‹ Histoire politique des États-UnisChapitre 95 sur 126 · XV* LEÇON. — LIES DEUX CABOLINES. W · texte numérisé non relu

XV* LEÇON. — LIES DEUX CABOLINES. W

personnes; leur oomi>re uc devait jamais ^ugmen* 1er ni diminuer, et après le eiècle expiré (époque à laqm^lle on supposait rpie la colonie serait établie et peuplée), la dignité et la puiesancie des propriétairee devenaient inaliénables et subBtitiiéii dans leur famille couime s'il se fût agi de la couronne même d*Angleterre* À défont d'faért^ers laîseée par un des propriétaires, les survivants lui liuiuniaieut un suceesseur, choisi dans Tordre dft^ landgraves, dont nous parlerons tout à l'h0UTO, et qui devait prendre lè nom et les arnirs de celui qu*il remplaçait. Ainsi était constitué ua grand conseil, une diète héréditaire. Le plus âgé des propriétaires prenait le nom de i^alalin, et, à sa mort, devait être remplacé dans ce titre par le plue âgé d«i survivants ; c'était le chef de TÉtat; mais à côte de lui chacun des autres propriétaire tenait un office comme les électeurs d'Allemagne, et les règles de préséance n'étaient pas fixées avec moins de scrupule pour le futur JÉitat de Caroline que pour le vieil Empire germanique. L'un des propriétaires était Tamiral, Tautre le chambellan, un troisième le chancelier, un quatrième le connétable, le cinquième était grand juge, le mjjàmc grand maître {high steward), et le dernier Ué&O" rier

Après avoir déterminé les dignités de ces huit I. Art. 1 et 3.

3S8 UVR£ L — COLOniES.

suzerains, ïiOcke fixait leur apanage. La Caroline était divisée méliiodiquement en comtés; chaque comté devait comprendre quatre cent quatre-vingt mille acres; le comté se divisait à son tour en c|waraute portioDs de douze mille acres chacune; huit de oes divisions se nommaient s^iyneurwgy hait autres 6aro;u)tes, les vingt-quatre dernières se uommaient colonies. C'était la part de la royauté on des seigneurs, de la noblesse héréditaire et du peuple; de façon quen étabiissatU la plantaUon or a»9urâ$ ia balance du gouvernement

Les seigneuries étaient attribuées à chacun des huit propriétaires, qui possédaient ainsi en domaine privé et inaliénable le cinquième de rÉtat. C'était une part sullisante pour leur assurer à jamais une iniluence politique ^aus partage. Quant à la noblesse héréditaire , on devait créer dans chaque comté un lanih;raye ou comte, et deux caciques ou barons. C'était Taristocratie de la province , et par le droit de leur dignité, ils éfaient membres du parlement. C'est eutre eux qu'on pa^ tageaît les huit baronnies* Quatre appartenaient an landgrave, deux à chacun des caciques. (Vêtaient des possessions héréditaires > à tout jamais attachées à la dignité \ et qii*on ne pouvait ni enmuler, ni diviser'. Le nomLie de trois nobles pour

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