UN IT.ITS (IHANI) CONGO
et probablement si onéreux de l'Etat Indépendant du Congo n'étaient de nature à nous l'aii-e sortir de la réserve que nous commandait le respect général des actes internationaux.
L'Elal <lii Coiigoi n'nlïiclinit pas de semblables scrupules ; il coiiliiuiail à faire parcoiurir le Bahrel-Ciazal par les officiers que le goiiva^rnement belge mcllail à sa (lisposilioai. Il consiclérail, du reste, ces territoires coininic vacants et les occupait CM vertu des adages: (possession vaut titre» et à cliacun selon ses (Ciivres».
l^n 1893, le caj)itaine Delanghe, sucesseiir de Milz. fui force d'abandonner le Nil devant la laulinerie des anciens officiers d'iùnin cjui, ayant trouvé le joug de l'Etat trop dur, passèrent aux derviches, dont ils différaient, en somme, assez peu. Le capitaine Baert, qui lui succéda, construisit, au confluent de la Dongu, un fort destiné h défendre, de ce côté, la frontère de l'Etat.
Le capitaine Francqui j^rit au mois de janvier 1894, la direction des oijjérations dans le district de rUele. Apres avoir consolidé les relations de l'I^lal avec les sultans azandé et établi chez chacun d'eux des résidents ; après avoir renforcé le long de l'Uele la chaîne des poistes, il organisa une série de reconnaissances dans le Bahr-
el-Gazal. Celle de ^I. Donckier de Doincecl péné- Ira jusqu'au cœur du bassin ; son adjoint, M. ("olnian. i)oussa jusqu'à Deni Silier, la résidence ruinée de Luplon-bey.