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tS6 UVRB 1. — COLONIES.
Toutefois il faut^kèen loTeoiftrqiier (et nous le*
trouverons le même défaut dans la premièref ùrganisatioQ iédérale)^ ces ccMUimââaires a^étaient qu'un oêrpe délibénoit; Us n'avaient point d'action , et «'ils pouvuieut décréter la guerre , c'était an États aauls qu'il appartenait de donner la fie à cette décision.
DaxLè l'acte d union ^ il y avait une réserre faite par les nouVeaux membres qui désireraitat enlner dans la confédération, mais cette clause fut saos eIXet. Les eolona du New-Hi^pshire et da Maine ne furent point admis^ parce qu'ils suivaient vàf voie différente 4ç celle despurtlains, aussi bien dam k minière qué damé VaàmvmiraiiÊn civileA La fiquête de Rhode-Island fut rejelée parce que Plyisautk réclamait cette petite province^ «omme étant comprise dans sa palenle et sujette à sa juridiclion.
Cette confédération se maintint malgré la jrion*
flie du parlement^ fbt favorisée par Cromwell, et tolérée par les StuarU ^ qui n!y virent sans doute qu'un moyen de défense contre les attaques ex» térioures ou les burpriâes des iudiens, et de iait c'était bien là le prineipal objet. Le» tolonie»! d'ailleurs, étaient si faiblement peuplées, que leur union ne pouvait inciuieter TAngleterif, trop oceupée de la guerre civile pour songer aux afiliires du dehors. On estime ^^u'en 1641, au moment de la réunion du long parlement, le nombre
IX' LEÇON. — UNION D«S COLONIES. Si?
d'émicrants passés en Amérique ne dépassait pas vingt- quatre mille parBoaneB* Ceu était atoez cepentlant pour eiciter ta jalousie de TéTtqtie Laud et de TÉglise épiscupale, et en 1637 ils ob* tinreat un ordi» du i;^ qui défendit rémigratioB des puHtains.
On ne parierait pa^ de celte défense, qui ne dura que quelques jours» ai eUe ne donnait I*oee»* siob de mettre en garde contre une erreur historique géoéralement reçue ^ e| qui eependant n'a aucun fendement. On Toit partout que Cromwell et.fi[ampden faisaient partie d un convoi d emigrants qui se rendait en Amérique ^ que fa proclamation de 1G37 les arrêta déjà ombaïqués dans le port^ et qu'ainai le malheureux roi retint aea ennemis au moment même où iLallait en éire délivré pour jamais^ .
La vérité est» et Bancrtfft l'a démontré auiU* samment, qu'il n'existe pas la moindre preuve que Hampden et Oomwell iuaaent parmi les pai^r aagers qu*on arrêta quelques Jotts dana la Ta^ mise; et d'ailleurs si Croniwi'll eût voulu s'a&iler, quelle difliculté légUe eût arrêté oet homme qui avait pris pour devise nulla vestigia retrorsum^ et qu'on n'ei&af ait pas aisément?
Ce qui est vrai, c*est que Charles 1^, inquiet de cette émigration d'hommes unis par la lui et par un alnour de l'indépendanee raUgieuse «t pol^ tique poussé jusqu*au fanatisme, avait attaqué la
charte du HaMachussets, et commenoé un piocii
pour en obtenir la révocation. Ce qui est ?rai ausaiy et bien remarquable, c'eat que cette poignée d'hommes, se confiant dans son éloignement, et remarquant en style biblique que David exilé pouvait parler plus librement à Saûl à cause àn Yaste espace qui les séparait, repoussait en termes menaçants les prétention» du roi*
La révocation de la charte, c'était, disaient-îb, un manque de foi gros de malheurs pour eux et leurs voisins. £n décourageant tout esprit d'entreprise à Tavenir, cet acte fortifierait d'autant les plantations des Français et des Hollandais. i( Enfin , ajoutaient-ils^ si la charte nous est enlevée, les peuples comprendront que Sa Majesté lee a rejetés, et que désormais ils sont aCEranchîs de toute fidélité et de toute sujétion ; ils s'uniront sous un nouveau gouvernement, pour leur salut et leur subsistanee commune, ce qui sera d'un dangereux exemple pour les autres plaïUat luns, et périlleux pour nous qui encourrons le déplaisir de Sa Majesté, n
La révolution, faite au profit des puritains, mit fin aux inquiétudes de la colonie. Le Massachussets comptait assez d'amis dans le lontr parlement pour qu'on l'encourageât à s assurer de nou* veaux privilèges; mais la crainte de compi^ mettre l'indépendance de la plantation rendit ses magistrats méfiants, et, avec une sagesse et une
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prudence extrême ^ ils ne Toulurent point sortir de Tobscurité qui les protégeait.
. ir Après la grande liberté qne le roi a laissée au parlement, écrivait Wintlirop*, quelques-uns de nos ami» nous ont offert de solliciter pour nous auprès du parlement, nous donnant l'espoir dob<» tenir beaucoup. Mais eu y réfléchissant, nous avons décliné leur offire, par cette considération qu'en nous rangeant sous la protection du parlement, nous nous soumetlons ainsi à toutes les lois qu'il pourra faire , et tout an moins à toutes celles qu'il lui plaira de nous imposer. Cda pourrait nous devenir tpès-préjudiciable. »
Cette opinion du premier magistrat de la colo« nie est remarquable, car, ainsi qu'un le verra, la canse principale de la réToiution des cotonies fut l'indépendance qu'elles prétendaient à l'égard du parlement.
Les pnritainsne .se montrèrent pas moins ja** loux de leur liberté religieuse, et quand des lettres d'Angleterre invitèrent les églises coloniales à envoyer des députés au synode de Westminster, la même sagacité leur fit décliner la proposition» Hooker lui-mèmo, le fondateur de Hartford^ déclara qu'il n'aimait pas le bruit, et qu'il préférait rester tranquille et obscur avec son peuple du Conneeliciit plnt6t que d'aller en Europe faire