‹ Histoire politique des États-UnisChapitre 83 sur 126 · XIV* LEÇON. — DELAWARE · texte numérisé non relu

XIV* LEÇON. — DELAWARE

Jamaïque, et que plus tard Charles H fit dieyalier

pour le récompenser des succès qa il avail rpmportés sur les Hollandais, notamment lors d'un combat liirré en 1665 soos les ordres da duc dTork. Klevé à Oxford , le jeune Penn avait dès sa première enfance été séduit par le sermon d'un quaker; Chassé de runiversité et de la tnaison paternelle, c'était en France, à Saumur, qu'il était Tenu étudier les doctrines calvinistes; mais, de retour en Angleterre, il s'était, au grand désespoir de sa famille , enrôlé parmi les quakers proscrits comme des infidèles, et il avait partagé avec ^ux Tapostolaty les persécutions et la prison.

La mort de son père le rendit possesseur d'une

fortune considérable , et créancier de la couronne pour une somme de seize mille livres sterling. A utié époque où l'Amérique sans habitants était aussi sans valeur, où la province du Maine venait d'être vendue au Massachusets pour un peu plus de mille livres, ce n*étatt point une ambition exagérée chez Penn que de demander au roi une concession de territoire comme payement d'une dette qu'on différait indéfiniment d'acquitter; aussi le prodigue Charles 11 crut-il faire un marché d'or en cédant à Penn le territoire compris entre le Maryîand et la Dalaware. La concession fut faite comme d'une terre dépendant de Windsor^ en frane et commm noccagep et à charge

de payer deux peaux de castor par au'. Ce fui le * roi qui donna à la nouvelle province le nom de PensyWanie, non pas en Thonneur du nouveau pro» priétaire, mais en l honneur des grands mérites et iidèles services de Tancien et fidèle serviteur de la couronne , Tamiral Penn.

Au bord delà Delawareily avait déjà une colonie de Suédois, envoyés par le chancelier Oxenstîem , qui avait ainsi exécute une des grandes pensées de Gustave- Adolphe. Mais la triste situation de la Suède avait laissé cette plantation sans défense» et les Hollandais l'avaient conquise en 1655 et réunie à la Nouvelle-Belgique. Depuis la soumission de la Nouvelle -Amsterdam à TAngleterre, la colonie suédoise se trouvait donc comprise dans la charte du duc d'York; Penii obtint la concession de ce territoire avec d*ath tant plus de facilité que le duc d'York avait été Fami de son père et s*était de tout temps déclaré son protecteur; le Delawarc lut donc réuni à la Pensylvanie , d'où quelques dissentiments le firent détacher en 1702 et ériger en province séparée.

La charte de concession ^ en date du 4 mars 1681, rédigée par Penn lui-même, réglait le

gouvernement de la môme l'açon que la charte du Maryland^ c'est-à-dire qu'à côté des droits du pro*

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