qui n'est point encore éteinte. Les oérémonies qu'où avait ooaservées de 1 ancien culte n'avaient point, aux yeux mteue de leurs défenseurs, un caractère sacré; la foi n'était point intéressée à leur maintien; mais le res^ peet qui les protégeait depuis tant de siècles , l'impression qu eUes produisaient sur l imagioation et sur les sens, les rendaient» disaitHin, éiiiiiieniuieiit propres à fixer rattention, à émouvoir le cœur, à exciter des sentiments pieux. Les garder était sai^e , car on n'avait rien de mieux pour les remplacer \

Lee puritains (c'est ainsi qu on nomma ceux qui

par scrupule jésislaieuL a 1 uiuiormilé), les puritains, qui avaient rêvé tout autre cbose que de

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