‹ Histoire politique des États-UnisChapitre 64 sur 126 · I. Bmerafl, 1, 41Si · texte numérisé non relu

I. Bmerafl, 1, 41Si

de la propagande en fiaTenr des indcpendaftU.

ToiU ce qu'accepUi le ^laaiachusset^ , ce fut quel* que trânchise oommereiale.

Cette modération y inspirée parla défianee, te* aait au fond même des idées amérieaines. Les puritains du Massaehussets se considépaient oomine unis à la métropole ; par ud lien pareil à celui qui rattachait les villes hanséatiques à l'Ëmpire; e'é> tait un état de subordinatian pfns nominal que réel. L'Amérique (c'était une de leurs comparaisons) dépendait de la mère patrie, comm^ le daché de Normandie , quand il était possédé par le roi d'Angleterre, dépendait autrefois da roi^de Fraliîe? Ils èentro^ient si bien indépendants» qu'en 1 052 ils frappèrent monnaie à Boston , au naiMQgLia pro^inte, ce qui a toujours été coa* sidéré cdBme une des prérogatives de la soAvenineté.

• • Cependant , Tesprit d'inteléianee compromit la

Bouverainelé qu'affectait la colonie; les dissidents exclus du goavemement en appelèrent au parle» ment qui dVibord se montra favorable à leur demande. Les planteurs résistèrent avec une énergie aouveUa à une prétentioh qai menaçait leur indépendance. « Si le parlement d'Angleterre, disait Edmond Winslow» l'agent de la colonie à Londres, peut nous imposer des lois, à nous qui n'avons pas de représentants dans la chambre des communes 9 «t qu'on ne peut y appeler à cause

-*IX» UECON. — . MASSACHUSSETS. S3i

de r<a<wgnnniifcV nom peidroiii lei liberlÉi et les

fraDcfaises des Anglais. »

Voici, du ci^iiilMir fleure au parifuneot; elle e0 jPw ton q^eoMirastiiny la répeme nide et eéfère qu'ils avaient adressée à Charles 1" ; mais elle eoilîeat plus d*ttn enseignement. C'est un aria pour nous, qui tenons toujoors à ce gouverne* ment à distance, quoiqu'il ait empêché la fortune de nos ancieones colonies, quoiqu'il entrave an* eore la prospérité de l'Algérie.

*f< Un ordre %venii d'ioiglek^rre, disentpilsS M préjudieiaUe mxK libertéf que nous donne noire eharte, et à. notre prospérité dans cette partie mulée du monde. Les temps peavent changer, car toutes choses ici^bas sont passagères, et il

peut s'éligyer d'autres princes et d'autres parlaiments. Né donnes pas buy généniions qui tiennent Toccasiou de se plaindre, et de dire : « L'Anc gletenre a eayfujé «os pères avec d'heuveusea « Hbeités dont lis ont joui pendant plusieurs an* c nées, nonobstant l'inimitié de Tépiscopat et « d^antrss puissante adversaires, et cependant eea « libertés ont été perdues au mpmeut où TAnglem terre même a reconquis la sienne* » Nous avons surmoHté let dangers de la mer, périropSHMsa dans le port?

« Noue n'avons fm admis d'appel à vaire a«lo*^

rité, persuadé^ que l'appel eat iacompatible avec

la liberté et les druiLs que nous donne notre charte , et qu'il serait destructif de tout gouvernemeDt. Ces oonsidér^ions ne sont pas noiiTelks pour ia haute cour du parlement; ses registres témoignent de la sagesse et de la constance de nos ancêtres dans ce grand conseil. Dans un temps de ténèbresi alors qu'on reconnaissait la suprématie des évèques de Rome, on Toit eepen<fant nos parlements défendre les appels à Home dana toutes les affaires ecclésiastiques. .

ir La sagesse et l'expérience de «ce grand conseil , le parlement d'Angleterre, le rendent sans doute bien plus capable de prescrire des règles de gouvernement 9 et de juger des afiaires, qae ue peuvent le faire de pauvres paysans tels qu'en nourrit un désert; mais la vaste distance qui sél)are TAngleterre de ce paysdrlruiL relïctdes plus puissantes jinfilueuces. Vos avis, vos jugements ne peuvent être assez bien calculés, ou appliqués assez à propos pour nous être utiles, ou pour vaus être un titre au grand jour du jugement. Si au contraire il nous arrive quelque erreur pendant que nous avons le gouveruement dans nos mains, l'État d'Angleterre n'en répondra pas.

« Continuez votre faveur a ces plantations naissantes f faites que nous puissions nous réjouir encore et bénir notre Dieu sous votre ombre , que nous puissions encore être nourris de la obaleur

IX* LEÇO.N. — MASSACHUSSETS. 2;^

et de la rosée du ciel. Con^rmez nos libertés,

découragez nos ennemis, qui troublent notre paix sous le prétexte de uotre injustice, lin témoignage gracieux de votre faveur nous obligera nous et notre postérité. » Ia colonie trouva un défenseur dans Henri

Vane, qu'elle ayatt assez maltraité dans la querelle des antinomiens ; et le parlement, qui regardait la république de Biassaehussete comme ufi modèle, rejeta l'appel des dissidents.

Cromwell se montra très*kvorable aux planteurs de la NouTelle-Angletenre ; c'étaient des coreligionnaires qui ay aient droit à toute sou affection, et avec lesquels il. entretint une cortes-pondance suivie. Deux fois il eut la singulière idée de leur faire quitter la colonie pour les éta» blir dans une meilleure condition; une première fois pour les placer en Irlande, d*où il voulait chasser toute la population celtique ; une seconde foiS| après la conquête de la Jamaïque, pour leur partager ce beau domaine. « Le peuple de Dieu, disait-il, doit être, suiTant la promesse divine , non pas à la queue mais à la tète des nations. ;i Un a la réponse de la cour générale de Boston, en date du 24 octobre 1650; les puritains refusèrent cette proposition séduisante, estimant le gouyensement qu'ils s'étaient donné le plus sage et le plus heureux qui fût an monde^

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