‹ Histoire politique des États-UnisChapitre 62 sur 126 · I. BoAcroft, l, p · texte numérisé non relu

I. BoAcroft, l, p

tt4 U¥1IE h — COLONIES.

jalousie d'un petit Etat amena les mêmes obstacles que la constitution devait rencontrer nn siècle et demi plus tard. On sait que 1 opposition des petits États manqua de tout foire échouer en ilSlf et qu*on ne put parvenir à un résultat durable qu'en donnant dans le sénat une représentation égale à chacun des États » sans égard à la population ni à la richesse. C'était le roême esprit d'indépendance toujours vivant, toujours inquiet y et qui encore aujourd'hui n*a rien perdu de son énergie , après que soixante ans d expérience ont prouvé les bienfaits du gouvernement central.

Le voisinage inquiétant de la colonie hollandaise des bords de i*Hudson décida bientôt les planteurs du Connecticut à renouer des projets d'alliance avec le Biassachussets , seule province assez puissante pour résister à des rivaux menaçants ; et eu 1 UG3y les colonies unies €le la Nouvelle' Angleterre (c'est le nom qu'elles prirent) devinrent toutes coimnc une seule et même colonie, suivant Texpression d'un contemporain*

Résister aux empiétements des Hollandais et des Français , arrêter les invasions des sauvages» maintenir dans toute leur pureté et toute leur étendue les libertés de l'Évangile, tels furent les motifs d'une confédération qui dura prés d'un demi-siècle^ et qui, alors même qu'elle fut détruite en i 686, à la coniiscation ae^ chartes colo*

IX* LEOBN. — UKION M8 SOLONIES. tl«

niaies^ laissa après elle un graod souveDir et Tespoir d'une nouvelle et plus solide union.

<îette coDfédération comprenait le Massachussets, New-Plymoutb, le Conuecticut et New- Ha- Ten ; mais, ieito dans nn intérêt général » elle ne touchait en rien à la souveraineté locale ; les droits des États étant reconnus il y a deux cents ans comme aujourd'hui»

Les affaires de TUnion étaient remises à une commission de deux membres pour chaque colonie ; Massachussets, qui à lui seul était supérieur à tous les antres États en territoire , en popula tioD, en richesse y n'avait pas un plus grand nombre de votes que la communauté naissante de New-Haven* Être membre de l'église puritaine était la seule condition requise pour être élu. Les commissaires^ qui devaient se réunir une fois par an^ ou plus souvent si les circonstances Texi* geaient, a\ aient droit de délibérer sur tout ce qui intéressait la confédération. Les questions de paix on de guerre, et surtout les affaires indiennes , étaient de leur ressort exclusif; en outre on les chargeait de faire rendre bonne et prompte justice à tout membre de la confédération, en quelque lieu qu'il se trouvât, ils povvaient aussi s'occuper des améliorations d'un intérêt général , et on répartissait les dépenses communes suivant le chiifre de la population K

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