I. Btncroft, I, Stl
VU1« LECOiN. — PROVIDENCE, RHODE-ISLAND. 187
même écrit en leur fkveur, et soutenu avec un
espni iii; justice peu commun, que la concession du roi d'Angleterre n^avait pu invalider le droit de propriété des premiers habitants.
Ce fut hors du territoire de la colonie de MassachnssetSi dans le district des Indiens Narragan* sets, et sur un sol qu'il devait à la générosité des deux SacheniBy que Roger Williams, plein de confiance dans la protection de Dieu , fonda en 1636 la ville de Providence , abri destiné à toutes les consciences persécutées et dans lequel s'établirent immédiatement un certain nombre d'habitants de Salem 9 restés fidèles à leur pasteur ^
Qu'on ne 8*étonne pas de voir des hommes qui n'avaient échappé à la persécution que par Texil, se faire aussitôt persécuteurs; c^estréternelle histoire de tous les partis en politique cuiume en re- Ugion« Ce n'est que d'hier que nous comprenons la tolérance; nous n*en sommes pas encore à Tégalité des cultes. En Amérique c'est un fait acquis, une idée passée dans les mœurs, mais il a fallu un siècle pour que les principes séditieux de Hoger Williams fussent trouvés raisoanabies. A des vérités nouvelles il faut des générations nouvelles, c'est ce que n'entend jamais Timpatience des réformateurs.
A l'époque où parut Roger William, écrivait en 1739 le