Bancroft, U, 3d
XIV LEÇON. — PENSYLVAKIE. 353
de régalité. « En matière de liberté , disait Fann ,
je veux, et ceci est assez extraordinaire, ne laisser, ni à moi ni à mes successeurs , aucun moyen de nuire; il ne faut pas que la yolonté d'un homme puisse empêcher le bonheur d'un pays. La fin Buprème du gouyemement, ajoulaitpil, c'est de maintenir le peuple dans le respect et de le ga^ rantir contre les abus de Tautorité, car la liberté sans obéissance est confusion , et l'obéissance sans liberté est esclavage ^ »
Le premier acte de souveraineté que fit Penn fut de convoquer tous les habitants pour leur faire voter une constitution, lis préférèrent y paraître par représentants, et en trois jours on rédigea une charte où perce Tesprit des quakers, esprit plus libéral et moins ibrnialiste que celui de ia Nou- ^Ue-Angleterre.
Dieu fut déclaré le seul seigneur et mattre des consciences; en d'autres termes, on reconnut la liberté de toutes les communions chrétiennes. Cette liberté, que les autres sectes ne donnaient que par tolérance ou par politique, était un article de foi pour les quakers , qui fondaient la relif^on sur l'illumination intérieure. Periécuteff suivant les paroles de Pcnn, cclml empêcher l'œuvre de la fftâce de IHeu ei Vinvisible opération de ion esprit éternel. Ne l'oublions pas, c'est au temps des